Le Monde d'Antigone

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Une mini-période glaciaire sur Terre à partir de 2030 ?

Publié le 20/07/2015 à 17:36 par monde-antigone


Je prolonge un topic de 2013: "De la somnolence inhabituelle du Soleil…" (25/11/2013)
A l'époque les astronomes observaient depuis le début du cycle en 2008 un nombre de taches sur le soleil de moitié inférieur à la moyenne quotidienne observée au cours des 250 dernières années. Il fallait remonter à 1906, pour retrouver une activité solaire plus faible. Néanmoins personne ne se risquait à faire un pronostic. Le soleil est notre étoile, mais on la connaît assez peu. Doug Biesecker, un physicien américain, disait: "Il faudra attendre au moins 3 ou 4 ans pour se faire une idée de l'intensité du prochain cycle". Nous approchons donc du moment de vérité.
Cependant, si le refroidissement se produisait, ce serait sur une durée d'une cinquantaine d'années maximum, comme à la fin du régne de Louis XIV, alors que les enjeux du réchauffement climatique sont à plus longue échéance.


Une mini-période glaciaire sur Terre à partir de 2030
20minutes - 13 jul 2015
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Une-mini-periode-glaciaire-sur-Terre-a-partir-de-2030-30122659


Après avoir affronté des températures avoisinant les 40°C, difficile d’imaginer que le mercure risque de dégringoler entre 2030 et 2040. Et pourtant. Selon des chercheurs britanniques, de l’université de Northumbia, l’activité du soleil va chuter de 60 % dans une quinzaine d’années. La faute à des « mouvements de fluide » à l’intérieur du soleil.

Résultat, une mini-période glaciaire risque de s’installer sur Terre, comme il y a plus de 3 siècles, entre 1646 et 1715. The Telegraph rappelle que durant cette période, les températures étaient tellement basses que la Tamise gelait et qu’il était possible de la traverser à pied. Les commerçants avaient même installé leurs étals sur le fleuve tant la couche de glace était épaisse. MC


La terre pourrait connaître une mini-période glaciaire à partir de 2030
par Eric Leser
Slate - 11 jul 2015
http://www.slate.fr/story/104239/terre-periode-glaciaire-2030


L’activité de notre soleil va-t-elle brutalement ralentir dans les années 2030 ? C’est une hypothèse considérée comme très probable par des scientifiques selon une étude rendue publique par la Royal Astronomical Society britannique. Elle s’appuie sur un nouveau modèle des cycles solaires qui donne des prévisions d’une précision sans précédent sur les irrégularités de l’activité de notre étoile.

Le modèle est calculé d’après l’effet dynamo de deux couches de matière composant le soleil, l’une proche de la surface et l’autre la plus profonde dans la zone dite de convection. Ce modèle prévoit aujourd’hui que les deux vagues vont avoir des effets de plus en plus contraire lors du cycle d’activité solaire 25 qui atteint son sommet en 2022 et plus encore lors du cycle 26 qui couvre la décennie 2030-2040, période pendant laquelle l’activité solaire pourrait diminuer de 60 % et plonger la terre dans un mini âge glaciaire comme pendant les années 1645-1715. Ces conclusions ont été présentées le 9 juillet par Valentina Zharkova, Professeur d’astronomie et de mathématique de l’Université de Northumbria.

« Lors du cycle 26, les deux vagues vont exactement être en miroir l’une de l’autre atteignant leur maximum au même moment mais dans des hémisphères opposés du soleil. Cette interaction sera disruptive et elles vont presque s’annuler l’une l’autre. Nous prévoyons que cela va créer une situation ayant les propriétés du "Maunder minimum"», explique Valentina Zharkova. « Quand les vagues sont approximativement en phase, elles peuvent montrer une forte interaction ou résonance et nous avons une forte activité solaire. Quand elles ne sont pas en phase, nous avons un minimum solaire. Quand il y a une séparation totale, nous avons des conditions vues pour la dernière fois pendant le "Maunder minimum", il y a 370 ans », ajoute-t-elle.

Cela fait 170 ans que les scientifiques ont découvert que l’activité du soleil varie selon un cycle compris entre 10 et 12 années terrestres. Chaque cycle est un peu différent du précédent et aucun des modèles jusqu’à aujourd’hui n’avait pu complétement expliquer ces fluctuations. De nombreux physiciens spécialisés dans l’étude du soleil considèrent que les cycles sont liés à un effet dynamo par des fluides de matière circulant dans les profondeurs de l’étoile. Valentina Zharkova et ses collègues ont démontré qu’en ajoutant un deuxième effet dynamo proche de la surface du soleil, les prévisions deviennent beaucoup plus précises et justes.

« Nous avons trouvé que deux vagues magnétiques ont pour origine deux différentes couches de matière à l’intérieur du soleil. Elles ont toutes deux une fréquence d’environ 11 années, même si elles sont légèrement différentes et sont parfois décalées. Au cours du cycle, les vagues fluctuent entre les hémisphères nord et sud du soleil. En combinant les effets des vagues et en les comparant avec les données réelles du cycle actuel du soleil, nos prévisions montrent une exactitude de 97 % », affirme Valentina Zharkova. Valentina Zharkova et ses collègues ont notamment pu construire leur modèle à partir des observations du champ magnétique du soleil depuis l’observatoire solaire Wilcox de Californie. Ils ont examiné trois cycles solaires couvrant les périodes de 1976 à 2008. Les prévisions établies à partir du modèle étaient toutes exactes.


Un nouveau calendrier pour l'activité solaire
par Audrey Boehly
Sciences & Avenir - 13 avr 2015
http://www.sciencesetavenir.fr/journaliste/83136/audrey-boehly.html


L'intensité des éruptions solaires suivrait un cycle quasi-annuel de 11 mois affirment les chercheurs.

Saisons - Fluctuante, l’activité du Soleil ne suivrait pas seulement des cycles longs de 11 ans, bien connus des scientifiques, mais aussi des phases courtes de seulement 11 mois. Ces "saisons" solaires, récemment détectées par une équipe de recherche américaine, seraient même l’un des principaux moteurs des éruptions qui agitent notre étoile - ces événements violents capables de perturber les satellites, les réseaux électriques et les communications radio.

Cette périodicité quasi-annuelle a été repérée grâce à l’étude des "bandes magnétiques" qui parcourent l’astre en permanence, comme des vagues progressant lentement sur chaque hémisphère depuis les hautes latitudes jusqu’à l’Equateur. "Nous ne sommes pas sûrs de savoir d'où elles sont issues ", avoue Scott McIntosh, co-auteur de l'étude et directeur de recherche au National Center for Atmospheric Research (NCAR) à Boulder, aux Etats-Unis. "Elles proviennent probablement de l’effet dynamo produit par des turbulences survenant dans les profondeurs du Soleil, plusieurs centaines de milliers de kilomètres sous sa surface".

Les bandes magnétiques solaires seraient à l'origine des variations cycliques
Cycle solaire - La notion de cycle solaire a été proposée pour la première fois en 1843 par  Samuel Heinrich Schwabe, un astronome amateur allemand. C'est lui qui, le premier, remarque que les périodes maximales d'activité - caractérisées par un grand nombre de taches solaires - sont en moyenne espacées d'une dizaine d'années. Le premier cycle répertorié démarre en 1761, mais l’existence des taches solaires était déjà mentionnée il y a 2.000 ans par les astronomes grecs et chinois.

Interférences - Lorsqu’elles se rencontrent, ces bandes créent des interférences plus ou moins fortes qui diminuent ou accroissent l'activité de notre étoile."En observant l'apparition des bandes magnétiques, nous pouvons prédire les périodes d'activité intense avec une grande précision", affirme Scott McIntosh. Cette découverte devrait donc permettre aux astrophysiciens de mieux prévoir la météorologie solaire.

Reste encore à comprendre l’origine de ces bandes magnétiques et à expliquer leur comportement - des phénomènes physiques qui demeurent en grande partie mystérieux. "Nous ne savons presque rien de ce qui se passe à l'intérieur de notre étoile, estime Scott McIntosh. Pour mieux comprendre la météorologie solaire, il faudrait mettre toute une constellation de satellite en orbite autour du Soleil, comme nous l'avons fait depuis les années 1960 pour établir des modèles météorologiques sur Terre".


Activité solaire: L’étrange comportement du soleil
par galadriel
Blog les brins d'herbe - 03 aut 2014
http://lesbrindherbes.org/2014/08/03/activite-solaire-letrange-comportement-du-soleil/
 

L’astronome Pierre Bourge inquiet de l’évolution de l’activité solaire. Considéré comme l’un des pères de l’astronomie amateur, vulgarisateur scientifique, auteur de nombreux ouvrages, il se dit très préoccupé de l’activité solaire actuelle. A l’aube de ses 92 printemps, l’astronome percheron Pierre Bourge peste certes après une santé devenue fragile et une audition qui lui fait désormais défaut mais son esprit et son regard scientifiques, eux, sont en activité permanentes ! Et l’avènement des nouvelles technologies lui a apporté un regain d’énergie pour échanger avec des passionnés du monde entier comme il a pu nous le confier dans une interview exclusive: « Internet est un outil vraiment fabuleux pour ça. Sans ces échanges je ne pourrais plus me tenir au courant des dernières actualités, des dernières découvertes. Là, je peux partager mon expérience ».

Une expérience de plus de 70 années au service de plusieurs de ses passions mais en premier lieu de l’astronomie. Il n’a eu de cesse de faire partager au plus grand nombre ses connaissances sur l’univers en général, sur l’activité solaire en particulier puisqu’il est à l’origine de la création d’appareils spécialisés dans la photographie et la cinématographie astronomique avec une capture des explosions solaires en automatique par exemple au sein de son observatoire de Saint-Aubin-de-Courteraie.

Aujourd’hui, Pierre Bourge suit de très près notre météorologie “détraquée” et s’intéresse à la baisse de 4°C de nos températures: « Tout ce qui se passe actuellement va dans le sens de ce que je pense depuis longtemps : l’activité solaire a des répercussions sur la vie terrestre. Tous les 11 ans on peut constater que le soleil passe par des pics très forts et des pics faibles. Nous sommes en ce moment dans une situation plutôt étrange puisque nous entrons dans un pic fort. Nous avons connu de tels pics dans les années quatre-vingts, quatre-vingt dix, j’en avais d’ailleurs profité pour filmer les grandes flammes du soleil ».

Le dernier grand pic d’activité a duré 5 ans, il n’y avait que peu de tâches solaires donc moins de déversement d’énergie en direction de la Terre, une énergie qui se manifeste par les vents solaires, les éruptions chromosphériques: « Quand il y a un plat sur les courbes d’activité, on reçoit moins d’énergie et l’homme n’y peut rien, tout se passe à 150 millions de kilomètres d’ici ! En revanche, nous subissons, c’est certain. Il y a peu de tâches aujourd’hui mais nous sommes en train de remonter une pente sauf qu’elle n’atteindra vraisemblablement pas les niveaux précédents ».

Les spécialistes s’accordent à dire que trois courbes de croissance sont possibles avec une hypothèse haute, moyenne et basse. Si les deux premières ne présagent pas franchement une hausse des températures, la troisième en revanche est celle qui est la plus inquiétante: « Ce sera assurément la plus catastrophique. Si la température continue de se maintenir avec 4°C de moins, nous n’en avons pas terminé avec les répercussions sur notre climat ! Dans des cycles qui peuvent prendre onze, vingt-deux ou trente-trois ans, on peut déboucher sur un sérieux refroidissement de notre planète, certains n’hésitent pas à dire que Cherbourg et Brest pourraient être pris dans les glaces ! »

Dans les 2, 3 années à venir les spécialistes vont voir plus précisément l’orientation de ce phénomène: « Un tel refroidissement, s’il se confirme, va avoir un impact considérable sur l’agriculture. Faire sécher les graines sera très problématique, il y aura dérèglement des semences, des mûrissements, des récoltes… Et que dire du tourisme qui fuira ces régions devenues froides”.

Le calme avant la tempête ? “Je ne sais pas si l’on peut dire cela mais ce qui est sûr c’est que nous assistons déjà à un dérèglement général du fait des activités humaines qui s’empilent les unes sur les autres. Là, c’est un phénomène pour lequel nous ne pouvons malheureusement rien mais il faut en être informé, ne pas accuser n’importe quoi ou n’importe qui…”

Au-delà de l’impact sur la production agricole et le tourisme, cette météorologie détraquée a aussi plus subjectivement, un impact sur le moral des humains qui ont besoin de leur dose de soleil pour se sentir bien: « Oui, mais une petite dose, 5, 10 minutes par jour. Pour l’avoir tant observé, je peux vous dire que ce soleil si indispensable est aussi tellement dangereux. Je peux vous dire que je n’oserai pas m’étaler plusieurs heures sur une plage ! L’énergie qu’il nous apporte est vitale sur le plan physique et psychique mais avec modération ». (...)