Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
26.01.2026
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La somnolence inhabituelle du Soleil suscite la curiosité des scientifiques
AFP, France24 - 24 nov 2013
http://www.france24.com/fr/20131124-somnolence-inhabituelle-soleil-suscite-curiosite-scientifiques
La somnolence inhabituelle du Soleil, qui connaît sa période la moins active depuis plus d'un siècle, aiguise la curiosité des scientifiques qui se demandent combien de temps pourrait encore durer ce calme plat solaire. Le nombre de taches décomptées depuis le début du cycle actuel, amorcé en décembre 2008, est très faible par rapport à la moyenne quotidienne observée ces 250 dernières années: moins de la moitié. "Ce cycle, qui devrait très bientôt atteindre son maximum, est intéressant scientifiquement parlant. C'est de loin le moins actif de l'ère de la découverte spatiale, vieille de 50 ans", dit à l'AFP Doug Biesecker, un physicien de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), précisant qu'un cycle dure en moyenne 11 ans.
Observées il y des millénaires par des astronomes chinois et pour la première fois à l'aide d'une lunette par Galilée en 1610, les taches solaires sont importantes car l'activité électromagnétique intense qui les accompagne produit de fortes modifications des rayonnements ultraviolets et des rayons X ainsi que des tempêtes solaires. Ces dernières peuvent perturber les télécommunications et le réseau électrique sur Terre, souligne Andrés Muñoz Jaramillo, physicien à l'Université du Montana. Le précédent cycle, le 23e, avait connu son maximum en avril 2000 avec un nombre moyen de 120 taches solaires par jour. Ce pic a été suivi par une période très peu active du Soleil qui s'est achevée en décembre 2008, marquant le début du cycle actuel.
En 2009, première année du cycle 24, l'activité du Soleil aurait dû s'accroître, mais les astronomes ont compté 266 jours sans aucune tache solaire. Compte tenu de la faible activité à la fin du cycle 23, les physiciens avaient prédit un cycle 24 plutôt calme. "La projection était de 90 taches par jour au moment de l'apogée du cycle prévue d'ici la fin 2013 et il est clair que nous en sommes loin", note Doug Biesecker, même si l'activité solaire s'est un peu accrue depuis un an. "En 2012, le nombre de taches a plafonné à 67, soit près de la moitié de la moyenne", précise- t-il. Il faut remonter à l'apogée du cycle 14 en février 1906 pour trouver une activité plus faible, avec un maximum de 64 taches. "Tout le monde a été surpris par la durée du minimum du cycle actuel qui s'est prolongé 3 ans, soit 3 fois plus que durant les trois cycles précédents de l'ère spatiale", ajoute Andrés Muñoz Jaramillo, interrogé par l'AFP.
Outre la faiblesse de son activité, le Soleil connaît des anomalies dans le changement de polarité de ses champs magnétiques. Normalement, le pôle sud et le pôle nord inversent simultanément leur polarité tous les 11 ans en moyenne, ce qui correspond à la durée d'un cycle solaire. Pendant ce processus, les champs magnétiques polaires s'affaiblissent pour tomber à près de zéro et réapparaissent de nouveau quand la polarité est inversée, expliquent les scientifiques. Mais dans le cycle actuel, les pôles sont désynchronisés. Le pôle nord a inversé sa polarité il y a plusieurs mois et a donc la même que celle du pôle sud. Selon les dernières mesures des satellites, "le pôle sud devrait inverser à son tour sa polarité très prochainement", indique Todd Hoeksema, directeur de l'Observatoire solaire Wilcox à l'Université de Stanford qui ne paraît pas inquiet de ce phénomène.
Les scientifiques se demandent combien de temps va durer cette accalmie solaire. "Il faudra attendre au moins 3 ou 4 ans pour se faire une idée de l'intensité du prochain cycle", estime Doug Biesecker. Certains chercheurs se demandent si on n'assiste pas au début d'une période prolongée de faible activité solaire comparable à celle du minimum dit de "Maunder" entre 1650 et 1715 durant lequel quasiment aucune tache solaire n'a été observée. Cette période a coïncidé avec une période de net refroidissement appelé "petit âge glaciaire" en Europe et en Amérique du nord. "Il y a eu une forte corrélation entre la faible activité solaire et le petit âge glaciaire (...) le Soleil contribuant à la variabilité du climat", note Doug Biesecker. Mais ajoute-il, "si la faiblesse de l'activité solaire observée dernièrement atténue quelque peu le réchauffement climatique, elle ne l'arrête pas pour autant, la température n'augmentant que plus lentement".
Le champ magnétique du soleil est sur le point de s'inverser !
par Azar Khalatbari
Sciences & Avenir - 08 aot 2013
http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/espace/20130808.OBS2581/le-champ-magnetique-du-soleil-est-sur-le-point-de-s-inverser.html
« Le champ magnétique de notre étoile est sur le point de s’inverser… » annoncent les physiciens du « Wilcox Solar observatory », un des seuls observatoires au monde qui enregistre l’activité magnétique du Soleil. L’évènement qui surviendra d’ici quelques mois marquera le maximum d’activité de notre étoile pour le présent cycle. Sur Terre on peut s’attendre à des orages magnétiques, qui pourraient perturber le fonctionnement des réseaux électriques et griller l’électronique des satellites en orbite. Cet évènement pourrait survenir dans seulement 3 ou 4 mois.
L’activité solaire suit un cycle de 11 ans, au cours duquel le champ magnétique de l’étoile se reconfigure. Et les conséquences de cet évènement s'étendent à toute l'héliosphère, c'est à dire à des milliards de kilomètres, englobant tout notre système solaire. "Durant l'inversion de polarité, le champ magnétique du soleil va se déformer et offrir une meilleure barrière contre les particules chargées qui proviennent de l'espace lointain" explique la Nasa. Mais sur Terre nous sommes avant tout exposés aux particules chargées en provenance du Soleil.
De ce fait ce phénomène se traduit aussi par l’apparition, sur le disque solaire, d’un nombre croissant de taches sombres, autant de terminaisons magnétiques qui éjectent dans l’espace un flot de particules chargées électriquement. Certaines parviennent à pénétrer la magnétosphère terrestre et provoquent des aurores boréales, drapant de rouges et de vert le ciel des hautes latitudes. Mais ces charges électriques constituent aussi autant de mini décharges qui pourraient endommager les composants électroniques. Puis, l’activité solaire diminuera progressivement.. jusqu’au cycle d’après.
La prévision de l’activité magnétique de notre étoile représente aujourd’hui un enjeu économique: nous avons quelques semaines pour protéger les systèmes électriques… et éviter la grosse panne, comme celle qui a plongé tout le Québec dans l’obscurité lors du maximum solaire de 1989 !