Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
>> Toutes les rubriques <<
· 37 - Lointains échos dictatures africain (401)
· 00 - Archivage des brèves (789)
· .[Ec1] Le capitalisme en soins intensifs (551)
· 40 - Planète / Sciences (389)
· 10 - M-O. Monde arabe (386)
· . Histoires et théories du passé (224)
· 20 - Japon, Fukushima (237)
· .[Ec2] Métaux, énergies, commerce (253)
· 24 - USA (309)
· 19 - Chine [+ Hong Kong, Taïwan] (322)
Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
26.01.2026
8723 articles
Hubble découvre des geysers géants sur un satellite de Jupiter, 13/12/2013
La comète Ison n'a apparemment pas survécu à son rendez-vous avec le soleil, 29/11/2013
Un astéroïde à six queues étonne les astronomes, 07/11/2013
Un canon spatial pour explorer le sous-sol d'un astéroïde, 25/10/2013
Une partie de la terre endommagée en 2032 par un énorme astéroïde ?, 21/10/2013
Découverte d'une étrange planète flottant seule dans l'espace, 10/10/2013
Un astéroïde riche en eau suggère l'existence d'exoplanètes habitables, 10/10/2013
Premier objet humain hors du système solaire, 12/09/2013
Un "cimetière de comètes" découvert dans la ceinture d'astéroïdes, 02/08/2013
Trois exoplanètes potentiellement habitables autour d'une étoile, 25/06/2013
Galaxie massive dont la lumière a été émise à l'aube de l'Univers, 17/04/2013
La NASA envisage de capturer un petit astéroïde, 07/04/2013
Des progrès dans la traque de la mystérieuse matière noire dans l'univers, 03/04/2013
Une super-Jupiter avalée par un trou noir, 02/04/2013
Les physiciens optimistes dans la traque de la mystérieuse matière noire, 18/02/2013
Le mystère de l'origine des rayons cosmiques éclairci, 14/02/2013
La Terre frappée par des rayons gamma au 8e siècle, 21/01/2013
Hubble découvre des geysers géants sur un satellite de Jupiter
TF1 news - 13 dec 2013
http://lci.tf1.fr/science/nouvelles-technologies/hubble-decouvre-des-geysers-geants-sur-un-satellite-de-jupiter-8330251.html
Des panaches de vapeur d'eau s'échappent de la surface glacée d'Europe, un des satellites de Jupiter, à en croire les images capturées par le télescope Hubble. C'est la preuve qu'il y a de l'eau à l'état liquide sur Europe, l'un des 63 satellites naturels de Jupiter. Le télescope spatial Hubble a identifié des geysers d'eau jaillissants à la surface de cette lune de la plus grosse planète du système solaire. C'est en tout cas ce que pensent des chercheurs du Southwest research institute de San Antonio, qui ont observé des jets de vapeur d'eau à son pôle sud, rapporte le magazine Science Express, qui a publié jeudi leurs recherches. "Si ces jets sont connectés avec de l'eau sous la surface, cela signifie qu'une future mission pourrait analyser sa composition chimique sans avoir à creuser", estime Lorzen Roth, principal auteur de l'étude. Selon les images transmises par Hubble, de l'eau parviendrait à se hisser à la surface et serait projetée à plus de 100 km de haut. Ces observations renforcent l'hypothèse, partagée par de nombreux scientifiques, qu'Europe, où les températures varient de -160°C à -220°C, abrite de l'eau liquide dissimulée sous une épaisse couche de glace. Cette présence d'eau fait de ce satellite de Jupiter un endroit propice à la vie extraterrestre. L'agence spatiale européenne (Esa) a planifié l'envoi en 2022 d'une sonde spatiale qui devrait arriver dans le voisinage de Jupiter vers 2030. Elle devrait permettre d'en savoir davantage sur la possibilité d'une forme de vie.
La comète Ison n'a apparemment pas survécu à son rendez-vous avec le soleil
AFP, France24 - 29 nov 2013
http://www.france24.com/fr/20131129-comete-ison-na-apparemment-pas-survecu-a-son-rendez-vous-le-soleil
La comète Ison n'a apparemment pas survécu jeudi à son périple très près de la surface du soleil, ont conclu des astronomes en examinant les images transmises par plusieurs satellites d'observation solaire. "Il semble bien que la comète Ison n'a probablement pas survécu à son périple", a conclu Karl Battams, un scientifique au Naval Research Laboratory à Washington lors d'une table ronde organisée par la télévision de la NASA. "Je viens de regarder les dernières images des satellites et ne je vois rien ressortir derrière le disque solaire et cela pourrait être le dernier clou dans le cercueil", a-t-il ajouté. Même conclusion de Phil Plait, un astronome éditeur du site "Bad Astronomy": "je ne pense pas que la comète ait survécu", a-t-il dit. (...)
Ison, un gros bloc de glaces et de roches, devait frôlé la surface du soleil au plus près à 1,17 million de kilomètres vers 18H30 GMT, subissant des températures de 2.700 degrés et perdant 3 millions de tonnes par seconde. La majorité des astronomes avaient prédit qu'Ison ne survivrait pas ce survol rapproché du soleil. "Je pense qu'il y a peut-être 30 % de chances", qu'elle survive avait dit mardi Carey Lisse, un expert des comètes au laboratoire de physique appliquée Johns Hopkins. "Cette comète n'est pas très solide, elle est formée à 50 % ou peut-être 30 % de glace d'eau", et la taille du noyau est assez petite par rapport à la moyenne des comètes observées jusqu'à présent, avait expliqué le scientifique disant que son diamètre était estimé à 1,2 km maximum.
Ison a mobilisé la communauté astronomique depuis sa découverte en septembre 2012 par des astronomes russes car elle remonte aux origines du système solaire il y a 4,5 milliards d'années. Elle s'est en effet échappée, il y a quelques millions d'années, du nuage d'Oort, sorte de "parking" de comètes aux confins du système solaire situé à mi-chemin entre le soleil et la prochaine étoile. "C'est une relique de la formation du système solaire", avait dit Carey Lisse, soulignant que les planètes se sont formées avec des comètes qui ont notamment apporté l'eau, d'où la grande importance de ces corps célestes.
"Cette comète présente un très grand intérêt pour nous car on découvre très peu de comètes venant d'aussi loin dans le système solaire", avait souligné James Green, responsable des sciences planétaires à la NASA. Certains astronomes avaient pensé au début qu'Ison était de grande taille avec un noyau de plusieurs kilomètres de diamètre. Mais quand la comète est passé très près de Mars, un orbiteur martien de la NASA a pu prendre des photos indiquant un diamètre inférieur à la moyenne de la plupart des comètes.
Du fait qu'Ison ait été détectée très loin dans le système solaire, les astronomes ont eu tout le temps de l'observer. Leurs mesures ont montré notamment que son noyau était enveloppé d'un nuage de dioxyde de carbone (CO2). Il semblerait que le CO2 pourrait avoir été une molécule fondamentale au tout début du système solaire plutôt que le monoxyde de carbone", selon Carey Lisse. Alors qu'Ison se rapprochait du soleil, les fluctuations de sa queue ont mis en évidence les mouvements autrement invisibles du vent solaire formé des particules éjectées en permanence par le soleil. Ces derniers jours, Ison montrait des comportements erratiques, brillant plus fortement avant de baisser nettement d'intensité lumineuse, conduisant des astronomes à se demander si la comète ne s'était pas déjà désintégrée.
Un astéroïde à six queues étonne les astronomes
AFP, France24 - 07 nov 2013
http://www.france24.com/fr/20131107-asteroide-a-six-queues-etonne-astronomes
Des astronomes américains ont exprimé jeudi leur étonnement après avoir observé, avec le télescope spatial Hubble, un astéroïde sans précédent tournant sur lui-même et éjectant de la poussière formant six queues, comme une comète. A la différence de tous les astéroïdes observés jusqu'alors qui ont l'apparence d'un point lumineux dans le ciel, ce dernier, baptisé P/2013 P5, ressemble à un tourniquet d'arrosage, expliquent ces scientifiques. "Nous avons été littéralement stupéfaits quand nous l'avons vu", a dit David Jewitt, un astronome de l'Université de Californie à Los Angeles, principal auteur de cette découverte. "Ce qui est encore plus étonnant c'est la structure de sa queue qui a complètement changé en juste 13 jours en éjectant de la poussière", a-t-il poursuivi dans un communiqué, ajoutant qu'il était "difficile de croire que nous regardions un astéroïde".
Cet astéroïde éjecte de la poussière périodiquement depuis au moins 5 mois et les astronomes jugent possible que sa vitesse de rotation augmente jusqu'au point où il commencera à se désintégrer. Mais ils ne pensent pas que sa rotation et la formation de ses queues de matériaux s'échappant de son noyau ont résulté d'une collision avec un autre astéroïde, car ils n'ont pas vu de grande quantité de poussière dans l'espace à un seul moment. Des astronomes utilisant le télescope Pan-STARRS à Hawaii avaient annoncé la découverte de l'astéroïde P/2013 P5 le 27 août, notant alors une apparence floue inhabituelle. Ses six queues ont été découvertes par Hubble, utilisé pour prendre des images plus détaillées de l'astéroïde le 10 septembre. Une nouvelle observation avec ce télescope spatial faite le 23 septembre montrait que l'astéroïde avait complètement changé d'apparence. Cette découverte a fait l'objet d'une recherche publiée en ligne jeudi par la revue scientifique américaine, the Astrophysical Journal Letters.
Un canon spatial pour explorer le sous-sol d'un astéroïde
AFP, Sciences & Avenir - 25 oct 2013
http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/sciences/20131023.AFP9799/japon-un-canon-spatial-pour-explorer-le-sous-sol-d-un-asteroide.html
TOKYO - L'agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa) a annoncé mercredi avoir testé avec succès une sorte de canon spatial pour ramener de précieux échantillons du sous-sol d'un astéroïde. La Jaxa a expliqué que cet outil, une combinaison de bombe et de canon, équipera la sonde Hayabusa-2 qui doit quitter la Terre l'année prochaine pour recueillir des éléments sous la surface de l'astéroïde "1999JU3" en 2018 et les ramener si tout va bien sur notre planète en 2020.
Lors de cet essai réalisé en extérieur, l'agence a utilisé un propulseur pour expédier une grosse balle de métal sur une cible, de la même façon qu'elle compte le réaliser dans l'espace dans 5 ans. Lorsqu'elle aura atteint l'orbite souhaitée du petit astéroïde, Hayabusa-2 lâchera ce "canon spatial" puis se mettra à l'abri de l'autre côté de l'astéroïde. L'engin explosera et propulsera une balle en métal sur l'astéroïde, pour y creuser un cratère. Ceci fait, la sonde se posera au-dessus du trou et prélèvera des échantillons en sous-sol. Les scientifiques de la Jaxa estiment que le sous-sol de l'astéroïde est plus intéressant à analyser que sa surface, dont les matières sont abîmées par l'exposition permanente aux rayons cosmiques.
Hayabusa-2 succède à la première du nom, lancée en mai 2003 et qui avait recueilli des échantillons de l'astéroïde Itokawa à 290 millions de kilomètres de la Terre en septembre 2005. La technique était toutefois différente: un cornet devait recueillir la poussière projetée par l'impact d'une bille sur la surface de l’astéroïde, la sonde disposant de seulement trois billes. Mais des difficultés de télécommunications avec la sonde, des avaries avec les moteurs, les batteries et d'autres équipements avaient ensuite forcé les techniciens à repousser de 3 ans son retour, le voyage se transformant en une véritable odyssée. La sonde était finalement revenue en juin 2010 dans l'atmosphère terrestre et avait, avant sa désintégration, pu renvoyer sur Terre une capsule finalement récupérée dans le désert australien 7 ans après son départ. Quelques mois plus tard, les responsables du programme annonçaient avec émotion la présence de 1.500 particules d'astéroïdes dans les échantillons rapportés sur notre planète, une première mondiale. D'après la Jaxa, la compréhension des matériaux des corps célestes pourrait permettre de mieux expliquer les conditions de formation de la Terre et de l'apparition de la vie.
Une partie de la terre endommagée en 2032 par un énorme astéroïde ?
par Moussa Kane
Afrik - 21 oct 2013
http://www.afrik.com/une-partie-de-la-terre-endommagee-en-2032-par-un-enorme-asteroide
L’Observatoire d’astrophysique de Crimée et la NASA ont observé un astéroïde énorme, qui prend la direction de la Terre. D’après les premiers calculs effectués par la NASA, l’impact, s’il avait lieu, se produirait... le 26 août 2032. Cet astéroïde qui mesure 410 m de longueur, frapperait notre planète avec une force équivalente à 2 500 ogives nucléaires. Ce qui pourrait evidemment induire des dégâts catastrophiques.Selon les scientifiques, l’impact pourrait endommager 260 000 km² de la surface terrestre. Ce qui représente près d’1/3 de la superficie de la France. Reste à savoir de quel côté de la Terre l’impact aura lieu. Mais rien qu’à l’idée d’un astéroïde de cette taille qui pourrait frapper la Terre, il y a de quoi avoir froid dans le dos. Et les scientifiques rassurent. En effet, il y aurait une chance sur 63 000 que la Terre soit réellement frappée par cet astéroïde, encore trop éloigné pour que les scientifiques parviennent à analyser sa trajectoire définitive avec une grande précision. Rendez-vous peu souhaité dans 20 ans !
Découverte d'une étrange planète flottant seule dans l'espace
AFP, Sciences & Avenir - 10 oct 2013
http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/sciences/20131010.AFP8230/decouverte-d-une-etrange-planete-flottant-seule-dans-l-espace.html
Des astronomes ont découvert une planète hors d'un système solaire flottant seule dans l'espace, sans être en orbite autour d'une étoile. Elle s'est formée il y a à peine 12 millions d'années, ce qui pour une planète est la toute première enfance. Cette exoplanète gazeuse, baptisée PSO J318.5-22, se situe à seulement 80 années lumière de la Terre (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de kilomètres) et a une masse 6 fois celle de Jupiter, précisent ces astronomes dont la découverte est publiée dans la revue américaine "Astrophysical Journal Letters". "Nous n'avons jamais auparavant vu un objet comme cela flottant librement dans l'espace et qui a toutes les caractéristiques de jeunes planètes trouvées en orbite autour d'autres étoiles", explique Michael Liu, de l'institut d'astronomie de l'université d'Hawaii à Manoa, principal auteur de cette découverte. Cette planète possède peut-être la plus faible masse jamais mesurée sur un objet flottant, mais en même temps ses caractéristiques les plus uniques, y compris la masse, la couleur et l'énergie émise correspondent à celles de planètes en orbite, précisent ces astrophysiciens.
Au cours de la dernière décennie, les découvertes d'exoplanètes se sont accélérées, avec environ un millier détecté par des méthodes indirectes, comme l'ombre qu'elles produisent sur leur étoile en passant devant. Mais très peu de ces planètes ont pu être observées directement, vu que la plupart sont en orbite autour de jeunes étoiles de moins de 200 millions d'années, qui sont très brillantes. Cette exoplanète fournira "une occasion unique d'observer le fonctionnement interne d'une planète gazeuse géante comme Jupiter peu après sa naissance", relève Niall Deacon du Max Planck Institute pour l'astronomie en Allemagne, coauteur de la recherche.
Un astéroïde riche en eau suggère l'existence d'exoplanètes habitables
AFP, France24 - 10 oct 2013
http://www.france24.com/fr/20131010-asteroide-riche-eau-suggere-lexistence-dexoplanetes-habitables
La vie pourrait être possible sur d'autres planètes hors de notre système solaire: c'est ce que suggère la découverte, pour la première fois, des restes d'un gros astéroïde riche en eau dans un autre système stellaire. Jamais jusqu'alors on avait détecté ensemble hors de notre système solaire de l'eau et un corps rocheux - les "deux éléments clé" pour qu'une planète soit habitable -, soulignent des chercheurs dans une étude européenne publiée jeudi dans la revue américaine Science. Des observations précédentes effectuées sur 12 exoplanètes détruites dont les restes étaient en orbite autour de naines blanches - des étoiles en fin de vie qui ont épuisé leur carburant nucléaire - n'avaient pas montré la présence d'eau.
Dans l'étude publiée jeudi, les reliquats d'un astéroïde, qui devait avoir au moins 90 km de diamètre, sont en orbite avec sans doute d'autres planètes autour d'une naine blanche baptisée GD 61 située à environ 170 années-lumière de la Terre - une année lumière équivaut à 9.460 milliards de km. "A ce stade de son existence tout ce qui reste de ce corps rocheux n'est que poussière et débris autour de son étoile mourante", commente le professeur Boris Gänsicke, du département de Physique de l'Université de Warwick, au Royaume-Uni, un des principaux co-auteur de l'étude. "Mais ce cimetière planétaire est une riche source d'informations", souligne-t-il: "ces restes contiennent des indices chimiques révélant l'existence de cet ancien astéroïde rocheux riche en eau". Ces astrophysiciens ont aussi détecté dans ces débris, du magnésium, du silicium, du fer et de l'oxygène, qui sont les ingrédients clé des roches.
Les planètes rocheuses comme la Terre se forment par l'agrégation d'astéroïdes et "le fait de trouver autant d'eau dans un tel corps céleste de grande taille signifie que les matériaux formant les planètes habitables et de telles planètes elles-mêmes ont existé ou existent encore dans le système stellaire GD 61 et probablement dans de nombreux autres systèmes similaires", relève Jay Farihi, un astrophysicien à l'Institut d'Astronomie de Cambridge, le principal auteur de cette découverte. L'astéroïde qui était peut-être une planète naine, était formé pour 26 % d'eau, une proportion similaire à Ceres, dans notre système solaire. En comparaison la Terre est très sèche puisque l'eau ne représente que 0,02 % de sa masse. Comme Ceres, l'eau devait exister sous forme de glace sous la surface de l'astéroïde. Dans sa vie antérieure, GD 61 était une étoile un peu plus grosse que notre Soleil, qui dans plusieurs milliards d'années subira le même sort.
Selon ces astrophysiciens GD 61 a fini par épuiser son carburant il y a 200 millions d'années pour devenir une naine blanche. Une partie de son système planétaire a survécu, mais pas les astéroïdes et les planètes naines, dont l'orbite s'est alors fortement rapproché de l'étoile mourante, où ils ont été détruits par sa force gravitationnelle. Pour cette recherche, ces scientifiques se sont surtout appuyés sur des observations faites à partir d'un spectrographe à bord du télescope spatial Hubble utilisant les rayons ultraviolets qui ne peuvent être faites depuis le sol vu que l'atmosphère terrestre bloque ces rayonnements.
Premier objet humain hors du système solaire
AFP, France24 - 12 sep 2013
http://www.france24.com/fr/20130912-espace-premier-objet-humain-hors-systeme-solaire
C'est officiel depuis jeudi: la sonde américaine Voyager 1, lancée en 1977, a bien quitté le système solaire, devenant ainsi le premier objet envoyé par l'homme à atteindre l'espace intersidéral. Selon des mesures publiées dans Science et confirmées par la Nasa, la sonde a quitté le système solaire il y a déjà plus d'un an, en août 2012: "Maintenant que nous avons ces nouvelles données clé, nous pensons que l'humanité a franchi un pas historique en entrant dans l'espace interstellaire", s'est félicité Ed Stone, responsable scientifique de la mission à l'Institut de Technologie de Californie. De nouvelles analyses des densités de plasma autour du vaisseau se sont révélées conformes aux densités se trouvant dans la région interstellaire prédites dans les modèles, selon des chercheurs de l'Université d'Iowa, dont Don Gurnett, qui ont publié leur étude sur le site de la revue américaine Science.
Selon ces astrophysiciens, Voyager, qui se trouve à plus de 18 milliards de kilomètres du Soleil, est sorti de l'héliopause, la zone frontalière du système solaire, pour entrer dans le froid et l'obscurité de l'espace interstellaire vers le 25 août 2012. "Nous avons sursauté sur nos chaises quand nous avons constaté ces oscillations dans nos données car elles montraient que le vaisseau se trouvait dans une région totalement nouvelle, conforme à ce que l'on peut attendre dans l'espace intersidéral et entièrement différente de l'héliosphère, la bulle formée par les rayons solaires", explique Don Gurnett. "Nous avons clairement traversé l'héliopause, la région frontalière entre le plasma solaire et le plasma interstellaire", ajoute-t-il.
Ce moment historique tant attendu a donné lieu à des controverses ces derniers mois. Deux études publiées plus tôt cette année, dont la dernière en août basée sur d'autres données, avaient déjà conclu que la sonde était sortie du système solaire l'année dernière mais la Nasa avait jugé ces recherche non concluantes. Elles s'appuyaient sur une forte et soudaine diminution des particules émanant du système solaire et un accroissement des rayonnements galactiques indiqués par les instruments du vaisseau spatial. Selon l'étude de l'astrophysicien Marc Swisdak de l'Université du Maryland publiée en août dans l'Astrophysical Journal, Voyager 1 serait sorti du système solaire les 27 juillet 2012. (...)
La durée de vie des deux sondes Voyager, lancées en 1977 à un mois d'intervalle et qui avancent à 55.000 km/h, ne devait pas dépasser 5 ans, mais elles sont toujours aujourd'hui en bon état de fonctionnement. Leurs caméras ont été éteintes pour économiser leur batterie au plutonium qui devrait s'épuiser vers 2020. Le programme d'exploration Voyager avait pour objectif l'étude des planètes du système solaire. Voyager 1 et 2 ont survolé Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune ainsi que 48 de leurs lunes. Les données recueillies par les 9 instruments à bord de chacune des sondes en font la mission d'exploration du système solaire la plus fructueuse scientifiquement de toute l'histoire spatiale. Les deux vaisseaux transportent chacun un disque en or plaqué de cuivre de 30 cm contenant 115 photographies et une variété de sons naturels ainsi que des messages dans 55 langues. Des messages du président américain d'alors Jimmy Carter et du secrétaire général de l'ONU de l'époque, Kurt Waldheim, voyagent également dans ces sondes depuis plus de 35 ans. [J'ai toujours trouvé incroyable le décalage entre la technologie employée et la naïveté des intentions (un disque contenant un discours du président des Etats-Unis de l'époque), ndc].
Selon les scientifiques, Voyager 1 et 2 - cette dernière devrait sortir du système solaire d'ici 3 ans - se trouveront dans le voisinage d'autres étoiles et à environ 2 années lumière (une année lumière équivaut à 9.461 milliards de km) du Soleil d'ici 40.000 ans. "Rien ne peut arrêter la course de Voyager 1 dans l'espace qui continuera son périple pendant très très longtemps, probablement des milliards d'années", prédit l'astrophysicien Marc Swisdal.
[RFI, 13/09/2013] (...) la petite sonde a encore un peu de route à parcourir avant sa prochaine étape. Il lui faudra encore 40 000 ans pour atteindre la banlieue d'une étoile de la constellation Camelopardalis, une étoile qui répond au joli nom de AC +79 3888. Mais, dès 2020, elle n'aura plus assez d'énergie pour nous envoyer des informations sur ses tribulations.
Un "cimetière de comètes" découvert dans la ceinture d'astéroïdes
AFP, Romandie news - 02 aot 2013
http://www.france24.com/fr/20130802-cimetiere-cometes-decouvert-ceinture-dasteroides
Des astronomes ont annoncé vendredi la découverte d'un vaste "cimetière de comètes", dans la Ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, dont certaines peuvent ressusciter grâce au Soleil. « Nous avons trouvé un cimetière de comètes », a déclaré Ignacio Ferrin de l'Université d'Antioquia (Medellin, Colombie). Composées d'un mélange de glace et de poussière, les comètes sont parmi les plus petits objets du système solaire. Lorsqu'elles s'approchent de notre étoile, la chaleur est telle qu'elles rejettent des gaz et une traînée de poussières qui se reflètent dans la lumière du Soleil. C'est ce phénomène que nous percevons comme la "queue" des comètes. La plupart des comètes observées ont des orbites très elliptiques, qui font qu'elles approchent rarement le Soleil. Certaines font cependant des apparitions plus fréquentes, la plus célèbre étant la comète de Halley, qui réapparaît environ tous les 76 ans.
On considère habituellement que les comètes ont deux origines possibles: la Ceinture de Kuiper, située au-delà de Neptune, et le Nuage d'Oort, situé au-delà de Pluton, à des distances extrêmes du Soleil. Mais des astronomes ont découvert durant la dernière décennie au moins 12 comètes actives, dans une troisième région du Système solaire, la Ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter. Des découvertes plutôt surprenantes que l'équipe d'Ignacio Ferrin a décidé d'étudier.
Jusqu'à présent, cette région a en effet été considérée principalement comme un dépotoir pour les objets célestes constitués essentiellement de roche et de métaux que sont les astéroïdes, restes de planètes avortées. « Imaginez tous ces astéroïdes passant autour du Soleil pendant des éternités, sans aucun signe d'activité », expose Ignacio Ferrin. « Nous avons constaté que certains d'entre eux ne sont finalement pas des pierres mortes, mais des comètes dormantes qui peuvent encore revenir à la vie si l'énergie qu'elles reçoivent du Soleil augmente de quelques pour cents », explique-t-il. « Ces objets sont des "comètes Lazare", revenant à la vie après avoir été en sommeil pendant des milliers, voire des millions d'années », ajoute-t-il, en référence au personnage biblique que Jésus aurait ramené d'entre les morts. Quand elles passent relativement près de Jupiter, la plus grosse planète du Système solaire, les comètes subissent des perturbations qui modifient leur orbite. Cela peut diminuer la distance entre la comète et le Soleil et suffire à la "réveiller". Selon cette interprétation, chacune des milliers des voisines endormies des "comètes Lazare" pourrait potentiellement revenir à la vie. Ces résultats sont publiés dans une revue de la Société Royale d'Astronomie britannique.
Trois exoplanètes potentiellement habitables autour d'une étoile
AFP, France24 - 25 jun 2013
http://www.france24.com/fr/20130625-trois-exoplanetes-potentiellement-habitables-autour-dune-etoile
Des astronomes de l'Observatoire européen austral (ESO) ont découvert dans la constellation du Scorpion un système solaire "doté d'une zone habitable bien remplie", avec trois "super-Terres" où les conditions seraient compatibles avec l'existence d'eau liquide. C'est autour de l'étoile Gliese 667C, d'une masse équivalente à un tiers de celle de notre Soleil, que l'équipe a fait cette trouvaille, à l'aide de l'instrument HARPS équipant le télescope de 3,6 mètres de l'ESO au Chili, indique l'organisation dans un communiqué.
Le système de trois étoiles auquel appartient Gliese 667C est abondamment étudié par les scientifiques. Non seulement il est dans le voisinage immédiat de notre système solaire (22 années-lumière) mais il est aussi étonnamment similaire. Il représente donc un candidat de choix pour la recherche d'exoplanètes potentiellement habitables. (...) Le système serait notamment composé de trois "super-Terres", plus massives que notre planète mais moins que les géantes Uranus ou Neptune, et "vraisemblablement rocheuses". Elles occupent en outre la zone habitable de l'étoile, une mince bande située autour de l'étoile et au sein de laquelle l'eau est susceptible d'être présente à l'état liquide si les conditions sont propices. Et par conséquent une éventuelle forme de vie. (...) Les trois planètes habitables "ont sans doute toujours la même face orientée en direction de l'étoile, de sorte que la durée de leur jour égale celle de leur année, l'une des faces étant en permanence éclairée par le soleil et l'autre baignant dans la pénombre", précise le communiqué.
Des astronomes rapportent dans la revue "Nature" la découverte d'une galaxie massive dont la lumière, capturée par un réseau de 12 télescopes, a été émise dans l'enfance de l'Univers. Soit il y a environ 12,8 milliards années, moins de 900 millions d'années après la naissance du cosmos. Appelée HFLS3, cette galaxie a une masse d'étoiles de près de 40 milliards de fois la masse du Soleil. "Cette galaxie est la preuve que des sursauts de formation d'étoiles très intenses existaient seulement 880 millions d'années après le Big Bang", a déclaré un des auteurs de l'étude, Dominik Riechers (Université Cornell, New York, Etats-Unis).
La NASA envisage de capturer un petit astéroïde
AFP, Le Monde - 06 avr 2013
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/04/06/la-nasa-envisage-de-capturer-un-asteroide_3155446_1650684.html
La NASA, l'agence spatiale américaine, envisage une mission robotique visant à capturer un petit astéroïde avant de le remorquer pour le mettre sur orbite de la Lune, a indiqué un sénateur américain membre clé de la sous-commission de l'espace à la chambre haute. Le président Barack Obama proposera pour ce nouveau projet une enveloppe de 100 millions de dollars dans son budget 2014 qu'il doit soumettre au Congrès mercredi.
"Ceci fait partie de ce qui deviendra un programme beaucoup plus étendu", a indiqué vendredi soir sur son site internet le sénateur Bill Nelson, un démocrate de Floride. Il "combine à la fois la recherche nécessaire pour exploiter les ressources des astéroïdes et les moyens de dévier leur trajectoire en cas de menace pour la Terre ainsi que le développement de technologies permettant de faciliter une future mission (habitée) vers Mars", précise l'élu. Le sénateur explique que l'idée d'un tel projet avait été initialement avancé en 2012 par l'institut de technologie de Californie à Pasadena et retenue par la NASA et le bureau de la science et de la technologie de la Maison Blanche qui ont ensuite invité d'autres centres de recherche et universités à s'y joindre.
L'objectif du président Obama d'envoyer des astronautes sur un astéroïde proche de la Terre d'ici 2025 ne peut pas être atteint avec le budget actuellement projeté pour les années à venir. Mais en remorquant robotiquement un astéroïde de 500 tonnes dans la proximité de la Terre, comme autour de la Lune, on donnerait aux scientifiques une destination vers un tel objet "à un coût acceptable", indique le sénateur Nelson citant l'étude réalisée par des chercheurs à laquelle il a eu accès. Ainsi l'objectif de la visite d'un astéroïde par des astronautes américains serait avancé de 4 ans, dit-il.
Des progrès dans la traque de la mystérieuse matière noire dans l'univers
AFP, France24 - 03 avr 2013
http://www.france24.com/fr/20130403-progres-traque-mysterieuse-matiere-noire-lunivers
Des scientifiques ont fait part mercredi de progrès dans la traque de la matière noire invisible, qui formerait un quart de l'Univers, et dont l'existence pourrait avoir été détectée dans une expérience. Les résultats de cette expérience, menée depuis un an et demi avec le spectromètre magnétique Alpha (AMS) installé sur la Station spatiale internationale (ISS), pourraient être la signature de la matière noire, résument ces chercheurs.
Ces derniers ont observé l'existence d'un excès d'antimatière, d'origine inconnue, dans le flux des rayons cosmiques, qui pourrait avoir résulté de l'annihilation de particules de matière noire. Les "résultats sont compatibles avec des positrons - une particule d'antimatière - pouvant provenir de la destruction de particules de matière noire entrant en collision entre elles dans l'espace", explique l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern), basée à Genève, dans un communiqué. "Mais ces observations ne sont pas encore suffisamment concluantes pour écarter d'autres explications", ajoute le Cern. "Au cours des prochains mois le détecteur AMS pourra nous dire avec certitude si ces positrons sont la signature de matière noire, ou s'il s'agit d'autre chose", a précisé le physicien américain Samuel Ting, prix Nobel et professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui dirige cette recherche. Il est le concepteur de l'AMS, un instrument de 2,5 milliards de dollars et premier spectromètre magnétique envoyé dans l'espace.
Des équipes scientifiques européennes et américaines ont analysé quelque 25 milliards de particules, dont 400.000 positrons, avec des énergies variant de 0,5 à 350 Gigaelectronvolts (GeV). La matière noire n'est pas formée de neutrons, de protons ou d'électrons, qui constituent la matière visible et ne compte que pour 5 % de l'Univers. Outre les 5 % de matière visible et les 23 % de matière noire ou sombre formant le cosmos, les autres 72 % correspondent à l'énergie sombre, une force mystérieuse qui expliquerait l'accélération de l'expansion de l'Univers.
Une super-Jupiter avalée par un trou noir
AFP, Wort - 02 avr 2013
http://www.wort.lu/fr/view/une-super-jupiter-avalee-par-un-trou-noir-515ad97ce4b0e18483ddfed0
L'observation a été réalisée grâce au satellite européen INTEGRAL, auquel collaborent également la NASA et la Russie. Placé en orbite depuis 2002, ce satellite astronomique de quatre tonnes étudie les rayons gamma. Au cours de leurs recherches, les scientifiques, qui gèrent à Genève le Centre de données de la mission INTEGRAL, ont remarqué un signal lumineux qui émanait d'un trou noir localisé au centre de la galaxie NGC 4845, d'une masse 300.000 fois supérieure à celle du Soleil et endormi depuis plus de 30 ans, a indiqué mardi l'UNIGE. « Cette observation était totalement inattendue venant d'une galaxie tranquille pendant au moins 20 à 30 ans », relève Marek Nikojuk, de l'université de Bialystok en Pologne, le principal auteur d'un article paru dans la revue Astronomy and Astrophysics.
Ce trou noir s'est réveillé en absorbant une planète dont la masse correspond à quinze fois celle de Jupiter. Selon cette découverte, qui fait l'objet d'une publication dans la revue Astronomy & Astrophysics, le trou noir a mis trois mois pour détourner cette « super-Jupiter » de sa trajectoire et avaler 10 % de sa masse totale, tandis que la plus forte densité reste en orbite. Les astronomes estiment qu'il y a presque autant de planètes errantes que d'étoiles dans la galaxie.
Les physiciens optimistes dans la traque de la mystérieuse matière noire
AFP, France24 - 18 fev 2013
http://www.france24.com/fr/20130218-physiciens-optimistes-traque-mysterieuse-matiere-noire
Les physiciens ont bon espoir de pouvoir saisir la mystérieuse matière noire invisible qui formerait 23 % de l'univers, dont l'existence est déduite d'observations des galaxies et qui révolutionnerait la physique. "Nous sommes très emballés parce que nous pensons être au seuil d'une découverte majeure et que cette décennie sera celle de la matière noire", a lancé dimanche Michael Turner, le directeur de l'Institut de physique Kavi à l'Université de Chicago, en marge de la conférence annuelle de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Boston (Massachusetts).
"Nous comprenons désormais que cette mystérieuse matière noire tient ensemble notre galaxie et le reste de l'univers et nous avons de solides indices montrant qu'elle est formée de quelque chose de nouveau", a-t-il poursuivi. Il ne s'agit pas, ajoute le cosmologiste, des particules formant la matière visible comme les neutrons, les protons ou les électrons dans le modèle standard de la physique décrivant la matière visible qui ne compte que pour 5 % de l'Univers. Ce modèle n'inclut pas la gravité, une des principales forces du cosmos, d'où le besoin d'une théorie plus large et "les indices de recherche les plus prometteurs pointent vers la matière noire", a souligné Michael Turner.
Cette matière furtive serait formée de particules exotiques de grande masse regroupées sous le nom de WIMP (Weakly interacting massive particles) qui ont de faibles interactions avec la matière visible. Pour traquer ces particules fantômes, les physiciens comptent sur plusieurs expériences pour détecter leur signature. L'une d'elles est menée depuis 18 mois avec le spectromètre magnétique Alpha (AMS) à bord de la Station spatiale internationale (ISS) pour capter des rayons gamma qui résulteraient de la collision de particules de matière noire. Les premiers résultats seront publiés dans deux à trois semaines, a indiqué dimanche Samuel Ting, prix Nobel de physique et professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il est l'initiateur de ce projet de deux milliards de dollars. Mais il a refusé d'en dire davantage laissant seulement entendre que ces résultats très attendus donneraient une meilleure idée de la nature de la matière noire.
Un autre instrument de détection indirecte est le "South Pole Neutrino Observatory" qui traque des particules sub-atomiques (neutrinos) dont les physiciens pensent qu'elles sont créées quand la matière noire passent à travers le soleil et interagit notamment avec des protons. Enfin les scientifiques comptent aussi sur le Grand Collisionneur de Hadron (LHC) du Cern, près de Genève, le plus grand accélérateur de particules au monde. Selon eux, sa puissance devrait permettre de briser des électrons, des quarks ou des neutrinos pour débusquer la matière noire. Ils s'appuient sur la théorie dite de "supersymétrie" selon laquelle les particules de matière noire résideraient dans une sorte de monde parallèle où elles seraient le reflet des particules de la matière visible. Le LHC a permis la découverte du boson de Higgs l'an dernier, l'élément clé manquant du modèle standard de la physique.
"Les particules de matière noire ont une très grande masse et c'est une des principales raisons pour laquelle on a construit le LHC, pas seulement pour trouver le Higgs", a souligné dimanche Maria Spiropulu, professeur de physique à l'Institut de Technologie de Californie (Caltech) à Pasadena. "La vraie question est celle de savoir pourquoi la matière noire a 6 fois plus d'énergie que la matière ordinaire", a estimé Lisa Randal, professeur de science à l'Université de Harvard (Massachusetts). Outre les 5% de matière visible et les 23 % de matière sombre formant le cosmos, les autres 72 % correspondent à l'énergie sombre, une force mystérieuse qui expliquerait l'accélération de l'expansion de l'Univers. L'idée de la matière noire est née il y a 80 ans quand l'astrophysicien américano-helvétique Fritz Zwicky a découvert qu'il n'y avait pas assez d'étoiles ou de masse dans les galaxies observées pour que la force de la gravité puissent les tenir ensemble.
Le mystère de l'origine des rayons cosmiques éclairci
AFP, France24 - 14 fev 2013
http://www.france24.com/fr/20130214-le-mystere-lorigine-rayons-cosmiques-eclairci
Les rayons cosmiques, des particules à haute énergie qui bombardent la Terre en permanence, proviennent bien de l'explosion d'étoiles en fin de vie - les supernovas -, ont démontré des chercheurs, résolvant ainsi un des grands mystères de l'astrophysique. Les protons constituent jusqu'à 90 % des rayons cosmiques qui frappent l'atmosphère terrestre et ont été découverts il y a un siècle par le physicien autrichien Victor Franz Hess. Ils provoquent une pluie constante de particules qui atteignent le sol et créent des radiations affectant les passagers des avions et surtout les astronautes, durant de longs séjours orbitaux comme dans la Station spatiale internationale (ISS).
Les scientifiques avançaient jusqu'ici deux hypothèses sur l'origine des protons formant les rayons cosmiques: l'explosion de supernovas dans notre galaxie (la Voie Lactée) ou bien de puissants jets d'énergie provenant de trous noirs ailleurs dans l'Univers. Depuis longtemps les astrophysiciens favorisaient les retombées de l'explosion d'une supernova, mais jusqu'alors cette hypothèse n'avait pu être démontrée, a expliqué Stefan Funk, astrophysicien à l'université de Stanford (Californie, ouest), un des principaux auteurs.
Ces travaux ont été présentés à la conférence annuelle de l'American Society for the Advancement of Science (AAAS), réunie à Boston (Massachusetts, nord-est) du 14 au 18 février. Ils paraissent aussi dans la revue américaine Science du 15 février, publiée par l'AAAS. "Pour la première fois, nous avons pu détecter la source de l'accélération des protons" et démontré que ces rayonnements étaient accélérés par les ondes de chocs produites par l'explosion de supernovas, a précisé l'astrophysicien lors d'une conférence de presse. Les protons se transforment au cours de multiples collisions en pions, d'autres particules subatomiques, quand l'accélération des rayons cosmiques interagit avec les nuages de gaz et matériaux interstellaires entourant les supernovas, a-t-il expliqué. Ces pions se dégradent ensuite rapidement pour produire des rayons gamma, les rayonnements lumineux les plus puissants dans l'Univers, qui peuvent être détectés avec des télescopes spéciaux.
Pour cette recherche, ces astrophysiciens ont étudié deux supernovas pendant 4 ans à l'aide d'un détecteur de rayons gamma, à bord du télescope spatial "Fermi Gamma-ray". Ces étoiles sont situées respectivement à environ 5.000 et 10.000 années-lumière de la Terre (une année lumière équivaut à 9.461 milliards de kilomètres). Or le problème qui se posait jusqu'alors était de déterminer l'origine des rayons gamma entrant dans les détecteurs, car ces rayons peuvent provenir de nombreuses sources, y compris de protons.
Pour autant, des questions demeurent, ont relevé les scientifiques, qui cherchent à savoir comment les rayons cosmiques affectent les astronautes ou la vie sur Terre. Il reste aussi à déterminer le mécanisme qui contrôle leurs origines et leur accélération. "Les rayons cosmiques sont importants dans l'Univers en raison de leur énergie qui affecte l'évolution des galaxies", a expliqué Stefan Funk devant la presse. "Ils nous affectent aussi ici sur la Terre et, selon des hypothèses, ils auraient provoqué des mutations qui auraient rendu la vie possible sur notre planète", a-t-il poursuivi. "On pense également que ces rayons jouent un rôle dans la condensation atmosphèrique, contribuant ainsi à la formation des nuages (...), et affectent aussi certainement l'environnement", selon le scientifique.
La Terre frappée par des rayons gamma au 8e siècle
AFP, France24 - 21 jan 2013
http://www.france24.com/fr/20130121-terre-frappee-rayons-gamma-8e-siecle
Une explosion de rayons gamma, peut-être provoquée par la collision de deux trous noirs, serait à l'origine de mystérieux rayons cosmiques qui ont frappé la Terre à la fin du 8e siècle, estiment des astronomes dans une étude publiée lundi. En juin dernier, des chercheurs japonais avaient découvert, inscrite dans les anneaux de troncs d'arbres, la trace de rayonnements émis par un événement cosmique inexpliqué. Et ils avaient précisément daté ce phénomène de l'an 774 ou 775 sans pouvoir lui trouver d'explication satisfaisante.
Fusa Miyake et ses collègues de l'Université de Nagoya (Japon) avaient analysé le carbone 14 (une variété radioactive de carbone qui se forme lorsque les rayons cosmiques traversent les atomes de l'atmosphère terrestre) contenu dans les anneaux de croissance de deux cèdres du Japon (cryptoméria). Dans les cernes des deux arbres correspondant aux années 774 et 775, ils avaient mis en évidence une forte et brusque hausse du taux de carbone 14, d'environ 1,2 %, une augmentation environ 20 fois supérieure aux variations attribuées aux changements de l'activité du Soleil. Le phénomène ne pouvait avoir été uniquement localisé car il correspond à d'autres relevés déjà réalisés sur des arbres d'Amérique du Nord et d'Europe.
L'hypothèse d'une éruption solaire avait été écartée car ces événements ne peuvent pas être assez puissants pour entraîner une telle hausse de carbone 14. Des chercheurs avaient alors souligné que des chroniques médiévales faisaient état d'un "crucifix rouge" apparu dans le ciel après le coucher du soleil, suggérant qu'il pouvait s'agir de l'explosion d'une supernova. Mais l'événement est daté de l'an 776 et aurait laissé d'autres traces physiques.
Deux scientifiques de l'Institut d'astrophysique de l'Université allemande d'Iéna proposent une autre explication à ce mystérieux bombardement de rayons cosmiques: un très bref "sursaut gamma". Phénomènes les plus lumineux de l'univers, les "flashes" ou sursauts de rayons gamma émettent, en quelques secondes pour les plus courts, davantage d'énergie que le Soleil en des milliards d'années d'existence. Selon Valeri Hambaryan et Ralph Neuhäuser, un tel flash gamma correspondrait parfaitement à la brusque augmentation de carbone 14 et à l'absence de témoignages historiques.
Dans une étude publiée par la Royal Astronomical Society britannique, les astronomes suggèrent que deux objets stellaires très compacts - trous noirs, étoiles à neutrons ou naines blanches - seraient entrés en collision et auraient fusionné, provoquant ce déchaînement d'énergie et de rayonnements électromagnétiques. Une telle fusion entraîne un sursaut gamma aussi intense que bref, qui dure généralement moins de deux secondes, ce qui expliquerait pourquoi il n'a pas été aperçu à l'époque par des observateurs terrestres. Grâce à leurs instruments modernes, les astronomes peuvent aujourd'hui assister à ces événements dans des galaxies lointaines plusieurs fois par an.
Mais si ce phénomène est à l'origine des rayonnements cosmiques enregistrés en 774/775, alors la fusion est survenue à au moins 3.000 années-lumière, sans quoi toute forme de vie aurait été rayée de la surface de notre planète, soulignent les auteurs. "Si le sursaut gamma avait été plus proche, il aurait causé d'importants dégâts à la biosphère. Mais même à des milliers d'années-lumière, un événement similaire sèmerait aujourd'hui le chaos dans les systèmes électroniques très sensibles dont dépendent les sociétés avancées", indique Ralph Neuhäuser. Selon lui, le sursaut gamma enregistré au 8e siècle provenait d'un système stellaire distant de 3.000 à 12.000 années-lumière du Soleil. "Reste maintenant à déterminer la rareté de tels pics de carbone 14, c'est-à-dire la fréquence à laquelle des sursauts gamma touchent la Terre. Au cours des 3.000 dernières années, l'âge maximum des arbres encore vivants aujourd'hui, il semble qu'un seul événement de ce type ait eu lieu", précise M. Neuhäuser.