Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
27.02.2026
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L'Antarctique est un continent très convoité. Il désigne toutes les terres au sud du 60e parallèle de l'hémisphère sud.
7 pays occupent actuellement des secteurs et sont signataires du Traité de l'Antarctique paraphé le 1er décembre 1959, entré en vigueur en 1961:
- l'Australie occupe la partie la plus étendue (plus de 6 milliions de km²) appelée Territoires extérieurs australiens;
- la Nouvelle Zélande revendique la dépendance de Ross, côtière de la mer de Ross, vaste étendue du Pacifique-sud;
- le Chili revendique les terres dans le prolongement de son territoire, dont la péninsule antarctique. Le Territoire chilien de l'Antarctique ou région de Magallanes fait partie intégrante du pays depuis 1940.
- l'Argentine a aussi une portion comprenant la Terre de feu, des îles de l'Atlantique sud, se prolongeant jusqu'au pôle Sud, qu'elle a inclue dans son territoire national;
- la Norvège a atteint le pôle Sud la première avec Roald Amundsen, le 14 décembre 1911. Elle revendique la terre de la Reine-Maud, une vaste région qui s'étend sur 2,5 millions de km² entre le glacier de Stancomb-Wills et le glacier de Shinnan.
- le Royaume-Uni revendique un territoire de près de 1,7 millions de km² comprenant la Terre de Graham et plusieurs îles. L'expédition de Robert Scott est arrivée au pôle Sud le 17 janvier 1912, un mois après Admundsen. Scott est mort lors du retour. Le Royaume-Uni est présent dans la région de l'Atlantique-sud, des îles Falkland (ou Malouines) jusqu'à Ste-Hélène.
- la France possède la Terre Adélie, découverte par Dumont d'Urville en 1840. Les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises), anciennes possessions du Royaume de France au XVIIIe siècle, sont considérées aujourd'hui comme un territoire d'Outre-mer. Ces possessions accroissent considérablement le domaine maritime de la France.
* Plusieurs autres pays ont établi des camps de base sur le continent, organisent des expéditions, mènent des missions, des activités de recherche, avec des arrières pensées stratégiques et militaires: USA, Russie, Chine, Afrique du Sud, Belgique + le Japon qui y chasse la baleine sous un faux prétexte scientifique.
Deux autres pays pourraient, après 2048, faire valoir leurs prétentions et se voir attribuer un siège au futur conseil de l'Antarctique: l'Inde (l'océan Indien s'étend du cap de Bonne-Espérance au cap Lewin) et le Brésil (pour sa façade maritime tournée vers l'Atlantique-sud).
* La péninsule antarctique et la mer de Weddell sont revendiquées par trois pays: Chili, Argentine, Royaume-Uni. La mer de Weddell, en partie glacée, est un secteur instable d'où partent des icebergs vers l'Atlantique-sud.
La Terre de Marie Byrd (1,6 million de km²), donnant sur la mer d'Admundsen dans l'extrême sud-est du Pacifique, n'est revendiquée par aucun pays... mais c'est devenu un lieu de croisières.
Gabriel Boric en visite en Antarctique pour réaffirmer la présence du Chili sur le continent blanc
correspondance à Santiago de Naïla Derroisné
RFI - 05 jan 2025
Avec - 25°C, ils ne sont restés que 2 heures sur place. Mais le président chilien en a profité pour rappeler que son pays « est la principale porte d’entrée du monde sur l’Antarctique, qui est et devra rester un continent de science et de paix ». C’est d’ailleurs ce que stipule le traité de l’Antarctique signé en 1959 et qui indique par ailleurs que le continent blanc n’appartient à aucune nation, même s’ils sont aujourd’hui 7 pays à en réclamer la souveraineté. À partir de 2048, ce traité pourra à nouveau être rediscuté. Avec cette visite, Gabriel Boric prend donc les devants pour positionner le Chili comme un acteur fort dans cette région très convoitée pour son pétrole, par la Chine, la Russie, les États-Unis ou encore l’Argentine. Le Chili au contraire, veut renforcer en Antarctique la recherche scientifique ainsi que la préservation de la biodiversité.
Visite historique du président Gabriel Boric au pôle Sud
AFP, Tribune de Genève - 04 jan 2024
https://www.tdg.ch/chili-visite-historique-du-president-gabriel-boric-au-pole-sud-515838248585
Le président chilien Gabriel Boric a effectué vendredi [3 janvier] une visite historique au pôle Sud, réaffirmant la « revendication de souveraineté » du Chili sur la partie du continent blanc qu’il considère comme faisant partie du territoire national, a annoncé la présidence. Gabriel Boric est le premier dirigeant du continent américain à se rendre au pôle Sud, selon la même source. « C’est une étape importante pour nous. C’est la première fois qu’un président chilien atteint le pôle Sud, ce qui témoigne de la vocation antarctique du Chili », a déclaré le chef de l’État, selon des images diffusées en direct par la télévision nationale (TVN).
Gabriel Boric est arrivé peu avant 20H00 GMT sur la base américaine Amundsen-Scott, située au pôle Sud, dans l’une des régions les plus reculées et hostiles de la planète. Il devait y rester 2 heures. Ce voyage jusqu’au point le plus méridional de la planète « est une réaffirmation de notre revendication de souveraineté » sur l’Antarctique, a assuré Gabriel Boric. Il « intervient à un moment important pour les activités scientifiques du Chili dans la région », avait indiqué la présidence chilienne en annonçant le déplacement. Historiquement, le Chili a concentré ses activités dans le secteur nord de la péninsule antarctique. Mais il cherche désormais à les étendre « aux secteurs de la mer de Bellingshausen et de la mer de Weddell », qui entourent la péninsule, précisait la présidence.
Au cours du XXe siècle, des pays comme le Chili mais aussi la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Argentine ou le Japon ont installé des bases en Antarctique, dans le cadre d’expéditions scientifiques tout en affirmant leur présence dans la région. Depuis 1961, les activités dans la région sont régies par le Traité de l’Antarctique qui vise à préserver le continent des rivalités internationales. Le Chili compte parmi les signataires du traité. Le Département d’État américain affirme que sept pays, dont le Chili, maintiennent des revendications territoriales en Antarctique, mais « les États-Unis et la plupart des autres pays ne reconnaissent pas ces revendications ».
Le président Boric était accompagné de la ministre de la Défense et de la secrétaire à l’Environnement, ainsi que des trois commandants des forces armées. La délégation s’est rendue de Punta Arenas, dans le sud du Chili, jusqu’à la base de Glaciar Union, sur le continent antarctique à bord d’un avion Hercules C-130. De là, elle a rejoint le pôle Sud à bord de deux hélicoptères et de deux avions de l’armée de l’Air.
En 2007, la Première ministre néo-zélandaise de l’époque, Helen Clark, s’était rendue au pôle Sud, suivie en 2011 du Premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg, rappelle la présidence chilienne. Jens Stoltenberg avait célébré le centenaire de la première expédition à atteindre le pôle Sud, menée par l’explorateur norvégien Roald Amundsen, le 14 décembre 1911.
Traité sur l’Antarctique et Protocole de Madrid
Géoconfluences - 29 avr 2024
https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/traite-antarctique-et-protocole-madrid
Le Traité sur l’Antarctique et le Protocole de Madrid sont les deux principaux dispositifs législatifs définissant un cadre légal international pour ce continent, le dernier à avoir été exploré.
Signé le 1er décembre 1959, le Traité sur l’Antarctique a pour objectif de mettre fin aux différends sur les revendications territoriales du continent (Escudé, 2024). Pour éviter les conflits territoriaux et permettre aux États de coopérer, le traité dispose un gel des prétentions territoriales qui constitue en un statu quo des positions des États possessionnés. Les États non possessionnés peuvent ignorer les revendications des États possessionnés, mais ils ne peuvent pas revendiquer de nouvelles portions du continent. De ce fait, la portion triangulaire comprise entre 90° et 150° de longitude ouest ne fait toujours l’objet d’aucune revendication.
Le Protocole au Traité sur l’Antarctique relatif à la protection de l’environnement, dit Protocole de Madrid, signé en 1991 et entré en vigueur en 1998, va plus loin encore dans la protection du continent en consacrant un régime global de protection de l’environnement. Selon le Protocole, les activités doivent être organisées et conduites de façon à limiter leurs incidences négatives sur l’environnement et les écosystèmes dépendants et associés: l’Antarctique devient une réserve naturelle consacrée à la paix et à la science. Si des permis spécifiques peuvent leur être accordés par les autorités nationales compétentes (par exemple, le préfet des Terres Australes et Antarctique Françaises – TAAF), les activités relatives aux ressources minérales doivent avoir forcément des fins scientifiques et non économiques.
Contrairement à ce qu’on peut lire parfois, le Traité sur l’Antarctique et le Protocole de Madrid n’ont aucune durée limite d’application. La confusion est due au fait que ces textes possèdent chacun une période où l'unanimité des signataires est requise pour toute modification: 1991 pour le Traité, 2048 pour le Protocole. Cette échéance passée, les modalités d’ouverture des négociations sont assouplies mais elles n’en demeurent pas moins restreintes, voire presque impossible à remplir. De fait, depuis 1991, aucun État n’a tenté d'initier de renégociation du Traité, même parmi les puissances absentes lors du découpages antérieur à 1959, dites "non possessionnées", comme la Chine.