Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Dernière mise à jour :
26.02.2026
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Pas de chiffres, pas de compte-rendu jusqu'à présent de la journée de dimanche...
Des maires démocrates des villes en question ont refusé de mettre leur police à disposition. Sur RFI, on se demandait ce matin si les rafles annoncées se sont bien produites...
Hier, Trump s'en est pris, par une série de tweets haineux, à des élues du Congrès, Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts), Rashida Tlaib (Michigan), pour leurs origines (leurs "pays de merde" dans le langage Trump), regrettant de ne pas pouvoir les faire expulser.
« Tellement intéressant de voir les élues “progressistes” démocrates du Congrès originaires de pays dont les gouvernements sont dans une situation totalement catastrophique, les pires, plus corrompus et ineptes au monde (si même ils possèdent un gouvernement qui fonctionne) désormais dire haut et fort et de manière perfide à la population des Etats-Unis, la plus grande et la plus puissante nation de la Terre, comment notre gouvernement doit être dirigé ».
« Pourquoi ne retournent-elles pas dans ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent pour aider à les réparer ». Et d’ajouter: « Et ensuite elles reviennent et nous montrent comment il faut faire. [...] Ces endroits ont vraiment besoin de votre aide, il faut y aller vite. Je suis sûr que Nancy Pelosi sera très contente de trouver rapidement des voyages gratuits ».
Elles ont répondu de façon lamentable, non pas en s'en prenant au racisme de Trump, mais en réaffirmant leur patriotisme. « En tant que membres du Congrès, le seul pays pour lequel nous prêtons serment est les Etats-Unis », a notamment répondu Ilhan Omar. Pfff !
La vaste opération d’expulsions promise par Trump aura-t-elle lieu ?
par Grégoire Pourtier
RFI - 14 jul 2019
http://www.rfi.fr/ameriques/20190714-etats-unis-vaste-operation-expulsion-clandestins-trump
NEW YORK - Donald Trump avait promis pour ce dimanche une vague de descentes de police pour interpeller des milliers de clandestins aux États-Unis. Aucune activité d'ampleur n'était signalée en milieu d'après-midi dans les grandes villes américaines visées par l'opération, mais des milliers de sans-papiers vivent dans la crainte d'une expulsion.
Alors que Donald Trump avait prévenu que les arrestations d'étrangers en situation irrégulière démarreraient ce dimanche, des opérations ont eu lieu à New York dès samedi soir. Mais les habitants de deux maisons visées auraient réussi à repousser la police de l’immigration (ICE), au prétexte que celle-ci ne disposait pas d’un mandat en bonne et due forme. Ces derniers jours, les clandestins ont en effet été largement sensibilisés sur leurs droits par les associations.
La mission de l’ICE n’est pas non plus facilitée par les autorités locales. Les neuf villes visées par l'opération sont le plus souvent des bastions démocrates, voire des « sanctuaires » qui considèrent qu’un clandestin n’est pas un hors-la-loi. Ainsi, même si l’administration Trump a bien confirmé que l’opération avait démarré, les échos de la matinée traduisaient un certain calme, aucun drame ou événement violent n’a en tout cas été signalé.
Repoussée le mois dernier, et curieusement annoncéé avec fracas alors qu’elle nécessiterait de la discrétion, cette opération vise en théorie un million de personnes, même si la police de l'immigration devrait, pour des raisons logistiques, se concentrer sur environ 2 000 personnes dans un premier temps.
Quel que soit le nombre d’arrestations, la Maison Blanche a d’ores et déjà réussi à écarteler un peu plus les Américains, et à terroriser des millions d’immigrés qui craignent désormais qu’on vienne frapper à leur porte. Une « politisation » dénoncée par un ancien directeur de l’ICE, d’autant qu’elle met aussi en danger les agents de l’État.
Des milliers de sans-papiers aux Etats-Unis dans l'angoisse de l'expulsion
AFP, L'Express - 14 jul 2019
https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/des-milliers-de-sans-papiers-aux-etats-unis-dans-l-angoisse-de-l-expulsion_2089547.html
NEW YORK - Des milliers d'immigrés clandestins attendaient dans l'angoisse aux Etats-Unis la vague de descentes de police annoncée pour dimanche par le président Donald Trump, préalable à une opération d'expulsions qu'il considère comme une "obligation". Les dizaines de manifestations dans tout le pays et les appels à la retenue n'y auront rien fait. Tôt dimanche, des agents de l'immigration (ICE) sont attendus dans les rues d'au moins 10 grandes villes américaines [Chicago (IL), New York (NY), Baltimore (MD), Atlanta (GA), Miami (FL), New Orleans (LA), Houston (TX), Denver (CO), Los Angeles et San Francisco (CA), toutes dirigées par des Démocrates; ndc] pour arrêter quelque 2.000 personnes en situation irrégulière.
Le spectre de cette vague d'interpellations s'annonce beaucoup plus réduit que les "millions" prédits par Donald Trump en juin à l'aube d'une opération finalement repoussée, mais l'inquiétude, elle, est la même chez tous ceux susceptibles d'être visés. D'autant que, selon plusieurs médias, les autorités de l'immigration comptent également expulser des clandestins arrêtés pendant une descente mais qui ne figuraient pas initialement sur la liste des individus recherchés.
"Cette incertitude, cette peur, font des ravages, c'est incontestable", a déclaré la maire démocrate de Chicago, Lori Lightfoot, sur CNN [Elle a interdit à sa police d'intervenir; ndc]. "Cela traumatise les gens". "Beaucoup de maires les réclament", a au contraire assuré vendredi Donald Trump au sujet de ces coups de filet. "La plupart. Vous savez pourquoi ? Parce qu'ils ne veulent pas de crimes dans leurs villes et leurs Etats". "Durant la première année de mon mandat (en 2018), le taux d'homicides a atteint son plus bas niveau en 51 ans, (...) donc je ne vois pas la logique de choisir Miami", a expliqué Francis Suarez, le maire républicain de la ville, qui ferait partie de la liste. "Cela ne simplifie pas la tâche des maires pour maintenir le calme et la paix chez nos administrés", a-t-il ajouté.
Certains édiles, au relais d'associations de défense des droits de l'Homme, ont publiquement rappelé leurs droits aux personnes en situation irrégulière et les ont invitées à les exercer, le cas échéant. "Si vous craignez d'être expulsé, restez chez vous dimanche, ou déplacez vous en groupes", a prévenu samedi la maire d'Atlanta, Keisha Bottoms, sur la chaîne CNN. "Si quelqu'un frappe à votre porte, n'ouvrez pas, s'il vous plaît, à moins qu'il n'ait un mandat."
"C'est un coup politique pour convaincre beaucoup de gens qu'aux Etats-Unis, les problèmes viennent des immigrés", a estimé, sur la chaîne MNSBC, Bill de Blasio, le maire de New York, qui redoute, comme d'autres responsables, que ce climat incite les clandestins à ne plus interagir avec la police ordinaire, compliquant ainsi sa tâche. "Des millions de personnes font la queue pour devenir des citoyens de ce pays", a expliqué vendredi le président américain. "Ce n'est pas juste qu'il suffise à quelqu'un de franchir la frontière pour obtenir la citoyenneté (américaine)".
Beaucoup s'inquiètent d'un nouvel afflux de clandestins arrêtés par les autorités alors que les centres de rétention sont déjà surchargés. Les Etats-Unis sont, en effet, confrontés depuis plus d'un an à une crise migratoire à leur frontière avec le Mexique, franchie chaque mois par des milliers de Centraméricains qui fuient la violence et la misère dans leur pays. Le nombre de clandestins arrêtés au mois de juin - plus de 100.000 - a baissé de 28 % par rapport à mai, mais la situation à la frontière reste "critique", a indiqué cette semaine le ministère de la Sécurité intérieure.
Vendredi et samedi, des dizaines de manifestations ont été organisées dans tout le pays pour réclamer la fermeture des centres de rétention situés à la frontière et s'opposer aux descentes prévues dimanche. Plusieurs médias américains ont fait état de centres où étaient détenus des enfants de moins de douze ans, sans leurs parents, dans des conditions d'hygiène inquiétantes.
La rumeur courrait samedi qu'ICE, la police de l'immigration, pourrait réquisitionner des chambres d'hôtel pour réunir des clandestins interpellés dimanche, faute de place. Sollicité par l'AFP, le groupe Marriott International a indiqué ne pas avoir été contacté en ce sens par les autorités américaines mais avoir pris, de manière anticipée, "la décision de refuser toute demande d'utiliser nos hôtels comme des locaux de détention".
La police de l’immigration sur le point de déclencher une rafle géante de sans-papiers dans 10 villes des USA
[Thousands Are Targeted as ICE Prepares to Raid Undocumented Migrant Families]
par Caitlin Dickerson & Zolan Kanno-Youngs, avec la contribution de Maggie Haberman et Emily Cochrane
traduit par Fausto Giudice
The New York Times (11/07/2019), rapporté par Tlaxcala - 13 jul 2019
Article original: https://www.nytimes.com/2019/07/11/us/politics/ice-families-deport.html
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=26516
Des rafles à l’échelle nationale pour arrêter des milliers de membres de familles sans papiers ont été programmés pour commencer dimanche, selon deux responsables actuels et un ancien responsable de la sécurité intérieure, une opération qui avance rapidement, dont les derniers détails sont encore flous. L'opération, soutenue par le président Trump, avait été reportée, en partie à cause de la résistance des responsables de sa propre agence d'immigration.
Les rafles, qui seront menées par les services de l'immigration et des douanes (ICE) pendant plusieurs jours, comprendront des déportations "collatérales", selon les responsables, qui ont parlé sous couvert de l'anonymat en raison de la phase préliminaire de l'opération. Dans ces déportations, les autorités pourront détenir des immigrants se trouvant sur les lieux, même s'ils n’étaient pas la cible des rafles.
Dans la mesure du possible, les membres de familles qui sont arrêtés ensemble seront détenus dans des centres de détention familiale au Texas et en Pennsylvanie. Mais en raison du manque d'espace, certains pourraient se retrouver dans des chambres d'hôtel jusqu'à ce que leurs documents de voyage puissent être préparés. L'objectif de l'ICE est de déporter les familles le plus rapidement possible.
Les responsables ont déclaré que les agents de l'ICE visaient au moins 2.000 immigrants qui ont fait l'objet d'une ordonnance d'expulsion - certains en raison de leur défaut de comparaître devant le tribunal - mais qui demeurent illégalement dans le pays. L'opération devrait avoir lieu dans au moins 10 grandes villes.
Les familles ciblées sont celles qui ont traversé la frontière récemment: l'administration Trump a accéléré ses procédures d'immigration l'automne dernier. En février, bon nombre de ces immigrants ont été avisés de se présenter à un bureau de l'ICE et de quitter les USA, ont indiqué les responsables de la sécurité intérieure. Matthew Bourke, un porte-parole de l'ICE, a déclaré mercredi que l'agence ne ferait pas de commentaires sur des détails spécifiques liés aux opérations d'exécution, pour assurer la sécurité et la sûreté du personnel de l'agence.
La menace de l'expulsion a ébranlé les communautés d'immigrés à travers le pays, provoqué des réactions négatives de la part des politiciens locaux et des fonctionnaires de police et alimenté la division au sein du Département de la sécurité intérieure, l’organisme chargé de procéder aux déportations. L'objectif de l'administration Trump est d'utiliser l'opération comme une démonstration de force pour dissuader les familles d'approcher la frontière sud-ouest, ont déclaré les responsables.
Bien que rares, de telles rafles coordonnées ont eu lieu sous les gouvernements précédents. Des agents ont exprimé des appréhensions au sujet de l'arrestation de bébés et de jeunes enfants, ont déclaré des responsables. Les agents ont également noté que l'opération pourrait avoir un succès limité parce que la rumeur s'est déjà répandue parmi les communautés d'immigrés sur la façon d'éviter l'arrestation, notamment en refusant d'ouvrir la porte quand un agent se présente au domicile des intéressés. Les agents de l'ICE ne sont pas légalement autorisés à entrer de force dans une maison. Les avocats de la défense en matière d'immigration sont susceptibles de déposer des requêtes pour rouvrir les dossiers d'immigration des familles, ce qui retarderait considérablement, si ce n'est complètement, leur renvoi des USA.
Pendant des semaines le mois dernier, le directeur de l'ICE de l'époque, Mark Morgan, a signalé que les agents allaient intensifier leurs efforts pour rassembler les familles. Quelques jours avant le début de l'opération, M. Trump avait annoncé le plan sur Twitter, faisant fi des agents de l'ICE dont les responsables de la sécurité craignaient qu'ils ne soient compromis en conséquence.
Début juin, le secrétaire par intérim du Département de la sécurité intérieure, Kevin K. McAleenan, a dit à M. Morgan d'annuler l'opération. M. McAleenan n'a pas appuyé les rafles, ont déclaré les responsables de l'époque, en partie parce qu'ils craignaient que les parents sans papiers ne soient séparés de leurs enfants qui sont citoyens américains. M. Morgan a alors directement fait pression sur M. Trump pour qu'il aille de l'avant avec les rafles. Il est aujourd'hui commissaire des douanes et de la protection des frontières, une autre branche du Département de la sécurité intérieure.
Lors d'une réunion tendue avec les responsables de la Maison-Blanche le 21 juin, deux jours avant le début prévu des rafles, M. McAleenan a de nouveau décrit les défis de l'opération, y compris la séparation des familles et la logistique pour les loger jusqu'à leur départ. Si des parents sans papiers ont des enfants qui sont citoyens américains, par exemple, les agents de l'ICE devront attendre avec les enfants dans une chambre d'hôtel jusqu'à ce qu'un parent aux USA puisse les réclamer.
Les responsables de la sécurité intérieure craignaient également que de nombreuses familles que l'administration espérait détenir n'aient quitté les adresses connues de l'ICE après que M. Trump eut tweeté les plans de l'agence. La Présidente (de la Chambre des Représentants) Nancy Pelosi a appelé M. Trump après son tweet et l'a exhorté à mettre fin à l'opération, qu'elle a décrite dans une déclaration quelques heures plus tard comme "sans cœur".
M. Trump a ensuite tweeté qu'il retarderait l’opération à la demande des Démocrates. Mais il a également menacé de reprendre les déportations si les Démocrates refusaient de se joindre aux législateurs républicains pour "trouver une solution aux problèmes de l'asile et des problèmes des trous à la frontière sud". Quelques jours plus tard, le Sénat a adopté un programme d'aide humanitaire de 4,6 milliards de dollars pour la frontière.
Le nombre de passages de migrants a diminué depuis mai, lorsque 144.200 d'entre eux ont été placés en détention à la frontière sud-ouest, un record en 13 ans. Vendredi dernier, M. Trump a dit que les rafles commenceraient "assez rapidement". « Je dis qu'ils sont entrés illégalement et que nous les faisons sortir en toute légalité », a déclaré le président aux journalistes.
États-Unis: Des milliers de manifestants contre les "camps de concentration" de migrants
AFP, France24 - 13 jul 2019
https://www.france24.com/fr/20190713-etats-unis-manifestations-camps-retention-migrants-donald-trump-immigration-mexique
Plusieurs manifestations ont eu lieu, vendredi 12 juillet, aux États-Unis, contre le sort réservé aux migrants placés, et pour réclamer la fermeture des camps de rétention de migrants, qualifiés par les protestataires de véritables "camps de concentration". L’administration Donald Trump s’apprête à lancer une vaste opération contre les étrangers en situation irrégulière et a déjà annoncé une vague d’expulsions de sans-papiers.
"Libérez-les, maintenant"... L'appel lancé par des milliers de personnes s'est répété vendredi à San Ysidro (Californie), à la frontière mexicaine, mais aussi ailleurs aux États-Unis. Ouvrant la marche, qui s’est dirigée vers le bâtiment administratif du poste frontalier situé face à la ville mexicaine de Tijuana, des enfants portaient sur les épaules des couvertures de papier aluminium, comme celles que reçoivent les personnes sans papiers interpellées. D'autres avançaient au rythme de danses traditionnelles, dans une odeur d'encens. "Fermez les camps de concentration", "La place des enfants n'est pas dans des cellules", "Nous ne sommes pas des nazis", proclamaient notamment les pancartes des manifestants.
Des défilés similaires se sont déroulés dans d'autres villes américaines. À Los Angeles, à Washington DC, mais aussi à Homestead en Floride, 10 jours après qu'un audit de ces centres de rétention a dénoncé les conditions de surpeuplement qui y prévalent. "La définition des camps de concentration est un endroit où sont détenues des personnes qui ne sont pas des criminels, pour des raisons raciales ou ethniques." a expliqué Mimi Rosicky, 56 ans, vêtue d’une chemise blanche rayée de lignes noirs, une étoile de David accrochée à la poitrine. "C'est ce qui se passe maintenant. Nous avons des camps de concentration aux États-Unis" a-t-elle ajouté, brandissant une pancarte déclarant, "quand les juifs disent plus jamais ça, ils savent de quoi ils parlent".
C’est "une situation que l’on n’a jamais vue" estime Marco Aguilar, comparant le gouvernement de Donald Trump au nazisme ou au totalitarisme de Joseph Staline. "Il ne peut en être question au pays de la liberté et de l’égalité". Présente dans le cortège, Alisa Davies, 48 ans, s'est, elle, déguisée en statue de la Liberté, qui reste pour beaucoup le symbole de l'immigration aux États-Unis, ouvrant ses bras "aux immigrants". "Il n'y a pas de raison, dit-elle, pour traiter les réfugiés et les immigrants de façon inhumaine".
Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré la semaine dernière que la meilleure solution aux centres de rétention était finalement de ne "pas venir" aux États-Unis. Ce dernier, qui espère être réélu l’an prochain, a multiplié pendant son mandat les mesures pour lutter contre l'immigration illégale. Vendredi, le vice-président, Mike Pence, s’est rendu au Texas pour dénoncer la crise migratoire venue essentiellement des pays d'Amérique centrale et qui, selon lui, "submerge [le] système" américain.
Les manifestants sont finalement passés devant une pancarte en forme de panneau routier annonçant "Mexique, pas de retour vers les États-Unis". Comme un défi, ceux-ci se sont arrêtés et ont poursuivi leur chemin, avant de se disperser après avoir observé une minute de silence.
>> Willem Van Spronsen, un militant antifasciste de 69 ans, a été abattu par la police de Tacoma (État de Washington) le 13 juillet, après avoir tenté, au moyen de bombes incendiaires, de mettre le feu à des véhicules utilisés pour la déportation des migrants enfermés au Northwest Detention Center. Le Northwest Detention Center est un camp géré par le GEO Group, entreprise privée qui agit pour le compte de la police aux frontières (ICE). Avec une capacité d’internement de 1.575 prisonniers, c’est l’un des plus grands camps des USA. Y sont notamment internées des personnes qui ont été séparées de leurs enfants après leur arrestation, dans le cadre des dernières mesures racistes de l’administration Trump.
EDIT (16 juillet 2019) La phrase du jour: « Si vous détestez votre pays, si vous n'êtes pas heureux ici, vous pouvez partir ! » (tweet de Donald Trump, 16/07/2019). Ça ressemble à la phrase de Sarkozy: « Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter » prononcée en 2006, un an avant la présidentielle.
Pas d’expulsions massives des migrants clandestins des Etats-Unis comme le voulait Trump
par Andrei Touabovitch
Courrier stratégique - 15 jul 2019
http://courrierstrategique.com/14663-pas-dexpulsions-massives-des-migrants-clandestins-des-etats-unis-comme-le-voulait-trump.html
Comme souhaité par le président américain Donald Trump, les autorités ont assuré avoir arrêté dimanche des familles de migrants sans-papiers en perspective de leur expulsion, alors que le président américain parlait d’une vaste opération dans dix villes des Etats-Unis au cours du week-end dernier. Cette opération effectuée par les éléments du service de contrôle et d’immigration des douanes (ICE) devait concerner environ 2.000 familles arrivées récemment de manière irrégulière sur le sol américain.
Bon nombre de clandestins ainsi que les activistes pro-migrants sont demeurés vigilants tout au long du week-end. Mais, au final, seules quelques interventions mineures, entre autres à Denver, Miami et New-York, ont été rapportées dimanche soir. « Nous menons des opérations ciblées contre des individus précis … dont un juge de l’immigration a ordonné l’expulsion », a expliqué le directeur de l’ICE, Matt Albence, cité par la chaîne TV Fox News.
Les avocats du groupe American Immigration Council, qui se trouvaient dans le plus important centre de détention de familles de migrants, dans la localité texane de Dilley, n’ont pas fait état d’arrestation. Selon une responsable du Southern Poverty Law Center (SPLC), aucune opération des autorités n’a été confirmée dans les principales villes du sud des Etats-Unis, dont Atlanta. De son côté, le maire de New York, Bill de Blasio a déclaré que trois opérations de l’ICE se sont déroulées samedi dans sa ville, sans qu’aucune arrestation ne soit rapportée, précisant que l’ICE n’est pas intervenu dimanche à New-York.
EDIT (9 août 2019) Trump déclare que les raids de l'ICE sont un "très bon moyen de dissuasion"...
Critiques après une vaste opération anti-clandestins aux Etats-Unis
Belga, La Libre - 08 aot 2019
https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/belga/critiques-apres-une-vaste-operation-anti-clandestins-aux-etats-unis-5d4c90bd9978e254e25de2d5
MIAMI - La police migratoire américaine traquant les clandestins a arrêté mercredi quelque 680 employés du secteur agroalimentaire dans l'Etat du Mississippi, une vaste opération qui suscitait jeudi des critiques. La rafle visant notamment des usines du secteur avicole a été présentée par les autorités comme la plus importante ciblant en un jour un Etat depuis au moins une décennie.
Selon les médias locaux, des enfants n'ont appris l'arrestation de leurs parents qu'à leur retour de l'école. En larmes, ils ont imploré les autorités de les relâcher: "j'ai besoin de mon père et de ma mère, mon père n'a rien fait, ce n'est pas un criminel", a déclaré Magdalena Gomez Gregorio, 11 ans, à la chaîne WJTV. Des amis et des voisins ont pris en charge les enfants et les ont emmenés dans un gymnase, où ils ont passé la nuit. Selon WJTV, tous étaient rentrés chez eux ou avaient pu être confiés à des membres de leur famille jeudi.
L'absence d'explications sur les raisons ayant conduit à investir ces sites industriels précisément mercredi - date choisie par Donald Trump pour rendre hommage aux victimes de deux récentes fusillades ayant endeuillé la population hispanique - a également soulevé des interrogations. "Le jour même où le président est censé réconforter une population dans la peine et rendre hommage à la diversité américaine à El Paso, son administration alimente au contraire la crainte par des rafles migratoires massives dans le Mississippi", a dénoncé le démocrate Joe Biden, en tête de la course pour devenir le rival de M. Trump à la présidentielle 2020. [Il faudrait quand même rappeler que durant les mandats présidentiels d'Obama (2009-2017)pendant lesquels Biden a été vice-président, 3,1 millions d'immigrants ont été arrêtés et expulsés, et dans ces circonstances, il n'y a pas de "bonnes conditions"; ndc]
D'autres voix se sont inquiétées des conséquences de ces interpellations ayant séparé des familles. "Ma principale préoccupation est: qu'advient-il des enfants ?", s'est interrogé sur CNN William Truly, le maire de Canton, une des villes théâtre de l'opération anti-clandestins. Les autorités avaient assuré avoir pris en compte les situations familiales particulières afin qu'aucun enfant ne se retrouve abandonné. Au final certains adultes, menottés lors de leur interpellation, ont été placés en détention en vue de leur expulsion, d'autres ont été relâchés, d'autres convoqués à une audience judiciaire ultérieure et placés sous contrôle électronique. Cette répartition n'a pas été rendue publique.
Dénonçant une "invasion", le président Trump s'est récemment engagé à accélérer le processus d'expulsion de "millions" de migrants arrivés aux Etats-Unis illégalement. Il les accuse de peser sur le marché américain de l'emploi, même si le taux de chômage est au plus bas et que ces clandestins occupent fréquemment des postes à forte pénibilité, notamment dans le secteur agricole.
08/01/2023 >> Biden annonce qu'il autorise chaque mois 30.000 migrants haïtiens, vénézuéliens, cubains et nicaraguayens à entrer aux États-Unis, à condition que ces derniers aient un parrain y résidant capable de les recevoir.