Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
30.01.2026
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200 milliards de fr cfa, estimation donnée en 2009 (à laquelle il faudra rajouter le coût du débat tv) = 300 millions d'euros pour 6,4 millions d'inscrits qui auront été facturés aux contribuables ivoiriens.
Côte d’Ivoire / Election présidentielle: Des milliards dépensés pour rien
par Huberson Digbeu
Ivoir TV net, rapporté par Africa Time - 02 dec 2010
http://www.africatime.com/ci/nouvelle.asp?no_nouvelle=565769&no_categorie=
Si les Ivoiriens ne se sont pas beaucoup intéressé à cette colossale somme d’argent qu’a coûté l’élection présidentielle, c’est parce qu’ils ont cru en des politiciens, qui leur avaient tout promis. Les Ivoiriens ont cru que leurs leaders étaient sincères pour mettre fin à leur souffrance. Il n’y a que la paix qui comptait pour eux. Des centaines de milliards de F CFA mobilisés pour la sortie de crise, représentaient donc pour les populations, l’effort à consentir pour retrouver la paix.
Qualifiée de plus chère au monde, l’élection présidentielle pourrait ne pas répondre à l’attente des Ivoiriens. Et pourtant tous ont, les mains sur les poitrines, donné l’impression de mettre la misère des populations au centre de leurs programmes de société.
Une semaine, après leur face à face, l’on constate que les propos mieleux des deux candidats en faveur de ces populations n’étaient que de la poudre aux yeux. Parce que aucun candidat dans la situation actuelle, n’a dans son rêve prévu perdre cette élection. Et depuis quelques jours, que la tension est montée dans les deux camps, l’on comprend aujourd’hui que les centaines de milliards qui ont été injectés dans le processus de sortie de crise, n’auraient servi à rien, si la violence qui a plongé la Côte d’Ivoire dans les ténèbres est de retour. Ce n’est pas ce que les Ivoiriens souhaitaient et attendaient des politiciens. La mort, la terreur, la psychose, le couvre feu, les Ivoiriens n’avaient pas dû envisager une telle atmosphère après une élection qui leur annonçait pourtant des jours meilleurs.
Aujourd’hui, l’on ne sait plus où mettre la tête. Chaque jour est un défi à relever. En attendant le lendemain. La belle fin d’année à laquelle tous rêvaient pourraient ne pas l’être. Car des moments difficiles, après la proclamation des résultats ne sont pas à écarter.
Huberson Digbeu
Les élections les plus chères au monde...
par Kisselminan Coulibaly
Info Mali - 23 aot 2010
http://infomali.net/LeMali/index.php/permalink/3267.html
200 milliards de f.cfa. Un chiffre à donner du tournis. Une élection incroyablement chère. Comment le choix d’un président dans un pays en voie de développement comme la Côte d’Ivoire peut s’avérer aussi coûteux ?
Les raisons sont multiples qui tiennent à la fois d’un processus extrêmement complexe et de reports successifs du scrutin présidentiel.
Processus extrêmement complexe ?
Il existe une multiplicité d’acteurs qui interviennent dans le mécanisme. On citera: la Commission électorale indépendante - c’est elle qui coiffe tous les autres acteurs, la Commission nationale de supervision de l’identification, l’Office national de l’Identification, l’Institut national de la Statistique et la Société Sagem-sécurité. Cette dernière - fruit de la crise de confiance entre les acteurs politiques - s’est révélée un véritable gouffre financier.
Qui donc est Sagem ?
Elle est une filiale du groupe français Safran. En mai 2002, sous Emile Boga Doudou, le défunt ministre de l’Intérieur, l’opérateur avait été désigné pour la confection des nouvelles cartes d’identité sécurisées. Le contrat s’élevait déjà à 46 milliards f. cfa. Sagem s’était choisie comme partenaire la Société ivoirienne de télécommunications (Sitel) dirigée par l’homme d’affaires François Bakou. L’éclatement de la crise armée - le 19 septembre 2002 - a conduit à des bouleversements. Ceux qui, à l’époque, avaient attaqué le pays ont prétexté de problèmes identitaires.
Décembre 2005, après que Charles Konan Banny a débarqué à la primature, le pays a lancé un appel d’offres international pour sélectionner l’opérateur technique qui se chargera de faire l’identification et le recensement électoral. A cet exercice, Sagem est sortie victorieuse. Elle était opposée au belge Zetes - qui s’est occupé de l’identification en RD Congo et à Germalto, leader européen de la carte à puce. L’offre financière de Sagem qui était initialement de 5 milliards f. cfa a connu un bond extraordinaire et est passé après des discussions à 48 milliards f.cfa. Au moins 17 milliards f.cfa - montant additionnel- ont été prévus pour l’équipe technique de la Primature et les autres structures: Ins, Oni, Cnsi.
Toutes ces prévisions ont été contrariées par la crise politique. Charles Konan Banny a quitté la Primature laissant la place à une nouvelle équipe. De nouvelles négociations ont été menées: l’identification et l’enrôlement devaient être réalisés en quarante cinq jours pour un coût de 68 milliards f. cfa. Le montant était ainsi réparti: 48 milliards f. cfa pour la prestation de l’opérateur français Sagem, 12 milliards f. cfa pour les partenaires techniques et 8 milliards f. cfa pour les assurances. Le processus devant conduire à l’élection présidentielle est véritablement coûteux !
Les 45 jours prévus pour réaliser l’identification n’ont pas été respectés, l’opération ayant duré de septembre 2008 à juin 2009. Sagem a joliment négocié son contrat. Chaque semaine supplémentaire coûtait à l’Etat ivoirien 2,5 milliards de plus. L’opérateur français avait finalement réclamé la somme de 160 milliards f. cfa à la Côte d’Ivoire. De quoi précipiter un voyage à Paris, le 16 juillet 2009, du ministre l’Economie et des Finances, Charles Koffi Diby et de Sidi Mohamed Kagnassi, représentant les intérêts de la société Sagem à Abidjan...
Sagem-sécurité a été choisie très probablement pour son expertise. L’opérateur a été surtout désigné pour servir de structure accompagnatrice à l’Institut national de la Statistique. L’objet ? Rassurer certains acteurs - d’opposition - qui ont eu une inclination à douter de l’impartialité de l’INS, structure publique.
Les multiples reports de l’élection ont entraîné des coûts additionnels et conféré à la Côte d’Ivoire, le titre de pays sous-développé en passe d’organiser une élection plus que jamais coûteuse. 200 milliards f. cfa pourraient avoir été mobilisés au soir du 31 Octobre 2010. Peut-être un peu plus. Le Directeur général de l’Economie, Kouassy Oussou, a indiqué, lors d’une cérémonie, le week-end dernier, à Bouaké, que le premier tour de la présidentielle devrait coûter plus de 100 milliards f. cfa. Et la Côte d’Ivoire est encore à la recherche d’espèces sonnantes pour tenir une élection particulièrement chère.
Côte d'Ivoire: Fermeture des banques, pénurie généralisée, congés forcés, transport au ralenti
Le chaos aux portes ivoiriennes ?
Le nouveau réveil (Abidjan) - 03 dec 2010
http://www.lenouveaureveil.com/a.asp?n=381899&p=2687
Le mot est effrayant. Mais, il n'en est pas moins juste. Le chaos frappe vraiment aux portes de la Côte d'Ivoire. Résolument, le couvre-feu "interminable" précipite le pays et ses populations dans une situation de confusion.
Où on ne sait donner de la tête. Les produits de grande consommation disparaissent progressivement des marchés sur le territoire national. Le gaz domestique, les produits vivriers, les produits de premières nécessités (huile, poisson, viande ), le transport se raréfient pour faire place, inexorablement, à un vide dont les conséquences pourraient être invivables pour les populations. Le couvre-feu, on sait, a toujours un caractère inhibitif, réductif et restrictif dans la vie d'une nation et de ses habitants.
Toutefois, on ne saurait écarter la longue et stressante attente des résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre. Cet état de fait, loin de résoudre les problèmes quotidiens des Ivoiriens, les empire et surtout développe leur courroux. Puisque dans cette situation, les personnes huppées en nombre d'ailleurs réduit, s'offrent la vie qu'elles désirent. Quand, la grande majorité de leurs concitoyens peinent à se nourrir à se soigner, à s'habiller, à scolariser leurs enfants.
Ce sont aujourd'hui en Côte d'Ivoire, et cela pour une période non encore déterminée, les banques fermées, les congés forcés (les travailleurs ne peuvent se rendre à leurs lieux de travail, ils sont apeurés), le transport en commun au ralenti, la pénurie généralisée. Bref, toute la vie en Côte d'Ivoire perd progressivement de sa substance. A cause des faits cités plus haut. Qu'adviendra-t-il de la Côte d'Ivoire ? Quel avenir immédiat réserve-t-on aux Ivoiriens ? L'on ne saurait le dire. Cependant, on ne peut nier que la situation de pénurie qui se généralise ne peut garantir la sérénité, le calme chez des populations lasses de souffrir. Vivement que la Côte d'Ivoire retrouve son ambiance harmonieuse !