Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
>> Toutes les rubriques <<
· 37 - Lointains échos dictatures africain (402)
· 00 - Archivage des brèves (791)
· .[Ec1] Le capitalisme en soins intensifs (551)
· 40 - Planète / Sciences (389)
· 10 - M-O. Monde arabe (386)
· . Histoires et théories du passé (224)
· 20 - Japon, Fukushima (237)
· .[Ec2] Métaux, énergies, commerce (253)
· 24 - USA (311)
· 19 - Chine [+ Hong Kong, Taïwan] (322)
Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
15.02.2026
8745 articles
Ces employés japonais qui nettoient les scènes de morts, 05/04
Kenya: La sinistre parade des corps des assaillants dans les rues de Garissa, 05/04
Rio: Manifestation après la mort d'un enfant de 10 ans dans une favela, 04/04
Vale vend 49 % de sa participation du barrage amazonien de Belo Monte, 02/04
Mauritanie: La grève du secteur minier paralyse le pays, 01/04
Le superviseur bancaire européen propose de limiter l'exposition des banques aux obligation d'Etats, 01/04
Les Libyens craignent un « scénario à l’irakienne » pour leurs sites archéologiques, 01/04
L'université est devenue un produit de luxe en Grande-Bretagne, 31/03
Un blogueur bangladais « libre-penseur » assassiné, 30/03
Dimanche 5 --------------------------------------
Les chiffres de l'éco du dimanche:
€/$: 1,0967 / $/¥: 118,97 / US$ index: 96,76
OR: 1202,95 $ / Cuivre: 6001,50 $ / Blé: 5,36 $ / Pétrole WTI: 49,14 $ / Brent: 54,95 $ (écart: 5,2)
Indice CRB (matières premières): 216,63 (- 1)
Indice Baltic (frets maritimes): 588 (+ 3, + 3, - 6, - 8, - ) Le Baltic est à l'arrêt. On se rend bien compte que les prévisions de croissance ne proviennent pas de l'investissement productif, mais d'autres choses: financiarisation, dépenses publiques (= dette) et commandes militaires.
Taux obligataires (à 10 ans): CH: - 0,06 % / D: 0,18 % / PB: 0,35 % / J: 0,35 % / F: 0,47 % / B: 0,48 % /
I: 1,30 % / E: 1,31 % / CAN: 1,37 % / UK: 1,62 % / USA: 1,90 % / ... / RUS: 11,86 % / BR: 13,12 %
Après avoir assisté à la plus grosse progression des indices boursiers sur un trimestre depuis 1998, tout le monde s'interroge. Les uns sur le potentiel de hausse permis par le flot de liquidités injectées par les banques centrales alors que l'impact de la hausse du dollar devrait se faire sentir prochainement sur le résultat des entreprises aux Etats-Unis. Les autres sur l'assèchement des liquidités que l'on constate sur le marché de la dette souveraine européenne alors que les opérations de refinancement sont en nette baisse, alors que la fuite des capitaux se serait élevée à 135 milliards d’euros pour le second semestre 2014. On enregistre également des tendances contradictoires sur le marché des devises où le niveau atteint par le dollar par rapport à toutes les autres monnaies est source de déséquilibres et d'inquiétude, ou encore sur le marché du pétrole avec des prévisionnistes qui voient les cours remonter à plus de 60 $ et d'autres qui les voient chuter sous les 40 $.
Ce sont autant de cas de figure inédits; ils amènent avec eux une part d'imprévisible et beaucoup d'incertitudes synonymes de spéculation, de risque et de volatilité. Paradoxe: l'indice VIX qui mesure le risque est étonnamment bas, il oscille autour de 15 (sur 100). Est-ce de l'inconscience ou de l'aveuglement ?... Imaginez un funambule en équilibre au dessus d'un abime (la dette !) et qui doit faire face à des vents soufflant dans tous les sens, et vous aurez une représentation imagée de la situation telle qu'elle se présente aujourd'hui.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
YEMEN - Les milices houthies (chiites) ont pris le siège de l'administration locale à Aden.
Ces employés japonais qui nettoient les scènes de morts
Nippon connection, d'après Japan Times - 03 avr 2015
http://www.nipponconnection.fr/ces-employes-japonais-qui-nettoient-les-scenes-de-morts/
En Mars, le corps d’un vieil homme a été retrouvé sur le sol de son appartement par son fils. Il était décédé depuis un mois. Les voisins n’avaient pas remarqué l’absence de l’octogénaire. Sa banque a effectué les paiements de loyer à temps, et sa famille ne lui avait pas rendu visite. La seule raison ayant permis la découverte du corps fut la légère odeur troublant les voisins.
Suite au vieillissement de la population japonaise, de nombreuses personnes meurent seules et sans que cela soit remarqué. Sur les 127 millions d’habitants que compte le pays, 1 personne sur 4 a plus de 65 ans. Lorsqu’un tel décès survient, les familles et les propriétaires se tournent vers Hirotsugu Masuda et son équipage de nettoyage, basée à Tokyo, pour nettoyer l’appartement où le corps gisait pendant des jours ou des semaines. « Ce métier a commencé à devenir un peu plus commun dans le monde. Les gens comment reconnaitre ce genre d’emploi », a déclaré Masuda, dont les services sont requis 3 à 4 fois par semaine en été, lorsque les corps se décomposent plus rapidement.
Lorsque l’équipe de Masuda se présente à l’appartement de Tokyo, la police a déjà retiré le cadavre mais des fluides corporels ont infiltré le sol. Les mouches bourdonnent autour d’un cuiseur de riz. De vieux calendriers et des documents sont éparpillés dans les salles, intouchées pendant des années. Les membres de l’équipe portent un équipement de protection et pulvérisent l’appartement avec un insectifuge, utilisant des gants pour faire les poubelles. Le travail de 6 heures est effectué discrètement afin d’éviter de perturber les voisins. L’équipe dit aux curieux qu’ils déménagent l’appartement. Quand ils ont terminé, de l’encens et de fleurs sont placés là ou reposait le corps. Une photo de la personne décédée est placée à l’endroit où se situait sa tête. L’entreprise de Masuda s’occupe presque exclusivement de décès solitaires demandant entre ¥ 81.000 (620 €) et ¥ 341.000 (2.600 €) selon la taille de l’appartement.
Le Japon comptant 5 millions de personnes âgées vivant seules, le nombre de corps en décomposition trouvés dans des maisons vides devrait monter en flèche. Les données montrent que les victimes sont plus susceptibles d’être des hommes. « Il y a actuellement environ 40.000 décès de ce genre et nous pensons que dans 10 ans, ce chiffre devrait dépasser les 100.000. », a déclaré Hideto Kone, employé d’une ONG spécialisée sur ce type de décès. Les victimes oubliées par leurs familles n’ont pas le droit à une cérémonie d’enterrement. Leurs dépouilles sont enterrées dans une tombe anonyme.
Kenya: La sinistre parade des corps des assaillants dans les rues de Garissa
AFP, 20minutes - 04 avr 2015
http://www.20minutes.fr/monde/1579486-20150404-kenya-sinistre-parade-corps-assaillants-rues-garissa
Empilés à l'arrière d'un pick-up, les corps dénudés et ensanglantés de quatre membres présumés du commando islamiste shebab qui a fait 148 morts dans une université de l'est du Kenya, ont été exhibés samedi par la police dans les rues de Garissa devant des habitants stupéfaits ou en colère. Après avoir exposé les cadavres - gonflés et très abîmés par des projectiles - à l'extérieur de l'hôpital où ils étaient entreposés depuis deux jours, des policiers les ont entassés les uns sur les autres sur une bâche orange recouvrant la plate-forme arrière d'un pick-up blanc, a constaté un correspondant de l'AFP. Le véhicule a parcouru environ 500 m de la rue principale de Garissa, localité située à 150 km de la frontière somalienne, jusqu'à une aire de jeux pour enfants.
Des centaines de personnes, dont des enfants, sont descendues dans la rue pour voir les cadavres, en dépit de l'insupportable puanteur. Certains ont jeté des pierres sur les corps au passage du véhicule accompagné d'insultes et de huées au fur et à mesure de sa progression. (...) De nombreux badauds photographiaient la sinistre parade avec leurs téléphones, mais beaucoup disaient être dégoûtés par le spectacle. « Amener des corps de défunts, qu'ils soient des terroristes ou non, et les montrer nus dans les rues, ne peut qu'inciter les terroristes à agir avec plus de haine lors d'une autre attaque », a estimé Abdi Hussein, un chef coutumier, « c'est inhumain d'exhiber des cadavres nus ». (...) « Parcourir les rues en plein jour (avec des cadavres), dans un pays qui défend la dignité humaine est embarrassant », a estimé Ahmed Yusuf, étudiant dans un autre établissement de la ville. « Au lieu d'exhiber les corps dans les rues maintenant, les forces de sécurité auraient mieux fait d'agir pour les empêcher de tuer les étudiants », a-t-il estimé. [Les autorités voulaient calmer la population en lui livrant les corps en pature; ndc]
Jeudi à l'aube, le commando islamiste avait pénétré sur le campus de l'université de Garissa, une ville qui a été le théâtre régulier d'attaques - de moindre envergure - par les islamistes somaliens shebab. Les assaillants avaient ouvert le feu sur ceux qui croisaient leur route, avant d'entrer dans la résidence universitaire, surprenant des centaines d'étudiants dans leur sommeil ou au saut du lit. Les survivants ont raconté le cynisme terrifiant des assaillants qui, après avoir laissé partir les musulmans, ont joué avec leurs otages avant d'en abattre certains de sang froid. (...)
Samedi 4 -----------------------------------------
Rio: Manifestation après la mort d'un enfant de 10 ans dans une favela
AFP, Le Monde - 04 avr 2015Z
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/04/manifestation-apres-la-mort-de-plusieurs-personnes-dans-une-favela-de-rio_4609558_3222.html
RIO DE JANEIRO - La police de Rio de Janeiro a dispersé vendredi à l'aide de gaz lacrymogène une manifestation dans une favela, après la mort la veille d'un enfant de 10 ans dans un échange de tirs. Plusieurs centaines de personnes, criant "la police ne tue que les habitants !" et "dehors les UPP" (Unités de police pacificatrice, installées dans les favelas), ont bloqué l'un des accès au complexe de favelas Alemao, où vivent 70.000 personnes, selon des images de la télévision. Portant des draps blancs, elles ont répliqué aux tirs de gaz lacrymogène en lançant des pierres, selon des journalistes sur place. Un policier a été blessé, d'après la police de Rio.
La mort de l'enfant est survenue jeudi soir, alors que des policiers qui patrouillaient dans le secteur ont été accueillis par des tirs de criminels de la communauté d'Areal, une des favelas d'Alemao, selon la police. Il y a eu un échange de tirs et un enfant a été touché, il n'a pas survécu à ses blessures, a indiqué la police à l'AFP. Les parents de l'enfant tué, Eduardo Jesus Ferreira, ont accusé les forces de l'ordre. "Je n'oublierai jamais le visage du policier qui en a fini avec ma vie. Quand j'ai couru pour lui parler, il m'a visée avec son arme. Je lui ai dit « Tu peux me tuer, ma vie est déjà finie »", a raconté sa mère au site d'informations G1. Elle a précisé au journal O Globo n'avoir pas entendu d'échange de tirs, mais un seul coup.
Dans un communiqué, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a manifesté sa solidarité avec les parents, demandant que les circonstances de cette mort soient éclaircies et les responsables jugés et punis. Le gouverneur de Rio, Luis Fernando Pezao, s'est engagé à arrêter les responsables.
Mercredi, une femme a été tuée par une balle perdue, dans sa maison, et sa fille blessée, alors que policiers et narcotrafiquants s'affrontaient non loin de là. Les trafiquants de drogue cherchent à reprendre le contrôle de cet immense ensemble de favelas, dans lequel la police a repris pied ces dernières années. Au total, 4 personnes sont ainsi décédées par balles, et 3 autres ont été blessées en un peu plus de 24 heures à Rio. Les circonstances des deux autres décès n'ont pas été communiquées. A un an des Jeux Olympiques de 2016, l'insécurité reste un enjeu majeur à Rio, avec de nombreux policiers tués par des trafiquants et des affrontements réguliers entre bandes rivales.
Vendredi 3 ---------------------------------------
Rien.
Jeudi 2 --------------------------------------------
YEMEN - Des soldats "de nationalité inconnue" [Cette fois, ce n'est pas un poisson d'avril, c'est Reuters qui l'annonce; ndc] ont débarqué dans le port d'Aden, dernier bastion des forces gouvernementales. Cette intervention fait suite à la prise, quelques heures plus tôt, du palais présidentiel par les miliciens Houthis et leurs alliés de l'armée yéménite restés fidèles à l'ex-président Saleh.
Vale vend 49 % de sa participation du barrage amazonien de Belo Monte
AFP, Romandie news - 01 avr 2015
http://www.romandie.com/news/Bresil--Vale-vend-49-de-sa-participation-du-barrage-amazonien-de-Belo-Monte/580869.rom
RIO DE JANEIRO - Le géant minier brésilien Vale, n°1 mondial du minerai de fer, a conclu mercredi la vente de 49 % de sa participation dans le barrage controversé de Belo Monte, en Amazonie, pour quelque 100 millions de dollars. Vale détenait 9 % du consortium Norte Energia, en charge des travaux du gigantesque barrage sur le fleuve Xingu, évalués à 13 milliards de dollars. Il sera le 3e plus grand barrage du monde derrière Itaipú, construit à la frontière du Brésil et du Paraguay, et celui des Trois Gorges, en Chine.
Après la vente conclue avec Cemig Generaçao e Transmissao, il restera à Vale 4,59 % de participation indirecte dans les travaux de Belo Monte par le biais d'une filiale. Ce pourcentage nous assure le droit d'acquérir 9 % de l'énergie produite par le barrage, à travers le contrat de long terme signé en 2012, indique un communiqué de Vale. Le processus de vente pour 305 millions de réais (quelque 100 millions de dollars) avait commencé en décembre 2013.
Vale a annoncé récemment une réduction drastique de son plan d'investissement pour 2015, à 10,1 milliards de dollars, pour tenter de faire face à la chute du prix du minerai de fer. Ce sera la 4e année consécutive que le groupe taille dans ses investissements. Fin février, le géant minier a annoncé un bénéfice net de 657 millions de dollars pour 2014, en hausse de 12,5 %, malgré une année difficile en raison de la chute des prix des matières premières et de la dépréciation du real.
Mercredi 1 ----------------------------------------
TURQUIE - Après la prise en otage du procureur en charge du dossier Berkan hier, c'est le quartier général de la police à Istanbul qui a été pris pour cible aujourd'hui. Que se passe-t-il ? Le groupe DHKP-C d'inspiration marxiste-léniniste a-t-il déclaré la guerre à l'appareil d'Etat ? Hier soir, c'était une femme en tenue d'infirmière qui avait tenté de tirer sur Erdogan en criant « Yaşasın anarşi » ("vive l'anarchie"). Les articles de presse relatant les faits ont été retirés en raison d'un article de loi qui stipule qu’en situation d'"état de siège", aucune information ne peut filtrer [C'était le poisson d'avril de Kedistan].Par contre, les arrestations dans les milieux d'extrême-gauche sont bien réelles.
Mauritanie: La grève du secteur minier paralyse le pays
RFI - 01 avr 2015
http://www.rfi.fr/afrique/20150401-mauritanie-greve-secteur-minier-paralyse-pays-snim-revendication-salaire-licencieme/
En Mauritanie, la coalition du FNDU (qui regroupe plusieurs partis d'opposition, des organisations non gouvernementales et des personnalités) a organisé, mardi, une marche à Nouakchott pour soutenir la cause les grévistes de la SNIM dans leur demande de dialogue avec la direction. Depuis plus de 2 mois en effet les employés de la société minière à Zouérat et à Nouadhibou ont cessé le travail pour dénoncer la non-application d'un protocole d'accord qui prévoyait notamment une augmentation des salaires. Depuis le début du conflit, environ 400 grévistes ont été licenciés.
Les discussions se sont accélérées ces derniers jours à Zouérat. Mardi encore, le maire de la ville, qui joue les intermédiaires a reçu une délégation de grévistes. Ces derniers lui ont remis une proposition en trois points. Ils s'engagent à reprendre le travail contre paiement des jours de grève, la réintégration des travailleurs sans poursuite et sans sanction, l'ouverture dans les 48h de négociations autour de leur plateforme de revendication. Des conditions que la SNIM refusait de valider dans leur intégralité. Le maire Cheikh ould Baya, qui est aussi un proche du président, devait donc à nouveau s'entretenir avec les différentes parties.
Se dirige-t-on vers une sortie de crise rapide ? Beaucoup l'espèrent. Car le quotidien des grévistes devient de plus en plus difficile faute de salaire. Et aussi, car cette grève sans précédent pèse sur les comptes de la SNIM qui peine à honorer la totalité des commandes depuis qu'une partie des employés de Nouadhibou a rejoint le mouvement. Un leader de l'opposition résumait: « Cette crise met tout le pays mal à l'aise, il faut aller rapidement vers un dialogue constructif ».
03/04/2015 >> Les mineurs obtiennent la réintégration des 400 mineurs, le versement de 2 mois de salaire + un mois supplémentaire une fois signé l'accord salarial.
Le superviseur bancaire européen propose de limiter l'exposition des banques aux obligation d'Etats
AFP, France24 - 01 avr 2015
http://www.france24.com/fr/20150401-le-superviseur-bancaire-europeen-propose-limiter-lexposition-banques-obligation-detats/
FRANCFORT - La présidente du superviseur bancaire européen (MUS) Danièle Nouy est favorable à une nouvelle règlementation pour limiter l'exposition des banques aux obligations d'Etats, jugeant que ces titres ne sont pas sans risque, selon une interview parue mercredi en Allemagne. "Il y a un problème général concernant la prise en compte des obligations publiques dans les bilans des banques. Elles sont actuellement considérées comme sans risque. Nous avons toutefois appris pendant la crise" que tel n'est pas le cas, a souligné Mme Nouy dans un entretien avec le quotidien allemand des affaires Handelsblatt. Selon la réglementation en vigueur, l'exposition d'une banque à une contrepartie privée unique doit se limiter à 1/4 de son capital éligible. "Il serait sensé d'appliquer le même ordre de grandeur pour les obligations d'Etat", a-t-elle ajouté. Selon elle, "dans la mesure où 19 pays composent la zone euro, les banques ont suffisamment de possibilités pour diversifier largement leur exposition aux dettes publiques". (...)
Les Libyens craignent un « scénario à l’irakienne » pour leurs sites archéologiques
par Ibrahim Hadeia
L'Orient-Le Jour - 01 avr 2015
http://www.lorientlejour.com/article/918604/les-libyens-craignent-un-scenario-a-lirakienne-pour-leurs-sites-archeologiques.html
Les récentes images de la destruction de trésors antiques en Irak ont réveillé les craintes d'un scénario similaire en Libye, un pays au riche patrimoine archéologique où les groupes jihadistes gagnent du terrain. Méconnue, la richesse patrimoniale de la Libye a peu à envier à celle de l'Italie, son ancienne puissance coloniale, ou de la Grèce. Cyrène est ainsi surnommée « l'Athènes d'Afrique » et son temple d'Apollon comparé à celui d'Olympie. D'ailleurs, les sites de Cyrène comme ceux de Leptis, Sabratha (nord), Ghadamès (ouest) et Akakous (sud) sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco. (...)
Comme en Irak où l'EI a profité de l'incapacité des forces de l'ordre à assurer la sécurité, les jihadistes poussent leurs pions en Libye, notamment dans l'est, en profitant du chaos qui y règne depuis la chute du colonel Kadhafi en octobre 2011 (...) . Fin 2104, une emblématique statue d'une femme nue caressant une gazelle a disparu en plein Tripoli, un acte attribué par les autorités à des « terroristes ». Plusieurs mausolées dans la capitale et ailleurs ont en outre été détruits par des islamistes radicaux parfois au bulldozer car, selon eux, la vénération de saints musulmans ou de leurs tombes contredit l'unicité de Dieu.
Dans ce contexte, les archéologues n'excluent plus de mettre à l'abri « hors du pays » les trésors menacés, et de les rapatrier une fois la sécurité rétablie, selon M. Chelmani. Pour mener à bien ce projet, les responsables libyens entendent demander l'aide de l'Unesco et de l'ONU, explique-t-il. L'urgence est aussi de lutter contre le trafic d'antiquités, l'absence de sécurité ayant favorisé les fouilles clandestines sur les sites. Plusieurs cas de vols d'objets antiques ont ainsi été répertoriés à Syrte (nord), Cyrène et dans d'autres localités de l'Est, selon le porte-parole du département des Antiquités, Fathallah Kammech. Fin 2011, « le trésor de Benghazi », une collection de quelque 8.000 pièces d'or, d'argent et de bronze, remontant à Alexandre le Grand, et qui était conservé dans une banque de cette ville, s'est volatilisé.
Dans ce contexte, les archéologues regrettent que les Libyens, d'une façon générale, n'aient pas conscience de l'importance du patrimoine préislamique. L'expert libyen en archéologie Fadhl al-Hassi cite l'exemple de la destruction d'au moins 15 sites depuis 2011 par des habitants qui ont construit des maisons à leur place, dont certaines à Shahat. A Tobrouk, à la frontière égyptienne, un ancien palais islamique remontant à plusieurs siècles a été endommagé et fait aujourd'hui office d'étable. La plupart des sites archéologiques, en pleine nature, ne sont par ailleurs pas très bien protégés, surveillés seulement par des civils non armés dépendant du département des Antiquités.
Mardi 31 ------------------------------------------
[La brève "Espagne: Vague de perquisitions et d’expulsions pendant l’opération Piñata" a été insérée dans "Pandora ou le fourre-tout de l’antiterrorisme espagnol" du 19/12/2014]
L'université est devenue un produit de luxe en Grande-Bretagne
Francetv info - 30 mar 2015
http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/l-universite-est-devenue-un-produit-de-luxe-en-grande-bretagne_863693.html#xtor=AL-79-%5Barticle%5D-%5Bconnexe%5D
En Grande-Bretagne, pour être diplômé, il faut s'endetter. La flambée des frais de l'inscription à la fac fait polémique. À la City University London, on trouve des professeurs prestigieux, des locaux rénovés, des équipements modernes... mais tout cela a un prix. Pour obtenir son master de journalisme, Oliver Jones va devoir débourser 12.000 € par an pendant 3 ans. "Le jour où je sortirai de cette université, j'aurai déjà 40.000 € de dettes et je pense que c'est injuste, surtout quand on sait que les gens qui ont adopté cette loi n'ont eux rien payé pour leurs études", explique l'étudiant au micro de France 2.
Cette décision a été prise par le gouvernement il y a 3 ans. Gratuits jusqu'en 1997, les frais d'université étaient passés à 4.000 € par an en 2009. Le Premier ministre David Cameron a décidé en 2012 de les tripler. D'immenses manifestations étudiantes avaient alors éclaté. Depuis, l'université est devenue un produit de luxe, obligeant les étudiants à prendre un emploi pendant leurs études. La loi prévoit un garde-fou: la dette universitaire sera annulée au bout de 30 ans si la personne n'a pas eu un salaire suffisant et n'a pas pu rembourser, et c'est l'État qui paiera la facture. Selon les estimations, ce pourrait être le cas pour la moitié des étudiants.
Lundi 30 ------------------------------------------
Un blogueur bangladais « libre-penseur » assassiné
Le Monde, avec AFP et Reuters - 30 mar 2015
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/03/30/un-blogueur-bangladais-assassine_4605443_3216.html
Le blogueur Washiqur Rahman, 27 ans, « a été brutalement poignardé à mort ce matin avec de gros couteaux à environ 500 m de chez lui, à Dacca », a annoncé la police lundi 30 mars. Deux hommes, des étudiants en religion, qui tentaient de fuir la scène du crime ont été arrêtés juste après l'agression. D'après Imran Sarker, responsable du réseau de blogueurs Blogger and Online Activists Network, « Rahman écrivait sous le nom de plume de Kutshit Hasher Chhana ["vilain petit canard"]. (...) C'était un libre-penseur progressiste opposé au fondamentalisme religieux ». Une information que n'était pas en mesure de confirmer la police lundi.
Le meurtre a lieu un mois après une attaque similaire contre le blogueur américain Avijit Roy, tué à coups de machette alors qu'il rentrait chez lui avec sa femme. Avijit Roy était un athée fondateur du blog Mukto-Mona (« Libre pensée ») et un fervent promoteur du sécularisme dans ce pays où 90 % des 160 millions d'habitants sont musulmans. Né au Bangladesh, il avait émigré aux Etats-Unis, à Atlanta, il y a environ 15 ans. Son meurtre a suscité l'indignation au Bangladesh et à l'étranger avec des manifestations de plusieurs centaines de personnes réclamant justice. Farabi Shafiur Rahman, un islamiste, considéré comme le principal suspect du meurtre du blogueur américain, a été arrêté au début du mois de mars.