Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
10.01.2026
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Israël face aux démons de l’extrémisme
AFP, L'Orient-Le Jour - 08 jul 2014
http://www.lorientlejour.com/article/875136/israel-face-aux-demons-de-lextremisme.html
Avec l'arrestation de six jeunes extrémistes juifs impliqués dans le meurtre d'un jeune Palestinien brûlé vif, Israël prend conscience du danger croissant d'une idéologie violemment antiarabe diffusée par des groupuscules plus ou moins structurés. « Le meurtre diabolique de Mohammad Abou Khdeir est le cauchemar du Shin Beth (le service de sécurité intérieure), un scénario dans lequel le conflit israélo-palestinien se transforme en lutte interethnique entre deux communautés, guidée par la loi biblique du talion », expliquait hier l'éditorialiste du quotidien Maariv. Le Shin Beth, en charge de l'enquête sur la mort du jeune Palestinien, dont le corps a été retrouvé brûlé à Jérusalem quelques heures après son enlèvement, a arrêté six suspects « soupçonnés d'appartenir à un groupe extrémiste juif », dont trois sont passés aux aveux, selon une source proche du dossier.
Deux groupuscules sont pointés du doigt par les médias israéliens: « La Familia », un groupe de supporteurs d'extrême droite du club de football Betar Jérusalem, connus pour leurs dérapages racistes, et l'organisation « Lehava », qui bataille contre les mariages mixtes, en particulier avec des Arabes. Sur les réseaux sociaux, ces organisations et ces militants sont bien visibles (13 000 « like » sur la page de « La Familia » ). Ce n'est pas le cas en revanche des activistes des colonies ou des juifs ultraorthodoxes, appartenant, eux, à des mouvances beaucoup plus souterraines, notamment le mouvement des « Jeunes des collines », des jeunes colons radicaux qui font régulièrement parler d'eux depuis l'évacuation unilatérale d'Israël de la bande de Gaza en 2005. Certains se sont spécialisés dans les agressions antiarabes, généralement signées du slogan « Tag Mehir » (« Le prix à payer » en hébreu) tagué sur les lieux des attaques.
L'ensemble de cette mouvance radicale revendique une filiation idéologique avec le mouvement raciste antiarabe « Kach », fondé par le rabbin Meir Kahana en 1971 et mis hors la loi en 1994 après qu'un de ses partisans, Baruch Goldstein, eut abattu 29 fidèles musulmans au Tombeau des patriarches (Mosquée d'Ibrahim), un lieu saint musulman et juif à Hébron. Plusieurs ministres et ex-chefs du renseignement demandent en vain depuis des mois que les auteurs de ces actes soient considérés comme des « terroristes » et non comme de simples militants « d'organisations illégales ».
Au lendemain de la découverte des corps de trois jeunes Israéliens enlevés en Cisjordanie occupée, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été parfois accusé d'avoir jeté de l'huile sur le feu à force de déclarations menaçantes, nourrissant le terreau de l'extrémisme. « Même Satan n'a pas encore conçu la vengeance pour ceux qui répandent le sang d'enfant », avait déclaré M. Netanyahu, citant le poète israélien Nahman Bialik. Quelques minutes après ces déclarations, 200 extrémistes juifs, s'étant donné le mot d'ordre sur Facebook, ont pris part à un défilé à Jérusalem qui a dégénéré en « chasse aux Arabes », selon des témoins. Le lendemain matin, le 2 juillet, le corps carbonisé du jeune Palestinien était retrouvé dans un bois de l'ouest de Jérusalem.
Le président Shimon Peres et Benjamin Netanyahu ont téléphoné hier au père de Mohammad Abou Khdeir, le premier pour exprimer sa « honte » et le second son « indignation » face à ce meurtre « abominable ». De nombreux internautes israéliens ont aussi exprimé leur stupeur et leur dégoût. « Il est arrivé quelque chose à notre société, sans que nous nous en rendions compte, une maladie sournoise s'est propagée », se lamente la commentatrice Sima Kidmon dans le quotidien Yediot Aharonot.
Depuis le meurtre de Mohammad Abou Khdeir, plusieurs rassemblements ont été organisés par des organisations antiracistes à Jérusalem, Tel-Aviv et Haïfa, tandis qu'en Cisjordanie, un rabbin influent, Eliakim Levanon, a appelé à condamner à mort les auteurs juifs du crime.Un appel qui a néanmoins laissé indifférents certains colons extrémistes qui avaient exprimé leur joie après le meurtre du jeune Palestinien, comme l'avaient fait certains Palestiniens au moment du kidnapping des trois étudiants israéliens...
EDIT (9 juillet 2014)
Juifs et Arabes veulent vivre en paix
Solidarité ouvrière - 09 jul 2014
http://communismeouvrier.wordpress.com/
Il y a une semaine, une page facebook israélienne était créée sous le nom "Je choisis la paix" pour diffuser des messages en hébreux et en arabe contre l’escalade militariste et les haines nationalistes. L’objectif était de rassembler sur cet appel à la paix au moins 400 amis. En une semaine, la page a rassemblé plus de 10.000 membres. Les créateurs écrivent "il est à la fois passionnant et remarquable de savoir que l’on n’est pas seul dans l’obscurité, de savoir que l’on n’est pas seul à croire encore à la paix. (…) Bien que la situation soit dure et peut-être à cause de cela, nous tenons à revendiquer notre droit de vivre en paix. Ce sont des jours difficiles où nous assistons à une escalade des deux côtés. C’est précisément maintenant que notre appel doit être entendu haut et fort. Nous sommes fatigués des guerres. La paix est la seule alternative".
Ce n’est bien sûr qu’une page facebook, mais elle montre l’aspiration à la paix d’une large partie de la population, Juive ou Arabe, dans cette partie du monde comme ailleurs. A chaque fois, ce sont des messages qui viennent du coeur de gens ordinaires, hommes, femmes et enfants, Juifs et Arabes, pour dire un même message, en arabe et/ou en hébreux, face au militarisme et au nationalisme: "Nous choisissons la paix".
(...) Alors que le militarisme, les nationalismes et le fanatisme religieux ensanglantent des familles, plusieurs centaines de personnes, Juifs et Arabes, ont formé une chaîne humaine dans la région de Wadi Ara le 7 juillet pour dire non à la haine et au racisme.