Le Monde d'Antigone

Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
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Rassembler des foules sous un même drapeau
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour : 14.03.2026
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Plus de dix conflits à surveiller dans le monde en 2026

Publié le 10/01/2026 à 00:12 par monde-antigone

 

Je profite d'un moment de répit pour faire (enfin !) une présentation de l'année 2026 qui a commencé sur les chapeaux de roue.

Les foyers de guerre et de tension se multiplient sur la planète...

- Plusieurs conflits ne sont pas mentionnés dans l'article ci-dessous de Radio Canada: Myanmar, Cambodge-Thaïlande, Haïti, Balkans (Serbie-Kosovo-Bosnie); et des situations sociales qui vont devenir explosives en Afrique du Nord, en Tunisie notamment.

- En Iran, la chute imminente du régime des mollahs, vieux de 47 ans, pourrait créer un effet d'entrainement en Irak ou ailleurs au Moyen-Orient. Mais les Pasdaran (IRGC) ne se laisseront pas dépouiller sans rien faire. Tenteront-ils un coup d'Etat militaire, comme Kornilov en Russie en août 1917 ?

 - Trump, en "homme de paix" avide de ressources naturelles, a promis de "s'occuper" du Groenland d'ici à 2 mois "par la manière douce ou la manière forte"..,

 - Plusieurs fins de régimes agités sont à prévoir en Afrique: Cameroun, Ouganda, Congo Brazza (élections en mars), et en Amérique centrale (Cuba, Nicaragua) en raison de la décrépitude avancée des dictatures.

 - Quelques élections retiendront l'attention à cause du contexte dans lequel elles se disputeront: Colombie (8 mars), Hongrie (? avril), Suède (13 septembre), Brésil (25 octobre), Israël (27 octobre),... et USA (5 novembre).

 - Tout ceci avec des émanations de CO2 toujours plus importantes... pendant qu'un virus fait des ravages sur tous les continents: le nationalisme.

 

Plus de dix conflits à surveiller dans le monde en 2026

par Rania Massoud, avec AFP

Radio Canada - 05 nov 2026

https://ici.radio-canada.ca/info/long-format/2216111/dix-conflits-surveiller-monde-2026-perspectives

 

Voici une sélection de tensions militaires et sécuritaires, actuelles ou potentielles, qui risquent de marquer la nouvelle année aux quatre coins du monde.

Chaque année, le nombre de conflits armés dans le monde ne cesse d’augmenter, et 2025 ne fait pas exception. Selon l’ONU, la planète a même connu cette année le nombre le plus élevé de guerres depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Plus de 130 conflits armés ont été recensés partout dans le monde, d'après les derniers rapports du CICR et de l'Institut de recherche sur la paix d'Oslo. C’est plus du double qu'il y a 15 ans. Près d’une cinquantaine de ces conflits se déroulent sur le continent africain, toujours selon le CICR. Et plus d'une vingtaine dans le monde durent depuis plus de deux décennies. À quoi faut-il s’attendre en 2026, alors que l'année commence avec un "bang" ?

Nous avons consulté les derniers rapports de divers groupes de réflexions internationaux, spécialisés en géopolitique et en politiques étrangères. Voici une sélection de plus de dix conflits – actuels et potentiels – à surveiller au cours de l’année à venir.

 * Le Venezuela sous l'emprise des États-Unis

La situation au Venezuela sera sans aucun doute sur tous les radars en 2026. Trois jours à peine après le début de l'année, les États-Unis ont mené une opération militaire spectaculaire dans ce pays d'Amérique latine, capturant son président, Nicolas Maduro, et son épouse en plein sommeil avant de les emmener à New York où ils seront jugés pour narcoterrorisme.

Cela faisait des mois que le président Donald Trump menaçait Caracas d’une intervention militaire au nom de la lutte contre le narcotrafic. À la mi-décembre, le président américain avait ordonné un blocus total contre les pétroliers sous sanctions américaines en direction ou en provenance du Venezuela. Dans la foulée, il avait également désigné le régime Maduro comme une organisation terroriste étrangère. Par ailleurs, depuis 3 mois, les États-Unis mènent des frappes contre des bateaux accusés de narcotrafic dans les Caraïbes ou l'est du Pacifique. Plus de 100 personnes sont mortes dans ces bombardements, qui, selon plusieurs experts, violent le droit international, l’administration Trump n’ayant fourni aucune preuve que les embarcations visées étaient effectivement impliquées dans un quelconque trafic.

Aujourd'hui, le Venezuela est plongé dans l'incertitude la plus totale et plusieurs pays, notamment ses voisins, lancent une mise en garde contre une déstabilisation de la région. Le président Trump a affirmé que ce sont désormais les États-Unis qui vont « diriger » le Venezuela, sans donner plus de détails quant aux modalités de cette gouvernance. Les compagnies pétrolières américaines vont par ailleurs pouvoir s'y implanter pour exploiter les réserves de brut du pays, les plus importantes au monde.

La plupart des alliés de Washington se sont félicités de la chute de Nicolas Maduro, sans directement commenter l'opération américaine qui est, aux yeux de nombreux experts, contraire au droit international. Plusieurs observateurs s'inquiètent également des répercussions qu'aura cette offensive sur la sécurité mondiale. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a ainsi déploré le dangereux précédent constitué par le fait que les règles du droit international n'ont pas été respectées.

 * Israël, Gaza, Liban… prise 2 ?

Même si Israël a conclu des accords de cessez-le-feu avec le Hamas (en octobre dernier) et avec le Hezbollah libanais (en novembre 2024), le feu couve toujours au Moyen-Orient.

Dans la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre, les médiateurs américains, qataris, égyptiens et turcs appellent à l'accentuation des efforts pour passer à la prochaine phase du plan de paix de Donald Trump. Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas [irréaliste !], le retrait progressif de l'armée israélienne de tout le territoire [irréaliste !], la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale [Israël s'y opposera; ndc].

Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer les termes du cessez-le-feu, tandis que la situation humanitaire dans le territoire palestinien reste critique. Depuis l’entrée en vigueur de la trêve, le 10 octobre dernier, au moins 395 Palestiniens ont été tués, selon le ministère gazaoui de la Santé. Trois soldats israéliens ont également été tués dans le territoire palestinien durant cette période.

L’accord de cessez-le-feu au Liban est lui aussi fragile. Plus d’un an après sa signature, l'armée israélienne continue d’occuper plusieurs localités libanaises et mène toujours des frappes dans plusieurs régions du pays, affirmant viser le Hezbollah qu'elle accuse de se réarmer. L’armée libanaise, soutenue par la communauté internationale, s’est pourtant engagée à démanteler d'ici la fin de l'année les structures militaires du Hezbollah entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. Mais Israël met en doute l’efficacité de l’armée libanaise à mener à bien cette mission.

En plus de la bande de Gaza et du Liban, la situation en Cisjordanie doit également être surveillée de près en 2026, notamment en raison d’attaques de plus en plus violentes menées par des colons israéliens dans ce territoire palestinien occupé depuis 1967.

Les tensions entre l’Iran et Israël demeurent elles aussi très vives. Six mois après les attaques américaines contre les installations nucléaires iraniennes, les autorités israéliennes accusent Téhéran de réhabiliter ses sites d’enrichissement d’uranium et de développer son programme de missiles balistiques, des activités que l’État hébreu considère comme une menace existentielle.

 * Où s'en va la guerre en Ukraine ?

Peut-on espérer un répit en 2026 dans la guerre qui dure depuis près de quatre ans entre la Russie et l’Ukraine ? Le président des États-Unis, Donald Trump, fait pression depuis des mois pour un accord de paix. Cependant, les négociations se heurtent à des exigences fortement contradictoires de la part de Moscou et de Kiev. [Poutine veut continuer la guerre et n'acceptera jamais de cessez-le-feu. Les négociations sont pour lui une manière de gagner du temps; ndc]

De plus, l'offensive américaine au Venezuela pourrait inspirer Moscou en lui donnant l'idée de renforcer encore plus sa position vis-à-vis de Kiev, et même de chercher à élargir son emprise sur d'autres pays qui faisaient anciennement partie de l'empire soviétique.

Avant son opération à Caracas et la capture de Nicolas Maduro, un allié de la Russie, l’administration américaine a proposé un gel du front ukrainien, sans faire mention de quelconques concessions territoriales. Ce nouveau plan ne fait par ailleurs pas mention de la nécessité pour Kiev de renoncer à son plan d’intégrer l'OTAN, une demande clé de la Russie.

Parallèlement, les violents combats sur le terrain ne diminuent pas en intensité: la Russie poursuit ses attaques de drones massives contre l’Ukraine, ciblant notamment les infrastructures énergétiques du pays, tandis que Kiev multiplie ses frappes ces derniers jours, visant un terminal pétrolier, des avions et des navires russes.

L’Ukraine peut par ailleurs toujours compter sur les appuis financiers et militaires de ses alliés, notamment en Europe et au Canada, pour maintenir sa capacité à tenir tête à Moscou. Fin décembre, l’Union européenne a approuvé in extremis un plan pour financer la défense de l’Ukraine pour les deux prochaines années. Afin d'éviter les divisions au sein du groupe, les 27 ont décidé d’emprunter conjointement la somme de 90 milliards d’euros plutôt que d'utiliser les avoirs russes gelés. Il s’agit d’une bouée de sauvetage pour Kiev qui risquait d'être à court d'argent dès le 1er trimestre de 2026 après la fermeture du robinet américain décidée par le président Trump.

 * Le Soudan, entre atrocités et avenir incertain

La guerre au Soudan ne connaît pas de répit depuis avril 2023. Le conflit, qui oppose l’armée régulière aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF), a fait plus de 40.000 morts ainsi que près de 14 millions de déplacés. Accompagnés de massacres et de viols généralisés ainsi que de violences à caractère ethnique, les combats ont provoqué ce que l’ONU qualifie de pire crise humanitaire au monde avec des épidémies et la famine qui se propage dans certaines régions du pays. Tant les RSF que l'armée ont été accusées d'avoir violé le droit international au cours de la guerre. Cependant, la plupart des atrocités ont été imputées aux RSF, accusées d'avoir commis un génocide au Darfour.

Dans un rapport publié récemment, l’ONU affirme que plus de 1.000 civils ont été tués et que des milliers d’autres ont été victimes de viols, de tortures et d'enlèvements par les paramilitaires des RSF dans le camp de déplacés deZamzam, au Soudan, en avril dernier. (...)

En novembre, la volonté affichée par le président Donald Trump de s'impliquer pour mettre fin au conflit entre l'armée soudanaise et les FSR a suscité l'espoir de voir des avancées. Mais les négociations menées par les États-Unis avec les autres médiateurs, dont l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, restent dans l'impasse.

 * Des tensions grandissantes en mer de Chine

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, la plaçant en conflit avec plusieurs de ses voisins, dont les Philippines et le Japon. Les tensions entre Pékin et Tokyo sont montées d’un cran il y a quelques semaines, lorsque la nouvelle Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a laissé entendre, en novembre, que son pays pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan, île démocratique dont la Chine revendique la souveraineté. Depuis, plusieurs incidents impliquant des navires japonais et chinois se sont produits en mer de Chine orientale, près des îles Senkaku (appelées Diaoyu par les Chinois), administrées par Tokyo, mais revendiquées par Pékin.

Le risque d’un conflit dans la région s’est par ailleurs accentué avec l’annonce de Donald Trump de la vente d'armes d’une valeur de plus de 11 Mds $ à Taïwan, suscitant l’indignation de Pékin qui a mené des manœuvres militaires sans précédent autour de l'île. Il s’agit de la vente la plus importante depuis 2001, lorsque George W. Bush avait validé la livraison de 18 Mds $ d’armes à Taïwan. Face aux menaces d’invasion de la Chine, Taïwan se prépare. Son président, LaiChing-te, a annoncé qu'il visait un haut niveau de préparation de l’armée d’ici 2027.

 * Situation volatile au Yémen

Après dix ans d'affrontements avec les rebelles houthis, le gouvernement yéménite, soutenu par l'Arabie saoudite, fait face à un nouveau front dans le sud du pays où un puissant groupe séparatiste s'est emparé ces dernières semaines de vastes pans du pays. Le mouvement séparatiste, appelé Conseil de transition du Sud (STC), appuyé financièrement et militairement par les Émirats arabes unis, est la cible de frappes aériennes menées par la coalition internationale dirigée par Riyad, ce qui laisse craindre une exacerbation des tensions entre les deux pétromonarchies du Golfe.

Jeudi, le STC, qui aspire à terme à rétablir un État dans le sud du Yémen, où une République démocratique et populaire a été indépendante de 1967 à 1990, a réaffirmé son intention de rester dans les régions conquises, notamment dans la province riche en pétrole d'Hadramout, frontalière de l'Arabie, ainsi que dans la région voisine deMahra.

 * Poursuites des affrontements en RDC

Depuis le début de l’année 2025, le groupe rebelle armé M23, soutenu par le Rwanda, mène une offensive violente dans l'est de la RD du Congo. Après s’être emparés des grandes villes de Goma et de Bukavu, les rebelles ont pris le contrôle en décembre de la ville stratégique d’Uvira. Cette avancée a forcé plus de 85.000 Congolais à fuir la région pour se réfugier au Burundi voisin dans des conditions humanitaires catastrophiques.

L’offensive des rebelles a par ailleurs provoqué la colère des États-Unis, puisqu’elle est survenue au moment où la RDC et le Rwanda signaient un accord de paix à Washington sous l'égide du président Trump. Sous la pression des Américains, le groupe M23 a promis de se retirer d’Uvira, mais ce retrait se fait toujours attendre, selon les autorités congolaises.

 * Accrochages communautaires en Syrie

Un an après la chute du dictateur Bachar Al-Assad, la Syrie connaît toujours une période de turbulences, opposant la majorité sunnite à plusieurs minorités, dont les Druzes, les alaouites, et, plus récemment, les Kurdes.

Fin décembre, des affrontements meurtriers entre forces kurdes et gouvernementales syriennes ont éclaté à Alep, dans le nord de la Syrie, au moment où les deux parties sont censées mettre en œuvre un accord sur l'intégration des institutions de cette importante minorité au sein du pouvoir central. Parallèlement, depuis l’arrivée du nouveau pouvoir syrien, Israël mène une série d’opérations militaires dans le sud du pays. L’État hébreu a également déployé des troupes dans la zone tampon démilitarisée sur le plateau du Golan, territoire syrien annexé unilatéralement par Israël en 1981.

Selon une enquête menée par le quotidien américain The Washington Post, Israël aurait même livré des armes à un groupe rebelle druze dans la province de Soueida, dans le sud de la Syrie, après la chute du régime d’Assad. Selon des responsables israéliens cités dans l’article, l’objectif serait d’entraver les efforts du président Ahmed Al-Charaa pour unifier le pays.

 * La menace djihadiste grandissante au Sahel

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger voisins, trois pays sahéliens, sont minés depuis une dizaine d'années par les attaques de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe armé État islamique. Ces pays sont dirigés par des juntes militaires issues de coups d'État et hostiles à la France, ancienne puissance coloniale dont ils ont fait partir l'armée, pour nouer ensuite de nouveaux liens, notamment avec la Russie. Pour faire face aux défis sécuritaires dans la région, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont décidé en décembre d’unir leurs forces dans l’espoir de freiner la progression des groupes djihadistes.

Selon l'ONG Armed Conflict Location and Event Data (ACLED), qui recense les victimes de conflits partout dans le monde, les activités de ces groupes radicaux s'étendent du Sahel vers les pays côtiers, comme le Bénin, qui a connu, en 2025, son année la plus meurtrière, pour former un nouveau front. Les djihadistes renforcent leur influence au Nigeria également, où les États-Unis ont mené le 25 décembre des frappes visant des groupes alliés au groupe armé État islamique. M. Trump a dit avoir choisi cette date pour offrir un cadeau de Noël aux combattants djihadistes.

 * Le Pakistan pris entre l’Inde et l’Afghanistan

Islamabad est aux prises avec ses deux voisins en Asie du Sud. Après de violents accrochages en mai avec l’Inde, qui ont fait craindre l’éclatement d’une guerre nucléaire entre les deux frères ennemis, le Pakistan est aujourd’hui en conflit avec le régime des talibans à Kaboul.

Les relations bilatérales, envenimées par des questions sécuritaires récurrentes, se sont fortement détériorées ces derniers mois jusqu'à se transformer à la mi-octobre en un affrontement armé d'une ampleur inédite qui a fait environ 70 morts. Le Pakistan accuse notamment l’Afghanistan d’abriter des groupes terroristes, dont les talibans pakistanais, responsables d’attentats meurtriers à Islamabad, ce que Kaboul dément. Une trêve avait été entérinée le 19 octobre après une médiation du Qatar et de la Turquie, mais elle n'a pas empêché la poursuite des violences entre les deux pays sunnites.

 * Vers des troubles civils aux États-Unis ?

Plusieurs groupes de réflexions indépendants aux États-Unis évoquent dans leur rapport de fin d'année le risque de l’éclatement de troubles civils dans les grandes villes américaines en raison, notamment, des politiques polarisantes du président Trump. "La violence politique et les troubles populaires s'accentuent aux États-Unis, exacerbés par une intensification des antagonismes politiques et le déploiement de gardes nationaux", une unité de l’armée, dans des villes comme Los Angeles, Washington ou encore Memphis. Ce déploiement militaire inédit a été bloqué à la fin de décembre par une décision de la Cour suprême, mais une directive interne du Pentagone, publiée par plusieurs médias, révèle que la Garde nationale prévoit former jusqu'à 500 soldats par État pour qu'ils fassent partie d'une force d'intervention rapide en vue d’éventuelles émeutes.

Ces mesures surviennent alors que le pays a connu une poussée de violences à caractère politique. En juin dernier, la représentante démocrate du Minnesota, Melissa Hortman, et son mari ont été abattus à leur domicile dans une attaque qui a été qualifiée d’assassinat à motivation politique par le gouverneur de l’État. Trois mois plus tard, c’est le militant conservateur et personnalité médiatique Charlie Kirk qui a été assassiné. En octobre, environ 7 millions d'Américains sont descendus dans les rues du pays pour protester contre les dérives autoritaires de l’administration Trump.