Le Monde d'Antigone

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Dernière mise à jour : 19.02.2026
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"No kids": Quand les enfants sont indésirables en vacances

Publié le 03/08/2025 à 00:16 par monde-antigone

 

En partant en vacances, les gens se débarrassaient de leurs chiens et de leurs chats. Maintenant ils se débarrassent aussi des enfants. Comme ça, ils sont plus tranquilles.

 

No kids: Sommes-nous en train de bannir les enfants de l'espace public ?

avec Clara Georges, journaliste au Monde; Tamara Gervais, fondatrice du "Club des familles" sur Instagram; Sylvain Wagnon, historien, professeur en sciences de l'éducation à l'université de Montpellier et spécialiste de l'éducation nouvelle et libertaire

France Inter - 11 jul 2025

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-18-20-le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-du-vendredi-11-juillet-2025-4278094

 

Restaurants, hôtels, trains… Les lieux « interdits aux enfants » se multiplient, surfant sur la tendance « no kids » née en Corée du Sud. Derrière cette quête assumée de tranquillité, un débat de société: peut-on exclure les enfants au nom du confort des adultes ?

Faut-il interdire les enfants de certains lieux publics ? La tendance dite "no kids" - née en Corée du Sud et déjà présente dans de nombreux pays - gagne peu à peu du terrain en France. Restauration, hôtellerie, transports… certains établissements n’hésitent plus à réserver leurs espaces aux adultes, au prétexte d’un droit au calme et à la tranquillité. Si le phénomène reste encore marginal dans l’Hexagone (environ 3 % des établissements), il traduit une véritable tendance de société. Selon un récent sondage Odoxa, plus d’1 Français sur 2 (54 %) soutient la création d’espaces sans enfants, un chiffre qui atteint 65 % chez les jeunes adultes. En toile de fond, une transformation de nos rapports à la parentalité, mais aussi un entrecroisement de divers enjeux économiques et sociétaux: montée de l’individualisme et du droit au confort, rejet exacerbé des nuisances sonores, changement du regard sur l’enfance…

Une question qui divise: la Haute-commissaire à l'Enfance s’insurge

Devant ce qui peut apparaître comme une pratique discriminatoire à l’égard des plus jeunes, certains responsables politiques protestent. Sarah El Haïry, la Haute Commissaire à l’enfance, qualifie ainsi la tendance de "violence faite aux enfants". La sénatrice socialiste Laurence Rossignol, elle, dénonce un "signal d’intolérance". Interdire l’accès à certains lieux aux enfants revient à nier leur nature, estime-t-elle (« un enfant n’est pas un adulte miniature ») et constitue « incontestablement une discrimination ».

D’un point de vue juridique, refuser l’accès à un mineur en raison de son âge constitue effectivement une discrimination prohibée par l’article 225-1 du code pénal. Mais les partisans du "no kids" tablent sur une zone grise juridique: l’exclusion se fait moins sur le critère de la majorité civile que sur le statut ambigu "d’enfant"… qui n’existe pas dans le droit français.

La tendance "no kids" inquiète le gouvernement au point que celui-ci a réuni en mai 2025 les principales organisations et syndicats du tourisme afin de réfléchir à des mesures pour endiguer ces nouvelles pratiques. Il en est ressorti une proposition: la création d’un label gouvernemental "Le choix des familles 2025", permettant de valoriser les lieux accueillant les enfants. Alors, simple réponse commerciale à une demande sociale, ou symptôme inquiétant d’une société qui tolère de moins en moins l’enfance ?

 

Le "no kids" ou lorsque les enfants sont non admis, indésirables, en vacances

par Kamel Azzouz, avec Sarah Heinderyckx et Alisson Delpierre

RTBF - 06 jul 2025

https://www.rtbf.be/article/le-no-kids-ou-lorsque-les-enfants-sont-non-admis-indesirables-en-vacances-11572462

 

Les grandes vacances sont pour de nombreux enfants et parents le moment idéal de changer d’air et bien sûr de le partager en famille. Pour d’autres, c’est un voyage gorgé de soleil direction la mer de la tranquillité. C’est pourquoi ces derniers recherchent leur petit coin de paradis "no kids", c’est-à-dire "enfants non admis". La demande à travers le monde est telle que de plus en plus d’enseignes réservent exclusivement leurs espaces qu’aux adultes. Est-ce illégal, et donc discriminatoire, d’interdire un lieu à un enfant ? Oui et non, enfin ça dépend.

Les enfants, persona non grata dans certains endroits touristiques

Des enfants qui crient, courent, pleurent, sautent dans la piscine en éclaboussant tout le monde, etc., cela fait naturellement beaucoup de bruit. C’est surtout un véritable cauchemar pour certains vacanciers qui tentent de déstresser et de se reposer. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux en quête d’offres touristiques réservées essentiellement aux adultes, ou en anglais "adult only". La demande est telle que de plus en plus d’agences de voyages, de clubs de vacances, de restaurants, d’hôtels, de campings proposent la formule "no kids". Directeur de plusieurs agences de voyages, Hedy Hafsia confirme cette tendance: "On voit vraiment que la demande est croissante. Même des grandes chaînes ont réservé dans leurs hôtels des coins "adult only". Ce sont des endroits un petit peu zen, au calme comme au bord de la piscine, dans lesquels il faut avoir 16 ans minimum par exemple".

Le "no kids", un tabou qui vole en éclat

La tendance "no kids" en vacances a pris son envol dans les pays anglo-saxons et d’Asie, surtout après la crise Covid. Si ces offres touristiques décollent aujourd’hui dans le monde entier, Hedy Hafsia souligne que c’était tabou auparavant mais que la demande d’endroits interdits aux enfants ne date pas d’hier: "C’est quelque chose qui existe depuis très longtemps, depuis une bonne vingtaine d’années. Cela commence à prendre plus d’ampleur maintenant. Je pense qu’il y a une vingtaine d’années, on était gêné de le demander ou de le proposer. Il était par exemple impensable de mettre "adult only" dans une brochure, parce qu’il y avait quelque chose de négatif commercialement. Maintenant les gens ont compris que ce n’est pas parce qu’on n’aime pas les enfants. Non, c’est simplement qu’il y a une clientèle de plus en plus importante qui veut être au calme".

Les profils des fans des lieux "adult only"

Ce directeur d’agences de voyages ajoute que les profils de cette clientèle sont assez variés. On y retrouve des couples d’amoureux, des célibataires, ou entre autres des parents qui ont confié leurs enfants aux grands-parents pour se retrouver à deux en mode relax. En Belgique, le mouvement "no kids" concernerait environ 1 établissement sur 10. On est loin de surfer sur cette vague "enfants non admis" mais elle déroule petit à petit.

Preuve en est dans un restaurant bruxellois à l’heure du brunch, pas un enfant en vue car la formule est réservée aux adultes. Accompagnée de deux personnes, une cliente nous livre sans détour la raison de son choix: "On a tous les 3 des enfants, mais on s’est dit pourquoi ne pas aller dans un environnement où il n’y en a pas. C’est pour être vraiment plus à l’aise, plus au calme, entre nous. Et ne pas se retrouver dans un environnement comme d’habitude à la maison".

Propriétaire de ce restaurant, Bilitis Scaramuzza ouvre en temps normal grand ses portes aux enfants. Cependant, elle a décidé de proposer ce concept d’un moment "no kids" à la suite de demandes de clients. Etant donné l’engouement, Bilitis Scaramuzza compte bien continuer à remettre le couvert: "Cela a vraiment été un succès assez rapide d’offrir cette expérience de sortir une fois sans enfant. Dans un endroit plus calme, plus cosy, avec cette ambiance vraiment différente".

Des plaintes mais pas de poursuites, que dit la loi ?

Unia, l’institution publique interfédérale indépendante qui lutte contre la discrimination, est saisi de cinq à dix plaintes par an. Si aucune d’entre elles n’a pour le moment mené à une poursuite judiciaire, des parents se disent choqués de s’être rendus dans un lieu dont l’accès est interdit à leur progéniture. Une question s’impose: interdire les enfants, est-ce illégal et donc discriminatoire ?

Patrick Charlier, le directeur d’Unia, nous renseigne sur la législation en vigueur: "Quelqu’un qui tient un hôtel ou un restaurant, offre des biens et services, peut à un certain moment choisir en quelque sorte une clientèle particulière. La question qui se pose est de savoir si dans les lieux où il y a une interdiction d’avoir des enfants, est-ce qu’il y a des alternatives dans les environs ? S’il y a des alternatives, on va estimer qu’il y a des possibilités pour les familles avec enfants d’aller dans ces lieux et d’être accueillis dans ce cadre-là. Donc c’est un équilibre à trouver entre les intérêts".

Cependant, Patrick Charlier précise les conditions discriminatoires: "Le problème, c’est que si on exclut des enfants sans qu’il y ait d’alternatives possibles dans l’environnement, ça peut devenir discriminatoire. Cela devient problématique s’il n’y a pas de possibilités pour des personnes de se loger, d’aller manger, de se détendre dans des lieux avec leurs enfants. C’est aussi problématique quand ce sont des bébés qui sont interdits parce qu’on craint qu’ils pleurent, etc. Dans ce cas, on se pose des questions parce que ce ne sont pas des enfants qui vont consommer mais qui risquent de potentiellement déranger".

Notons qu’en parallèle de cette tendance "no kids " ou "adult only", de plus en plus d’enseignes affichent "kids friendly". Des lieux où les enfants sont accueillis à bras ouverts et pensés pour leur plus grand plaisir et celui des parents. Calme ou vies parfois débordantes durant un dîner au restaurant ou en vacances, il est compliqué de parler de discrimination tant la frontière de la législation est parfois floue. Celle qui semble cependant aussi claire que l’eau turquoise d’une île paradisiaque, c’est indéniablement la loi de l’offre et de la demande.

 

Hôtels "No Kids", vacances "Adults Only": quels enjeux sociaux derrière l’exclusion des enfants ?

par Vincent Lagarde, maître de Conférences en Entrepreneuriat, Université de Limoges

The Conversation - 28 jul 2025

https://theconversation.com/hotels-no-kids-vacances-adults-only-quels-enjeux-sociaux-derriere-lexclusion-des-enfants-257773

 

Au-delà du buzz médiatique, que représentent vraiment les offres de tourisme sans enfants ? Passés les discours marketing des uns et les indignations des autres, la situation et les motivations sont plus complexes que l’image fantasmée. Si elles interrogent la place des enfants dans notre société, ces nouvelles offres révèlent également des problèmes sociaux de fond. Nous pouvons essayer de les comprendre, plutôt que simplement les condamner.

Printemps 2024, la presse française découvre les loisirs "adults only". Reprenant une tendance des destinations touristiques ensoleillées (Mexique, Thaïlande, Espagne), des hôtels, campings et sites de vacances en France s’affichent désormais réservés aux adultes. L’opinion s’en émeut, au point que la sénatrice Laurence Rossignol dépose une proposition de loi contre ces nouvelles formes de discrimination des enfants et de leurs familles, que la législation actuelle ne permettrait pas d’interdire. Insistant sur le fait que les mères sont alors tout autant exclues que leurs enfants, comme on le constate dans les pays où les zones "no kids" sont très développées (par exemple, en Corée du Sud).

Un an plus tard, printemps 2025, Sarah El Haïry, juste nommée Haut-commissaire à l’enfance, relance la polémique en convoquant les professionnels du tourisme, et en annonçant vouloir prendre des mesures radicales contre cette dérive qu’elle juge inacceptable. Pour un chercheur en gestion, s’il y a un phénomène économique, c’est qu’il y a une demande voire des besoins auxquels des entreprises répondent en y trouvant un intérêt. Nous avons ainsi débuté une étude exploratoire sur ces prestations réservées aux adultes, en nous intéressant aux motivations des clients et des entreprises.

Une offre en forte croissance

Pour l’heure, il n’y a aucun chiffre avéré sur le nombre de ces offres en France. Les experts, ou prétendus tels, sollicités annoncent 3 à 5 % du parc, mais sans étude à l’appui. Tous disent cependant qu’elles sont en forte croissance. La définition du concept n’est pas unanime non plus. Plutôt qu’à 18 ans, de nombreux prestataires fixent le seuil à 16 ans, voire 12 dans certains cas. Ce n’est pas tant leur âge que leur comportement infantile qui posent problème. En termes de secteurs, les offres concernent principalement des hébergements touristiques, hôtels, campings et clubs. Pour lors, pas de restaurant identifié ni de transporteur, comme c’est le cas dans d’autres pays, hormis des escales en France de bateaux de croisières étrangers.

Côté clients, les aspirations peuvent être classées en trois principales catégories, cumulables. Tout d’abord la recherche d’un espace-temps de tranquillité permettant le repos, protégé des perturbations imputées aux enfants (bruits, sollicitations, agitation…). Ensuite, une recherche de l’intimité entre adultes, dans le cadre du couples ou d’amis proches. Et enfin, l’exception et la distinction, puisque la dimension « adults only » est associée à une expérience premium, par le confort et l’exclusivité des activités proposées.

Une offre "premium" ?

Ainsi, le seul fait d’interdire la présence d’enfants des lieux de loisirs suffirait pour les faire passer en sites réputés haut de gamme ? Selon les entreprises, ce modèle économique serait alors plus rentable, comme observé dans les autres pays. Avec, d’une part, une hausse du chiffre d’affaires, du fait d’une demande en croissance, d’une extension des séjours au-delà des congés scolaires, et d’une clientèle disposée à payer plus cher une prestation perçue supérieure. Et, de l’autre, une offre commerciale distinctive, sans nouveaux investissements et même avec une baisse des charges, puisque la présence d’enfants emporterait des coûts et des charges supplémentaires : surveillance et surtout consommables (notamment en eau). Certains opérateurs avancent même l’argument écologique, qu’on retrouve également chez un autre mouvement sans enfants, les "ChildFree", couples qui ne veulent pas procréer.

Nous n’avons toutefois par encore vérifié la véracité de la meilleure rentabilité. Certains entrepreneurs parlent de résultats classiques, du fait d’une demande moins forte qu’espérée et d’une exigence croissante de ces clients pour des prestations luxueuses, plus coûteuses.

Une discrimination légale ou non ?

Demeure le problème de l’illégalité d’une discrimination « fondée sur l’âge ou la situation de famille » selon l’article 225-1 du Code pénal, pouvant conduire jusqu’à 45.000 € d’amende et trois ans de prison. Jusqu’à présent, pour éviter ce risque judiciaire, certaines entreprises cherchaient plutôt à décourager implicitement les familles, annonçant que leurs locaux étaient inadaptés aux enfants, avec des équipements dangereux, une piscine non surveillée, ou un manque de place pour les poussettes…

Depuis la médiatisation, le positionnement réservé aux adultes est davantage assumé dans la communication des entreprises, des sites spécialisés fleurissent, et les plateformes proposent même une option spécifique "adults only" (Booking, TripAdvisor). Les avocats de ces professionnels affirment que la législation étant floue, le principe de la liberté des affaires serait plaidable, puisque ce sont des sites réservés aux adultes ("adults only") et non interdits aux enfants ("no kids"). Dans tous les cas, les juristes pensent que la réforme de la loi, telle qu’elle est envisagée au Sénat, n’aurait aucune efficacité.

D’autant qu’après deux ans d’un débat médiatique enflammé, aucune plainte de familles ou d’associations n’a été enregistrée. La société française serait-elle donc favorable à cette évolution ? D’ailleurs, la sphère privée, non réglementée, s’avère bien plus intolérante, avec notamment un nombre croissant de cérémonies de mariages sans enfants et une hausse des lieux où on ne les supporte plus (cinémas, restaurants, transports).

Sur les plateformes de location (Airbnb, Gîtes…), c’est également chez les propriétaires-particuliers, que nous avons trouvé les propos et les pratiques les plus contestables pour dissuader les familles avec jeunes enfants.

Le triomphe de la "misopédie"

Les offres réservées aux adultes révéleraient alors une société devenue misopède ? La réalité est plus complexe. Il semble qu’on assiste plutôt à une segmentation des prestataires du tourisme, avec une tendance à exclure les enfants chez les uns, et une spécialisation sur les familles pour les autres. Paradoxalement, après moult agitations médiatiques, la Haut-commissaire n’a finalement proposé comme seule mesure, que la labellisation des prestations "family-friendly", qui entérine et conforte cette segmentation sociale qu’elle prétendait pourtant circonscrire.

Par ailleurs, si les couples sans enfants (moins de 30 ans et retraités) sont logiquement les plus représentés, assumant de ne pas vouloir subir les enfants des autres pendant leurs loisirs, on trouve toutefois une proportion importante de parents et de mères (plus d’un tiers) adeptes de ces prestations dans les autres pays. Celles-ci expriment le besoin d’une parenthèse sans leurs enfants, le temps de se reposer de l’épuisement du quotidien, en culpabilisant cependant. S’ajoutent des professionnels de l’enfance, des enseignants, des soignants ou des nounous, qui ont tout autant besoin de se reposer, afin de pouvoir mieux s’occuper des enfants le reste de l’année. Il ne s’agit donc pas d’un rejet des enfants, mais des besoins de moments sans la charge mentale et physique.

Une mesure plus égalitaire ?

Autre considération d’ordre social: à l’étranger, ces offres touristiques sont fréquentées par des Français aisés. Leur généralisation sur le territoire national les rend accessibles aux classes moyennes. Mais probablement pas aux mères des classes populaires, surtout célibataires, qui ont le plus besoin de repos. Cette discrimination par l’âge, et le genre, est donc également plus largement sociale et économique.

Malgré le discours médiatique, on peut s’interroger sur l’ampleur réelle et la rentabilité de ce phénomène. L’efficacité d’une interdiction aveugle, qui ignorerait les raisons de ces demandes, mérite également d’être questionnée. Plus structurellement, dans cette cacophonie, la parole des premiers concernés – les enfants – est totalement absente. Les offres réservées aux adultes soulèvent des enjeux plus complexes que ne le laissent croire les débats médiatiques. Les réponses actuelles des décideurs apparaissent, au mieux, inutiles, voire contre-productives.