Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
>> Toutes les rubriques <<
· 37 - Lointains échos dictatures africain (402)
· 00 - Archivage des brèves (790)
· .[Ec1] Le capitalisme en soins intensifs (551)
· 40 - Planète / Sciences (389)
· 10 - M-O. Monde arabe (386)
· . Histoires et théories du passé (224)
· 20 - Japon, Fukushima (237)
· .[Ec2] Métaux, énergies, commerce (253)
· 24 - USA (310)
· 19 - Chine [+ Hong Kong, Taïwan] (322)
Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
04.02.2026
8733 articles
Quand la BCE se transforme en poubelle…
par Chloé Consigny
Money Week - 20 Mai 2010
http://www.moneyweek.fr/20100530983/actualites/actu-economie/bce-rachat-creances-souveraines/
Avec l’adoption du plan de sauvetage de l’euro, l’Union européenne a tenté d’apporter aux marchés la preuve de la solidarité entre pays pour défendre leur monnaie. Reste qu’aux yeux des investisseurs, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne.
En témoigne la récente émission d’obligations souveraines espagnoles à douze et à dix-huit mois. Sur les 8 milliards d'euros de bons du trésor, seuls 6,44 milliards ont été souscrits. Les spécialistes restent sceptiques quant au niveau de souscription des obligations espagnoles à dix ans à venir. L’Irlande, en revanche, est parvenue avec facilité à placer sa dette sur les marchés. Idem pour le Portugal.
Ainsi, il semble se dessiner une hiérarchie du risque au sein même des pays en difficulté de la zone euro. Une situation difficilement admissible pour la Banque Centrale européenne (BCE), chargée de définir et mettre en oeuvre la politique monétaire de la zone.
Aussi, pour éviter les trop fortes inégalités et le risque de défaillance d’un Etat, la BCE s’est lancée dans un programme de rachat des créances souveraines et a récemment acquis 16,5 milliards d'euros d’obligations souveraines grecques, portugaises et espagnoles.
Parallèlement, l’autre rôle de la BCE est d’assurer la circulation de liquidités sur le marché inter bancaire. Pour cela, la BCE accorde des prêts à courts termes aux établissements financiers.
Aujourd’hui, de nombreuses banques possèdent de larges liquidités, mais refusent de les placer sur des produits qu’elles jugent risqués et optent pour des placements sécurisés. Les banques restent très friandes des “dépôts à terme” auprès de la Banque centrale européenne. Le dernier appel d’offre pour les dépôts à sept jours lancé par la BCE a été largement souscrit malgré leur faible rémunération, à 0,28%.
Si les investisseurs désertent les obligations souveraines, la BCE devra poursuivre son programme de rachats, quitte à se transformer en “bad bank” comme le craignait récemment un économiste de la Deutsche Bank