Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
23.02.2026
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2 novembre
- Lors d’une interview pour The Economist, le général Zaloujny, commandant en chef de l’armée ukrainienne, reconnaît qu'après 5 mois de contre-offensive, l’Ukraine n’a gagné que 17 km !... et « il est très probable qu’il n’y aura pas de percée profonde et magnifique »:
"Les deux armées s’acheminent vers une impasse. À armes égales, aucune n’arrive à réaliser une action décisive et sans une combinaison de nouvelles façons de faire la guerre, par des innovations technologiques, l’usage accru de drones entre autres, le général craint que ses troupes ne s’enlisent dans une guerre d’attrition comme lors de la Première Guerre mondiale". [RFI, 02/11/2023].
"Il convient par ailleurs s’être trompé en pensant pouvoir arrêter la Russie en lui infligeant des pertes importantes. « C’était mon erreur. La Russie a perdu au moins 150.000 hommes. Dans n’importe quel autre pays, de telles pertes auraient mis fin à la guerre ». Mais pas en Russie, où les deux conflits mondiaux avaient causé de millions de morts". [Le Temps, 02/11/2023]
31 octobre
- La Russie "bombarde une centaine de localités dans 10 régions". Il s'agit de la plus grande attaque depuis le début de l'année. Kiev redoute de voir ces attaques s'intensifier sur les infrastructures énergétiques du pays avant l'hiver.
30 octobre
- Le ministère russe de la Défense écrit sur Telegram que la Russie est prête à engager des discussions sur "le règlement post-conflit de l'Ukraine". Ces discussions pourraient également aborder "la coexistence avec l'Occident".
28 octobre
- Des hauts responsables à la Sécurité nationale d'une cinquantaine de pays se réunissent à Malte pour de discuter d'un plan de paix proposé par Zelensky. Il s'agit de la 3e réunion de ce type cette année, après celles de Djeddah et Copenhague. Ce plan en 10 points prévoit le rétablissement de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, le retrait des troupes russes, la protection de l'approvisionnement en nourriture et en énergie, la sécurité nucléaire et la libération de tous les prisonniers. La Russie, qui a proclamé l'annexion des quatre régions ukrainiennes en plus de la Crimée en 2014, rejette tout règlement qui impliquerait de céder ces territoires.
26 octobre
- La Douma approuve l'augmentation de 70 % du budget militaire pour l'exercice 2024-2026.
25 octobre
- En 2023, l'armée russe a recruté quelque 385.000 personnes, selon le ministère de la Défense. 305.000 personnes ont signé un contrat et 80.000 sont des "volontaires", terme employé s'agissant de groupes paramilitaires comme Wagner.
14 octobre
- Les revenus pétroliers russes atteignent 18,8 milliards de dollars en septembre, leur plus haut niveau depuis juillet 2022.
13 octobre
- L'armée russe tente d'encercler la ville d'Avdiïvka (est), cible d'un assaut depuis plusieurs jours.
11 octobre
- Les USA, les Pays-Bas et le Danemark seront à la tête d'une nouvelle force visant à aider l'Ukraine à mettre en place sa future force aérienne basée sur des avions F-16.
6 octobre
- La frappe d'un missile russe contre un rassemblement de villageois lors de funérailles à Groza, près de Kharkiv, tue au moins 52 personnes.
5 octobre
- Le gouvernement ukrainien annonce que plus de 26.000 personnes, dont 15.000 militaires, sont portés "disparus" depuis le début du conflit. Ce bilan repose sur des données "officiellement vérifiées", il pourrait être supérieur.
The New York Times estime, d'après des indications de responsables américains, que 70.000 militaires ukrainiens ont été tués et 100.000 à 200.000 blessés depuis le début de l'invasion. Le bilan russe serait bien plus lourd, avec 120.000 morts et 170.000 à 180.000 blessés, mais les réserves russes sont nettement plus importantes.
22 septembre
- Un tir de missile détruit le QG de la flotte russe à Sébastopol, pendant une réunion de l'état-major. Une trentaine d'officiers et hauts commandants auraient été tués et une centaine de blessés...
20 septembre
- La Pologne annonce qu'elle allait arrêter de fournir davantage d'armes à l'Ukraine en réponse à l'interdiction d'importations de céréales par Varsovie pour protéger les intérêts de ses agriculteurs, en pleine campagne électorale.
15 septembre
- Kiev et Lviv intègrent le patrimoine de l’humanité "en péril" de l'UNESCO.
13 septembre
- Un navire de débarquement en réparation (le Minsk) et un sous-marin diésel (le B-237) sont détruits par des frappes à Sébastopol. C'est la plus importante attaque contre le siège de la flotte russe en mer Noire.
6 septembre
- Frappe russe sur un marché de Kostiantynivka (est): au moins 17 morts, une trentaine de blessés.
- Les USA annoncent la livraison à l'Ukraine de munitions à uranium appauvri capables de percer des blindages.
5 septembre
- La Roumanie dénonce une "attaque" de drones à "800 m" de sa frontière, près du port de Izmaïl sur le Danube.
- Cuba dit avoir découvert un "réseau de trafic d’êtres humains" opérant à partir de la Russie qui recrute des Cubains, en leur faisant miroiter une offre de travail bien payée, avant de leur confisquer leur passeport et les « incorporer dans les forces militaires participant à la guerre en Ukraine ».
4 septembre
- Le front se rapproche de Koupiansk. La ville est de nouveau bombardée. La population est évacuée.
3 septembre
Zelensky se défait de son ministre de la Défense, Oleksy Reznikov, trop impliqué dans des affaires de corruption. Roustem Oumerov.le remplace.
31 août
- Des drones ukrainiens lancés depuis la Russie détruisent 4 avions Iliouchine sur la base aérienne de Kresty à Pskov, près de l'Estonie. >> Podoliak déclare que les frappes de drones en territoire russe vont se multiplier.
29 août
- Un sondage réalisé par CNN montre que 55 % des personnes interrogées sont hostiles à une nouvelle aide financière à l'Ukraine. Biden a demandé au Congrès d'approuver une aide supplémentaire de 24 Mds $. En tout, 43,7 Mds $ d'aide militaire américaine ont été fournis à l'Ukraine depuis février 2022.
- Prigojine est enterré à la dérobée à St-Pétersbourg, comme les comédiens au XVIIe siècle... Prigojine était un comédien ! Mais le parrain criminel n'est pas venu déposer sa couronne de fleurs.
28 août
- Kiev revendique la prise de Robotyne sur l'axe menant à Tokmak et Melitopol. L'armée ukrainienne a passé la première ligne (minée) de défense russe. D'après Yakovleff, on va savoir dans peu de temps ce que vaut la 2e ligne...
23 août
- Prigojine est tué avec son état-major, Outkine, (fondateur de Wagner), Tchekalov (administrateur de Concord) et 4 autres commandants, dans l'"accident" de l'avion qui les conduisait de Moscou-St-Pétersbourg.
Sur une vidéo tournée dans la région de Tver, l'avion tombe comme victime d'une perte de contrôle. Selon un expert aéronautique interrogé sur LCI, la perte de l'aile droite aurait été causée par un tir de missile.
Pas de réaction du Kremlin... avant le commentaire de Poutine saluant un homme "talentueux" qui a commis des "erreurs".
Cela rappelle certains précédents, comme "l'accident" d'hélicoptère qui avait tué le général Lebed en 2002, ou celui de l'avion présidentiel polonais à Smolensk en 2010.
>> Le trajet suivi par l'avion a été modifié en cours de vol pour l'obliger à survoler une zone bien définie où il était attendu. D'ailleurs les agences de presse ont réagi presque immédiatement, en donnant les noms des personnes qui se trouvaient à bord, alors que d'ordinaire ce genre de renseignement est long à obtenir. Pour LCI, il s'agirait d'un coup monté par le GRU (direction du renseignement). D'après le Pentagone toutefois, rien n'indique qu'un missile sol-air a abattu l'avion. >> Le renseignement américain affirme maintenant qu'il s'est produit une "explosion intentionnelle".
- D'après Kiev, les frappes russes sur les infrastructures portuaires de la mer Noire ont détruit "270.000 tonnes de céréales" en un mois.
19 août
- Une frappe touche la place principale de Tcherniguiv (nord) faisant au moins 7 morts et 127 blessés.
- Dans une interview à Libération, l'historien Michel Goya fait un constat sans appel sur la contre-offensive qui piétine: « Les Ukrainiens perdent un bataillon par jour pour conquérir en moyenne 7 km². Ca ne peut pas durer comme ça, ils n'ont que 400 bataillons de combat, ça n'est pas possible. Ça ne sert à rien de mener des opérations de ce type, il faut arrêter et travailler la suite ». C'est sûr qu'à ce rythme, la guerre ne s'éternisera pas. L'Ukraine devra négocier. Goya rejoint ce que dit le général Yakovleff.
18 août
- "Près de 500.000 soldats ukrainiens et russes ont été tués ou blessés" depuis le début de la guerre en Ukraine, rapporte The New York Times, citant des responsables américains. Ces responsables rappellent que le nombre de victimes reste difficile à établir avec précision. Moscou est suspecté de sous-estimer le nombre des victimes dans ses rangs et Kiev n'a jamais publié de chiffre officiel.
Ces victimes seraient au nombre de 300.000 dans l'armée russe (au moins 120.000 morts + 170.000 à 180.000 blessés), et de près de 70.000 morts + 100.000 à 120.000 blessés côté ukrainien.
17 août
- Un cargo arrive à Istanbul après être parti d'Odessa la veille, malgré le blocus russe.
- L'Ukraine n'aura pas de F-16 américains avant l'été 2024. Les appareils sont complexes et nécessitent une longue formation.
16 août
- Kiev affirme avoir repris la localité d'Ourojaïne, dans la région de Donetsk.
11 août
- Zelensky limoge tous les responsables régionaux chargé du recrutement militaire responsables d'un système de corruption permettant notamment à des conscrits d'échapper à l'armée: « Enrichissement illégal, légalisation de fonds obtenus illégalement, profits illicites, transport illégal de l'autre côté de la frontière de conscrits. Notre solution: nous limogeons tous les commissaires militaires ».
30 juillet
- La Russie bombarde les installations portuaires d'Odessa et détruit des dépôts céréaliers. En réponse, des drones visent des immeubles de bureaux désertés d'un quartier d'affaires de Moscou. Zelensky déclare: « Progressivement, la guerre revient sur le territoire de la Russie, dans ses centres symboliques et ses bases militaires, et c'est un processus inévitable, naturel et absolument juste ».
27 juillet
- Poutine reçoit 17 chefs d'Etat africains au Palais Konstantinovsky à St-Pétersbourg. A l'ordre du jour: l'approvisionnement en blé, les exportations d'armes, l'avenir de Wagner, les investissements dans les hydrocarbures. Objectif resserrer les liens de dépendance de l'Afrique envers la Russie.
25 juillet
- Washington annonce une nouvelle tranche d'aide militaire à l'Ukraine de 400 millions de dollars en missiles, blindés et munitions...
- Choïgou se rend Corée du Nord, qualifiée de "partenaire important", assister aux célébrations du 70ᵉ anniversaire de l'armistice. Il en attend surtout des munitions, beaucoup de munitions destinées à être utilisées sur le front en Ukraine.
24 juillet
- Poutine signe une loi qui relève l'âge limite de la conscription de 27 à 30 ans, et de 5 ans la limite d'âge pour le service militaire. En fonction des catégories, celle-ci est portée de 35 à 40 ans, de 45 à 50 ans, de 50 à 55 ans, et à 65 ans pour les officiers supérieurs.
23 juillet
- La cathédrale Spaso-Preobrazhenskyi (de la Transfiguration), la plus grande église orthodoxe d'Odessa, est endommagée par une attaque aérienne russe, comme une vingtaine d'autres monuments.
21 juillet
- Arrestation d'Igor Guirkine dit "Strelkov", miliblogueur ultranationaliste et ex-commandant séparatiste. Pour s'en être pris à Poutine, il est accusé d'"extrémisme" et encourt 5 ans de prison.
- Poutine renforce la Garde nationale commandée par Zolotov pour se prémunir d'un éventuel coup d'Etat.
19 juillet
- Bombardement des ports et installations d'exportation autour d'Odessa après la rupture de l'accord céréalier. La Russie menace tout bateau non-russe navigant en mer Noire. Cela revient à imposer un blocus des ports ukrainiens.
17 juillet
- Attaque aux drones navals contre le pont de Kertch, revendiquée par le SBU.
10 juillet
- 47.000 soldats russes sont morts en Ukraine, selon des journalistes de Meduza et Mediazona et un chercheur en démographie, Dmitri Kobak. C'est 3 fois plus qu'en 10 ans de guerre en Afghanistan; mais moins que les chiffres avancées par des sources militaires. "En ajoutant les combattants gravement blessés qui n’ont pas pu retourner au combat, le nombre total de victimes de la Russie s'élève à au moins 125.000 soldats", écrivent les auteurs de l’enquête. C'est en observant la surmortalité féminine au début 2022 et en partant du principe que le Covid tuait autant de femmes que d’hommes, qu'ils ont pu en déduire les morts en surnombre dans la population masculine. L'étude s'est arrêtée en début d'année puisqu'il n'existe pas encore de registre officiel des morts pour 2023.
La chair à canon s'épuise aussi côté ukrainien. En 16 mois de combats, l'armée ukrainienne aurait perdu autant d’hommes que l'armée russe, mais avec une population 3,5 fois moins nombreuse. Cela expliquerait la portée limitée de sa "contre-offensive" (160 km² repris en un mois).
- Le Kremlin annonce que Poutine a rencontré Prigojine et 35 commandants de Wagner, pendant 3 heures, le 29 juin, soit 5 jours seulement après la rébellion. Surréaliste !
8 juillet
- Zelensky rentre d'une visite en Turquie avec cinq commandants d'Azovstal. Le Kremlin dénonce la violation d'un accord qui prévoyait que ces prisonniers demeurent en Turquie jusqu’à la fin du conflit.
7 juillet
- Biden valide l'envoi à l'Ukraine d'armes à sous-munitions interdites par la convention d'Oslo. Il justifie cette décision par le fait que Kiev est "à court de munitions". Le grand nombre de projectiles qui n'exploseront pas constituera un danger de long terme pour les populations civiles. >> Poutine répond le 16 juillet que la Russie a "suffisamment" d’armes à sous-munitions et pourrait riposter si l’Ukraine les utilisait (comme s'il n'en avait jamais fait usage, notamment en Syrie).
du 4 au 6 juillet
- Ukrainiens et Russes s'accusent mutuellement de vouloir faire exploser les réacteurs de la centrale de Zaporijia. Les experts de l'AIEA demandent d'avoir accès aux toits des réacteurs 3 et 4, ainsi qu'à certaines parties des salles de turbines et du système de refroidissement, pour vérifier qu'ils ne sont pas minés comme le prétendent les Ukrainiens. >> 04/08/2023 >> L'AIEA déclare n'avoir « observé aucune mine ou explosif » sur les toits de la centrale de Zaporijia.
2 juillet
- Zelensky reconnaît qu'une adhésion de l'Ukraine à l'OTAN (qu'il réclame avec insistance depuis des mois) serait "impossible" avant la fin de la guerre.... mais un mois plus tard, au sommet de l'OTAN à Vilnius, il va réitérer cette demande. Il obtiendra des "garanties sécuritaires".
- Les forces russes avancent à l’est de la rivière Oskil, vers Koupiansk, Svatove, Kremina. Les troupes ukrainiennes progressent près de Bakhmout et dans le sud du pays, mais "pas à pas" sur un terrain miné.
30 juin
- Selon le renseignement ukrainien, les forces russes réduisent leur présence dans la centrale de Zaporijia. Les employés ukrainiens ont reçu pour consigne de quitter les lieux avant le 5 juillet. Des exercices de secours ont débuté dans la région afin d'anticiper un éventuel accident industriel, les soldats russes pouvant faire sauter les installations avant de partir.
27 juin
- Un tir de missile contre un restaurant de Kramatorsk fait 13 morts (dont l'écrivaine Victoria Amelina) et une soixantaine de blessés. Le ministère russe de la Défense dit avoir visé "un poste de commandement temporaire de l'armée ukrainienne" et tué "deux généraux".
24 juin
- Tentative de putsch. Prigojine appelle à renverser les autorités militaires.
Wagner prend le contrôle de Rostov, siège du QG des opérations russes en Ukraine. Les paramilitaires progressent sans rencontrer d'opposition et arrivent jusqu'à 200 km de Moscou...
Mais coup de théâtre: ils rebroussent chemin ! Loukachenko affirme qu'il a convaincu Prigojine d'arrêter sa marche. On ignore tout des concessions qui auraient été faites.
23 juin
- Le FSB lance une enquête pénale contre Prigojine pour "rébellion armée".
22 juin
- En marge de la conférence organisée à Londres pour la reconstruction de l'Ukraine, le Premier ministre Shmygal confie que la contre-offensive "prendra du temps". Autrement dit, elle s'est mise en pause après d'importantes pertes, et pourrait ne pas reprendre avant plusieurs semaines. Cela ne fait pas les affaires de Biden qui espérait des succès rapides avant la présidentielle. A l'issue de cette conférence, 60 Mds € de soutiens financiers sont promis à l'Ukraine pour rebâtir son économie.
- Zelensky accuse la Russie de préparer un "attentat terroriste" à la centrale de Zaporijia, avec un "rejet de radiations". "Ils ont tout préparé pour cela", déclare-t-il sur Telegram. "C'est un mensonge répond le Kremlin.
21 juin
- Modi, en visite d'Etat aux Etats-Unis, et Biden font une déclaration commune affirmant que « l'ordre mondial contemporain a été construit sur les principes de la Charte des Nations unies, du droit international et du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États », soulignant « l'importance de l'adhésion au droit international ». Il n'est pas impossible que Biden ait promis à Modi d'appuyer la demande de l'Inde de devenir membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU en échange de garanties formelles concernant une victoire de l'Ukraine, la sécurisation des chaînes d'approvisionnement et la reconstruction du pays après la guerre.
17 juin
- « La guerre ne peut pas durer toujours (...). Nous souhaitons que cette guerre prenne fin », lance Ramaphosa à Poutine, à la tête d'une délégation de médiateurs africains. Leur plan se résume en 10 points, parmi lesquels une "désescalade des deux côtés", la "reconnaissance de la souveraineté" des pays telle que reconnue par l'ONU, les "garanties de sécurité" pour toutes les parties, la levée des entraves à l'exportation des céréales via la mer Noire, la "libération des prisonniers de guerre", ainsi que la reconstruction. Ce sujet sera au cœur de la conférence prévue à Londres, un an après celle qui s'était tenue à Lugano.
- La Banque mondiale évalue à 14 Mds $ les besoins immédiats de l'Ukraine pour réparer les dégâts causés par les combats. Une étude de la Banque mondiale, de l'ONU, de l'UE et du gouvernement ukrainien fixe le montant du redressement de l'économie à 441 Mds $. Une somme qui augmentera avec la poursuite du conflit.
16 juin
- Une délégation africaine rencontre Zelensky à Kiev, avant de se rendre à Saint-Pétersbourg. Cette "mission de paix" est composée des chefs d'Etat de 4 pays: Comores (Assoumani assure la présidence de l'UA), Afrique du Sud (Ramaphosa), Sénégal (Sall), Zambie (Hichilema), et des ministres de 3 autres pays: Egypte, Ouganda, Congo. Leur sujet de préoccupation est surtout la pérennité de l'accord céréalier. La guerre en Ukraine a provoqué en Afrique une flambée des prix et des difficultés d'approvisionnement. Même s'ils ont la caution implicite de la Chine, leur moyen de pression pour faire cesser la guerre est limité. >> Zelensky décline l'offre de médiation, refusant de négocier tant que Russes occuperont le territoire ukrainien.
- Maigres avancées de l'armée ukrainienne qui se heurte aux mines, aux drones et au brouillage. La Russie, réorganisée et mieux adaptée, offre une forte résistance. Le général Mailey dit se préparer à une contre-offensive qui « prendra probablement beaucoup de temps et coûtera cher ».
- Sans doute rasséréné par la résistance de son armée, Poutine multiplie les sorties où il apparaît dynamique, décontracté et souriant.
14 juin
- La Russie tente d'enrôler davantage de soldats pour compenser ses pertes. La Douma soutient le recrutement de criminels suspectés ou condamnés pour aller combattre en Ukraine. Ce recrutement ne s'appliquerait pas aux personnes purgeant déjà leur peine.
13 juin
- Devant des journalistes, Poutine affirme que l'Ukraine aurait perdu dans sa contre-offensive « 25 ou 30 % » des équipements fournis par les Occidentaux: « Il ne s'agit pas que d'équipement venant des pays de l'OTAN. Il y a aussi des véhicules blindés soviétiques. Mais que ce soit les Bradley ou les Leopards, ils brûlent très bien ». De son côté, Zelensky reconnaît que l'opération est « difficile », mais ses troupes « progressent ».
11-12 juin
- Le centre d'analyse Institute for the Study of War (ISW) confirme le commencement de la contre-offensive ukrainienne, précisant que les forces ukrainiennes disposent de moyens pour mener des assauts de nuit, notamment "des systèmes optiques nocturnes supérieurs (aux russes), fournis par les occidentaux".
- Les forces ukrainiennes annoncent avoir repris les villages de Blahodatne et Neskuchne, puis d'autres localités dans leur prolongement à la limite de la région de Donetsk. Ce sont les premiers gains revendiqués depuis le début de la contre-offensive.
10 juin
- Poutine tente de dissoudre les milices. Choïgou ordonne par décret à tous les "détachements de volontaires" de signer un contrat avec l'armée d'ici le 1er juillet. Si les forces spéciales tchéchènes ont accepté de se lier au ministère de la Défense, Prigojine a rejeté l'ordre, répondant qu'aucun homme de Wagner ne signera de contrat avec les autorités russes.
4 au 10 juin
- L'armée russe fait état d'attaques d'ampleur dans les régions de Zaporijia et Donetsk, disant les avoir repoussées. De son côté, l'armée ukrainienne minimise l'ampleur des combats.