Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
10.03.2026
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Crise du papier: Les trusts imposent leur loi, 13/11
Crise des déchets en Tunisie: Un manifestant meurt après des tirs de gaz lacrymogène, 09/11
Dimanche 14 --------------------
Les chiffres de l'éco du dimanche:
€/$: 1,1445 / $/¥: 113,87 / US$ index: 95,11
OR: 1850 $ / Cuivre: 9.847,50 $ / Blé: 8,24 $ / Pétrole WTI: 80,79; Brent: 82,17 $ (écart: 1,4 $)
Indice CRB (matières premières): 252,40 (+ 3)
Indice Baltic (frets maritimes): 2807 (+ 3; + 87; + 56; - 17; - 37) Une dégringolade de 3.000 pts en un mois qui semble s'être stabilisée...
Taux obligataires à 10 ans: DE: - 0,26 % / CH: - 0,16 % / NL: - 0,15 % / BE: 0,05 % / JP: 0,06 % / FR: 0,09 % /
ES: 0,46 % / UK: 0,92 % / IT: 0,95 % / CA: 1,67 % /// US: 1,57 %; Ecart 2Y-10Y: 106 pts
RU: 8,07 % / ZA: 9,39 % / BR: 11,53 % / TU: 19,63 %
Les taux négatifs du Danemark, de la Finlande, de la Suède et des pays baltes ne sont plus mentionnés sur le site d'investing.
18 autres pays empruntent à taux NEGATIFS:
Suisse (50 ans); Allemagne (25 ans), Slovaquie (13 ans); Pays-Bas, (10 ans); Autriche (10 ans), Belgique, France (9 ans); Japon, Irlande, Slovénie (8 ans); Portugal (7 ans); Espagne (6 ans); Malte (5 ans); Italie (4 ans); Chypre, Bulgarie (3 ans); Croatie (1 an); Grèce (6 mois).
Mercredi, la publication des chiffres d'inflation a mis un gros coup de bambou sur Wall Street: + 0,9 % en octobre et surtout + 6,2 % sur un an !, un niveau qui n'avait pas été vu depuis novembre 1990 ! Les analystes de marché sont bien obligés de considérer que l'inflation, qui impactait principalement l'énergie et l'alimentation, s'est étendue à l'ensemble des secteurs d'une économie sous-jacente (loyers, services, etc.) qui monte quand même de 4,6 % sur un an. La chute à son plus bas niveau depuis 10 ans de l'indice de confiance des consommateurs a sonné vendredi comme une confirmation. Ce dérapage des prix inquiète au plus haut point Biden parce que l'économie américaine fonctionne à 70 % sur la consommation et parce que cette perte du pouvoir d'achat risque d'avoir une incidence fâcheuse au moment des élections de mi-mandat, dans un an. L'emballement inflationniste place également la Fed dans une situation difficilement tenable quand Powell répète qu'il s'agit d'un phénomène "transitoire" et renvoie le début d'un relèvement des taux d'intérêt à 2023.
Les indices se sont repris vendredi, mais pas au point d'inverser le bilan d'une semaine de 4 jours qui reste négatif. Wall Street connaît son premier repli hebdomadaire après 5 semaines de hausse qui l'ont porté à des records. Le Dow Jones perd 0,6 %, le S&P500 0,3 % et le Nasdaq, sensible à la pression sur la politique monétaire, 0,7 %. La semaine qui arrive va clore la saison des résultats. Jusqu'à présent, 80 % des entreprises ont réalisé un bénéfice supérieur aux attentes. Elles ont peut-être mangé leur pain blanc. A ce propos, le prix du blé a dépassé 8 $ le boisseau pour la première fois depuis décembre 2012...
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THAILANDE - Manifestation à Bangkok pour protester contre une décision de la Cour constitutionnelle assimilant le fait d'appeler à une réforme de la monarchie à un appel au coup d'Etat. Des effigies des juges ont été pendues puis brûlées. La police a tiré des balles en caoutchouc.
COP26 - La COP se termine sur un "pacte" a minima très loin du compte. Mais Pompili le qualifie de « compromis utile » !
- La déclaration affirme qu'il faut « poursuivre les efforts [en vue] de limiter l'augmentation de la température à 1,5°C ». Mais les moyens d'y parvenir ne suivent pas. Il faudrait réduire les émissions de GES de plus de 7 % tous les ans, et cette année encore, elles ont augmenté. D'année en année, l'addition est plus sévère...
- « La révolution attendue n’a pas eu lieu. Si l’objectif de 1,5°C reste sur la table, les engagements pris nous mènent toujours vers un scénario catastrophique de réchauffement de + 2,4°C à l’horizon 2100 par rapport à l’ère préindustrielle, et le texte de décision finale ne contient pas de disposition suffisamment contraignante pour combler rapidement le fossé avec l’objectif de l’accord de Paris », commente Greenpeace, résumant le point de vue des associations
- Le dossier de l'aide aux pays pauvres et de la compensation financière pour les dommages déjà subis n'est toujours pas résolu. La COP n'apporte aucune réponse concrète pour les communautés touchées par le réchauffement.
- Enfin, l'accord ouvre la porte à des aménagements pour « circonstances nationales particulières ». Ainsi l'Inde, soutenue par la Chine, obtient, en toute dernière minute, une atténuation de la formulation concernant la fin du charbon ("réduction progressive" au lieu de "disparition progressive") qui réduit l'ambition contraignante de l'accord final.... alors que le même jour, des écoles de New Delhi doivent fermer parce qu'il y a trop de pollution. Inde + Chine: curieuse alliance !
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres affiche sa déception: « Malheureusement la volonté politique collective n'a pas été suffisante pour surmonter de profondes contradictions ».
- Les jeunes en ont de plus en plus marre de ces conférences "bla-bla-bla". La suite, c'est dans la rue qu'il faudra l'imposer. Les manifestations climat sont encore trop maigrelettes.
Samedi 13 -----------------------
Crise du papier: Les trusts imposent leur loi
par Pierre Royan
Lutte Ouvrière - 09 nov 2021
https://journal.lutte-ouvriere.org/2021/11/09/crise-du-papier-les-trusts-imposent-leur-loi_186836.html
Comme beaucoup de secteurs de l’économie, celui du papier connaît des pénuries et une hausse brutale des prix. À l’approche des ventes de Noël, les éditeurs de livres craignent de manquer de papier. Les imprimeurs annoncent qu’ils devront s’en remettre aux hasards des livraisons. Même les producteurs de papier toilette prévoient des retards de livraison. En huit mois, le prix de la pâte à papier a augmenté de presque 50 %. C’est une conséquence de l’augmentation du prix d’autres matières premières, comme le bois, ou de ceux de l’énergie car l’industrie du papier en est grosse consommatrice. Mais c’est aussi le fruit de choix des grands groupes qui dominent le secteur.
Le leader mondial du papier est le groupe américain International Paper, suivi de groupes européens très puissants, comme le finno-suédois Stora Enso ou le finlandais UPM. Tous contribuent depuis des années à l’évolution du marché du papier. D’un côté, le développement du numérique a fait chuter la consommation des papiers, sur lesquels les livres et les journaux sont imprimés. De l’autre, la forte hausse du commerce par internet a accru la demande de carton d’emballage.
La crise sanitaire a accéléré cette évolution. Pendant les premiers confinements, les fermetures des librairies, des kiosques à journaux, des écoles et des universités ont entraîné un effondrement de la demande de papier, alors que les commandes de colis en tout genre sur Internet, chez Amazon ou ses concurrents, ont fait exploser la demande de cartonnages.
Les grands groupes ont donc transformé des lignes de production de papier en lignes de production de carton. Et surtout ils ont fermé des usines de papier. En 2021, le leader européen Stora Enso a annoncé la fermeture de deux usines, une de 670 salariés en Finlande et une autre de 440 salariés en Suède. Ces fermetures s’ajoutent à celles de nombreuses usines ces dernières années. Les autres grands producteurs ont suivi la même politique, visant à la réduction des capacités de production de papier, ce qui a aggravé les pénuries, fait grimper les prix… et permis à ces groupes d’accroître leurs marges. Au point que la Commission européenne, sans doute poussée par des grands groupes de l’édition ou de la presse qui voudraient, eux, faire baisser les tarifs du papier, a dû annoncer qu’elle allait enquêter sur une entente entre les trusts du secteur pour avoir « enfreint les règles antitrust de l’UE, qui interdisent les ententes et les pratiques commerciales restrictives ». (...)
Vendredi 12 ---------------------
COP26 - Pour aider les "nations vulnérables" à affronter la multiplication des sécheresses, des inondations ou des canicules liées au changement climatique, les milliards de dollars sur la table à la COP26 ne suffiront pas. Dans un monde à + 2°C, les "coûts d'adaptation" pour l'Afrique pourraient augmenter de "dizaines de milliards" tous les ans. Selon le projet de rapport des experts du GIEC, d'ici 2050, les financements nécessaires pour "l'adaptation" pourraient atteindre 1.000 milliards de dollars par an dans certains scénarios d'émissions. Bof, pour la Fed, c'est de l'argent fictif...
[La brève "Un cadre d’une centrale nucléaire clame que des incidents sont cachés" a été insérée en rubrique 40 dans "Les failles du nucléaire" (12/11/2021)]
Jeudi 11 --------------------------
COP26 - 5 pays de l'UE (Allemagne, Autriche, Danemark, Luxembourg et Portugal) dénoncent le classement par l'UE du nucléaire comme investissement "vert". Ils estiment que l'énergie nucléaire est "incompatible" avec les critères de la liste des investissements considérés comme "durables" par l'UE. Pour eux, cette énergie peut porter préjudice à l'environnement. La classification que la Commission européenne doit proposer avant la fin de l'année ouvrira l'accès à la "finance verte", donnant un avantage compétitif aux filières reconnues.
Mercredi 10 ---------------------
FRANCE - Allocution de Macron, hier. Deux annonces importantes:
- Une future loi de programmation pour la sécurité intérieure aura pour objectif d'"alléger" les contraintes bureaucratiques des forces de l'ordre. Elle sera présentée au 1er trimestre 2022.
- La France va relancer la construction de réacteurs nucléaires. Le nucléaire est considéré par Macron comme une énergie "propre", sans émission de GES ! Le programme de six EPR supplémentaires et d'un petit réacteur (SMR) à horizon plus lointain est censé permettre à la France d'atteindre l'indépendance énergétique et la neutralité carbone en 2050.
Mardi 9 ---------------------------
Tunisie: Un manifestant meurt après des tirs de gaz lacrymogène
AFP, Le Figaro - 09 nov 2021
https://www.lefigaro.fr/flash-actu/tunisie-un-manifestant-meurt-apres-des-tirs-de-gaz-lacrymogene-20211109
Un Tunisien est décédé après avoir inhalé des gaz lacrymogènes tirés par la police pour disperser une manifestation contre la réouverture d'une décharge dans le centre-est du pays, a appris l'AFP mardi 9 novembre de source hospitalière et auprès de sa famille. L'homme, âgé de 35 ans, est décédé dans la nuit de lundi à mardi à Aguereb, une ville de la région de Sfax qui connaît ces dernières semaines des mouvements de protestations contre le problème de déchets envahissant les rues et les trottoirs, et menaçant la santé des habitants.
« Abderrazek Lacheheb a été transféré à l'hôpital d'Aguereb pour asphyxie », a affirmé à l'AFP un responsable de l'établissement. « Il est arrivé vivant mais après des tirs massifs du lacrymogène devant l'hôpital (pour disperser un groupe de manifestants), il est mort (...). C'est la police qui l'a tué», a pour sa part déclaré son cousin Houcine Lacheheb. Selon un correspondant de l'AFP sur place, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui lançaient des pierres en leur direction. Le parquet a ouvert une enquête judiciaire pour déterminer les raisons de ce décès. Les protestations ont repris mardi et des manifestants ont incendié un poste de la garde nationale (gendarmerie) a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Yasser Mesbah.
Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) pour sa part indiqué dans un communiqué que la ville d'Aguereb « a connu une violente intervention sécuritaire lundi soir pour forcer la réouverture de la décharge de Qena ». « L'usage massif du gaz lacrymogène a causé la mort d'Abderrazek Lacheheb », a souligné cette ONG qui suit de près les mouvements sociaux en Tunisie.
Le ministère de l'Intérieur a démenti que l'homme ait été blessé par des tirs de lacrymogène, affirmant qu'il avait été hospitalisé pour un problème de santé sans rapport avec les incidents. « L'homme a eu un problème de santé loin des protestations, son hospitalisation et sa mort n'ont rien à voir avec ce qui s'est passé », a dit à l'AFP M. Mesbah, le porte-parole du ministère. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des habitants fuyant des tirs de lacrymogène devant l'hôpital d'Aguereb alors que des proches d'Abderrazek Lacheheb manifestent leur colère, après sa mort.
Sous la pression de la population, la principale décharge de la région de Sfax, située à Aguereb, a été fermée fin septembre. Les municipalités de la région ont refusé par la suite de collecter les déchets, estimant que l'État n'a pas trouvé des solutions concrètes au problème posé par la gestion des ordures. Lors d'une réunion lundi du président Kais Saied avec la Première ministre Najla Bouden et le ministre de l'Intérieur Taoufik Charfeddine, il a souligné l'urgence de résoudre le problème des déchets à Sfax.
Lundi 8 ---------------------------
COVID - Proportion de la population à avoir reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid:
UAE: 98.4 % / Cuba: 88.4 % / Portugal: 87.6 % / Chili: 86.6 % / Singapour: 83.7 % / Malte: 82.2 % / Qatar: 81.9 % / Espagne: 80.4 % / Corée du sud: 80.0 % / Uruguay: 79.6 % / Canada: 78.8 % / Italie: 78.5 % /
Japon: 78.3 %... Norvège: 78.2 %... Islande: 77.3 %... Danemark: 77.0 %... Argentine: 77.0 %... Brésil: 76.3 %... France: 76.2 %... Irlande: 75.8 %... Belgique: 75.5 %... Australie: 75.1 %... Pays-Bas: 74.7 %... UK: 74.7 %... Taïwan: 74.0 %... Suède: 70.2 %... Nouvelle Zélande: 73.8 %... Arabie saoudite: 69.8 %... Allemagne: 69.6 %... Israël: 67.8 %... USA: 67.8 %... Suisse: 66.4 %... Turquie: 65.9 %... Maroc: 65.7 %... Iran: 65.2 %... Grèce: 62.6 %... Hongrie: 61.2 %... Vietnam: 61.0 %... Colombie: 60.6 %... Mexique: 57.9 %... Pologne: 53.6 %... Inde: 53.6 %... Tunisie: 48.0 %... Indonésie: 45.4 %... Russie: 40.0 %... Pakistan: 33.5 %... Afrique du sud: 26.4 %... Egypte: 18.1 %... Nigeria: 2.8 %...
Proportion de la population complètement vaccinée (2 doses... mais bientôt, il en faudra une 3e. Le chiffre des 2 doses deviendra obsolète):
UAE: 88.3 % / Portugal: 86.2 % / Singapour: 82.7 % / Malte: 81.8 % / Chili: 80.3 % / Espagne: 78.9 % / Qatar: 77.0 % / Islande: 76.2 % / Danemark: 75.8 % / Uruguay: 75.6 % / Corée du sud: 75.5 % / Canada: 74.9 % /
Irlande: 74.5 %... Belgique: 74.3 %... Japon: 73.6 %...Italie: 73.0 %... Norvège: 69.7 %... France: 68.4 %... UK: 68.2 %... Pays-Bas: 67.9 %... Australie: 67.1 %... Allemagne: 67.0 %... Suède: 67.0 %... Cuba: 65.9 %... Nouvelle Zélande: 64.7 %... Suisse: 64.4 %... Arabie saoudite: 62.4 %... Israël: 62.3 %... Maroc: 60.0 %... Grèce: 59.9 %... Hongrie: 59.0 %... USA: 58.3 %... Turquie: 58.3 %... Argentine: 58.3 %... Brésil: 58.2 %... Pologne: 52.8 %... Mexique: 47.3 %... Iran: 45.0 %... Colombie: 42.9 %... Tunisie: 38.9 %... Taiwan: 36.7 %... Russie: 34.2 %... Indonésie: 28.6 %... Vietnam: 27.7 %... Inde: 24.6 %... Afrique du sud: 21.5 %... Pakistan: 19.9 %... Egypte: 10.8 %... Nigeria: 1.5 %...
(source: Our world in data, le 04/11/2021)