Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
17.02.2026
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Ce ne sont pour le moment que des protestations individuelles qui rencontrent un écho sur les réseaux sociaux. A quand une manifestation de centaines de femmes marchant sans voile sur la tête sur une artère centrale de Téhéran ? Le jour où cela se produira, les jours de la République islamique seront comptés.
De plus en plus d'Iraniennes enlèvent leur voile pour protester contre son port obligatoire
par Jessica Dubois
Huffington Post - 31 jan 2018
http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/31/de-plus-en-plus-diraniennes-enlevent-leur-voile-pour-protester-contre-son-port-obligatoire_a_23348821/
Depuis quelques mois, en signe de protestation, les femmes iraniennes portaient un foulard blanc, le mercredi, pour protester contre le port du voile obligatoire. Fin décembre, l'une d'entre elle a décidé de monter sur un promontoire, sur une grande avenue de Téhéran, et de le montrer, attaché à un bâton, à la foule. Elle a alors été arrêtée et s'en est suivi un mouvement demandant sa libération. Mais ce n'est pas tout. Pour poursuivre leur protestation, les Iraniennes ne se montrent désormais plus uniquement avec un voile blanc. Elles l'enlèvent, dans la rue, et font le même geste, de le montrer à la foule.
Port du voile: Le pouvoir iranien minimise la protestation des femmes
par Ottilia Ferey
Le Figaro - 31 jan 2018
https://fr.news.yahoo.com/port-voile-pouvoir-iranien-minimise-protestation-femmes-165757227.html
La remise en cause de l'obligation du port du voile par quelques femmes en Iran est « puérile ». Les propos tenus, ce mercredi, par le procureur général de la République islamique, Mohammad Jafar Montazeri, font écho aux récentes protestations des Iraniennes. Ces derniers jours, une dizaine de femmes a en effet dénoncé de manière individuelle, dans la rue, l'obligation qui leur est faite de porter le voile islamique dans l'espace public. C'est sur les réseaux sociaux qu'elles se font entendre.
Tout débute mercredi 27 décembre 2017, rue Enghelab ("Révolution" en persan), à Téhéran. Juchée sur sur une armoire électrique, immobile, avec son foulard blanc accroché au bout d'un bâton, Vida Movahedi, 31 ans, est photographiée bravant l'interdit. Après son arrestation, les Iraniennes ont pris d'assaut les réseaux sociaux via le hashtag #WhereIsShe ("où est-elle ?"). (...)
La loi en vigueur en Iran depuis la Révolution islamique de 1979 impose aux femmes, étrangère ou non, de sortir tête voilée et le corps couvert d'un vêtement ample plus ou moins long. « Le port du voile n'est pas une tradition iranienne, c'est quelque chose qui a été imposé aux femmes », précise au Figaro, Irène Anfri, coordinatrice de la Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie (LFID), association laïque et démocratique fondée à Paris. « Depuis la révolution islamique, les femmes n'ont cessé de défendre leurs droits mais elles finissent toujours en prison ou en exil », ajoute Irène Anfri.
Malgré les risques, de nombreuses Iraniennes ont suivi le mouvement initié par Vida Movahedi. C'est notamment le cas de Narges Hosseini, détenue à la prison de Gharchak, à une trentaine de kilomètres au sud de Téhéran pour le même motif. Sa caution a été fixée à 90.000 €. Perchée en hauteur, l'Iranienne était apparue lundi dernier, posant quelques minutes avec son foulard pendu au bout d'une perche [Voir la dépêche AFP plus bas; ndc].
Cette semaine, d'autres femmes ont mis en scène le même genre de protestation, comme en témoignent des photos diffusées sur Twitter. Ce mercredi, de nouvelles images sont apparues sur le réseau social montrant des femmes en tchador semblant apporter un soutien aux contestatrices. L'une tenait un panonceau disant: « J'aime le voile islamique, mais je suis contre le voile islamique obligatoire ».
Le 28 décembre dernier, le général Hossein Rahimi, chef de la police de la ville de Téhéran avait concédé: « Ceux qui ne respectent pas le code vestimentaire islamique ne seront plus conduits dans des centres de détention, et aucune procédure judiciaire ne sera intentée contre eux ». Des paroles prononcées dans le seul but d'apaiser les tensions selon Irène Anfri. La coordinatrice de LFID énumère deux stratégies d'action de la part du gouvernement iranien pour faire face à ces protestations grandissantes. « Leur première stratégie est la répression, les arrestations, l'intimidation et l'usage de caution élevée. La deuxième stratégie pour contrecarrer ce mouvement consiste à faire défiler des femmes voilées revendiquant le port du voile », décrypte Irène Anfari. Pour elle, les autorités ne laisseront pas impunément courir cette vague de protestations « mais les Iraniennes n'arrêteront pas non plus de se battre pour leur liberté et leurs droits ».
Iran: Arrestation d'une femme ayant défié le port du voile
AFP, La Presse - 30 jan 2018
http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201801/30/01-5151967-iran-arrestation-dune-femme-ayant-defie-le-port-du-voile.php
TEHERAN - Une Iranienne ayant défié publiquement lundi à Téhéran l'obligation faite aux femmes de se voiler dans l'espace public a été arrêtée et la caution pour sa libération fixée à près de 90 000 €, a déclaré mardi à l'AFP son avocate. Narges Hosseini est détenue à la prison de Gharchak, à une trentaine de kilomètres au sud de Téhéran, a indiqué Me Nasrin Sotoudeh, qui a affirmé avoir été contactée par sa famille pour la défendre. (...) « Dans la mesure où le juge connaît la situation financière de la famille, fixer une caution aussi élevée montre que (les autorités) ont l'intention de maintenir cette personne en détention », a dit Me Sotoudeh à l'AFP.
Selon des photos ayant circulé sur les médias sociaux, sa cliente a dénoncé publiquement le port du voile lundi en montant tête nue sur une armoire électrique, à un carrefour d'une artère fréquentée du centre de Téhéran, et en posant quelques minutes avec son foulard pendu au bout d'une perche. Trois autres femmes semblent avoir mis en scène le même genre de protestation solitaire lundi, selon d'autres photos diffusées sur Twitter. Elles suivaient l'exemple d'une Iranienne arrêtée fin décembre après avoir fait de même sur la rue Enghelab.
C'est à cet endroit que Narges Hosseini a manifesté lundi son ras-le-bol concernant le code vestimentaire que la charia impose aux femmes en Iran. Me Soutoudeh avait indiqué lundi à l'AFP avoir obtenu la certitude que la première contestatrice avait été libérée après environ un mois de détention. Plusieurs nouvelles photos de femmes non voilées, dans la même mise en scène, sont apparues sur internet mardi, sans qu'il soit possible de vérifier immédiatement leur authenticité. (...)
Ces Iraniennes qui osent retirer leur voile
par Armin Arefi
Le Point - 30 jan 2018
https://fr.news.yahoo.com/iraniennes-osent-retirer-voile-172500091.html
En Iran, malgré les arrestations, de plus en plus de femmes défient les lois islamiques en s'affichant tête nue dans l'espace public. (...)
Devenu viral sur les réseaux sociaux, le cliché de la "fille de la rue Enghelab" a tout d'abord été interprété, en Occident, comme le symbole des manifestations qui ont ébranlé le pouvoir iranien pendant une semaine, faisant 25 morts. Or, ce mouvement de contestation portait tout d'abord des revendications économiques, avant de s'étendre à la politique et de viser le pouvoir iranien dans son ensemble. En outre, la photo avait été prise la veille des premières manifestations qui ont éclaté le 28 décembre dans la ville de Machhad, dans le nord-est du pays, avant de se répandre à l'ensemble du pays. En réalité, la frondeuse participait aux "Mercredis blancs", un mouvement lancé par la journaliste et militante iranienne Masih Alinejad, exilée aux États-Unis. L'activiste, qui présente une émission sur la branche persane de la chaîne américaine Voice of America, diffusée en Iran via le satellite, appelle les Iraniennes à défier tous les mercredis l'obligation de porter un voile en diffusant des clichés (...)
Echecs: l'Iran, c'est l'enfer des femmes
Chess & Strategy - 10 mar 2017
http://www.chess-and-strategy.com/2017/03/echecs-iran-enfer-des-femmes.html
Dorsa Derakhshani, jeune joueuse d'échecs prometteuse de 18 ans a vu ses espoirs d'intégrer un jour l'équipe nationale d'iran anéantis. Le motif: n'avoir pas porté le voile lors d'un tournoi à Gibraltar en Espagne.
La jeune joueuse d'échecs iranienne Dorsa Derakhshani n'intégrera jamais l'équipe nationale. Son tort ? Avoir participé sans voile à un tournoi d'échecs à Gibraltar. « Dorsa Derakhshani sera interdite de tournois en Iran, et ne pourra pas intégrer l'équipe nationale. Nos intérêts nationaux doivent rester une priorité. Il n'y aura aucune indulgence pour ceux qui négligent les idéaux et les principes de l'Iran », a déclaré Mehrdad Pahlevanzadeh, président de la fédération iranienne d'échecs
A l'automne dernier, une polémique avait éclaté sur les réseaux sociaux après l'annonce par la fédération internationale des échecs de la tenue du championnat du monde féminin à Téhéran. La joueuse américaine Nazi Paikidze-Barnes avait lancé un appel au boycott en raison du port obligatoire du voile. Cependant, selon CNN, aucun pays n'a proposé d'alternative ou d'accueillir ce tournoi. Il a donc eu lieu en Iran, en l'absence de certaines joueuses. (...)
EDIT (2 février 2018)
Iran: Une trentaine de femmes arrêtées pour avoir ôté leur voile en public
AFP, Romandie news - 02 fev 2018
https://www.romandie.com/news/ZOOM-Iran-une-trentaine-de-femmes-arretees-pour-avoir-ote-leur-voile-en-public/886630.rom
La police iranienne a arrêté une trentaine de femmes à Téhéran pour avoir enlevé leur voile en public pour protester contre son port obligatoire depuis la révolution islamique de 1979, ont rapporté jeudi soir plusieurs médias locaux. "La police a arrêté 29 personnes qui perturbaient l'ordre social et les a remises à la justice", affirme le communiqué de la police de Téhéran, publié par les agences Fars, Ilna et Tasnim, sans donner plus de détails.
Ces derniers jours, les réseaux sociaux ont publié des photos apparemment prises à Téhéran mais aussi dans d'autres villes de femmes tête nue dans la rue, leur voile pendu au bout d'une perche en signe de défi. (...) Le zèle de la police des mœurs à faire respecter cette loi a nettement diminué ces dernières années et un nombre croissant de Téhéranaises mais aussi des femmes d'autres grandes villes du pays prennent des libertés en laissant apparaître nettement leur chevelure. (...)
La remise en cause de l'obligation du port du voile par quelques femmes en Iran est "puérile", a déclaré mercredi le procureur général de la République islamique, Mohammad Jafar Montazeri, en minimisant l'importance de cette contestation. "Il s'agit d'une affaire insignifiante qui n'a rien de préoccupant", avait-il déclaré en ajoutant que les manifestantes solitaires avaient "agi par ignorance" et qu'"elles pourraient avoir été influencées à partir de l'étranger".
08/03/2018 >> Une Iranienne qui a ôté son foulard en public pour protester contre l'obligation du port du voile est condamnée à 24 mois de prison, dont 3 mois ferme. Cette femme « a encouragé la corruption morale » en public, a affirmé le procureur général de Téhéran. Le parquet a annoncé qu'il allait faire appel du jugement et demander une peine d'emprisonnement ferme de 2 ans.
Plus d'une trentaine d'Iraniennes ont été arrêtées depuis la fin décembre pour avoir enlevé leur voile en public dans un geste de défi à la loi. Elles ont été libérées pour la plupart, mais sont poursuivies par la justice.
EDIT (9 juillet 2018)
Iran: La toile se mobilise pour une jeune femme arrêtée pour avoir dansé sans voile sur Instagram
Europe1 - 09 jul 2018
http://www.europe1.fr/international/iran-la-toile-se-mobilise-pour-une-jeune-femme-arretee-pour-avoir-danse-sans-voile-sur-instagram-3705668
Maedeh Hojabri, 18 ans, a été interpellée alors qu’elle avait posté des vidéos d’elle dansant sans voile dans sa chambre sur son compte Instagram. Le réseau social pourrait être censuré dans la République islamique. L'arrestation provoque l’indignation dans une grande partie de l'Iran. Maedeh Hojabri, 18 ans, a été interpellée alors qu’elle avait posté des vidéos d’elle dansant sans voile dans sa chambre sur son compte Instagram, suivies par quelque 60.000 internautes, comme le relate The Guardian. Selon les informations de la station iranienne privée Radio Farda, relayées par Courrier International, Maedeh Hojabri aurait depuis été relâchée sous caution.
Des vidéos de danse en soutien à la jeune femme. Mais la jeune femme a obtenu une renommée nationale et internationale depuis cette arrestation par la police et la diffusion de ses aveux sur la télévision publique, le 6 juillet dernier. Les larmes de Maedeh Hojabri ont suscité une telle indignation que certains internautes ont commercé à publier à leur tour des vidéos de danse, accompagnées du hashtag #Beraghs_ta_beraghsim, "Danse pour que nous continuons de danser". "Voici ma danse dans l’atelier, en pensant aux danseurs détenus. Libérez-les, laissez les gens vivre avec ces petites raisons de bonheur", a par exemple tweeté l’ancien journaliste politique Milad Fadai Asl. Une internaute a publié une vidéo de sa mère, comme le relate Le Monde, accompagnée d’un commentaire: "Ma mère m’a dit: je danse pour votre adolescence et jeunesse volées, pour la liberté et la joie que vous méritez". (...)
Depuis plusieurs jours, la cyberpolice iranienne a renforcé sa surveillance sur les contenus publiés sur Instagram. Les rumeurs fusent en Iran sur la possibilité d’une censure très prochaine du réseau social. Début mai, l’application instantanée Telegram avait été bloquée par les autorités. Des précédentes arrestations en Iran. En 2016, des mannequins iraniennes qui publiaient leurs photos sur Instagram, parfois sans voile, avaient été arrêtées et certaines avaient été forcées de faire des aveux devant les caméras de la télévision iranienne. En 2014, l’arrestation de 6 jeunes qui avaient dansé sur le tube de Pharell Williams "Happy" avait déjà provoqué un tollé en Iran.
EDIT (7 août 2018)
Iran: Les femmes sans voile dénoncent le harcèlement à travers des vidéos
par Malgorzata Nieziolek
RFI - 07 aot 2018
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180807-iran-femmes-voile-denoncent-le-harcelement-travers-videos
En Iran, le hashtag #my camera is my weapon devient viral depuis plusieurs semaines. Les Iraniennes qui refusent de porter le voile utilisent ce mot-clef pour poster des vidéos, dénonçant le harcèlement dont elles sont victimes.
Elles se font harceler, humilier publiquement ou même agresser. Des passants hommes ou femmes, la police des mœurs, etc., ils sont nombreux à essayer de faire taire leur protestation contre le port obligatoire du voile. Désormais, les Iraniennes utilisent leurs téléphones portables pour enregistrer ces scènes et les poster ensuite sur Twitter, accompagnées par le hashtag My Camera Is My Weapon, « Ma caméra est mon arme ». L’objectif: exposer publiquement les abus qu’elles subissent.
Le mouvement a commencé avec une première vidéo postée en avril 2018. Elle montre une membre de la police des mœurs qui attaque une jeune femme considérée comme mal voilée car laissant dépasser quelques mèches. Poussée et secouée par la fonctionnaire, elle finit par être jetée par terre, en pleurs. La vidéo a été relayée par Masih Alinejad, activiste iranienne et puis d’autres femmes ont suivi. Aujourd’hui, sous le hashtag « my camera is my weapon », on retrouve des vidéos montrant des scènes similaires dans les bus, dans la rue, dans les voitures ou encore à la plage.
Ce mouvement a provoqué un élan de solidarité au-delà des frontières car à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, des citoyennes turques, arméniennes ou encore pakistanaises ont manifesté leur soutien aux Iraniennes sur les réseaux sociaux. Plus récemment en France, un jeune juriste parisien s’est fait le porte-parole de ces femmes qui se dévoilent. Après avoir découvert le mouvement « my camera is my weapon », Anton Struve a commencé à traduire les vidéos postées en lançant un nouvel hashtag, cette fois-ci en Français, #Nous sommes leurs voix.
Depuis la révolution islamique de 1979, les femmes en Iran sont obligées de sortir tête voilée et corps couvert. Toutefois, il y a quelques mois la police de Téhéran annonçait un assouplissement de ces règles. Les femmes se montrant en public en tenue jugée inappropriée, ne doivent plus être placées en détention ni payer d’amende. Mais cette nouvelle réglementation ne concerne que la ville de Téhéran et, visiblement, elle n’évite pas aux Iraniennes des altercations avec la police des mœurs.