Le Monde d'Antigone

Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.

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Dernière mise à jour : 09.02.2026
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Brèves de la semaine du 16 au 22 mai 2016

Publié le 16/05/2016 à 06:00 par monde-antigone

 
Disparition du vol MS804 d’EgyptAir: Une journaliste virée enflamme Facebook, 22/05
Passage en force du président argentin, qui abroge une loi anti-licenciements, 21/05
Bangladesh: Des enseignants manifestent après la sanction d'un proviseur pour "insulte à l'islam", 20/05
Fièvre jaune: La Fédération de la Croix-Rouge craint une "crise mondiale", 20/05
Le coup de grâce d'Erdogan au parti pro-kurde du HDP, 19/05
Nigeria: Début d'une grève illimitée contre la hausse du prix du carburant, 19/05
Des pavés scellés à Hong Kong avant la visite du n°3 chinois, 17/05
Le Rwanda a expulsé plus de 1.500 Burundais, 17/05
Kaboul paralysée par une manifestation de Hazaras contre une ligne à haute tension, 17/05
Corée du Sud: La construction navale à bout de souffle, 16/05
Consulter le GSM de leur mari sans consentement vaudra des coups de fouets aux Saoudiennes, 16/05


Dimanche 22 -------------------------------------


Les chiffres de l'éco du dimanche:


€/$: 1,1219 / $/¥: 110,09 / US$ index: 95,29
OR: 1256,50 $ / Cuivre: 4595,50 $ / Blé: 4,67 $ / Pétrole WTI: 48,45 $ / Brent: 48,79 $ (écart: 0,3 $) 
Indice CRB (matières premières): 184,96  (+ 1)
Indice Baltic (frets maritimes):  625  (+ 13, + 30, - 1, - 8, - 9)
Taux obligataires (à 10 ans): CH: - 0,29 % / JP: - 0,10 % / DE: 0,16 % / NL: 0,38 % / FR: 0,50 % / BE: 0,54 % /
CA: 1,34 % / UK: 1,45 % / IT: 1,47 % / ES: 1,56 % / US: 1,84 % / ... / RU: 8,86 % / TU: 10,05 % / BR: 12,56 % /
15 pays empruntent à taux NEGATIFS !:
Suisse (15 ans); Japon (10 ans); Allemagne (8 ans); Autriche, Pays-Bas (7 ans); Belgique, Finlande, France (6 ans); Danemark, Irlande, Suède (5 ans); Slovaquie (4 ans); Italie, Espagne (2 ans); Bulgarie (1 mois)


Alors que tout va mal, alors que la demande générale est basse, l'activité faible, alors que le mois de juin s'annonce particulièrement tourmenté avec la menace du Brexit, des élections toujours aussi incertaines en Espagne, la solvabilité problématique des banques italiennes, la énième renégociation autour de la dette grecque, la politique de taux de change de la Chine et sa répercussion sur le crédit, etc., voilà que la Fed communique que tout va suuffisamment bien aux Etats-Unis et qu'elle envisage sérieusement de relever ses taux d'intérêt dès le mois de juin. Elle choisirait bien son moment ! C'est vrai que les "emplois" de dog sitting et de dog walking (je ne traduis pas !) sont en train d'exploser !... mais ce ne sont pas ce qu'on pourrait appeler des emplois qualifiés. Et quand les statistiques signalent une légère hausse des demandes d'emploi, il se trouve toujours des analystes pour expliquer qu'il y aurait un regain d'optimisme dans le pays et que cela encouragerait les personnes qui avaient renoncé à trouver un emploi à revenir dans le circuit. Preuve qu'on peut faire dire aux chiffres tout et n'importe quoi.
Ainsi la publication mercredi des "Minutes" de la Fed (compte-rendu de la réunion du comité politique monétaire des 26 et 27 avril) révèle que: « la plupart des participants ont jugé que si les récents indicateurs allaient dans le sens d'une accélération de la croissance économique au 2e trimestre, de la poursuite du renforcement du marché du travail et de progrès de l'inflation vers l'objectif de 2 % du comité, alors il serait probablement approprié pour le comité de relever en juin la fourchette d'objectifs des taux fédéraux ». Comme si ça ne suffisait pas, les "faucons" de la Fed de Dallas, Atlanta et San Francisco avaient préparé le terrain en allant la veille au devant des micros pour affirmer que 2 ou 3 hausses pourraient intervenir avant la fin de l'année. On sera en partie fixé lors de la prochaine réunion du FOMC qui aura lieu les 14 et 15 juin.
Les propos de ces représentants du lobby du dollar fort ont jeté un froid à Wall Steet. Les investisseurs estiment désormais à 34 % la probabilité d'une hausse des taux le mois prochain au lieu de 19 % avant la publication des "Minutes". Conséquences immédiates: une remontée des taux américains de 15 poins de base, un recul de l'euro et de toutes les autres monnaies et une hausse des valeurs bancaires. Pour le moment, c'est la com' qui donne le ton du marché. Mais attention, nous approchons d'une zone de turbulences...


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Disparition du vol MS804 d’EgyptAir: Une journaliste virée enflamme Facebook
24heures - 21 mai 2016
http://www.24heures.ch/monde/journaliste-viree-enflamme-facebook/story/26273061


La correspondante au Caire du quotidien Le Soir dit avoir été remerciée pour avoir refusé de céder au « journalisme de sensation ». Vinciane Jacquet, la correspondante du journal Le Soir au Caire, a poussé un gros coup de gueule sur Facebook. « J'ai décidé de (...) ne pas céder au journalisme de sensation », a-t-elle affirmé sur les réseaux sociaux. Et de raconter comment son rédacteur en chef l'a remerciée après une commande d'article sur le crash de l'A320 d'EgyptAir. « On m'a demandé de ne pas proposer d'article "factuel" mais d'insister sur la "tristesse des familles" [Les journalistes insistent toujours sur la "douleur des famillies" des années après un accident, alors que l'on discute des indemnisations; ndc] et de parler (remettre en cause) de la sécurité de la compagnie aérienne égyptienne », affirme-t-elle. Impossible, selon elle, car les familles ont « refusé de parler aux médias » [elle l'aurait fait sinon ?; ndc] et que les causes de l'accident sont encore inconnues.

Elle écrit également que « dans ce temps où les gens accusent les journalistes de mentir, d'amplifier, de maquiller, de couvrir les responsables », elle a « décidé de dire non et de ne pas céder au journalisme de sensation au mépris du journalisme d'information et de son éthique ». Partagé plus de 15.000 fois sur Facebook, le message a également été diffusé sur Twitter, note le site Arrêt sur Images. Et c'est une avalanche de soutiens qu'elle a ensuite reçus. Le quotidien Le Soir a par la suite réfuté cette accusation de sensationnalisme. Et d'assurer que la « commande précise » d'article envoyée par mail était la suivante: « 1. Réactions en Egypte, y compris tristesse à l'aéroport, etc. 2. Est-ce qu'Egyptair a des procédures de sécurité particulières, des agents de sécurité à bord, etc.? ».


Samedi 21 ----------------------------------------


CANADA - Les incendies qui ravagent l'Alberta ont débordé sur la province voisine de la Saskatchewan. Plus de 500.000 hectares de forêt sont partis en fumée depuis le début du mois. Les autorités se félicitent que le changement de direction des vents a éloigné les flammes des mines et des installations pétrolières. On s'attend à ce que la pluie et la baisse des températures viennent à bout des flammes dans les prochains jours.


Passage en force du président argentin, qui abroge une loi anti-licenciements
par Alexandre Peyrille
AFP, France24 - 21 mai 2016
http://www.france24.com/fr/20160520-passage-force-president-argentin-abroge-une-loi-anti-licenciements


BUENOS AIRES - Le président argentin Mauricio Macri a décidé de passer en force: il a mis son véto vendredi à une loi anti-licenciements votée au parlement par l'opposition, ce qui pourrait déclencher une mobilisation sociale. La loi adoptée jeudi prévoyait une interdiction de licencier pendant 6 mois, dans un contexte économique et social tendu. Les syndicats dénoncent 150.000 suppressions d'emplois depuis le début de l'année, aussi bien dans le public que dans le privé. Dans une intervention télévisée vendredi, Mauricio Macri s'est voulu rassurant, garantissant que les réformes impopulaires engagées depuis le début de son mandat allaient porter leurs fruits.

La 3e économie d'Amérique latine tourne aujourd'hui au ralenti, l'inflation devrait dépasser les 30 % en 2016, l'Etat réduit ses subventions aux factures d'eau, d'électricité, gaz, aux tickets de métro et bus. Les Argentins sont inquiets. La crainte de perdre son travail est partagée par 48,3 % des Argentins, selon une enquête publiée le 8 mai. D'après une autre étude de l'Université catholique, le pays compte 1 million de pauvres de plus depuis décembre et la pauvreté touche désormais 34,5 % de la population. (...)

La loi abrogée était soutenue par les 5 centrales syndicales d'Argentine. Les syndicats sont puissants en Argentine et leur action a contraint nombre de présidents à écourter leur mandat. Avant l'annonce de M. Macri, les fédérations avaient menacé de lancer une grève nationale en cas de véto de la loi. Le président de la Centrale des travailleurs de l'Argentine (CTA), Hugo Yasky, voyait dans le texte de loi un "acte de résistance" à la politique de rigueur du gouvernement.

La loi anti-licenciements avait valeur de test pour le président argentin. Bien qu'en minorité dans les deux chambres du Parlement, le président de centre-droit était parvenu jusqu'ici à s'assurer une majorité dans les moments-clés. (...). Avec l'adoption de la loi anti-licenciements, il a perdu la bataille parlementaire, mais il a aussitôt repris la main en exerçant son droit constitutionnel au véto. (...) Les patrons des 5 centrales syndicales devaient se réunir samedi pour décider d'une éventuelle mobilisation.


Vendredi 20 --------------------------------------


Bangladesh: Des enseignants manifestent après la sanction d'un proviseur pour "insulte à l'islam"
AFP, L'Orient-Le Jour - 19 mai 2016
http://www.lorientlejour.com/article/986810/bangladesh-des-enseignants-manifestent-apres-la-sanction-dun-proviseur-pour-insulte-a-lislam.html


Des milliers d'enseignants sont descendus dans les rues du Bangladesh jeudi pour protester contre une sanction humiliante infligée par un député à un directeur d'école accusé à tort d'avoir insulté l'islam, un incident qui a enflammé les réseaux sociaux. Salim Osman, un député de l'opposition, avait forcé le directeur d'école, Shyamol Kanti Bhakta, à s'accroupir en se pinçant les oreilles devant des centaines de personnes près de la capitale Dacca la semaine dernière.

Des milliers de professeurs d'université et d'enseignants ont manifesté dans plusieurs villes en soutien au directeur d'école, accusé à tort d'avoir fait des remarques désobligeantes sur l'islam. "Le député a insulté la nation entière en humiliant son bâtisseur -- l'enseignant," a déclaré Shahab Enam Khan, professeur à l'université de Jahangirnagar, pendant un rassemblement à Dacca. "Apparemment le député a oublié la différence entre faire des lois et faire la police," a ajouté M. Khan à l'AFP. L'incident, filmé, a été mis en ligne sur les réseaux sociaux, déclenchant un tollé et des appels à la justice pour le proviseur. Le hashtag #Sorry Sir (Pardon, Monsieur) est devenu viral sur Twitter et de nombreux internautes ont posté des photos d'eux accroupis en signe de soutien.

Le ministre de l'Education bangladais, Nurul Islam Nahid, a rétabli le proviseur dans ses fonctions et viré le conseil de direction de l'école, qui l'avait suspendu après l'incident. "Une injustice a été commise à l'encontre de cet enseignant", a déclaré le ministre, qualifiant l'incident de "honteux". Le député, du petit parti d'opposition Jatiya Party, a toutefois refusé de s'excuser, arguant que de nombreuses personnes l'avaient soutenu dans son geste. "Pourquoi devrais-je m'excuser ? 5.000 hommes se sont rassemblés et ont chanté des slogans contre lui (M. Bhakta). Je l'ai plutôt aidé à échapper à cette foule en colère," a déclaré M. Osman à des journalistes.

Les critiques sur l'islam provoquent souvent des réactions incendiaires dans ce pays à majorité musulmane sunnite où des blogueurs laïcs, des intellectuels et des représentants de minorités ont récemment été assassinés par des islamistes présumés. Le mois dernier, deux enseignants hindous de la ville de Chitalmari (sud-ouest) ont été condamnés à 6 mois de prison pour des remarques "injurieuses" à l'égard de l'islam.


Fièvre jaune: La Fédération de la Croix-Rouge craint une "crise mondiale"
AFP, France24 - 19 mai 2016
http://www.france24.com/fr/20160519-fievre-jaune-federation-croix-rouge-craint-une-crise-mondiale


GENÈVE - L'épidémie de fièvre jaune, qui sévit en Angola et s'est déjà exportée en Chine, risque de se propager davantage pour devenir une "crise mondiale", a averti jeudi la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR). Dans un communiqué, la directrice du département de la Santé de la Fédération, Julie Lyn Hall, a expliqué que "les stocks limités de vaccins, les systèmes inadéquats de surveillance des maladies, la mauvaise hygiène et les interactions transfrontalières économiques et sociales quotidiennes risquent de transformer une crise nationale en crise mondiale".

Cette crainte est partagée par l'OMS qui a convoqué jeudi son comité d'urgence pour déterminer si l'épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale, comme le virus Ebola en Afrique de l'Ouest ou le virus Zika en Amérique latine. "Les voyageurs non vaccinés risquent de transformer cette épidémie en une crise régionale ou internationale si nous n'agissons pas rapidement pour protéger les populations vulnérables et n'aidons pas les communautés à réduire leurs risques d'infection", a déclaré Mme Hall. Le 12 mai, l'OMS avait comptabilisé 293 décès depuis fin décembre 2015, date à laquelle l'épidémie de fièvre jaune a été détectée en Angola. Au total, 2.267 cas suspects ont été enregistrés, mais pour l'instant seuls 696 ont été confirmés en laboratoire. La capitale angolaise Luanda est l'épicentre de l'épidémie, mais elle s'est propagée à d'autres parties du pays. Elle s'est en outre exportée en RDC, au Kenya et en Chine, par le biais de voyageurs non immunisés. De plus, une autre épidémie de fièvre jaune, non liée à celle d'Angola, touche l'Ouganda.

La vaccination est la principale mesure préventive contre la fièvre jaune, maladie hémorragique sans traitement spécifique. S'il est possible d'en réduire les symptômes, près de la moitié des personnes gravement atteintes qui ne sont pas traitées vont mourir. D'après l'OMS, 4 laboratoires dans le monde fabriquent chaque année 60 à 70 millions de vaccins contre la fièvre jaune, transmise par le moustique Aedes aegypti, vecteur de nombreux virus comme le Zika ou la dengue.


Jeudi 19 -------------------------------------------


Le coup de grâce d'Erdogan au parti pro-kurde du HDP
par Quentin Raverdy
Le Point - 18 mai 2016
http://www.lepoint.fr/monde/le-coup-de-grace-d-erdogan-au-parti-pro-kurde-du-hdp-18-05-2016-2040179_24.php#xtor=CS3-190


ISTANBUL - Les jours de la formation pro-kurde du Parti démocratique des peuples (HDP) semblent désormais comptés. Mardi soir, 348 députés turcs sur 550 ont soutenu en première lecture un très controversé projet de réforme constitutionnelle, visant la levée de l'immunité parlementaire pour les législateurs turcs ciblés par des procédures judiciaires. Censé « assainir » l'hémicycle, ce projet porté par l'exécutif turc et le Parti de la justice et du développement (AKP) masque à peine sa véritable cible: le HDP kurde, 3e force politique du pays. (...)

Aujourd'hui, le HDP paie le prix de son opposition aux violentes campagnes militaires menées par l'armée depuis l'automne dans ses bastions électoraux et, selon l'exécutif turc, de son manque de prise de distance vis-à-vis de la guérilla kurde. Aucune surprise alors à constater que sur les quelque 600 dossiers judiciaires remplis par des procureurs contre des députés du Parlement (pour l'heure protégés par la Constitution), près de 400 concernent directement 50 députés (sur 59) de la formation pro-kurde, essentiellement pour des faits de « propagande » ou de « soutien » au PKK. À lui seul, le co-leader du HDP, Selahattin Demirtas, en compterait 75. Pour bon nombre d'observateurs turcs, une levée de l'immunité parlementaire, suivie d'éventuelles poursuites judiciaires, marquerait un coup d'arrêt certain pour le HDP. De quoi faire resurgir de bien mauvais souvenirs pour le mouvement politique kurde. En 1994, déjà accusés de soutenir le PKK, plusieurs élus du Parti démocratique, « ancêtre » du HDP, avaient vu leur immunité parlementaire levée. 4 d'entre eux avaient été ensuite envoyés en prison.

Une décision politique qui ne ferait qu'accentuer un peu plus les vives tensions dans le sud-est, terre électorale du parti pro-kurde, pressent Faysal Sariyildiz, député de la région de Sirnak (meurtrie par les combats entre le PKK et l'armée). L'élu est accusé d'avoir fourni des armes au PKK, ce qu'il nie en bloc. À l'unisson, les députés du HDP dénoncent « un coup d'État du Palais » et de son locataire, le très autoritaire président Erdogan. « C'est sa politique despotique qui vise à écraser l'opposition, à mettre genoux tout le monde, tout cela pour rester en place », accuse le parlementaire de Sirnak. (...)


Nigeria: Début d'une grève illimitée contre la hausse du prix du carburant
RFI - 17 mai 2016
http://www.rfi.fr/afrique/20160517-nigeria-debut-greve-illimitee-contre-hausse-prix-carburant-essence


Au Nigeria, c'est ce mercredi que démarre la grève illimitée contre la hausse du prix de l'essence. Après deux jours de discussions avec le gouvernement, les syndicats Nigeria Labour Congress et Trade Union Congress, ont maintenu leur appel à la grève. Cela fait suite à l'annonce du gouvernement, mercredi dernier, de mettre un terme aux subventions de l'essence.

Alors que le Nigeria est le 1er producteur d'or noir du continent, il importe la majorité de sa consommation de carburant. Aujourd'hui un litre d'essence coûte 145 nairas, soit 0,64 €. Les syndicats réclament que le prix de l'essence à la pompe soit presque divisé par 2. Il faut que la situation empire pour aller mieux. C'est en gros, le parti qu'a pris le gouvernement du Nigeria. Jusqu'à mercredi dernier, il subventionnait l'essence. C'est-à-dire qu'il maintenait un prix à la pompe assez bas et payait la différence aux importateurs. Mais ces derniers avaient la fâcheuse tendance à ne pas distribuer l'essence tant qu'ils n'avaient pas touché leurs subventions, entraînant ainsi des pénuries.

En dérégulant le secteur, le gouvernement nigérian espère donc deux choses: d'abord alléger ses dépenses alors que les cours du pétrole, principale source de revenus du pays, se sont effondrés, et avec eux la valeur de la monnaie locale. Ensuite, mettre un terme aux pénuries de carburants qui pèsent lourdement sur l'économie du pays, puisque les importateurs peuvent désormais s'approvisionner à leur guise. Mais encore faut-il qu'ils aient les liquidités suffisantes pour acheter du pétrole raffiné. La plupart peinent à trouver des devises étrangères sur le marché légal. 1 $ vaut aujourd'hui environ 199 nairas, sur le marché noir, cela peut aller jusqu'à 350. En attendant, les consommateurs nigérians, eux, en font les frais. Une mesure d'autant plus douloureuse qu'elle intervient juste après la décision d'augmenter les tarifs de l'électricité.
22//05/2016 >> Les syndicats annoncent la fin de leur mouvement de grève et la reprise des négociations avec le gouvernement.


Mercredi 18 --------------------------------------


Rien


Mardi 17 ------------------------------------------


Des pavés scellés à Hong Kong avant la visite du n°3 chinois
AFP, France24 - 16 mai 2016
http://www.france24.com/fr/20160516-paves-scelles-a-hong-kong-avant-visite-numero-trois-chinois


HONG KONG - Les autorités ont scellé à la colle des pavés dans le centre de Hong Kong, selon toute vraisemblance pour éviter qu'ils ne soient utilisés comme projectiles par des manifestants lors d'une visite d'un haut responsable chinois dans l'ancienne colonie britannique. Ces mesures de sécurité, qui comprennent aussi l'installation de barricades, sont prises alors que les craintes de voir Pékin durcir sa mainmise s'intensifient dans le territoire que la Chine a récupéré en 1997. Lors d'affrontements avec la police en février, des manifestants, aux premiers rangs desquels des membres de la mouvance dite localiste qui réclame davantage d'autonomie pour Hong Kong, avaient descellé des pavés pour les jeter sur les forces de l'ordre.

Les services de la voirie ont déversé de la colle dans les jointures des pavés sur les trottoirs autour du centre de conférences où Zhang Dejiang [le n°3 chinois] doit prononcer un discours mercredi. Les services de la voirie ont expliqué ces travaux par le fait que les pavés pourraient être sujets à des actes de vandalisme. La police chinoise vient d'arrêter un Hongkongais ayant des relations avec l'opposition prodémocratie de l'ancienne colonie britannique car il était soupçonné d'avoir voulu acheter un drone pour perturber la visite de M. Zhang, selon les médias officiels chinois. M. Zhang, président de l'Assemblée nationale populaire et chargé des affaires hongkongaises, est le plus haut responsable chinois à se rendre à Hong Kong depuis 4 ans. Sa visite est considérée comme une tentative pour apaiser les tensions. Le dignitaire chinois doit rencontrer notamment des députés prodémocratie.

Les mesures de sécurité, en particulier une zone interdite aux manifestations autour du centre de conférences, irritent certains militants prodémocratie. Eloigner les manifestants, c'est ridicule. On se croirait en Corée du Nord, dit Sham Tsz-kit, membre du Front civil des droits de l'Homme. Zhang Dejiang vient pour comprendre la situation à Hong Kong mais sa vue sera complètement obstruée. La police explique qu'elle a pris des mesures contre-terroristes. Les menaces pour la sécurité sont plus fortes que par le passé, les militants sont devenus plus violents, dit une source policière. Les frustrations sont grandes à Hong Kong depuis l'échec du mouvement de masse en faveur de la démocratie de l'automne 2014. (...)


Le Rwanda a expulsé plus de 1.500 Burundais depuis vendredi
AFP, Africa Time - 16 mai 2016
http://fr.africatime.com/toute_lafrique/articles/le-rwanda-expulse-plus-de-1500-burundais-depuis-vendredi


Plus de 1.500 Burundais installés pour la plupart de longue date au Rwanda ont été expulsés de ce pays depuis vendredi, Kigali les considérant comme des immigrés illégaux, a-t-on appris de sources officielles rwandaises et burundaises. Les autorités rwandaises, qui entretiennent des relations glaciales avec le régime de leur voisin burundais, ont indiqué que ces expulsions intervenaient dans le cadre de contrôles réguliers et ne visaient "pas particulièrement les Burundais". "Nous avions un certain nombre de Burundais disséminés à travers le pays qui n’avaient pas de documents", a déclaré à l’AFP la ministre rwandaise en charge des réfugiés Séraphine Mukantabana. "Ce sont des Burundais non réfugiés, en situation irrégulière, qui ont délibérément choisi de repartir au Burundi chercher les papiers indispensables à leur séjour. Il n'y a pas eu de forcing", a-t-elle assuré. Réfutant la notion de réciprocité, un officiel rwandais s'exprimant sous couvert de l'anonymat a toutefois souligné à l'AFP que des milliers de Rwandais victimes de mauvais traitements avaient fui le Burundi depuis le début de la crise dans ce pays en avril 2015 et que les Rwandais en situation irrégulière au Burundi étaient systématiquement expulsés.

Côté burundais, Philippe Ngabonziza, l'administrateur de Ntega, une commune de la province frontalière de Kirundo, a affirmé que "1.320 Burundais expulsés du Rwanda" avaient été accueillis dans sa localité "entre vendredi et dimanche". Le gouverneur de la province voisine de Ngozi, Albert Nduwimana, a précisé à l'AFP que 218 compatriotes étaient rentrés au Burundi dans le même laps de temps. Mi-février, le Rwanda avait menacé de relocaliser dans des pays tiers les réfugiés burundais ayant fui la crise politique dans leur pays. Les Burundais expulsés ce week-end n'appartiendraient pas à cette catégorie, selon les sources burundaises et rwandaises interrogées par l'AFP. "Certains vivaient au Rwanda depuis 10 ans de petits boulots. Ils sont obligés de tout laisser derrière eux", a affirmé le gouverneur de Ngozi sur la foi de témoignages recueillis auprès des expulsés. "Ils viennent avec de petits baluchons contenant des habits et expliquent qu'on les a convoqués et qu'on leur a demandé d'aller dans des camps de réfugiés ou de retourner sur le champ au Burundi", a précisé de son côté l'administrateur de Ntega. Ces deux responsables administratifs assurent également que ceux qui ont des conjoints rwandais auraient été "obligés de partir seuls, en laissant leur conjoint au Rwanda".

Depuis plusieurs mois, le Burundi accuse le Rwanda de recruter et d'entraîner des réfugiés burundais afin de renverser le président burundais Pierre Nkurunziza. La candidature de M. Nkurunziza à un 3e mandat en avril 2015, puis sa réélection en juillet, ont plongé le Burundi dans une grave crise politique, qui a fait plus de 500 morts et conduit 270.000 Burundais à l'exil. Un rapport encore confidentiel de l'ONU consulté vendredi par l'AFP accuse de nouveau le Rwanda d'entraîner des réfugiés burundais et affirme que ce soutien "a continué pendant le début de l'année 2016", ce que le Rwanda dément catégoriquement.


Kaboul paralysée par une manifestation de Hazaras contre une ligne à haute tension
AFP, France24 - 16 mai 2016
http://www.france24.com/fr/20160516-kaboul-paralysee-une-manifestation-hazaras-contre-le-trace-dune-ligne-a-haute-tension


KABOUL - Kaboul était complètement paralysée lundi par une manifestation de milliers de Hazaras, une minorité chiite, contre le tracé d'une future ligne à haute tension (...). Cette mobilisation pourrait dégénérer en une crise politique qui accentuerait les difficultés d'un gouvernement déjà affaibli par le marasme économique et l'insurrection talibane.

Les forces de sécurité ont bloqué les principales intersections de la capitale avec des containers empilés, tandis que les manifestants tentaient de défiler jusqu'au palais présidentiel. Ils réclament que la ligne électrique qui doit relier l'Afghanistan et le Pakistan à l'Asie centrale passe par la province de Bamiyan, une région majoritairement hazara du centre du pays. (...) Cette mobilisation illustre l'instabilité politique en Afghanistan, où une manifestation massive avait été déclenchée en novembre par la décapitation d'un groupe de Hazaras, cristallisant le mécontentement grandissant à l'égard du gouvernement du président Ahsraf Ghani.

La ligne TUTAP, qui doit relier le Turkménistan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan à l'Afghanistan et au Pakistan, est considérée comme un projet crucial pour cette région souffrant d'un manque d'électricité, mais celui-ci est marqué par nombre de controverses. La ligne devait initialement passer par Bamiyan, mais le gouvernement a décidé d'en modifier le tracé et de la faire passer par le col de Salang, au nord de Kaboul, expliquant que ce parcours plus court accélèrerait la réalisation du projet et permettrait d'économiser des millions de dollars. Les dirigeants hazaras jugent ce nouveau tracé discriminatoire.

La manifestation (...) se tient en pleine offensive de printemps des talibans, et les autorités ont averti qu'elle pourrait être prise pour cible par des insurgés. Des manifestants hazaras avaient déjà interpellé le président afghan lors d'un déplacement à Londres la semaine passée. Ashraf Ghani a vu sa popularité s'effondrer, dans un contexte de corruption endémique, de chômage persistant, et d'insécurité grandissante en Afghanistan. La minorité des Hazaras, qui compte 3 millions de personnes, a été persécutée pendant des décennies, et des milliers de ses membres ont été tués à la fin des années 1990 par Al-Qaïda et les talibans. Cette minorité appartenant à l'islam chiite dans un pays majoritairement sunnite a été la cible de nouvelles violences ces derniers mois.


Lundi 16 -------------------------------------------


Corée du Sud: La construction navale à bout de souffle
par Louis Palligiano
RFI - 15 mai 2016
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20160515-coree-sud-crise-chantiers-navals


SEOUL - Symbole de l’essor industriel fulgurant de la Corée du Sud dans les années 1980, et leader du marché mondial pendant plus d’une décennie, la construction navale sud-coréenne connaît aujourd’hui une crise sans précédent. A son chevet, le gouvernement et les banques élaborent des fonds de sauvetage destinés à sa restructuration mais la survie des "3 grands" en la matière semble plus que jamais menacée.

La fin d’un âge d’or. Les 3 géants du secteur, des firmes jadis synonymes de l’hégémonie du pays du Matin clair sur les mers en occupant, à elles seules, près de 70 % du marché mondial de la construction navale, n’en finissent plus de sombrer. Les raisons de cette crise sont nombreuses et pour certaines chroniques: le ralentissement de l’économie mondiale, la concurrence et les surcapacités chinoises, le recul continu des cours du baril de brut qui ont réduit les commandes en navires pétroliers et porte-conteneurs, mais aussi la force du won par rapport au yen qui pénalisent les entreprises sud-coréennes face à leurs voisins japonais.

La brèche semble donc difficile à combler pour Séoul. Le temps manque afin de mener une restructuration profonde chez Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering, Hyundai Heavy Industries et Samsung Heavy Industries, et leurs dettes explosent d’année en année. Des dettes qui atteignent, pour leurs 34 filiales à l’étranger, 4,58 milliards de dollars en 2015, soit un bond de 28,7 % par rapport à 2010. Les conséquences pourraient rapidement s’avérer dévastatrices pour la 4ème économie d’Asie. Les 3 constructeurs navals majeurs ainsi que leurs sous-traitants prévoient un plan de licenciement massif, jusqu'à 30.000 postes seraient en péril d'ici la fin de cette année.


Consulter le GSM de leur mari sans consentement vaudra des coups de fouets aux Saoudiennes
AFP, La Libre (B) - 14 mai 2016
http://www.lalibre.be/actu/international/consulter-le-gsm-de-leur-mari-sans-consentement-vaudra-des-coups-de-fouets-aux-saoudiennes-5737753735702a22d75e17c6


En Arabie saoudite, les femmes qui consultent le GSM de leur mari sans en avertir celui-ci ou sans son consentement risquent désormais d'être punie de coups de fouet, d'une peine de prison ou d'une amende. Le Coran ne faisant pas mention de communications téléphoniques, la charia ne les interdit pas. Mais une nouvelle loi s'appuyant sur la notion de violation de la vie privée, est entrée en vigeur. A noter que la législation saoudienne permet par contre bien à un mari de consulter le téléphone de son épouse sans lui en demander la permission [C'était important de le préciser :); ndc]. Cette nouvelle législation fait partie d'un programme de réformes sociales, le programme de sécurité de la famille, lancé par le roi Salman. La nouvelle disposition a soulevé de nombreuses protestations... émises uniquement par des femmes. En Arabie saoudite où prévaut une interprétation très stricte de la charia, les femmes ont fort peu de droits. Elles ne peuvent ainsi pas sortir de leur domicile sans être accompagnée d'un homme, ni conduire une voiture.