Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
09.02.2026
8739 articles
Allemagne: Des militants écologistes bloquent une mine et une centrale de charbon, 15/05
Face à la pauvreté, les "frigos sociaux" se développent en Argentine, 14/05
"Marche des salopes" dans les rues de Jérusalem contre les violences sexistes, 14/05
Conflits frontaliers: Poussée de fièvre entre la Bolivie et le Chili, 13/05
Burkina: Face au chômage, le gouvernement encourage les jeunes à devenir agriculteurs, 13/05
Grande-Bretagne: Licenciée parce qu'elle ne portait pas de talons, elle lance une pétition qui cartonne, 12/05
De l'identification à l'inhumation, le délicat travail lors des décès de migrants à Calais, 11/05
Dimanche 15 ---------------------------------------
Les chiffres de l'éco du dimanche:
€/$: 1,1305 / $/¥: 108,63 / US$ index: 94,60
OR: 1275,15 $ / Cuivre: 4743 $ / Blé: 4,58 $ / Pétrole WTI: 46,21 $ / Brent: 47,83 $ (écart: 1,6 $)
Indice CRB (matières premières): 183,59 (+ 2)
Indice Baltic (frets maritimes): 600 (- 15, - 22, - 15, 0, + 21)
Taux obligataires (à 10 ans): CH: - 0,32 % / JP: - 0,10 % / DE: 0,12 % / NL: 0,34 % / FR: 0,46 % / BE: 0,51 % /
CA: 1,27 % / UK: 1,36 % / IT: 1,48 % / ES: 1,61 % / US: 1,70 % / ... / RU: 8,79 % / TU: 9,83 % / BR: 12,35 % /
16 pays empruntent à taux NEGATIFS !:
Suisse (15 ans); Japon (10 ans); Allemagne (9 ans); Autriche, Pays-Bas (7 ans); Belgique, Finlande, France (6 ans); Danemark, Irlande, Suède (5 ans); Slovaquie (4 ans); Rep. Tchèque (3 ans); Italie, Espagne (2 ans); Bulgarie (1 mois)
Après les baisses sévères de janvier-février, les hausses improbables de mars-avril, le mois de mai est parti pour être celui de l'attentisme avant les "grandes décisions" du mois de juin. Les marchés font le yoyo et le bonheur des spéculateurs à la petite semaine qui achètent une tendance sur le dollar et le pétrole puis la vendent le lendemain ou le surlendemain en enpochant leurs bénéfices.
Il n'y a rien de spécialement intéressant à signaler; et la semaine prochaine ne devrait pas être différente...
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Allemagne: Des militants écologistes bloquent une mine et une centrale de charbon
AFP, Romandie news - 14 mai 2016
http://www.romandie.com/news/Allemagne-des-militants-ecologistes-bloquent-une-mine-et-une-centrale-de-charbon/703346.rom
BERLIN - Environ 2.000 militants écologistes, selon les organisateurs, ont bloqué samedi dans l'est de l'Allemagne une centrale thermique après le blocage vendredi d'une mine de charbon du groupe Vattenfall, dans le cadre d'une campagne internationale pour dénoncer le recours aux énergies fossiles.
Dans la matinée, ces militants sont partis à pied, à vélo et en bus pour bloquer l'entrée de la centrale thermique Schwarze Pumpe, selon les organisateurs. Dans l'après-midi, ils ont bloqué une des voix ferroviaires menant à la centrale, a précisé une porte-parole du site. La veille, vêtus de combinaisons blanches et munis de masques respiratoires, les militants avaient investi la mine à ciel ouvert de Proschim, près de la frontière polonaise, dans la région de la Lusace. Les militants avaient déployé sur le sol et sur les gigantesques excavatrices de charbon des banderoles proclamant: "Keep it in the ground !" (Laissez-le dans le sol !), "Scène de crime climatique" ou encore "Alarme sur le climat". "Nous bousillons notre avenir". Mais un porte-parole de Vattenfall, Thoralf Schirmer a indiqué qu'une plainte avait été déposée vendredi soir contre ces blocages. Cette action s'inscrit dans le cadre de la campagne internationale "Break Free" (Libérons-nous), entamée début mai dans plusieurs pays -- Etats-Unis, Canada, Brésil, Australie, Nigeria... -- pour exiger une réduction drastique des énergies fossiles. Initiée par des ONG telles que Greenpeace ou 350.org, elle s'achève ce week-end en Allemagne.
Le site visé, propriété de Vattenfall, produit annuellement 20 millions de tonnes de lignite. Récemment, le groupe suédois, 3e producteur d'électricité en Allemagne, a toutefois annoncé la cession au tchèque EPH de ses activités dans le charbon allemand, concentrées en Lusace. L'Allemagne, qui va fermer toutes ses centrales nucléaires d'ici à 2021, dépend encore à 42 % du charbon pour sa production d'électricité. Le débat sur la fermeture des centrales au charbon, trop polluantes, a duré toute l'année dernière, les craintes pour l'emploi pesant lourd dans la balance. Seule une douzaine de centrales doivent fermer à moyen terme.
>> La police allemande a annoncé dimanche l'arrestation de 120 militants écologistes suite à des affrontements avec les forces de l'ordre quand les manifestants ont essayé de pénétrer dans l'enceinte de la centrale thermique.
Samedi 14 ------------------------------------------
Face à la pauvreté, les "frigos sociaux" se développent en Argentine
par Jean-Louis Buchet
RFI - 13 mai 2016
http://www.rfi.fr/hebdo/20160513-argentine-pauvrete-frigos-sociaux-developpent-macri-economie-gaspillage
BUENOS AIRES - En Argentine, de plus en plus de « frigos sociaux », installés en pleine rue, proposent gratuitement des plats cuisinés aux gens qui s’y approchent. Il y en a même un dans la célèbre place de Mai, face au palais présidentiel, en plein cœur de Buenos Aires. Comment expliquer ce phénomène ? C’est, du moins en partie, une manière de répondre à l’augmentation de la pauvreté dans le pays. Il y a longtemps qu’en Argentine - depuis la crise de 2001 notamment -, des ONG ou des organisations comme le Secours catholique ont ouvert des soupes populaires, c’est-à-dire des restaurants gratuits ou des centres de distribution d’aliments, comme il en existe en France pour les plus démunis.
Mais il y a quelques années, un restaurateur a eu l’idée d’installer un réfrigérateur sur son trottoir et d’y entreposer des plats cuisinés en barquettes individuelles sous cellophane que les passants pouvaient retirer librement. Des aliments qui auraient fini à la poubelle, mis à la disposition de gens en difficulté qui pouvaient se servir sans qu’on ne leur demande rien. Cela a eu du succès et d’autres l’ont imité dans plusieurs points du pays, en particulier devant des hôpitaux publics de banlieues défavorisées où, manifestement, beaucoup de ceux qui viennent se faire soigner gratuitement ont aussi du mal à subvenir à leurs besoins alimentaires. En réalité, le concept des « frigos sociaux » ou populaires vient d’Allemagne, où ils existent de longue date. Mais il est vrai que ces réfrigérateurs de rue se sont multipliés au cours des derniers mois en Argentine.
Durant les deux dernières années de la présidence de Cristina Kirchner, les conditions de vie se sont dégradées pour beaucoup d’Argentins, notamment à cause de l’inflation. Selon l’indicateur de l’Université catholique, considéré comme le plus fiable, fin 2015, 29 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté. Et, au cours des 3 premiers mois de cette année, ce pourcentage a augmenté de près de 5 points, parce que l’inflation n’a pas baissé, au contraire, et que le gouvernement du président Mauricio Macri a fortement augmenté les tarifs des services publics. Malgré les aides sociales, il ne fait pas de doute que plus d’Argentins ont du mal à joindre les deux bouts.
Aujourd’hui, le gouvernement affirme que le plus dur est passé, que l’inflation va baisser et que retour de la croissance au second semestre permettra de réduire la pauvreté. Quoi qu’il en soit, on sait qu’il existe en Argentine un noyau dur de pauvreté structurelle, estimé entre 20 et 25 % de la population, qui a peu à attendre d’une embellie économique et pour lequel il faut des actions ciblées qui aillent au-delà des aides sociales traditionnelles. Pour ceux-là, les réfrigérateurs de rue resteront un palliatif bienvenu. Et comme la société a également de plus en plus conscience du gaspillage alimentaire, on peut s’attendre à ce que les frigos populaires s’installent dans le paysage urbain argentin.
Jérusalem: "Marche des salopes" en soutien-gorge contre les violences sexistes
Belga, RTBF - 13 mai 2016
http://www.rtbf.be/info/monde/moyen-orient/detail_jerusalem-marche-des-salopes-en-soutien-gorge-contre-les-violences-sexistes?id=9297510
Près de 300 femmes, certaines en petite tenue, ont participé vendredi à la "marche des salopes" dans les rues du centre de la très prude Jérusalem pour dénoncer les violences faites aux femmes, a constaté un journaliste de l'AFP. Cette année, la police avait exigé qu'aucune des manifestantes ne défilent les seins nus, ont rapporté les organisatrices. Plusieurs d'entre elles se sont contentées de marcher en soutien-gorge, avec des bas résille et des jarretières. "La police a autorisé la marche. Mais elle nous a imposé de nombreuses restrictions", a expliqué Tamar Ben David, une des organisatrices. "On nous a expliqué qu'il était illégal de se promener les seins nus et nous ne voulions provoquer personne. La police nous a demandé de nous assurer que personne ne défilerait nu", a-t-elle ajouté.
A l'opposé de l'hédoniste Tel-Aviv, considérée comme une des villes les plus libérales au monde en matière de mœurs, Jérusalem est une ville conservatrice avec une très forte population de religieux, qu'ils soient juifs orthodoxes, musulmans ou chrétiens. Une jeune fille a été tuée et 6 autres blessées en mars 2015 par un juif ultra-orthodoxe lors d'une Gay Pride à Jérusalem. Les organisatrices de la marche de vendredi ont fait appel à l'Association des droits civiques en Israël pour s'assurer que la police n'interdirait pas le défilé, a indiqué Yaron Kelner, porte-parole de cette ONG. La marche de Jérusalem a débuté aux abords d'un des quartiers ultra-orthodoxes juifs où les hommes sont revêtus de costumes noirs et de chemises blanches tandis que les femmes sont tenues de ne rien laisser voir de leur corps, sauf leur visage et leurs mains, et pour certaines se rasent le crâne et portent une perruque.
Vendredi 13 ----------------------------------------
Conflits frontaliers: Poussée de fièvre entre la Bolivie et le Chili
par Reza Nourmamode
RFI - 12 mai 2016
http://www.rfi.fr/ameriques/20160512-poussee-fievre-bolivie-chili-silala-bases-militaires-cij
En Amérique du sud, le ton monte entre la Bolivie et le Chili. Les deux pays, voisins mais qui entretiennent depuis toujours des relations houleuses, ont ces derniers jours multiplié les déclarations aux accents martiaux. La cause de cette tension: des supposées bases militaires installées trop près de leur frontière commune. La prise de bec entre les deux pays a débuté dimanche dernier avec une déclaration d’Evo Morales qui a dénoncé publiquement l’existence d’une base militaire chilienne à moins de 15 km de la frontière entre les deux pays: « c'est une agression à la vie et à la patrie », a lancé le président bolivien.
Selon La Paz, les traités internationaux stipulent qu’aucune base militaire ne peut être installée à moins de 50 km de la frontière. Menaçant de porter l’affaire devant l’Union des nations sud-américaines (UNASUR), Evo Morales ajoutait: « Ce n’est pas avec des missiles et des tanks de guerre que l’on construit un bon voisinage ». Tout en se déclarant disposé à un « dialogue ouvert et sincère », le leader indigène a dit ne pas comprendre le « militarisme » du parti socialiste chilien.
Des accusations qui ne sont évidemment pas restées sans réponse. Et le Chili a tout d’abord nié l’existence d’une telle installation militaire. Le ministre chilien de la Défense a expliqué qu’il ne s’agit que de patrouilles qui ont pour mission d’éviter l’entrée de « délinquants depuis la Bolivie ». José Antonio Gomez a aussi conseillé au président bolivien de « s'occuper de ses propres frontières ». Le gouvernement chilien a ensuite dénoncé à son tour l'existence d'une base militaire bolivienne, qui serait-elle située à seulement 1,5 km de la frontière. Enfin, le représentant chilien devant la Cour internationale de Justice de La Haye, José Miguel Insulza, a averti La Paz: « j’espère qu’Evo Morales ne cherche pas la guerre, car ce serait une erreur de sa part ».
Deux conflits diplomatiques opposent les deux voisins. Le premier conflit est de très longue date : la Bolivie réclame au Chili de lui rendre un accès souverain à l'océan Pacifique, accès perdu lors d'une guerre au XIXème siècle. Un dossier qui est depuis 2013 examiné par la Cour de Justice de La Haye. La Bolivie et le Chili ont d’ailleurs rompu leurs relations diplomatiques en 1978 en conséquence de ce différend territorial. L'autre conflit concerne l'exploitation des ressources hydriques d'un fleuve transfrontalier, le Silala, dont le cours passe justement dans la région où serait située la supposée base militaire chilienne. Ce conflit a été réactivé ces derniers mois par la Bolivie, qui envisage de le porter également devant la Cour internationale de La Haye.
Burkina: Face au chômage, le gouvernement encourage les jeunes à devenir agriculteurs
AFP, Africa Time - 11 mai 2016
http://fr.africatime.com/toute_lafrique/articles/burkina-face-au-chomage-le-gouvernement-encourage-les-jeunes-devenir-agriculteurs
Le gouvernement burkinabè a incité mercredi la jeunesse à se lancer dans l'agriculture, présentée comme "un secteur porteur d'emplois" et une "réponse" au chômage endémique chez les jeunes dans ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest. Dans une tribune publiée dans tous les quotidiens du pays et diffusé dans les radios, le gouvernement assure vouloir "marquer une rupture dans le regard de (la) société sur les activités agricoles, considérées jadis comme le dernier recours des hommes et des femmes ayant tout essayé, en vain, dans la vie".
Le gouvernement promet ainsi de créer une banque agricole, de mettre à la disposition des producteurs des intrants et équipements agricoles et de renforcer le dispositif d'encadrement et de conseil ciblé pour les producteurs. Pour la saison agricole qui s'amorce, le gouvernement promet également de fournir aux producteurs 4.000 tonnes de semences améliorées et 16.000 tonnes d'engrais. Il promet également de leur doter de 11.000 charrues, charrettes, semoirs et 6.000 animaux de trait. "Le gouvernement qui est convaincu que la terre ne ment pas, saisit l'opportunité pour inviter la jeunesse à embrasser les métiers de la terre. Reste à espérer une réaction favorable de sa part !", ajoute le texte. Le chômage et le sous emploi des jeunes est endémique au Burkina où la pratique agricole encore arriérée est tributaire d'outils agricoles rudimentaires.
L'agriculture est également grandement dépendante de la pluviométrie dans ce pays sahélien. Selon des statistiques officiels, les jeunes de moins de 30 ans représentent jusqu'à 60 % de la population et l'exode rurale atteint 6 % l'an. La lutte contre le chômage des jeunes est une priorité du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, élu fin novembre lors d'une élection qui a mis un terme à la période transitoire d'un an après la chute du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir fin octobre 2014 par des manifestations populaires conduites par la jeunesse.
Jeudi 12 ---------------------------------------------
Grande-Bretagne: Licenciée parce qu'elle ne portait pas de talons, elle lance une pétition qui cartonne
Métronews - 12 mai 2016
http://www.metronews.fr/info/grande-bretagne-licenciee-parce-qu-elle-ne-portait-pas-de-talons-elle-lance-une-petition-qui-cartonne/mpel!N59UAxYn17Tj/
Les escarpins à talons, instruments du sexisme ? C'est la position défendue par une jeune Anglaise, qui a été virée de son job car elle n'était pas venue travailler en talons. Dans la foulée, elle a lancé une pétition sur le site du Parlement britannique, qui cartonne. Son cas ferait-il écho à un problème de société ?
Il est vrai que seules les femmes connaissent ce dilemme: les chaussures à talons peuvent être signe de féminité, d'allure, voire d'affirmation et de pouvoir. Mais les pratiquantes savent aussi que la vie en talons peut être compliquée, nécessitant de bien regarder où l'on met les pieds, de s'interdire certains endroits ou des marches impraticables avec quelques centimètres de hauteur… En tout cas, c'est bien d'avoir le choix de les porter ou non.
Mais apparemment, ça n'a pas été le cas de Nicola Thorp, qui a raconté dans la presse britannique comment, engagée de manière temporaire comme réceptionniste par une agence du cabinet d'audit PwC à Londres, elle a été renvoyée chez elle dès le premier jour parce qu'elle portait des chaussures plates. "Lorsque je suis arrivée, on m'a interdit de travailler parce que je ne portais pas de talons. J'ai exprimé ma surprise et ils m'ont expliqué que les chaussures plates ne faisaient pas partie du code vestimentaire pour les femmes", a raconté Nicola Thorp, 27 ans, au quotidien Evening Standard. Ensuite, "le superviseur m'a dit que je serais renvoyée chez moi sans être payée si je n'allais pas dans une boutique m'acheter une paire de chaussures à talons de 5 à 10 cm. J'ai refusé et il m'a renvoyée", a ajouté la jeune femme.
A la BBC, elle a expliqué: "J'étais supposée travailler 9 heures par jour, à escorter des clients dans des salles de réunions. J'ai dit que je ne pouvais tout simplement pas faire ça perchée sur des talons". Interrogé par l'Evening Standard, un porte-parole de PwC a expliqué que la société sous-traitait son service de réception. "Le code vestimentaire dont il est question ne fait pas partie de la politique de PwC. Nous sommes en discussions avec notre sous-traitant sur cette politique", a-t-il ajouté.
Après avoir interrogé une association de conseil aux salariés qui lui a expliqué que les employeurs avaient le droit d'imposer un code vestimentaire, Nicola Thorp a donc décidé de faire appel aux législateurs, en lançant une pétition sur le site du Parlement dans laquelle elle réclame l'abrogation de codes "datés et sexistes", et réclame l'interdiction de devoir porter des talons sur les lieux de travail. Lancée le 9 mai, sa pétition atteint ce jeudi les 100.000 signatures sur le site du Parlement britannique. Quand le seuil des 100.000 est franchi, un débat parlementaire peut être envisagé.
Mercredi 11 ---------------------------------------
ESPAGNE - Podemos a annoncé lundi avoir conclu un accord avec la gauche dite "radicale" Izquierda Unida dans le (seul) but de devancer le PSOE lors des élections législatives du 26 juin. Au mois de février, le PSOE et Ciudadanos s'étaient mis d'accord pour former ensemble un gouvernement, mais Podemos qui espérait faire alliance avec le PSOE s'y était opposé. L'Espagne est sans gouvernement depuis les élections du 20 décembre 2015 qui n'avait dégagé aucune majorité.
De l'identification à l'inhumation, le délicat travail lors des décès de migrants à Calais
par David Courbet
AFP, France24 - 10 mai 2016
http://www.france24.com/fr/20160510-lidentification-a-linhumation-le-delicat-travail-lors-deces-migrants-a-calais
CALAIS - Identifier la victime et faciliter son inhumation: médecins légistes et associations tentent de rendre dignité aux migrants qui trouvent la mort dans le Calaisis lors de leur périlleuse quête d'Angleterre. Au moins 25 d'entre eux ont péri depuis juin 2015, heurtés par un véhicule ou un train, noyés, ou électrocutés sur le site d'Eurotunnel. Dernier en date, lundi matin, un Pakistanais de 24 ans, dont le rêve d'Angleterre a été fracassé par une voiture sur la rocade portuaire de Calais.
« Dès qu'une mort violente se produit sur la voie publique, la justice est saisie. Le corps sera systématiquement autopsié pour qu'aucune ambiguïté sur son décès ne subsiste », explique à l'AFP Stéphane Chochois, médecin légiste et chef de l'unité médico-judiciaire au centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer. L'identification des corps peut ensuite prendre des mois et les dépouilles restent parfois longtemps à la morgue. Il faut activer toutes les pistes: interroger les compagnons de voyage du migrant décédé, mettre la main sur tout document attestant son identité - le Pakistanais décédé lundi était, lui, en possession de papiers - faire parler des puces de téléphone ou, à défaut, ses empreintes et son ADN. Certaines conditions particulièrement terribles du décès ne facilitent pas non plus cette tâche. Le médecin légiste se souvient ainsi d'un corps disséminé « sur 20 mètres » l'été dernier « après avoir été trainé par un train ». (...)
« Faire rapatrier un corps n'est pas toujours évident quand on vit à des milliers de kilomètres, surtout quand on ne maîtrise pas la langue ni les us et coutumes », dit Lou [psychologue au sein de Médecins du Monde]. La jeune bénévole pointe également le caractère aléatoire de chaque situation: « les liens changent en fonction des ambassades, dont certaines financent en partie le rapatriement, le prix (de ces derniers) qui varient fortement ou les procédures parfois très compliquées ». Si les familles dans le pays d'origine ont pu être contactées, souhaitent et peuvent se permettre de payer des rapatriements oscillant entre 3.000 et 6.000 €, les démarches sont relativement rapides. La diaspora peut aussi décider de se cotiser pour offrir une inhumation digne à ces malheureux. A défaut, un enterrement est organisé dans la commune où est décédée la victime, qui ne peut refuser le corps.
Dans le cimetière nord de Calais, les tombes de migrants sont ainsi facilement repérables au milieu du carré musulman: une simple croix en bois, sur laquelle est gravé un nom accompagné le plus souvent de la seule date de décès. Il y a parfois des restes de fleurs, fanées, sur le petit monticule de terre livré aux mauvaises herbes. Lorsqu'aucune identification n'est possible, ils sont enterrés plus loin. Lou, pointe alors du doigt un endroit isolé du cimetière: le carré des indigents. Pensive, elle soupire: « que ce soit à la frontière ou au bidonville, on ne meurt jamais par hasard à Calais ».
Mardi 10 ------------------------------------------
Rien.
Lundi 9 ---------------------------------------------
Rien.