Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
>> Toutes les rubriques <<
· 37 - Lointains échos dictatures africain (402)
· 00 - Archivage des brèves (794)
· .[Ec1] Le capitalisme en soins intensifs (552)
· 40 - Planète / Sciences (390)
· 10 - M-O. Monde arabe (386)
· . Histoires et théories du passé (224)
· 20 - Japon, Fukushima (237)
· .[Ec2] Métaux, énergies, commerce (253)
· 24 - USA (313)
· 19 - Chine [+ Hong Kong, Taïwan] (324)
Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
05.03.2026
8768 articles
Le gouvernement sud-africain est en train de se lancer dans une vaste refonte de sa politique de contrôle de l'immigration dans le but, dit-il, de "prévenir les attaques xénophobes" telles qu'elles se sont manifestées ces dernières semaines.
La mise en place de cette politique se décompose en deux phases:
1/ L'opération "Fiela" actuellement en cours fait la chasse aux immigrés sans papiers, assimilés à des fauteurs d'insécurité, de violences, de drogue. Elle les désigne comme la cause des problèmes de la société.
2/ La préparation d'une loi "Green Paper" pour 2016 qui entrerait en vigueur en 2017. Cette loi prévoirait la création d'une super agence réunissant les départements de l'Intérieur, de la Défense, des ressources naturelles et des affaires sociales afin de permettre un contrôle très strict du flux migratoire, des entrées et sorties du territoire.
Les rares informations accessibles sur les sites francophones "de gauche" ménagent plutôt le gouvernement et en ignorent les intentions xénophobes, racistes. Mais bon... on apprend quand même des choses ici ou là.
Gestion du flux migratoire: Le gouvernement propose une nouvelle loi
par Maria Baptista Mbina
Franco-SA - 11 mai 2015
http://franco-sa.co.za/news/600/gestion-du-flux-migratoire-le-gouvernement-propose-une-nouvelle-loi
L’Afrique du Sud entend mettre en place un nouveau projet de loi, qui consistera à restructurer le flux migratoire dans le pays. Dans le souci de mieux contrôler la population qui entre en Afrique du Sud, le Ministre de l’Intérieur, Malusi Gigaba a annoncé à la presse durant une session au parlement mercredi dernier, qu’une loi de régulation d’entrée dans le pays est sur le point de voir le jour. Le ministre de l’intérieur a en effet fait savoir que plusieurs immigres « économiques » venaient en Afrique du Sud à cause des meilleures opportunités que ce pays offre.
Intitulée « the Green Paper », cette loi sera une révolution. On note que ce sera pour la première fois dans l’histoire du pays qu’une telle décision sera prise car au-delà de ses 21 ans de démocratie, l’Afrique du Sud n’a jamais eu aucune politique d’insertion en ce qui concerne les milliers d’étrangers, des immigrés « économiques » qui entrent dans le pays chaque année. Le Ministre de l’intérieur a fait savoir que la finalisation du projet sera effective au plus tard en mars 2016.
En quoi consistera le « Green Paper » ? Partant d’un constat fait par des données enregistrées par le ministère de l’Intérieur, Home Affairs, il a été révélé qu’entre 2010 et 2015, plus de 330.000 immigrés sont rentrés de manière légale dans le pays mais ne sont plus jamais repartis après l’expiration de leur visa. A cet effet, le ministre a fait savoir que ce nouveau projet sera axé sur plusieurs points et permettra au gouvernement de faire le point sur la question des immigrés économiques.
Composée de 10 chapitres, cette nouvelle loi sera basée sur 6 points essentiels. Premièrement, on aura la mise en place d’une agence nommée Borders Management Agency (BMA). Cette agence sera le regroupement de plusieurs agences dont les ministères de l’Intérieur, de la police, de la défense nationale, de l’agriculture, pêche et forets et le service de revenus, SARS. Elle aura en son sein tous les départements du gouvernement et sera chargée de surveiller les différentes frontières du pays, les différents syndicats et les immigrants qui rentrent de manière illégale et les trafiquants de drogues. Le ministre a également affirmé que le gouvernement verra dans quelle mesure retenir les étudiants étrangers qui ont un parcours impressionnant et dont la présence serait bénéfique pour le pays. Par ailleurs la question des frontières qui cause problème depuis un bon moment sera aussi traitée. Le ministre Gigaba espère que tout ceci prendra forme à l’horizon 2017 afin de pouvoir mettre sur pied tous les objectifs fixés.
Afrique du Sud: Le gouvernement entend poursuivre l'opération Fiela
RFI - 15 mai 2015
http://www.rfi.fr/afrique/20150515-afrique-sud-le-gouvernement-zuma-entend-poursuivre-operation-fiela-attaques-xenophobes-i/
En Afrique du Sud, le gouvernement réitère: ses opérations anti-criminalité vont se poursuivre, malgré les nombreuses critiques. Il y a 15 jours, le gouvernement a lancé l'opération Fiela (raids conjoints entre l'armée et la police), suite à une importante vague d'attaques xénophobes. But de l'opération: prévenir la criminalité et les attaques contre les étrangers. Mais ces opérations sont de plus en plus décriées par les organisations des droits de l'homme qui y voient un vaste coup de filet contre les étrangers en situation irrégulière. Près de 1.000 clandestins présumés ont été arrêtés principalement autour de Johannesburg et Durban.
Pour la ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane, ces opérations sont nécessaires pour prévenir les attaques xénophobes de ses derniers mois: « J'ai vu à la télévision des communautés, même étrangères, accueillir à bras ouverts ces opérations dans leur quartier, car eux-mêmes nous demandent de les aider à se débarrasser des problèmes de drogue dans leur communauté. Donc vous ne pouvez pas dire un jour: "nous voulons plus de sécurité dans notre quartier", et un autre jour dire que l'opération Fiela est une menace [...] Nous devons nous débarrasser de ces problèmes de drogue dans nos communautés ».
La semaine dernière, les associations se sont notamment insurgées contre une opération dans une église de Johannesburg, où quelque 400 immigrés ont été arrêtés (...). L'objectif du gouvernement est d'autant plus confus que cette semaine encore le président de la République Jacob Zuma a réaffirmé que son gouvernement ne tolèrerait pas d'immigration illégale.
Traque des "sans papiers": ADF s’insurge contre le mauvais traitement à Johannesburg.
Franco-SA - 08 mai 2015
http://franco-sa.co.za/news/599/traque-des-sans-papiers-adf-s-insurge-contre-le-mauvais-traitement-a-jhb
L’opération "Fiela" se poursuit en Afrique du Sud. Selon les dernières nouvelles, des policiers, accompagnés de militaires se sont rendus à l’église méthodiste au centre-ville de Johannesburg. African Diaspora Forum (ADF) mentionne que le raid a été brutal, une personne a même été tuée au cours d’une altercation entre les immigres et les forces de l’ordre. Cette ONG de défense des droits des étrangers s’insurge contre le mauvais traitement dont les immigres sont victimes au cours de cette opération de traque des étrangers sans papiers. Dans un communiqué de presse, ADF parle d’une institutionnalisation de la xénophobie par les forces de l’ordre.
Selon la police, ce corps a plutôt été retrouvé dans cette partie de la ville. Elle suspecte que la personne a été tuée quelques heures plus tôt puis son corps caché en ville. Environ 400 personnes ont été arrêtées. La police annonce aussi avoir saisi de la drogue et des armes. Ces personnes sont en détention et attendent que le ministère de l’Intérieur confirme leur statut dans le pays. L’église a été fermée et de nombreux refugies disent se retrouver sans abri. Il convient de rappeler que l’église méthodiste du centre-ville de Johannesburg abrite de nombreux immigrés depuis des années.
EDIT (19 mai 2015)
Arrestations et violences: En Afrique du Sud, les étrangers ont peur
RFI - 19 mai 2015
http://www.rfi.fr/afrique/20150518-afrique-sud-arrestations-violences-xenophobie-etrangers-peur-fiela/
En Afrique du Sud, les arrestations d'étrangers continuent. D'après les derniers chiffres du gouvernement, près de 4.000 étrangers ont été arrêtés en 3 semaines dans le cadre de l'opération Fiela. Initialement, il s'agissait d'une opération anticriminalité déclenchée juste après les attaques xénophobes du mois dernier. Mais celle-ci s'est peu à peu transformée en une opération contre les étrangers en situation irrégulière, décriée par les organisations des droits de l'homme.
Dans les bureaux de l'African Diaspora Forum, c'est l'effervescence. Chaque jour, l'association d'aide aux migrants reçoit plusieurs dizaines d'appels de personnes victimes de violences xénophobes, déplacées ou qui demandent conseil. Salomon est Camerounais. Le mois dernier, il a été attaqué en pleine nuit à son domicile par un groupe de jeunes. Il a réussi à fuir et s'est réfugié auprès de la police. Aujourd'hui, il n'a ni domicile, ni emploi et vit chez des amis. « J’ai peur de rentrer là-bas, raconte-t-il. Entretemps, j’ai essayé d’appeler des gens qui habitaient dans la même concession que moi. J’ai constaté qu’un Kényan et sa famille étaient partis, il y avait aussi un Malawien qui est parti. Tout le monde est parti de là parce que c’est un endroit où il y a beaucoup de Sud-Africains donc les gens ont un peu peur ».
Pour Marc Gbaffou de l'African Diaspora Forum, la violence s'est certes calmée depuis le mois dernier, mais les gens sont toujours traumatisés. « Lors des attaques, on a vu des centaines de personnes venir chaque jour, rappelle-t-il. Ils viennent ici pour la protection, ils viennent demander s’ils doivent quitter l’endroit où ils habitent parce qu’ils vont être attaqués… Quel conseil on leur donne : est-ce qu’ils doivent s’arranger pour rentrer dans leur pays ? Y en a qui ont perdu des choses. La violence s’est relativement calmée, maintenant c’est le gouvernement lui-même qui attaque les migrants », avance-t-il. A ce jour, près de 4.000 étrangers ont été arrêtés par le gouvernement, certains sans titres de séjour, d'autres pour différents crimes. L'ONG tente en vain de leur apporter une assistance légale et dénonce la réponse du gouvernement sud-africain qui selon eux légitime la xénophobie.