Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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(03/07) Interruption du retrait du combustible d'une piscine [AFP]; (06/07) Panne de refroidissement de la SFP5; (14/07) Le déblaiement peut-être responsable d'une nouvelle contamination de riz [AFP]; (17/07) “Ne pas trop s’inquiéter, se coucher tôt, ouvrir les fenêtres”; (23/07) TEPCO réclame encore 3,75 milliards d'euros à l'Etat [ATS]; (25/07) Et Tepco pompait, presque pour rien [AFP]; (04/08) Echec du mur de glace; (06/08) TEPCo reconnait que le combustible du réacteur 3 a bien fondu; (12/08) “Le corium du réacteur 3 n’est qu’à 26 cm de l’extérieur de l’enceinte de confinement primaire; (13/08) TEPCo communique sur son projet de rejeter dans l’océan l’eau souterraine partiellement décontaminée; (19/08) TEPCO reconnaît son échec; (23/08) Choix de centres d’entreposage des déchets radioactifs; (25/08) Fukushima: 103 enfants atteints d'un cancer; (26/08] 11 centrales nucléaire en danger en cas de séisme; (20/09) Tepco annonce que la dérivation a fait baisser l’eau de 130 T/j; (23/09) NHK change sans explication une émission TV; (24/09) Deux forts séismes près de la centrale Fukushima Daiichi; (25/09) Tepco abandonne le mur congelé et va combler les tranchées avec du ciment; (29/09) Près de 6.000 travailleurs à Fukushima; (30/09) Le robot inspecteur a découvert “quelque chose” d’extrêmement radioactif au fond de la salle pressurisée du réacteur 2.
(Fukushima diary, 30/09) Le robot inspecteur a découvert “quelque chose” d’extrêmement radioactif au fond de la salle pressurisée du réacteur 2 - Le 30 septembre 2014, Tepco publie un enregistrement vidéo du réacteur 2 pris par le robot quadrupède. C’est dans une parie du système de refroidissement, la “S/C (suppression chamber)”, salle pressurisée du réacteur 2. Le robot d’inspection a rampé sur son mur extérieur. L’enregistrement vidéo a pris un bruit alors qu’il avançait vers le fond de la S/C (...). Tepco va analyser le bruit pour estimer le véritable niveau de radioactivité. Selon le communiqué officiel de Tepco, le réacteur 2 n’a pas connu d’explosion. Néanmoins, cette inspection suggère que quelque chose d’extrêmement radioactif s’est déplacé depuis le réacteur jusqu’à la S/C. En outre, le robot a dévissé 3 fois à 120°sur le mur extérieur. la cause n’en est pas encore établie mais il est possible que le mur extérieur de la S/C soit sérieusement endommagé à cet endroit.
(ACRO, 29/09) Près de 6.000 travailleurs à Fukushima - Depuis juillet dernier, il y aurait 5.730 travailleurs en moyenne chaque jour sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi. C’est pratiquement le double d’il y a un an.
(Fukushima diary, 25/09) Tepco abandonne le mur congelé et va combler les tranchées avec du ciment - Tepco va abandonner le précédent projet de mur congelé et en revenir simplement au béton, ils l’ont annoncé à la conférence de presse du 22 septembre 2014. Des eaux extrêmement radioactives sont “retenues” dans les tranchées souterraines qui sont reliées aux bâtiments de la centrale. Bien que Tepco le nie, il est possible que ces tranchées soient aussi gravement endommagées par les interminables explosions et séismes, laissant ainsi fuir le liquide de refroidissement en continu dans le sous-sol puis la mer, directement depuis les bâtiments de la centrale. Tepco était en train d’essayer d’isoler les bâtiments de la centrale et les tranchées avec des murs d’eau congelée pour pouvoir pomper les eaux extrêmement radioactives des tranchées. Cependant, les murs congelés n’ont jamais été terminés. Tepco a déclaré qu’au lieu du mur d’eau congelée, ils développaient un type particulier de ciment pour en combler totalement les tranchées.
En respectant les mathématiques les plus élémentaires, s’ils les remplissent de ciment, le même volume d’eau radioactive va être repoussé hors des tranchées. Néanmoins, Tepco affirme qu’il n’y aura pas de fuite parce qu’ils vont pomper l’eau au fur et à mesure qu’ils combleront avec le ciment. Ils vont devoir pomper un volume d’eau au moins égal à la capacité totale des tranchées puisque les tranchées et les bâtiments sont reliés. Tepco n’a pas annoncé s’ils préparaient assez d’espace de stockage pour ces eaux extrêmement radioactives.
[AFP, 24/09/2014] Deux forts séismes près de la centrale Fukushima Daiichi - Deux séismes, de magnitude 5 et 5,2, se sont produits en moins d'une heure mercredi soir au large de la centrale accidentée Fukushima-Daiichi (...). Les deux tremblements de terre ont eu lieu au même endroit, à une cinquantaine de kilomètres de profondeur, à 21h45 et 22h31. Un troisième, de magnitude 3,6, est survenu à 23h un peu plus au sud. "Ça secoue encore, impossible de dormir", a lancé sur Twitter un travailleur de la centrale qui se trouvait au moment du 2e séisme à Iwaki, à une vingtaine de kilomètres du complexe accidenté. Et de souligner que "les séismes et les pluies sur la région inquiètent, car ils risquent de fragiliser les sols". La compagnie gérante du site atomique a indiqué après les deux séismes "ne pas avoir constaté de conséquences sur les équipements". Une partie des installations sont précaires et vulnérables, notamment les nombreux réservoirs d'eau contaminée, construits sur des terrains au bord de l'océan Pacifique.
23/09/2014 >> 16 000 manifestants à Tokyo contre le redémarrage des réacteurs nucléaires.
(Fukushima diary, 23/09) NHK change sans explication une émission TV sur les particules radioactives de Fukushima - NHK a annulé la diffusion d’une émission TV sur les particules radioactive programmée pour le 21 septembre 2014. Le titre de l’émission était “Accident nucléaire – A la poursuite des particules radioactives non identifiées !”. Elle était programmée à la diffusion pour le 21 septembre 2014 à 23:30 mais ils ont rediffusé à la place une émission sur les dinosaures, laquelle avait été diffusée il y a seulement 5 semaines. Concernant cette soudaine modification du programme télé, NHK n’a pas fait de communiqué bien que ce soit une diffusion grand-public.
(Fukushima diary, 20/09) Tepco annonce que la dérivation a fait baisser l’eau de 130 T/j - Il y a maintenant 4 mois que Tepco a commencé l’exécution de son projet de dérivation des eaux, néanmoins, ils ne publient toujours pas de données quotidiennes sur le volume d’eaux souterraines qui inondent les bâtiments de la centrale et qui devait diminuer grâce à ce projet de dérivation. Le compte-rendu quotidien de Tepco ne donne aucun volume, que ce soit le transvasé, le purifié ou le niveau des eaux. De l’autre côté, Tepco annonce qu’ils ont réussi à réduire les eaux souterraines qui inondent les bâtiments jusqu’à 130 T/jour. Sur Twitter, le travailleur de Fukushima Happy11311 se demande si ça a réellement diminué et dit que Tepco devrait publier ses données quotidiennes pour étayer ses déclarations.
11/09/2014 >> Manifestation anti-nucléaire à Tokyo comme tous les vendredis, celle-ci 3 ans 1/2 après la catastrophe. 800 personnes ont formé une chaîne humaine autour du quartier des ministères. L’occupation dans des tentes continuent.
30/08/2014 >> 7.000 manifestants devant le Parlement à Tokyo. D'autres manifestations anti-nucléaire sont organisées un peu partout au Japon.
(ACRO, 29/08) Futaba et Okuma deviennent les centres d'entreposage des déchets - C’est officiel, les autorités régionales de Fukushima ont accepté l’implantation de deux centres d’entreposage des déchets issus de la décontamination à Fukushima, un à Futaba et un à Okuma, à la condition qu’il soit inscrit dans la loi que les déchets n’y resteront pas plus de 30 ans. Il sera plus facile de changer la loi que de trouver un nouveau site… Le gouvernement devra encore négocier avec 2000 propriétaires terriens pour les 16 km2 requis, ce qui ne sera pas forcément très simple. Et puis, le volume est considérable: de 25 à 30 de millions de m3. Une dizaine de stades de France remplis ! Le nombre de voyages en camion pour apporter ces déchets se compte en millions. Qui peut imaginer déménager tout cela dans 30 ans ?
(ACRO, 27/08) La catastrophe coûtera 2 fois plus cher que prévu - Selon une étude par deux universitaires, Kenichi Oshima et Masafumi Yokemoto, les coûts directs de la catastrophe nucléaire de la centrale de Fukushima daï-ichi s’élèveront à 11 000 milliards de yens (80 milliards d’euros). C’est près du double de l’estimation gouvernementale de 2011. Cela se décompose ainsi:
- 4.910 milliards de yens (36 milliards d’euros) d’indemnisations des évacués;
- 2.480 milliards de yens pour la décontamination;
- 2.170 milliards de yens pour le démantèlement des réacteurs;
- 1.076 milliards de yens pour la gestion des déchets radioactifs engendrés par l’accident, sans leur stockage définitif, qui est inconnu.
Il s’agit du prix minimum, préviennent les auteurs. D’autres études donnent un coût 2 fois plus élevé pour la décontamination. Le fond de soutien gouvernemental, qui avance, sans intérêt, le coût de l’indemnisation, a fixé à 9.000 milliards de yens la limite. Cette estimation ne prend pas en compte tous les coûts indirects sur l’économie locale, l’industrie nucléaire japonaise…
[AFP, 26/08] 11 centrales nucléaire en danger en cas de séisme - Une douzaine d'experts, mandatés par le ministère des Transports, celui des Sciences et le bureau du Premier ministre, ont analysé le comportement de 60 failles dans les zones marines allant de Hokkaido à Kyushu. Parmi les 253 hypothèses étudiées avec des tremblements de terre probables d'ampleurs différentes, ils ont montré ce que produirait un séisme de magnitude 7,9 en mer du Japon. D'où il ressort un risque de tsunami de 23,4 m sur la région de Setana, à Hokkaido sur des zones de rochers, et de 12 m vers Okushiri, toujours à Hokkaido, en plaine habitée cette fois. De même, plus au sud, des hauteurs de raz-de-marée de 17,4 m le long de la préfecture d'Aomori (nord) et de 15,8 m sur les côtes de celle voisine d'Ishikawa (centre) sont aussi possibles. En terrains plats habités au nord de l'île de Honshu, la plus étendue de l'archipel nippon, sont également redoutées des montées d'eau d'une dizaine de mètres en plusieurs endroits de la préfecture d'Akita. « Dans l'hypothèse d'un séisme survenant au large à faible distance, il faudrait peut-être moins longtemps que prévu pour qu'il arrive sur les côtes et, en cas de secousse importante ressentie par la population riveraine, il serait important de s'enfuir immédiatement », a expliqué le professeur Katsuyuki Abe de l'Université de Tokyo, président de la commission. Par ailleurs, les simulations montrent des hauteurs possibles de tsunamis de 1 à près de 6 m dans les 11 endroits où se trouvent des centrales nucléaires le long de la côte ouest du Japon, avec un total d'une trentaine de réacteurs (unité en construction à Aomori et surgénérateur expérimental de Monju compris).
[ATS, 25/08] Fukushima: 103 enfants atteints d'un cancer - Une étude sur l'impact des radiations de la catastrophe nucléaire a révélé que 103 enfants de la région, âgés de moins de 18 ans au moment de l'accident, avaient développé un cancer de la thyroïde. Des tests ont été effectués sur près de 300.000 jeunes de la province de Fukushima, dans le nord-est du Japon, par un comité de suivi de la santé des habitants. Le nombre de cancers confirmés après une intervention chirurgicale s'établit désormais à 57. Les 46 cas restant ne sont pas encore sûrs à 100 %, mais la probabilité est très élevée. Un autre adolescent a été opéré, mais le nodule prélevé était bénin. La proportion d'enfants de la province de Fukushima atteints est donc de l'ordre de 30 pour 100.000, mais il n'y a pas de base référentielle existant pour cette région, ce qui empêche d'en déduire qu'il y a une hausse due à l'accident atomique de mars 2011. Les spécialistes mandatés par les autorités préfectorales tendent à penser que ces cancers ne sont pas directement liés à ce désastre. (...)
(ACRO, 23/08) Choix de centres d’entreposage des déchets radioactifs - Les autorités régionales de Fukushima vont finalement accepter la proposition gouvernementale relative à l’installation de deux centres d’entreposage des déchets radioactifs issus de la décontamination, un à Ôkuma et un à Futaba. Les conseils municipaux devraient aussi donner leur accord lors de la réunion avec la région le 25 septembre. Le lendemain, une autre réunion avec le gouvernement est prévue, pour discuter de l’utilisation des fonds (3 Mds $). Le surlendemain, ce sera au tour des habitants. Le marchandage entre le gouvernement et les autorités locales semble terminé. L’annonce devrait être faite avant le 3 septembre, date du prochain remaniement ministériel où le ministre de l’environnement, le très controversé Nobuteru Ishihara, pourrait être remplacé. Le nouveau ministre devant s’approprier le dossier, cela entraînerait un retard supplémentaire d’un mois minimum. Et les pouvoirs locaux ne pensent pas pouvoir obtenir plus. La province a donc décidé de faciliter les négociations et va prendre à sa charge la différence de prix des terrains entre avant et après la catastrophe. C’était une des revendications des propriétaires prêts à vendre. Le gouvernement espère commencer les travaux en janvier. Mais il doit encore négocier avec près de 2.000 propriétaires, soit l’achat de leur terrain, soit la location. Ce n’est pas encore gagné.
(Fukushima diary, 20/08) Un habitant de la zone des 300 km: “Les malformations des cigales sont de pire en pire” - Un japonais a publié les malformations de cigales prises autour de chez lui, soit à environ 300 km de la centrale de Fukushima. Il a toujours fait ses observations au même endroit depuis 2011. Malheureusement, il n’a pas de données antérieures au 11-3 mais il dit que la situation empire. En particulier, jusqu’à cette année il n’avait jamais vu de cigale aux ailes collés à la chrysalide ou sans pattes ni ailes (juste le corps).
(ACRO, 19/08) TEPCO reconnaît son échec - TEPCo a reconnu, lors d’une réunion avec l’autorité de sûreté, que son projet de boucher une galerie souterraine située en amont des réacteurs 2 et 3 avec un mur de glace est un échec. Cela fait 3 fois qu’elle essaye, qu’elle ajoute de la glace, de plus en plus de glace, en vain. Elle en a mis 400 tonnes depuis le mois dernier. 90 % de la section de la galerie a pris, mais l’eau contaminée passe toujours à cause de tuyaux, gaines etc qui passent par là. TEPCo veut donc boucher les trous du mur de glace avec du ciment. Pourquoi ne peut-elle pas mettre du ciment partout ? La NRA va donner son avis après avoir examiné le nouveau plan de TEPCo.
(ACRO, 18/08) Du riz de Fukushima devrait être exporté à Singapour ce mois-ci. 300 kg sont prêts à partir et seront vendus dans un magasin d’une chaîne japonaise. C’est la première fois que du riz de cette province est exporté depuis l’accident nucléaire. C’était plus de 100 tonnes par an avant, vers Hong-Kong, Taïwan…
La NRA qui se réunit le 19 août pourrait annoncer l'abandon du projet du "mur d'eau" à l'œuvre depuis le mois d'avril et qui n'a jamais congelé. Pas encore de date pour le rejet en mer de l'eau souterraine.
(ACRO, 15/08) TEPCo continue de pomper l’eau souterraine en amont pour la rejeter dans l’océan avant contrôle. Les deux derniers rejets ont eu lieu les 5 et 12 août avec, respectivement, 2.007 et 2.123 m3. Comme cette eau a environ 330 Bq/L en tritium, cela conduit à des rejets respectifs de 662 et 700 MBq (millions de becquerels). Cela reste faible par rapport aux fuites quotidiennes estimées à une vingtaine de milliards de becquerels par jour. Et puis le tritium pompé en amont est déjà dans la nappe phréatique et ira, de toutes façons, dans l’océan.
La fuite de tritium en mer représenterait donc un rejet annuel de 7 300 GBq (milliards de becquerels) et est donc inférieure à l’autorisation de rejet en mer donnée à TEPCo avant la catastrophe (22.000 GBq). Cependant, comme TEPCo ne dit pas comment cette fuite a été évaluée, il est impossible de savoir si ce chiffre est réaliste ou pas. En revanche, pour le césium 137, la fuite quotidienne estimée à 22 GBq par jour environ l’an dernier et 10 fois moins cette année. Cela conduit à un rejet annuel de 8.000 GBq l’an dernier et 800 GBq cette année. Dans les deux cas, l’autorisation de rejet annuelle, fixée à 220 GBq est dépassée. Pour le strontium, la limite de rejet est aussi dépassée. C’est pourquoi TEPCo ne dit rien à ce sujet...
(ACRO, 13/08) TEPCo communique sur son projet de rejeter dans l’océan l’eau souterraine partiellement décontaminée car cela va sûrement faire l’objet de protestations des pays voisins. Rappelons qu’il s’agit d’un mur sous-marin le long du littoral pour arrêter les fuites en mer, qui ne peut fonctionner que si l’eau est pompée en amont, autrement elle va seulement être détournée. TEPCo a donc restauré certains puits de pompage, ainsi que les pompes et la tuyauterie qui existaient avant la catastrophe et va en creuser de nouveaux. Avant 2011, la compagnie pompait près de 1.000 m3/jour pour éviter les infiltrations d’eau souterraine dans les sous-sols. Mais maintenant, cette eau est fortement contaminée et TEPCo ne peut pas se permettre de la mettre dans des cuves: elle compte pomper de l’ordre de 500 à 700 m3 par jour en espérant que cela va diminuer de 200 m3 par jour les infiltrations. Si c’est confirmé, cela signifie qu’elle va se trouver avec de 300 à 500 m3 d’eau contaminée supplémentaire par jour. Comme ses autres prédictions n’étaient pas correctes, cela peut même être plus. Le mur ne serait fermé qu’une fois le système de pompage en service, pour éviter que la contamination ne se propage partout.
Dans un premier document annexe, un schéma fait apparaître que le césium (Cs), strontium (Sr) et antimoine (Sb) seront partiellement filtrés. La contamination en césium et strontium de cette eau devrait être divisée par 1.000 à 10.000 selon le document. Le communiqué ne mentionne pas le tritium, qui n’est pas retiré. Dans le premier document annexe, TEPCo précise que cette eau souterraine a été contaminée par l’eau de pluie qui a été en contact avec les débris en surface. Cela dépend où. A proximité des réacteurs et en aval, il y a aussi les fuites des sous-sols vers les nappes phréatiques qui ne sont jamais mentionnées, mais qui expliquent les niveaux très élevés de pollution qui sont relevés. Un autre document précise aussi que TEPCo va utiliser les mêmes limites que pour l’eau souterraine pompée en bien en amont: 5 Bq/L en bêta total, 1 500 Bq/L pour le tritium et 1 Bq/L pour chaque césium.
Ce qu’il y a de ridicule dans toute cette communication, c’est l’insistance de TEPCo à expliquer qu’elle compte ainsi diminuer les fuites en mer et protéger l’océan. Ah bon, il y a des fuites ? La situation n’est pas « sous-contrôle » ? Le document donne une estimation des rejets en mer pour le strontium, césium et tritium qui sont de l’ordre de quelques milliards à presque 25 milliards de becquerels par jour. TEPCo met en avant une baisse entre l’année dernière et cette année, qui ne semble pas due à une amélioration de la situation, mais à un changement du point de mesure pour estimer les fuites… Son nouveau système de barrière+pompage+rejet devrait diminuer par un facteur 40 les rejets et fuites en mer. Pour le tritium, c’est un facteur 15 alors qu’elle ne le filtre pas. Bizarre.
Fukushima diary, 12/08) Tepco va pomper des eaux souterraines extrêmement radioactives pour les déverser en mer - Le 11 août 2014, Tepco déclare qu’ils sont prêts à pomper des eaux extrêmement radioactives de 14 forages dont les sous-évacuations “pour test”. Ils affirment qu’ils ne les déverseront pas en mer sans l’aval des pêcheries locales, néanmoins ce pompage se fait certainement sur la base d’un déversement de ces eaux dans le Pacifique. Le même jour, Tepco a aussi et déjà soumis sont plan de drainage à la NRA. Tepco déverse déjà les “eaux contaminées de la dérivation” en diluant la radioactivité en tritium avec des eaux moins contaminées. Apparemment, ils essayent d’accoutumer les gens au déversement d’eaux extrêmement radioactives.
(Fukushima diary, 12/08) Tepco: “Le corium du réacteur 3 n’est qu’à 26 cm de l’extérieur de l’enceinte de confinement primaire” - Le 6 août 2014, Tepco annonce qu’ils reconnaissent que “la majeure partie” du combustible fondu du réacteur 3 s’est écoulée hors de son enceinte pressurisée. Ce sont les tous derniers résultats connus de leurs analyses. Selon leur hypothèse, le système de refroidissement d’urgence s’est arrêté le 12 mars 2011 à 20:00, avant que des travailleurs basculent sur un pompage manuel pour refroidir. Au final, le combustible a commencé à fondre au début du matin suivant, 5 heures plus tôt que selon l’hypothèse précédente. L’analyse dit que le combustible fondu a commencé à sortir de l’enceinte pressurisée le 14 mars 2011 vers 7:00. L’essentiel s’en est écoulé au fond de l’enceinte primaire. Néanmoins Tepco ne reconnaît toujours pas que le combustible fondu a même percé l’enceinte primaire pour entrer dans l’environnement. Selon le communiqué de Tepco, le combustible fondu est sorti de l’enceinte pressurisée du réacteur, puis est tombé au fond de l’enceinte primaire de confinement du réacteur 3. Ils estiment qu’il est entré dans la base en béton sur environ 2 m de profondeur et n’a progressé que de 26 cm vers le mur en acier de l’enceinte de confinement primaire. La base exacte de cette affirmation n’est pas communiquée. Cette simulation date de mars 2011. On ne sait pas à quelle profondeur le corium s’est enfoncé ensuite.
(ACRO, 06/08) TEPCo reconnait que le combustible du réacteur 3 a bien fondu - TEPCo a revu le scénario de l’accident pour son réacteur n°3 et pense maintenant que presque tout le combustible a fondu. Il s’est accumulé au fond de l’enceinte de confinement. La compagnie affirmait, jusqu’à maintenant, qu’une partie du combustible était resté dans la cuve. Le démantèlement sera donc plus complexe. Rappelons qu’il s’agit partiellement de combustible MOx, c’est à dire un mélange d’uranium et de plutonium.
Par ailleurs, la commission d’enquête gouvernementale avait estimé que les personnes sur place avaient arrêté par erreur un système de refroidissement de secours et que cela avait contribué à l’accident. TEPCo estime désormais que ce système ne fonctionnait déjà plus quand il a été arrêté. La compagnie en déduit que la fusion du cœur a eu lieu 5 heures plus tôt que ce qu’elle avait estimé précédemment. Elle aurait débuté à 5h30 le 13 mars 2013. L’injection d’eau grâce à un camion pompier a débuté à 9h25 ce même jour. L’explosion hydrogène a eu lieu le lendemain, peu après 11h.
(ACRO, 04/08) Echec du mur de glace - Depuis avril dernier, TEPCo essaye, en vain, de construire un mur de glace dans une galerie souterraine pour bloquer les écoulements d’eau contaminée. Elle a augmenté le nombre de tuyaux avec du liquide réfrigérant, sans pouvoir bloquer les écoulements. En juillet, elle a essayé de verser de la glace dans l’eau de la tranchée pour abaisser sa température et favoriser le gel. Elle a commencé avec 2 tonnes par jour, sans plus de succès. Fin juillet, elle est passée à 15 tonnes par jour ! Elle est arrivée à un total de 58 tonnes de glace et un représentant de la compagnie a déclaré qu’il fallait voir si cela marche. Pas très optimiste comme déclaration. La compagnie va aussi essayer la neige carbonique. C’est du bricolage. D’autres personnes avaient proposé d’injecter du béton, plus simple et moins cher, mais TEPCo s’acharne avec son gel. La NRA s’impatiente.
(Fukushima diary, 04/08) Tepco reconnaît qu’ils ne peuvent filtrer toutes les eaux extrêmement radioactives comme ils l’avaient prévu. Tepco et le Premier ministre japonais, M. Abe, avaient prévu de purifier les 470.000 tonnes d’eau extrêmement radioactive pour mars prochain mais Tepco a reconnu que c’est réellement impossible. En plus du tritium, 4 nucléides dont le cobalt 60 ne peuvent être filtrés.
Et Tepco pompait, presque pour rien
AFP, Romandie news - 25 jul 2014
http://www.romandie.com/news/Fukushima-et-Tepco-pompait-presque-pour-rien_RP/501157.rom
TOKYO - La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a indiqué vendredi que le niveau de l'eau souterraine à proximité des installations avait baissé grâce au pompage en amont, mais seulement d'une douzaine de centimètres au mieux, en l'espace de 2 mois [ACRO parle même de 10 cm, ndc]. Dans un rapport remis à des experts du ministère de l'Industrie, Tepco a expliqué avoir fait ce constat en mesurant le niveau dans 3 puits, distants de 70 à 150 m des bâtiments des réacteurs. "Nous ne pensions pas forcément que le niveau allait baisser davantage", a assuré un porte-parole de Tepco, tandis que des experts cités par la chaîne de télévision NHK jugeaient que si cela continuait ainsi, on ne pourrait que considérer que les effets sont limités. Selon Tepco, ces mauvais résultats sont dus aux fortes pluies qui se sont abattues sur la région ces dernières semaines.
Tepco extrait depuis avril, à l'aide de douze pompes, de l'eau souterraine venue des montagnes alentour, avant qu'elle ne soit contaminée sous les bâtiments du site mis en péril par le tsunami du 11 mars 2011. Cette eau est provisoirement stockée dans des réservoirs pour être analysée et vérifier qu'elle n'est pas radioactive. Si elle affiche des niveaux de radionucléides sous la limite définie, elle est ensuite déversée dans l'Océan Pacifique voisin, une opération qui a débuté en mai. Les contrôles sont aussi effectués par une tierce partie. Quelque 400 tonnes d'eau souterraine entrent chaque jour dans les bâtiments du site atomique, augmentant ainsi la quantité d'eau souillée au contact des équipements, eau qu'il faut ensuite récupérer, puis assainir, une tâche d'autant plus insurmontable que s'y ajoutent les eaux de refroidissement des réacteurs qui fuient. En pompant en amont, Tepco espérait réduire de 100 tonnes ce flux quotidien, mais n'a pas encore pu évaluer les résultats concrets, ce que lui demandent désormais les experts mandatés par le gouvernement.
TEPCO réclame encore 3,75 milliards d'euros à l'Etat
ATS, Romandie news - 23 jul 2014
http://www.romandie.com/news/Fukushima-TEPCO-reclame-encore-456-milliards-de-francs-a/500385.rom
TEPCO, gérante de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a déposé une demande d'aide supplémentaire de 512,5 milliards de yens à un fonds étatique de dédommagement des victimes, a-t-elle annoncé mercredi. Elle a avoué faire usage de réservoirs d'occasion pour stocker l'eau radioactive. La compagnie d'électricité TEPCO justifie l'énième requête auprès de la structure spéciale de compensation financière, par l'extension des indemnisations relatives au logement et à l'impossibilité de travailler en sus de la perte de biens, des préjudices moraux et autres dommages provoqués aux particuliers et entrepreneurs.
TEPCO demande pour la 7e fois une avance de fonds depuis le début de cette crise, sans compter l'argent injecté directement dans son capital par l'Etat nippon qui est devenu son premier actionnaire. La précédente avance, de 999,5 milliards de yens (7 milliards d'euros à l'époque), avait été sollicitée fin décembre dernier. En prenant en compte la somme ajoutée ce mercredi, le montant total des fonds demandés pour l'indemnisation des victimes du désastre de Fukushima s'élève à 5301,4 milliards de yens. Ces sommes sont censées être remboursées ultérieurement par TEPCO.
La compagnie a par ailleurs reconnu que plusieurs réservoirs d'eau radioactive utilisés sur le site étaient des modèles d'occasion, qui plus est du même type que celui qui a laissé fuir 300 m3 de liquide souillé l'an passé. "Il est exact que certains réservoirs sont d'occasion", a expliqué un porte-parole, sans toutefois préciser combien. Selon le quotidien Mainichi Shimbun qui a révélé l'information, ils seraient au total entre 20 et 30. "Ce qui compte pour nous ce n'est pas qu'ils soient neufs ou pas, c'est qu'ils puissent tenir pendant 5 ans", a aussi justifié le porte-parole. Toutefois, une personne en relation avec le fabricant, une petite société de Tokyo, a encore affirmé au Mainichi que l'entreprise "ne garantissait pas que les réservoirs en question puissent stocker un liquide sans aucune fuite pendant une telle période".
(Fukushima diary, 17/07) “Une constitution résistant à la radioactivité = Ne pas trop s’inquiéter, se coucher tôt, ouvrir les fenêtres” - Le 8 juillet 2014, la municipalité de Fukushima a présenté une affiche au public pour “éduquer à la radioactivité”. Son titre est “Se doter d’une constitution physique qui ne puisse être entamée par la radioactivité”. C’est supposé nous enseigner comment surmonter la contamination radioactive. On y lit:
“1. Acquérir un mode de vie renforçant le métabolisme ( - Ils disent qu’un métabolisme efficace aide à éliminer la radioactivité même une fois incorporée):
Ⅰ. Se coucher et se lever tôt pour avoir un sommeil reposant.
Ⅱ. Prendre un petit-déjeuner.
Ⅲ. Manger équilibré.
Ⅳ. Faire de l’exercice. (Il est également important de se promener et de jouer dehors.)
Ⅴ. Ne pas s’inquiéter exagérément. Essayer de ne pas être trop stressé.
2. Garder ceci en tête:
Ⅰ. Ouvrir les fenêtres pour maintenir une bonne ventilation.
Ⅱ. Faire sécher les habits au soleil.
Ⅲ. Aérer les matelas dehors quand il fait soleil.
Ⅳ. Se laver les mains et faire des gargarismes une fois rentré à la maison.”
On ne sait pas qui a pondu cette publication.
[AFP, 11/07] Avis de risque de tsunami après un fort séisme près de Fukushima - (...) Une forte secousse de magnitude 6,8s'est produite samedi vers 4h20 locales (vendredi 21h20 heure française) en face des côtes de Fukushima à une profondeur de 10 km, a précisé l'agence de météorologie nippone (JMA) sur son site internet. Un raz-de-marée d'une hauteur de 1 m ou plus devrait toucher les côtes de Fukushima ainsi que de préfectures voisines d'Iwate et Miyagi, les mêmes que celles touchées le 11 mars 2011, selon la même source. (...) Quelques minutes après le séisme, la compagnie gérant les deux centrales nucléaires de Fukushima, a indiqué qu'aucune anomalie nouvelle n'(avait) pour l'heure été rapportée dans les installations. Un conseil d'évacuation a immédiatement été donné aux habitants de localités de la préfecture d'Iwate plus au nord. [Un travailleur de Fukushima a twitté "incroyable séisme".]
>> L'alerte a été levée. La hauteur de la vague ne dépassait pas 20 cm. Tepco n'a rien signalé.
(Fukushima diary, 09/07) Le cyclone Neoguri pourrait frapper la centrale de Fukushima le 11 juillet - Selon la Japan Meteorological Agency (JMA), le “très fort” cyclone Neoguri pourrait frapper la région de la centrale nucléaire de Fukushima ce 11 juillet 2014. Sa pression au centre est de 930 hPa, la vitesse maximale des rafales est de 70 m/s (252 km/h). La JMA déclare que c’est le plus fort cyclone connu pour un mois de juillet. Ils ont publié des communiqués d’alerte pour la préfecture d’Okinawa pour la première fois depuis 10 ans sur les forts niveaux de houle et les vents violents et ils recommandent de prendre des dispositions immédiates pour se protéger. Il est attendu sur la partie principale du Japon pour le 10 juillet 2014. Neoguri devrait s’affaiblir en passant sur la partie principale du Japon. Ils l’ont néanmoins anticipé en mettant en place un front de pluies saisonnier. Il est donc demandé au Japon oriental d’être extrêmement prudent vis-à-vis des pluies violentes et des orages avant l’arrivée du cyclone lui-même. Tepco prévoit de retirer le couvercle du réacteur 1 début juillet. [Neoguri, le nom donné à ce cyclone, n'est pas un prénom. Ça veut dire raton-laveur en coréen]
(Fukushima diary, 06/07) Panne de refroidissement de la SFP5 - Le 6 juillet 2014, Tepco annonce que le système de refroidissement du réacteur 5 a une fuite qui exige d’arrêter le refroidissement de la piscine à combustibles usagés. Le réacteur 5 est arrêté comme le réacteur 6 mais ils doivent quand même les refroidir en permanence ainsi que leurs piscines. D’après le communiqué de Tepco, la panne du système de refroidissement est sur une pompe d’eau de mer du système de refroidissement secondaire, qui sert évacuer la chaleur du système de refroidissement primaire. Ils ont découvert environ 1,3 T d’eau de mer de refroidissement répandue dans le bâtiment du réacteur 5.
Le 6 juillet 2014 à 13h10, Tepco a suspendu le système de refroidissement de la piscine à combustibles usagés du réacteur 5 pour pouvoir arrêter la fuite. La fuite se produit par un trou d’un diamètre de 3 mm sur une vanne de réglage du débit. La température de la piscine était à 23°C quand ils ont arrêté. Tepco affirme qu’ils ont encore 9 jours avant que ça atteigne la limite de sécurité des 65°C. On ne sait cependant pas ce qu’ils comptent faire pour réparer la fuite. Tepco n’a pas précisé ce qu’il y aurait à faire au 10e jour.
Interruption du retrait du combustible d'une piscine
AFP, Sciences & Avenir - 03 jul 2014
http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20140703.AFP1064/fukushima-interruption-du-retrait-du-combustible-d-une-piscine.html
TOKYO - La compagnie Tepco a indiqué avoir suspendu pour un peu plus de 2 mois le retrait du combustible nucléaire de la piscine du réacteur 4 de la centrale accidentée Fukushima Daiichi, en raison d'une période de maintenance. L'extraction est arrêtée depuis le 1er juillet et jusqu'à début septembre compris, a confirmé jeudi un porte-parole de Tepco. L'objectif de cette suspension est d'effectuer une maintenance de la grue et de tout le système de retrait qui fonctionne quasiment sans discontinuer depuis plus de 6 mois.
A la date du 30 juin, 1.166 assemblages de combustible usé sur 1.331 (87,6 %) et 22 neufs sur 202 (10,9 %), avaient été déplacés, soit plus de 75 % du total contenu dans ce bassin fragilisé par le séisme et le raz-de-marée survenus il y a bientôt 3 ans et demi. Ce travail délicat avait débuté mi-novembre 2013 et devrait s'achever à la fin de cette année. Pour le moment, Tepco a effectué 54 fois la même opération consistant à plonger un caisson vide dans la piscine, à y transférer 22 assemblages avant de le refermer, de le sortir, de le déplacer jusqu'à une autre piscine distante plus sûre et d'y décharger les assemblages. Lorsque le travail reprendra mi-septembre, elle aura environ 16 convois supplémentaires à faire.
Retirer du combustible d'une piscine de désactivation est une tâche courante dans les centrales nucléaires et Tepco l'a fait quelque 1.200 fois en 4 décennies d'exploitation de réacteurs, mais c'est la première fois qu'une telle opération est réalisée dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité. Il a fallu auparavant nettoyer pendant des mois la piscine où étaient tombés de très nombreux débris de différentes tailles à cause des explosions d'hydrogène survenues dans les premiers jours suivant la catastrophe.
L'extraction du combustible de cette piscine est la plus délicate opération depuis la stabilisation du site en décembre 2011, 6 mois après le tsunami qui l'avait ravagé. "Ce retrait ouvre un nouveau chapitre important dans notre tâche de démantèlement", qui doit durer 40 ans, a plusieurs fois répété le PDG de Tepco, Naomi Hirose. Parallèlement, Tepco prépare l'extraction du combustible encore contenu dans les autres piscines des réacteurs 1 à 3 du site.