Le Monde d'Antigone

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Dernière mise à jour : 05.03.2026
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Un détracteur des JO de Sotchi condamné à 3 ans de camp

Publié le 12/02/2014 à 17:31 par monde-antigone


Un détracteur russe des JO de Sotchi condamné à 3 ans de camp
AFP, France24 - 12 fev 2014
http://www.france24.com/fr/20140212-detracteur-russe-jo-sotchi-condamne-a-trois-ans-camp/#./?&_suid=139221875637507776153748724153


La justice russe a confirmé mercredi en appel la condamnation à 3 ans de camp d'un militant écologiste qui dénonçait l'impact sur l'environnement des travaux de préparation des jeux Olympiques d'hiver de Sotchi, qui battent actuellement leur plein. Le tribunal régional de Krasnodar (sud-ouest) a rejeté l'appel d'Evgueni Vitichko, géologue et membre d'une association régionale de défense de l'environnement du Caucase du Nord (EWNC), a constaté une correspondante de l'AFP.

M. Vitichko avait été condamné en 2012, avec un autre militant, Suren Gazarian, à une peine de 3 ans avec sursis pour avoir percé une ouverture dans une clôture installée dans une zone protégée. L'ONG avait fait valoir que cette clôture avait été érigée illégalement dans la forêt autour d'une résidence appartenant au gouverneur de la région de Krasnodar, Alexandre Tkachev. Les militants de l'ONG avaient aussi inscrit la clôture, à la bombe de peinture, "C'est notre forêt" ou encore "Sania est un voleur", utilisant le diminutif du prénom du gouverneur.

M. Gazarian a fui la Russie et réside désormais en Estonie. M. Vitichko a de son côté vu sa peine commuée en prison ferme fin 2013, la justice ayant estimé qu'il n'avait pas rempli ses obligations en se rendant notamment en retard à des convocations. Le militant a participé à la rédaction d'un rapport dénonçant l'impact sur l'environnement des gigantesques travaux de préparation des JO, un projet cher au président Vladimir Poutine. Il avait été laissé en liberté jusqu'au jugement en appel, mais à quelques jours de l'ouverture des jeux, M. Vitichko a été interpellé et condamné à 15 jours de détention pour "hooliganisme", accusé d'avoir proféré des insultes dans les transports en commun.

Le prévenu a comparu mercredi par liaison vidéo à partir de la prison de Touapse, une ville voisine de Sotchi où il est maintenu en détention. Une quinzaine de militants le soutenant étaient dans la salle du tribunal de Krasnodar. "Je n'ai rien fait d'illégal", a-t-il déclaré. Il a admis ne pas s'être présenté, par inadvertance, à deux reprises - sur 6 au total - aux autorités pénitentiaires, mais a rejeté l'accusation d'avoir systématiquement violé les règles qui lui étaient imposées. "La décision de mettre Vitichko en prison est le résultat de pressions des autorités. Le but est de l'isoler de la communauté locale et internationale en raison de son militantisme", a déclaré au cours de l'audience son avocat Alexandre Popkov.

"L'affaire Vitichko est depuis le départ fondée sur des mobiles politiques", a dénoncé Ioulia Gorbounova, de l'ONG Human Rights Watch, citée dans un communiqué. "Quand les autorités ont continué à le harceler, il est devenu clair qu'elles essayaient de réduire au silence et de punir certaines personnes critiquant avec persistance les préparatifs des Jeux Olympiques", a-t-elle ajouté. Avant sa condamnation, M. Vitichko avait confié à l'AFP être surveillé en permanence et avoir sans doute été mis sur écoute. Il avait aussi indiqué que la pression s'était accrue quand l'ONG avait annoncé travailler sur un rapport concernant les violations observées au moment des gigantesques travaux en vue des JO.

Publié mercredi, le rapport éreinte le président Vladimir Poutine, qui a fait des jeux Olympiques un projet personnel. "Au nom des ambitions d'un seul homme, qui a décidé d'entrer de la sorte dans l'histoire, la nature unique du Caucase de l'Ouest, des centaines de milliards issus du budget, les intérêts de centaines de milliers d'habitants de Sotchi victimes des jeux Olympiques, la législation environnementale russe (...) ont été jetés au feu", écrivent ses auteurs dans son introduction. Au moins 6 militants d'EWNC ont été placés en détention, jusqu'à 15 jours pour certains, depuis novembre. Mardi, Amnesty International a appelé le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, à dénoncer le "harcèlement des écologistes". [Hahahaha ! Je crois qu'il s'en fout, ndc]


EDIT (17 février 2014)


JO/Sotchi: L'écologiste condamné à 3 ans de camp, en grève de la faim
AFP, France24  - 17 fev 2014
http://www.france24.com/fr/20140217-josotchi-lecologiste-condamne-a-3-ans-camp-greve-faim/#./?&_suid=139265131479607199285013972116


Un militant russe condamné à 3 ans de camp après avoir dénoncé l'impact sur l'environnement des travaux de préparation des JO de Sotchi a entamé une grève de la faim pour dénoncer cette affaire qu'il estime montée de toute pièces. Evgueni Vitichko refuse de s'alimenter depuis que le tribunal régional de Krasnodar (sud-ouest) a rejeté son appel et confirmé mercredi sa condamnation à 3 ans de camp, a indiqué lundi l'association régionale de défense de l'environnement du Caucase du Nord (EWNC) dans un communiqué. "Evgueni a déclaré qu'il a entamé une grève de la faim le 12 février en signe de protestation contre ces décisions judiciaires injustes", a écrit EWNC, qualifiant de son côté les accusations à son encontre "fabriquées de toutes pièces". (...)

Samedi, le CIO a affirmé que la condamnation du militant n'était "pas liée aux JO", qui battent actuellement leur plein à Sotchi, entre les bords de la mer Noire et les montagnes du Caucase. Le porte-parle du CIO, Mark Adams, a précisé avoir reçu des informations des autorités russes en ce sens. (...) Mais Amnesty International a de son côté condamné la décision du tribunal régional de Krasnodar et qualifié M. Vitichko de "prisonnier de conscience". Cette décision de justice est "le dernier épisode dans la campagne menée par les autorités russes (...) pour museler l'un des critiques les plus actifs et respectés", a écrit Amnesty, appelant à sa libération immédiate.

Par ailleurs, dans une autre affaire, la police de Krasnodar a arrêté un militant tcherkesse, Asker Sokht, dirigeant une association défendant les droits de cette minorité ethnique, après qu'il a lui aussi émis des critiques sur les JO. M. Sokht a été arrêté vendredi et placé en détention pour 8 jours, pour avoir "désobéi à la police", a indiqué Maikop Khase, une autre association tcherkesse. "Il est évident que derrière les prétendues accusations d'hooliganisme et de désobéissance, se cachent en réalité ses déclarations critiques sur les Jeux olympiques de Sotchi", a indiqué le groupe sur son site internet.

Les Tcherkesses, qui sous le régime tsariste au XIXème siècle avaient été contraints de quitter la région de Sotchi, se sont opposés à la tenue des JO dans cette ville. Des militants, dont M. Sokht, avaient indiqué la semaine dernière dans les médias que les organisateurs des Jeux auraient pu rendre hommage à cette minorité lors de la cérémonie d'ouverture le 7 février, comme ce fut le cas lors des Jeux d'hiver de Vancouver en 2010. L'emblème de ces Jeux avait notamment été l'inukshuk, un empilement de pierres traditionnel rappelant une forme humaine et utilisé par les populations autochtones du Canada.