Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
08.03.2026
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Les corbeaux survolent toujours la centrale de Fukushima
AFP, France24 - 30 dec 2012
http://www.france24.com/fr/20121230-corbeaux-survolent-toujours-centrale-fukushima
Avant, il y avait des gens dans les appartements, des paysans dans les champs, des clients dans les restaurants, des enfants aux mains de leurs parents. Près de deux ans après la catastrophe de Fukushima, il n'y a toujours pas d'habitants dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres autour de la centrale maudite. Tout est resté en plan, à l'abandon. Plus personne ne se promène sur les routes, ne prend plaisir à sillonner la forêt luxuriante avoisinante.
Intactes ou à moitié détruites par le séisme du 11 mars 2011, des dizaines de milliers de maisons sont désertes, tout comme les nombreuses petites et moyennes entreprises, les stations-services, les supermarchés et autres bâtiments qui bordent les routes. Les seuls véhicules que l'on aperçoit dans cette zone interdite sont des fourgons de la police en patrouille ou les voitures des travailleurs de la centrale ravagée. Les panneaux publicitaires se voulaient alléchants, ils sont déprimants: on y souhaite la bienvenue, on y parle d'avenir, mais il n'y a plus personne pour les lire, personne pour y croire. Personne, mais de pauvres corbeaux qui se croient encore heureux dans la nature continuent de survoler la centrale. Comme avant. Tôt ou tard les rayonnements qu'ils ne voient pas, ne sentent pas, auront raison d'eux.
Devant ce spectacle affligeant, le visiteur d'un jour tente d'imaginer qui habitait ici, qui travaillait là, à qui appartenait cette maison, cette voiture. Et puis comment cela s'est passé le 11 mars 2011, à 14H46, lorsque la terre a tremblé comme jamais dans cette région du nord-est du Japon, lorsque la vague de plus de 14 mètres est venue gifler la centrale Fukushima Daiichi.
Au pied des réacteurs 5 et 6 du complexe atomique, l'océan est redevenu sage. Mais ses ravages sont toujours visibles: des énormes réservoirs pliés par la déferlante, des carcasses de voitures enfoncées dans les bâtiments, des débris entassés. Et puis des enchevêtrements de tuyaux, partout, sur lesquels s'affairent par endroits des hommes en combinaisons blanches, casqués et portant un masque intégral. A proximité, sont enterrés sous d'immenses tentes blanches des décombres radioactifs.
Peu importe que l'on soit samedi ou dimanche, entre Noël et le jour de l'An, le travail doit continuer à la centrale de Fukushima, l'attention rester extrême. "Agir avec la sécurité comme première priorité", rappelle un panneau signé du directeur dans le QG de crise du complexe où quatre des six réacteurs ont été saccagés par la nature. Il y a tout juste un an que le site est considéré comme stabilisé, mais le danger n'est pas écarté pour autant. La compagnie exploitante, Tepco, veut accélérer le calendrier, retirer vite le combustible usé de la piscine de désactivation du réacteur 4. Quelque 3.000 personnes s'escriment là chaque jour.
Au mur du centre de préparation des travailleurs, le "J-Village", à 20 km de la centrale, des messages d'enfants de la région ont été punaisés pour les encourager. "J-Village: hôtel, restaurant, fitness club", annonce encore une pancarte surréaliste à l'entrée de cet ex-centre d'entraînement sportif construit par Tepco. "Gokurosama", "otsukaresama" ("vous avez bien travaillé", "vous devez être fatigué"): entre eux, les ouvriers se saluent humblement dans la file d'attente pour passer dans la machine de contrôle d'irradiation, en espérant qu'elle ne mente pas quand elle leur dit d'une voix féminine "il n'y a rien d'anormal". Certains sont venus de loin pour trimer ici quelques mois ou années. Quant aux résidents chassés par la radioactivité, ils espèrent rentrer avant la fin du démantèlement. Il devrait durer 40 ans.
Le Premier ministre Shinzo Abe de retour sur les terres dévastées de Fukushima
par Frédéric Charles
RFI - 29 dec 2012
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20121229-le-premier-ministre-shinzo-abe-retour-terres-devastees-fukushima
TOKYO - Dès son élection, le Premier ministre japonais a fait savoir qu’il voulait réactiver tous les réacteurs nucléaires qui seront jugés sûrs par l’Autorité de régulation nucléaire. Plus question de l’objectif « zéro nucléaire » prévu par les précédents dirigeants. En signe de rupture, Shinzo Abe s’est même rendu, ce samedi 29 décembre, à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.
En arrivant à « J Village », le centre des opérations de stabilisation de la centrale de Fukushima, Shinzo Abe a remercié certains des techniciens qui, dès le début de l’accident, ont décidé de rester à leur poste en dépit des explosions d’hydrogène et des rejets radioactifs. « Grâce à vous, le pire a pu être évité », a déclaré Shinzo Abe. Le Premier ministre a revêtu ensuite une combinaison et un masque à gaz avant de se rendre vers les réacteurs 5 et 6, les moins touchés par le séisme et le tsunami. Il n’a pas visité les réacteurs 1 à 4 dont les cœurs ont fondu dès les heures qui ont suivi l’accident et où la radioactivité reste très élevée. Shinzo Abe n’a pas vu les piscines de refroidissement placées en partie haute de ce qui reste des bâtiments. Elles contiennent d’énormes quantités de combustible usé et leur déchargement ne commencera pas avant un an et demi, en dépit d’une activité sismique intense. Plus de 3 000 personnes travaillent jour et nuit à Fukushima. La centrale est sortie de sa situation de crise [Ah bon ?? Et les cuves qui s'accumulent ? Et la piscine en équilibre ? Et les 10 millions de Bq/h crachés par la centrale ? Et les coriums qui se sont enfoncés ?, ndc]. Le démantèlement complet des installations et l’assainissement du site d’étaleront sur 10 à 20 ans. [Quel optimisme !]
(Métro, 28/12) 28,5 milliards pour indemniser les victimes - La compagnie Tepco, à l'origine du désastre, a demandé jeudi une aide supplémentaire de 698,6 milliards de yens (plus de 6 milliards d'euros) à l'Etat afin de dédommager les victimes. C'est la quatrième rallonge réclamée par l'entreprise, ce qui porte à 28,5 milliards d'euros les sommes réclamées par Tepco pour l'indemnisation du préjudice.
(Fukushima informations, 27/12) Un froid inhabituel au Japon, une nouvelle menace pour Fukushima - Selon la NHK une vague de froid intense couvrait le Japon ce jeudi matin 27 décembre 2012. L’agence météorologique japonaise a annoncé qu’un front froid puissant stationnait au-dessus de l’Archipel et que d’autres facteurs avaient entraîné une baisse du mercure à des températures de 3 à 7°C inférieures à la moyenne. La municipalité de Taiki dans la préfecture de Hokkaido, la plus au nord du Japon, a enregistré une température record de - 28,1°C. Le thermomètre indiquait + 0,8°C à Tokyo. A Fukushima la température tombe à - 7°C la nuit ! Les réservoirs métalliques de stockage d’eau radioactive pourraient geler. En janvier 2011 le gel avait engendré des fuites sur les canalisations du système de refroidissement provisoire mis en place par TEPCO. A cette époque TEPCO avait signalé deux fuites majeures sur son site Internet, l’une provenant d’une pompe près des bâtiments d’accueil de la centrale, et une autre provenant du système de refroidissement de secours au réacteur n°4. Ces fuites avaient été causée par "le gel lié au climat relativement froid", avait indiqué le quotidien Nikkei dans son édition en ligne.
Japon: Le nouveau gouvernement est prêt à relancer les réacteurs jugés "sûrs"
AFP, France24 - 27 dec 2012
http://www.france24.com/fr/20121227-japon-le-nouveau-gouvernement-est-pret-a-relancer-reacteurs-juges-surs
Le nouveau ministre japonais de l'Industrie, Toshimitsu Motegi, a déclaré jeudi que le gouvernement allait relancer les réacteurs atomiques jugés sûrs et s'est prononcé pour une révision de l'objectif "zéro nucléaire" prévu par les précédents dirigeants nippons. Parallèlement, il a promis que les énergies renouvelables seraient utilisées au maximum, de même que devront être poursuivies autant que possible les économies de ressources naturelles.
"Les réacteurs ne redémarreront pas tant que leur sécurité ne sera pas assurée par l'autorité indépendante de régulation, sur la base de connaissances scientifiques", a expliqué le ministre du nouveau gouvernement de droite lors d'une conférence de presse. "En revanche, à partir du moment où celle-ci juge un réacteur sûr, le gouvernement en tiendra compte et décidera alors de le relancer en prenant ses responsabilités", a-t-il ajouté. De la même façon, sur la poursuite de la construction de réacteurs, la décision sera prise en fonction des études de sûreté diligentées par des spécialistes.
Le précédent gouvernement de centre gauche, conduit par Yoshihiko Noda, avait fait part de sa volonté de réduire à néant l'usage de l'énergie nucléaire au cours des années 2030, une perspective qui n'est pas celle du nouveau gouvernement. Avant d'afficher cette position, M. Noda avait cependant autorisé la remise en service de deux unités, à Oi (ou Ohi), seuls réacteurs du Japon actuellement actifs sur un parc de 50 unités, les 48 autres étant maintenus à l'arrêt pour des examens supplémentaires de sûreté.
Toutefois, le Parti Libéral-Démocrate (PLD) de Shinzo Abe juge que le Japon peut difficilement se passer de l'énergie nucléaire pour des raisons économiques. "Il est tout à fait naturel de revenir sur l'objectif d'abandonner l'énergie nucléaire", a réagi Yasuchika Hasegawa, numéro un d'une organisation patronale, Keizai Doyukai. Selon lui, il est en effet prématuré de décider de se passer de centrale atomique, "pour des questions de compétitivité et parce qu'on ne sait pas à partir de quand on pourra garantir un approvisionnement suffisant grâce aux énergies renouvelables". "Il était un peu dangereux de fixer la fin de l'emploi de l'énergie nucléaire", a renchéri le patron de la Chambre du Commerce et de l'Industrie Nippone, Tadashi Okamura. Et de juger que les engagements du PLD de se donner plusieurs années pour définir le bon bouquet énergétique à horizon 2030-2040 est le plus sage.
Le PLD, formation de droite, a remporté une très large victoire aux élections législatives anticipées du 16 décembre, en dépit de l'aversion de la population nippone pour l'énergie atomique depuis l'accident survenu à la centrale de Fukushima à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars 2011. Les entrepreneurs soutiennent en revanche souvent la nécessité de redémarrer des réacteurs sous réserves de normes sévères de sécurité. La nouvelle Autorité de régulation indépendante, établie en septembre, est en train de travailler sur un durcissement des règles de construction et d'exploitation.
(ACRO, 22/12) Mise à jour de la carte sismique - La carte sismique mise à jour par les autorités japonaises met en évidence une augmentation du risque sismique dans l'Est du Japon par rapport à la version précédente qui date de 2010. C'est à Shizuoka, que la probabilité de survenue d'un tremblement de terre majeur est la plus forte, avec 89,7 % dans les 30 ans à venir. Suivie par Tsu (Mié) et Chiba. A Mito, capitale d'Ibaraki elle est passée de 31,0 à 62,3 % à cause du risque de répliques après le séisme du 11 mars 11. Pour la centrale voisine de Tôkaï, c'est passé de 34,1 à 67,5 %.
http://www.j-shis.bosai.go.jp/map/?lang=en (2 minutes de chargement)
(ACRO, 18/12) Des cuves, toujours plus de cuves...- Il y a un an, le gouvernement déclarait l'arrêt à froid des réacteurs nucléaires accidentés de la centrale de Fukushima daï-ichi. Le système de refroidissement demeure fragile: on ne compte plus les fuites sur les 4 km de tuyaux. Et l'eau contaminée continue à s'accumuler sans autre solution qu'un stockage temporaire dans de nouvelles cuves. TEPCo a une capacité de stockage de 257 000 m3 et elle a déjà accumulé 237 000 m3. Elle continue donc à installer des cuves et des cuves. Elle ne sait plus où les mettre. Alors elle creuse pour pouvoir en mettre sous une ligne à haute tension. Toshiba travaille sur une station de traitement de cette eau, mais le peu de nouvelles à son propos laisse penser que les tests ne permettent pas d'être optimiste. Les réacteurs 1 à 3 rejettent toujours de l'ordre de 10 millions de becquerels par heure. Quant au corium (combustible fondu), personne ne peut dire où il est.
Le risque de faille active à Higashidori est confirmé le 20 décembre.
Soupçons de faille active sous une 3e centrale, à Higashidori
AFP, Romandie news - 14 dec 2012
http://www.romandie.com/news/n/_Japon_soupcons_de_faille_active_sous_une_3e_centrale_a_Higashidori__RP_141220121331-18-294828.asp
TOKYO - Des experts mandatés par l'Autorité de régulation nucléaire du Japon se sont rendus jeudi et vendredi à la centrale atomique de Higashidori (nord), soupçonnant l'existence d'une faille active sous ce site, ce qui interdirait sa remise en activité. Dans les précédentes semaines, des examens similaires, conduits par quatre géologues et un représentant de l'autorité, ont déjà eu lieu pour deux autres centrales, à Oi (où 2 réacteurs sur 4 sont en activité) et à Tsuruga (où les deux tranches sont arrêtées).
A Higashidori, les experts n'ont pas encore donné leur verdict, mais les observations sur le terrain semblent montrer des conséquences de mouvements de faille active, a indiqué le représentant de l'autorité, Kunihiko Shimazaki, lors d'une conférence de presse. Une réunion est prévue le 20 décembre sur ce cas.
Lundi dernier, le président de l'autorité nucléaire, Shunichi Tanaka, avait déjà laissé entendre qu'il serait difficile d'autoriser le redémarrage du réacteur n°2 de la centrale de Tsuruga (ouest) à cause de risque de faille active, et que cette unité devra le cas échéant être démantelée. Le patron de la société gérante de ce site a indiqué vendredi que si tel devait être le cas, l'Etat, qui avait donné l'autorisation de construire ce réacteur, devra participer aux frais de démontage.
Des experts sont aussi consultés sur d'autres soupçons de faille active sous le complexe d'Ohi (ou Oi) où 2 des 4 tranches (3 et 4) sont actuellement actives, ayant obtenu en juin l'aval de l'Etat pour être relancées. Certains spécialistes affirment que la faille qui passe entre les couples de réacteurs 1-2 et 3-4 de ce complexe de l'ouest est active, quand d'autres, n'excluent pas cette possibilité mais exigent des examens complémentaires. L'Autorité, qui n'a pas encore tranché le cas d'Ohi, passe aussi en revue pour les mêmes raisons encore deux autres centrales (Mihama, Shiga) ainsi que le surrégénérateur de Monju.
A ce jour, seulement deux réacteurs (les numéros 3 et 4 d'Ohi) sur un parc de 50 sont en service au Japon, les autres étant maintenus à l'arrêt par mesure de précaution et en raison de nouveaux tests de résistance aux catastrophes naturelles imposés par le gouvernement après l'accident de Fukushima consécutif à un tsunami en mars 2011. Aucun ne peut redémarrer sans le feu vert de la nouvelle autorité nucléaire créée en septembre et qui est en train de revoir les standards de sécurité.
Alors que plus de 150.000 de personnes ont été conduites à fuir leur domicile après l'accident de Fukushima, la population nippone, elle, souhaite en majorité que s'applique davantage le principe de précaution vis-à-vis des installations nucléaires toutes situées en bord de mer et en zone sismique.
(Fukushima diary, 08/12) Concentration d'hydrogène en augmentation dans le reacteur n°1 - Selon les paramètres le la centrale nucléaire de Fukushima publiés par Tepco, la concentration d'hydrogène dans le PCV du reacteur n°1 est en augmentation depuis cinq heures le 08/12/2012 (à 14h GMT). À 9:10 du 07/12/2012, Tepco à redémarré l'injection de l'azote gazeux dans la chambre de suppression de reacteur n°1.
ndrl: Il est possible que les derniers séismes aient transformé les cuves des réacteurs en véritables shakers, relocalisant et modifiant la géométrie des coriums qui, rappelons le, n'ont jamais été précisément localisés depuis 20 mois. Ces mouvements ont pu engendrer des reprises de criticité. Les mesures de température des réacteurs qui sont selon l'opérateur en état d'arrêt à froid devraient nous en dire plus dans les prochaines heures.
(Fukushima informations, 07/12) Des doses cumulées impressionnantes - Depuis le début de la catastrophe de Fukushima, un site internet WeatherOnline tient un décompte un peu particulier. Il s’agit d’un site météorologique. L’été chez nous en France, on nous parle souvent de l’indice UV qui se décline en 5 catégories, correspondant à un niveau de risque:
1-2: faible > Port de lunettes de soleil en cas de journées ensoleillées.
3-5: Modéré > Se couvrir et porter un chapeau et des lunettes de soleil. Application d’un écran solaire de protection moyenne (indice de 15 à 29), surtout pour une exposition à l’extérieur pendant plus de trente minutes. Rechercher l’ombre aux alentours de midi quand le soleil est au zénith.
6-7: Elevé > Réduire l’exposition entre 11 h et 16 h. Appliquer un écran solaire de haute protection (indice de 30 à 50), porter un chapeau et des lunettes de soleil, et se placer à l’ombre.
8-10: Très élevé > Sans protection, la peau sera endommagée et peut brûler. L’exposition au soleil peut être dangereuse entre 11 h et 16 h et la recherche de l’ombre est donc importante. Le port de vêtements longs, d’un chapeau et de lunettes de soleil, ainsi que l’application un écran solaire de très haute protection (indice + 50) sont recommandables.
11 +: Extrême > La peau non protégée sera endommagée et peut brûler en quelques minutes. Toute exposition au soleil est dangereuse et il faut se couvrir absolument (chapeau, des lunettes de soleil et application d’un écran solaire de très haute protection d’indice + 50) en cas de sortie.
Vous connaissez tous les risques des coups de soleil ! Avec la radioactivité c’est la même chose. Plus on reste exposé, plus on prend un coup de soleil radioactif. La particularité des rayonnements ionisants, c’est qu’eux ils ne s’arrêtent pas la nuit. Donc pour en revenir à notre site météorologique ce dernier a depuis 20 mois a cumulé les doses de radioactivité enregistrées par les différentes balises Geiger installées au Japon.
Ces valeur sont données en Gray. Le Gray (symbole Gy) est l’unité dérivée de dose absorbée du Système international (SI) d’unités.
Un Gray représente l’énergie absorbée par un milieu homogène d’une masse d’un 1 kg lorsqu’il est exposé à un rayonnement ionisant apportant une énergie d’un 1 joule: Le Gray est notamment utilisé pour apprécier les effets déterministes de fortes irradiations. Quand on veut évaluer les effets stochastiques de faibles doses, on utilise une autre unité dérivée, le sievert, de même dimension.
Unité de débit de dose absorbée: Gy/h
Dans le cas des rayons X et des rayons gamma et les électrons absorbés par les tissus humains sont souvent transformés en Sievert par l’hypothèse de 1 Gy/h = 1 Sv/h
Fukushima I MP7: 696.005.000
Fukushima [32] (30km de Fukushima I): 101.500.000
Yamada Futaba ville: 176.983.000
Ono Okuma ville: 38.610.500
Yonomori Tomioka ville: 29.815.900
Natsudate Naraha ville: 8.410.890
Namie Amuro ville: 7.321.210
Ce listing montre donc le cumul des radiations reçues depuis le début de la catastrophe. Les chiffres sont alarmants, mais il faut également compter avec la contamination. Ce tableau ne montre que l’irradiation extérieure, c’est sans compter si vous avez eu la malchance d’inhaler ou d’ingérer une microparticule radioactive qui elle va en plus de la radiation ambiante vous irradier de l’intérieur. Au vu de ces chiffres aux abords de la centrale on comprend mieux pourquoi pour pouvoir continuer de travailler au mépris de leur santé les ouvriers aient couvert leurs dosimètres avec des caches de protection pour limiter le rayonnement.
(NHK, 07/12) Un séisme de magnitude 7,3 touche le nord-est du Japon - Un violent séisme a frappé le nord-est du Japon. L'agence météorologique a enregistré officiellement une magnitude de 7,3 à 17h18, heure du Japon, ce vendredi. L'épicentre du tremblement de terre se trouvait à 10 km sous le sol marin, au large de la côte de Sanriku. Cette zone a déjà été sujette à un séisme de magnitude 9, suivi d'un tsunami, le 11 mars 2011. Les opérateurs de centrales nucléaires situées dans les zones touchées par la secousse d'aujourd'hui affirment n'avoir reçu aucun rapport indiquant des dangers survenus dans les centrales.
(ACRO, 06/12) Accélération des travaux sur le réacteur 4 - TEPCo a annoncé qu'elle allait accélérer le retrait du combustible usé de la piscine du réacteur n°4: les travaux devraient commencer en novembre 2013 (un mois plus tôt que prévu) et finir en décembre 2014 (un an plus tôt que prévu).
(ACRO, 02/11) Presque 336 heures supplémentaires d'enregistrements des visio-conférences entre le 16 et le 23 mars 2011, puis entre le 30 mars et le 6 avril, ont été montrés à la presse.
- le 15 mars, un incendie s'est déclaré dans le réacteur n°4 (date surprenante, des flammes ont été vues le 16 mars et les nouvelles vidéos commencent le 16. Merci à l'internaute qui nous l'a signalé). Le directeur de la centrale appelle à l'aide car il n'a aucun moyen pour éteindre les flammes. Les lignes téléphones sont coupées. Il contacte donc la centrale daï-ni pour leur demander d'appeler les pompiers locaux, mais personne ne répond. Au quartier général on s'inquiète plutôt de la communication: il faudra bientôt annoncer l'évènement car les télévisions qui ont des webcams pointées sur la centrale verront bientôt la fumée et ce sera la panique. TEPCo communique donc en disant qu'un incendie a été repéré dans le réacteur n°4 mais que le personnel essaye de le maîtriser. "Appeler les pompiers est bien une tentative pour maîtriser l'incendie, n'est pas ?" dit une personne à Tôkyô.
Le personnel local est tout aussi évasif quand il contacte finalement les pompiers et ne mentionne pas la radioactivité. Ce sera contre-productif: à l'entrée de la centrale, les pompiers découvrent le niveau de radiation et commencent par refuser de pénétrer dans le périmètre de l'installation. Le New-York Times ironise sur d'autres propos de TEPCo: "des niveaux de radioactivité plus élevés qu'à l'ordinaire" veut dire 100 fois plus. "Du bruit et de la fumée blanche" au niveau du réacteur n°4 signifie une possible explosion hydrogène.
- Comme les enregistrements précédents, le chaos et l'improvisation sont flagrants. Dans un extrait daté du 18 mars 2011, on voit le directeur de la centrale refuser de renvoyer les personnes sur place intervenir sur les réacteurs et réclamer du personnel supplémentaire. "Tous les travailleurs approchent les 200 mSv ou ont même dépassé les 200. Je ne peux pas les renvoyer pour connecter des cables avec un tel niveau de radiations." Et le quartier général à Tôkyô de promettre de chercher des volontaires.
- La presse revient sur la fuite massive en mer. Le directeur de la centrale a réclamé l'installation de caméra vidéo dans les bâtiments turbine des réacteurs 1 à 4 pour surveiller le niveau d'eau accumulée dans les sous-sols. 100 000 tonnes ou m3 avaient été versés pour refroidir les réacteurs. Le 27 mars, de l'eau très contaminée avait été découverte dans une fosse et il ne manquait qu'une douzaine de centimètres pour que cela déborde et aille vers la mer. Le 30 mars, on voit le directeur de la centrale supplier le quartier général à Tôkyô pour qu'il réagisse. Et la réponse de Tôkyô fut "on en reparle demain". Les caméras n'ont finalement pas été installées avant la découverte d'une fuite dans la mer, le 2 avril à 11h. Il y avait 1 Sv/h à la surface de l'eau. La fuite sera finalement colmatée le 6 avril et TEPCo a estimé que 520 tonnes ou m3 ont fui en mer.
- La presse revient sur la piscine de combustibles usés du réacteur n°4. Le 16 mars, le directeur de la centrale, se plaint auprès du quartier général à Tôkyô de ne pas avoir d'ordres clairs pour arroser la piscine. "Nous allons tous mourir si ça explose". Le directeur de la centrale veut asperger la piscine depuis le sol à l'aide de camions pompier et attend un feu vert. M. Hosono, du gouvernement, refuse et propose d'envoyer l'armée à la place, pour larguer de l'eau depuis un hélicoptère. Le 17 mars à 9h48, une première tentative est faite pour la piscine du réacteur n°3. Ce sera un échec.
(Gen4, 01/12) Fukushima aura-t-il bientôt son sarcophage ? - Dans son rapport intérimaire du 14 novembre 2012, Tepco présentait pour la première fois le projet d’installer un « couvercle » en acier qui devrait recouvrir l’ensemble du bâtiment-réacteur n°3 de Fukushima-Daiichi. Même si l’opérateur annonce qu’il s’agit avant tout d’améliorer les conditions de sécurité du bâtiment n°3 au cours des opérations de déchargement du combustible usagé de la piscine prévues à partir de 2015 dans le meilleur des cas, certains observateurs se demandent s’il ne s’agirait pas plutôt en fait d’une ébauche de sarcophage « à la Tchernobyl » et si l’opérateur ne prévoyait pas purement et simplement de condamner plus ou moins longtemps l’accès à l’ex-unité n°3, un peu à la manière de l’ex-unité n°4 de la centrale Lénine de Tchernobyl. (...) Basé sur une idée similaire adaptée aux conditions sismiques locales, le « couvercle » qui recouvrira à terme l’unité n°3 de Fukushima-Daiichi reposera donc également sur 2 points d’appuis posés sur des plots parasismiques au niveau de l’étage technique (niveau 5) ainsi que sur 2 appuis principaux localisés au niveau des extrémités Est et Ouest du BR3. (...) Attendu que nous sommes très attentifs aux similitudes que d’autres appelleraient volontiers « coïncidences », nous pouvons nous permettre d’émettre l’opinion que les ingénieurs de génie civil Japonais travaillant sur le projet de couvercle se sont peut-être légèrement inspirés du sarcophage n°1 qui a été réalisé précédemment à Tchernobyl. Après tout, pourquoi pas ? En poursuivant un peu plus notre théorie, nous nous baserons d’une part sur cette comparaison et d’autre part sur l’acception moderne du mot « sarcophage » pour émettre l’idée suivante: Les Japonais prévoiraient peut-être de recouvrir le bâtiment afin de « mettre en sommeil » pour une durée plus ou moins longue les travaux réalisés au niveau de l’ex-unité n°3 de Fukushima-Daiichi, d’autant plus que les niveaux de radioactivité constatés dans les étages inférieurs du BR3 ne décroissent pas comme ils devraient théoriquement le faire, bien au contraire. (...)
(Le blog de Fukushima, 29/11) Le bâtiment réacteur 3 de plus en plus radioactif - TEPCO a annoncé qu’un robot utilisé pour inspecter l'unité 3 de Fukushima Daiichi avait mesuré un niveau de rayonnement cumulé de 4 780 mSv/h au rez-de-chaussée du bâtiment réacteur 3, soit beaucoup plus que le rayonnement cumulé de 1 300 mSv/h mesuré aux mêmes endroits l'année dernière, le 14 novembre 2011.
Suite à une constatation de l’augmentation des niveaux de rayonnement dans ce secteur nord-est, Tepco voulait évaluer l’état de conduites de gaz et l’état de la surface du sol. Alors qu’aucune fuite ou dommage n’a été détecté pour les tuyauteries, l’opérateur a finalement trouvé que la source de cette augmentation de radioactivité se situait au niveau de la porte de l’enceinte de confinement et de ses rails. Cette opération, qui a duré une heure et demie, a mobilisé 9 ouvriers: 3 sur le site, qui ont reçu une dose maximale de 0,52 mSv, et 6 à distance dans une salle confinée.
Cette information, qui ne sera sans doute pas répercutée dans les grands médias, confirme la perte de confinement de l’enceinte du réacteur n°3 mais aussi la dangerosité extrême de cette ruine. Les valeurs relevées repoussent d’autant plus la possibilité d’un quelconque démantèlement. En effet, la plus grande mesure enregistrée par le robot est de 2 290 mSv/h: un homme ne pourrait intervenir dans cet endroit sans recevoir une dose létale en l’espace de 3 heures.
(ACRO, 22/11) Presque pas de dépistage du cancer pour les ouvriers de Fukushima - 24 118 personnes sont intervenues sur le site de la centrale de Fukushima Daï-ichi entre mars 2011 et septembre 2012. Parmi elles, seulement 904, ou 3,7 %, sont éligibles pour bénéficier d'un dépistage gratuit du cancer proposé par le gouvernement et TEPCo qui l'ont réservé aux personnes qui ont reçu plus de 50 mSv entre mars et décembre 2011. Pourtant, les relevés dosimétriques du début ne sont pas fiables car seul le chef d'équipe avait un dosimètre. Pourtant, les travailleurs continuent à prendre des doses élevées. Rien qu'en septembre dernier la dose totale reçue a dépassé 50 mSv pour 24 personnes. Mais seulement les deux employés de TEPCo dans cette situation auront droit à un dépistage gratuit, pas les 22 sous-traitants.
Toutes les personnes qui ont reçu plus de 100 mSv lors de la phase d'urgence, ont droit à un dépistage annuel payé par l'employeur. Si la personne perd son emploi, le gouvernement prend le relais. Mais le 16 décembre 2011, le premier ministre Noda avait déclaré la phase d'urgence terminée et les réacteurs arrêtés "à froid". Seules 167 personnes étaient donc concernées. En août 2012, TEPCo a annoncé étendre la mesure aux personnes ayant dépassé 50 mSv lors de la phase d'urgence, ce qui fait 663 personnes supplémentaires. TEPCo a aussi proposé ces dépistages à ces propres employés engagés dans certaines opérations, si la dose totale reçue dépasse 50 mSv, même après le 16 décembre. Cela fait 74 personnes de plus. De nombreux travailleurs demandent que le dépistage gratuit du cancer soit proposé à tous les intervenants sans limite de date. Et ceux qui ont travaillé sans dosimètre sont particulièrement inquiets et demandent aussi à bénéficier d'un suivi sanitaire.
Un robot à quatre pattes pour intervenir à Fukushima
AFP, France24 - 21 nov 2012
http://www.france24.com/fr/20121121-japon-robot-a-quatre-pattes-intervenir-a-fukushima
Monté sur quatre pattes menues, un nouveau robot d'inspiration animale destiné à intervenir dans un environnement radioactif a été présenté mercredi près de Tokyo, rejoignant une légion de volontaires mécatroniques pour des missions à Fukushima. Ce robot quadrupède, conçu par le conglomérat industriel Toshiba, est censé pouvoir effectuer des missions de reconnaissance dans des lieux où l'homme ne peut pas pénétrer en raison des rayonnements. "Nous avons imaginé ce robot après l'accident de Fukushima", a expliqué Goro Yanase, un ingénieur du département de l'énergie nucléaire de Toshiba.
Les quatre pattes articulées sont régies par des algorithmes spécifiquement développés pour permettre à l'animal électronique de monter des escaliers, de franchir des obstacles, de changer d'orientation et de se relever au cas où... L'engin, qui pèse 65 kilogrammes pour un mètre de haut, est piloté à distance via une liaison sans fil, par une manette de jeu vidéo, "de façon très simple", selon l'ingénieur qui le commandait pour la démonstration. Equipé d'un bras manipulateur, d'une caméra et d'un capteur de radioactivité, ce robot, encore à l'état de prototype et sans nom, sait aussi porter un objet. Il est ainsi capable de poser au sol un autre robot en forme de plateau à roulettes doté d'une autre caméra qui peut partir en éclaireur ou se faufiler dans des lieux inaccessibles pour le quadrupède.
"Dans un premier temps, nous destinons ce robot à des patrouilles dans les zones fortement radioactives, pour de la reconnaissance visuelle et des mesures, afin de juger si l'homme peut ou non y intervenir", a précisé M. Yanase. "A l'avenir, il pourrait être équipé d'outils de manutention et d'investigation pour effectuer diverses tâches comme le contrôle, la réparation ou le démontage d'équipements, ou bien encore des prélèvements d'échantillon ou aider à la décontamination", a-t-il ajouté. Les ingénieurs de Toshiba reconnaissent toutefois que leur créature nécessite encore des améliorations avant d'être dépêchée sur le site de Fukushima où quatre des six réacteurs ont été terriblement endommagés par le tsunami du 11 mars 2011 et où règne par endroits une radioactivité mortelle.
Plusieurs entreprises et instituts de recherche japonais ont entrepris ces derniers mois de développer des robots pour des missions à Fukushima en bénéficiant de fonds publics. L'Etat et les industriels nippons ont en effet déploré l'absence de tels engins au Japon, pays qui se croyait pourtant le royaume des robots. A leur ego défendant, les Japonais ont été obligés d'appeler à la rescousse des robots américains avant de pouvoir envoyer l'un des leurs dans cette centrale atomique ravagée
(ACRO, 20/11) Pourquoi l'urine des populations de Fukushima n'a pas été contrôlée - Le Maïnichi continue son enquête et propose un nouvel épisode des réunions secrètes tenues par le groupe d'experts en charge de piloter la surveillance sanitaire des populations de Fukushima: le compte-rendu de la réunion fermée du 18 juin 2011 n'avait été que partiellement rendu public. Qu'y avait-il à cacher ? Des citoyens ont obtenu le compte-rendu complet grâce à la loi sur l'accès aux documents. Et ce qu'il fallait cacher était le refus des autorités locales de tester les urines des habitants car la méthode est trop sensible. Fallait-il contrôler les urines des 24 000 habitants de Namié, Iitaté et le disctrict de Yamakiya de Kawamata comme suggéré par le gouvernement ? C'est non pour les autorités locales qui préfèrent se contenter d'anthropogammamétrie (mesure du corps entier, ou WBC en anglais). Cette technique est plus rapide, mais bien moins sensible aux faibles contaminations. 200 personnes tests auront droit aux deux en juin 2011. Mais, comme nous l'avions déjà dénoncé, la limite de détection pour les urines était de 13 Bq/l, ce qui est énorme. A titre de comparaison l'ACRO descend en dessous de 1 Bq/l. Par la suite, seules les anthropogammétries seront conservées. Selon une ONG japonaise, le refus des tests d'urine serait aussi dû au manque de détecteurs, tous pris par le contrôle de la viande de boeuf lors de la crise qui a éclaté lors de l'été 2011. Fin juin 2011, les premiers résultats rendus publics par l'ACRO sur des urines d'enfants avaient montré une contamination systématique.
(ACRO, 19/11) Les boues radioactives s'accumulent... - Il y a 87 800 tonnes de boues de station d'épuration radioactives et de cendres d'incinérateurs de déchets accumulées dans les installations et pour lesquelles les autorités n'ont toujours pas de solution. C'est beaucoup plus que les prédictions gouvernementales qui s'attendaient à 50 000 tonnes. 11 provinces sont concernées, mais c'est à Fukushima qu'il y en a le plus: 70 000 tonnes. Le gouvernement s'est engagé à prendre en charge ces déchets si la contamination en césium dépasse 8 000 Bq/kg. Mais il doit faire face à une opposition partout où il espère pouvoir implanter un site.
(ACRO, 18/11) Les poissons d'eau douce également très contaminés - A l'instar des poissons marins, les poissons d'eau douce continuent à être très contaminés dans la région de Fukushima. Le ministère de l'environnement a annoncé avoir détecté 11 400 Bq/kg de césium dans une truite de la rivière Niida. Il y a aussi 4 400 Bq/kg chez un black-bass à petite bouche (ou achigan à petite bouche ou perche d'Amérique à petite bouche) et 3 000 Bq/kg chez un poisson chat d'un réservoir d'Iitaté (Mano).
(ACRO, 16/11) La radioactivité dans les forêts de la province de Fukushima - Une grande partie des forêts japonaises est constituée d'arbres qui restent verts toute l'année, comme des cyprès ou des cèdres. Ils mettent plusieurs années à renouveler leurs aiguilles et une partie du césium est encore stockée dans les arbres. Il ne sert à rien d'essayer de décontaminer les sols forrestier maintenant, cela va se recontaminer. De plus, si l'on retire le couvert des sols forrestiers, on tue la forêt. Une équipe de l'université de Tsukuba, au Japon, a montré que 6 mois après les rejets massifs, 60 % de la radioactivité est restée piégée dans les arbres. Les arbres à proximité des maisons sont encore irradiant. A long terme, la contamination va s'enfoncer dans le sol où est sera partiellement capturée par les racines et va remonter dans les arbres, comme on peut le voir à Tchernobyl. Les arbres seront moins contaminés qu'avec des dépôts directs, mais cela va durer longtemps. Rappelons que les forêts couvrent 70 % de la surface de la province de Fukushima.
Reportage intéressant de la NHK sur la "décontamination", en anglais:
http://www.youtube.com/watch?v=or_rksDBssw&feature=player_embedded
Les autorités rèvent toujours d'une catastrophe réversible, mais la réalité du terrain ne perment pas d'être optimiste. La "décontamination" coûte cher, n'est pas souvent effective et il n'y a pas de solution pour les déchets engendrés. Un des problèmes avec le rayonnement gamma émis par le césium est qu'il peut "rebondir" sur les molécules d'air (par effet Compton) et irradier des personnes situées loin. C'est effet est encore plus fort dans les vallées où la contamination des flancs de la montagne irradient la vallée. Dans une telle situation, une "décontamination" localisée ne fait pas baisser de façon significative le rayonnement ambiant. Il faut "décontaminer" sur de grandes distances, ce qui ne fait qu'aggraver les problèmes mentionnés.
(ACRO, 09/11) Manifestation à Tokyo - Le parc de Hibiya à Tokyo a été refusé aux organisateurs d'une manifestation anti-nucléaire prévue pour ce dimanche 11 novembre. Les organisateurs, qui organisaient les rassemblement tous les vendredis devant la siège du premier ministre, ont annulé la manifestation dans le parc mais maintiennent le rassemblement autour des ministères et du parlement entre 15 et 19h. Ils espèrent attirer un million de personnes.
Il y avait beaucoup moins d'un million de personnes. Le reportage de Euronews du 12/11/2012 (51s):
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=YdkgADaNC40
09/11 >> Encore un séisme de magnitude 5,2 ressenti à la centrale de Fukushima à 12h51 profondeur: 40km
07/11 >> Nouveau séisme de magnitude 5,7 aujourd'hui à 13h30 heure locale. L'épicentre était situé au large Fukushima. Le bâtiment 4 a l'air d'avoir tenu.
La facture de Fukushima pourrait s'élever à 127 miliards de dollars
par Karyn Poupée
AFP, La Presse - 07 nov 2012
http://www.wort.lu/fr/view/le-cout-de-l-accident-de-fukushima-pourrait-atteindre-100-millards-d-euros-509a06ebe4b07ead73e2f507
TOKYO - Le coût du traitement de l'accident nucléaire de Fukushima, intégrant la décontamination et les dédommagements des victimes, pourrait atteindre 10.000 milliards de yens (127 miliards de dollars ou ~ 100 milliards d'euros), selon la compagnie gérante de la centrale ruinée par le tsunami du 11 mars 2011. La somme de 10.000 milliards de yens, qui relève pour l'heure de l'hypothèse, ne comprend toutefois pas les charges liées au démantèlement des 4 réacteurs ravagés sur les 6 que compte le site. Ces opérations dureront quelque 40 ans et nécessiteront le développement de nouvelles technologies ainsi que la formation de milliers de techniciens.
« Nous devons discuter avec le gouvernement des besoins selon plusieurs scénarios », a répondu mercredi le président de Tepco, Kazuhiko Shimokobe, à un journaliste l'interrogeant sur le risque d'un doublement du montant de 5.000 milliards de yens précédemment évoqué par le groupe. « Nous ne savons pas à l'heure actuelle quel sera le coût total, car nous révisons les chiffres pour la décontamination et les compensations chaque trimestre, mais si cela dépasse 5.000 milliards de yens, l'entreprise aura du mal », a-t-il prévenu. Tepco précise par ailleurs dans un document qu'une rallonge du même ordre de grandeur sera nécessaire en cas de décontamination d'une zone plus étendue que celle définie initialement et pour la construction de sites de stockage temporaires de détritus radioactifs.
Comme gage de bonne conduite, la compagnie a promis d'économiser plus de 3.300 milliards de yens (près de 42 milliards de dollars) en une décennie. Et d'ajouter que des fonds supplémentaires de l'Etat allaient de toute façon être requis pour le retrait du combustible fondu et autres interventions liées à la déconstruction du site, Tepco n'ayant mis de côté que 1.000 milliards de yens (12,7 milliards de dollars), une somme nettement insuffisante. Il est néanmoins probable que le groupe revoie plusieurs fois ses évaluations, sachant notamment que rien n'a encore été décidé ni pris en compte concernant les deux réacteurs épargnés de Fukushima Daiichi et les 4 de la deuxième centrale, Fukushima Daini, de cette préfecture du nord-est du Japon.
Tepco a de surcroît insisté mercredi sur la nécessité de repenser le schéma actuellement en vigueur pour financer les réparations nécessaires. Il prévoit par ailleurs de créer dans la région de Fukushima un siège dédié à la gestion de ce sinistre historique, une option qui devrait permettre de faire des économies de fonctionnement. Un centre de recherche sera également mis en place pour concevoir les techniques requises pour le nettoyage du site et des environs.
La compagnie, nationalisée cet été, est incapable d'assumer seule le coût de la catastrophe. Elle est non seulement contrainte d'indemniser plus d'un million et demi de victimes et de procéder à des dépréciations massives d'actifs, mais elle doit également continuer à alimenter l'est du Japon, dont Tokyo. Elle doit pour cela faire tourner à plein régime ses centrales thermiques et dépenser de ce fait des sommes astronomiques en achat de gaz et pétrole. Le coût global du drame de Fukushima (...) dépassera dans tous les cas et de loin ce qui sera effectivement pris en charge par Tepco ou l'Etat japonais. Car il faudrait en théorie y inclure tous les effets collatéraux, sur le commerce, l'industrie, le secteur touristique, etc., pas seulement dans la préfecture de Fukushima mais dans l'ensemble du Japon.
Le lobby nucléaire japonais plus puissant que jamais
par Frédéric Charles
RFI - 04 nov 2012
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20121104-le-lobby-nucleaire-japonais-plus-puissant-jamais-fukushima
TOKYO - Au Japon, des révélations soulèvent l'indignation dans un pays encore traumatisé par la catastrophe de Fukushima. L'industrie nucléaire japonaise a financé des experts gouvernementaux chargés justement de la sécurité des réacteurs des centrales.
Au moment où des sismologues creusent des tranchées sur le site d’une centrale nucléaire proche d’Osaka pour savoir si elle est ou non construite sur une faille sismique active, les Japonais apprennent que 4 des 6 membres d’une commission gouvernementale chargés de fixer de nouvelles normes de sécurité, antisismique entre autres pour les réacteurs, sont financés par l’industrie nucléaire japonaise. Akio Yamamoto, un professeur de l’université de Nagoya a reçu 260 000 € de Misubishi Heavy, le constructeur de centrales nucléaires et partenaire d'Areva.
La nouvelle autorité de régulation nucléaire réfute tout risque de conflit d’intérêt. Les experts indépendants, eux, ne sont pas convaincus: l’accident de Fukushima disent-ils, n’a pas mis fin au système de collusion, de soutien aveugle au nucléaire entre les politiciens, les bureaucrates, les régulateurs, les opérateurs de centrales, les experts des universités et les médias. Au contraire, ce système de collusions sort renforcé de l’accident de Fukushima. La preuve, le lobby nucléaire a convaincu le Premier ministre Yoshihiko Noda de réactiver deux réacteurs à l’arrêt et à ne pas donner force de loi à son intention de sortir du nucléaire d’ici à 2040.