Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
21.01.2026
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La manière la plus visible qu'ont les femmes de résister aujourd'hui est de sortir sans voile au risque de se faire arrêter.
Nord-Mali: Les islamistes arrêtent les femmes non voilées à Tombouctou, selon des habitants
AFP, Malijet - 20 sep 2012
http://www.malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/51853-nord-mali-les-islamistes-arretent-les-femmes-non-voilees-a-tombo.html
Les islamistes qui contrôlent la ville de Tombouctou dans le Nord du Mali ont commencé jeudi à arrêter les femmes qui ne portent pas le voile et ont ordonné que toute femme rencontrée dans la rue tard le soir soit "conduite en prison", ont rapporté à l'AFP différents habitants. "Les islamistes sillonnent aujourd'hui (jeudi) le marché de la ville et arrêtent les filles qui ne portent pas le voile", a déclaré un habitant du quartier de Djinguerey Ber, El Mehdi Cissé, joint par téléphone depuis Bamako. "Toute fille ou femme rencontrée dans la rue à partir de 23h sera conduite en prison et paiera une contravention", a ajouté El Mehdi Cissé, citant une des directives édictées par les islamistes d'Ansar Dine.
"Depuis hier soir, ils rendent visite à des imams pour leur dire que, désormais, toutes les filles doivent s'habiller décemment", a confirmé un habitant du quartier Bellah Farandi, Boubacar Yattara. Les imams ont également été informés de la création d'une "prison pour femmes" et des différents montants d'amendes que les "contrevenants à la loi islamique" doivent payer, a précisé un religieux d'une des mosquées de la ville. (...)
Mali: La colère silencieuse de jeunes filles à Gao sous le joug des islamistes
AFP, France24 - 27 sep 2012
http://www.france24.com/fr/20120927-exclusif-afp-mali-colere-silencieuse-jeunes-filles-a-gao-sous-le-joug-islamistes
"Je déteste comme je suis actuellement, voilée de la tête aux pieds. C'est comme si j'étais en prison", murmure Aïcha, 15 ans, habitante de Gao, ville du nord du Mali sous le joug de salafistes armés qui imposent une application rigoriste de la charia, la loi islamique. "Je déteste ça", insiste Aïcha, assise sur un tabouret, parmi un groupe de jeunes filles rencontrées par des journalistes de l'AFP dans un quartier de Gao, une des principales villes du vaste Nord contrôlé depuis fin mars-début avril par Ansar Dine, le Mujao, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), des groupes armés jihadistes.
Toutes les jeunes filles affirment vivre un calvaire depuis l'arrivée de ces salafistes. Au nom de Dieu, elles doivent se voiler, ne laissant paraître que l'ovale du visage, et dissimuler leur corps sous un vêtement ample. Elles ont aussi, comme les hommes, interdiction de fumer, de boire de l'alcool, d'avoir des relations sexuelles hors mariage, d'écouter de la musique occidentale. Une série de nouvelles "règles de vie". Les "contrevenants" risquent la flagellation, l'amputation ou encore la lapidation.
"Nous sommes absolument contre l'application de la charia. Mais on ne peut pas le dire comme ça", publiquement, "pour des raisons de sécurité", déclare Mimi, les yeux cachés derrière un voile noir. Sa jeune voisine a fui Gao "parce qu'elle ne supporte plus cette situation. Même à 45°C, on est obligé de s'habiller comme s'il faisait froid. Trop, c'est trop !", s'énerve Mimi. [Elles doivent même porter des chaussettes pour cachet leurs pieds. Certaines femmes ont décidé de ne plus sortir pour ne pas adopter les règles vestimentaires imposées par les islamistes, ndc]
Fatoumata indique que les jeunes fille de Gao s'envoient des textos pour s'encourager. "Tenons bon, grâce au même Dieu, ça va finir ", "Nos frères du sud doivent venir ici nous libérer", lit-on sur des téléphones. Sept mois auparavant, Amina pouvait encore aller chez sa coiffeuse et "faire des jalouses" dans la rue avec ses nouvelles têtes. Plus maintenant, avec le voile, déplore-t-elle. Zénab est encore plus en colère: cette adepte de basket-ball ne peut plus pratiquer son sport depuis près de 6 mois. "Comment on peut accepter ça dans un pays ? Ces islamistes sont des sauvages !", s'emporte-t-elle.
Toula se souvient du temps où elle pouvait aller avec ses amies laver le linge dans le fleuve Niger, dans la périphérie sud de Gao, et ensuite s'y baigner. "C'était tellement bien ! Aujourd'hui, ces barbares ont tout refusé. Ils ne veulent pas voir les filles se baigner", lance-t-elle. "Nous ne sommes plus libres. C'est tout. Et personne ne peut pour le moment venir nous libérer. (...) Moi, je ne veux pas la charia. Le Mali est un pays laïc, il doit le rester", ajoute-t-elle. "J'ai dit à mes copines qu'on doit un jour avoir le courage de marcher tête nue pour protester contre tout ça. Mais on a eu peur", dit une habitante sous couvert d'anonymat. "La non-assistance à personne en danger est aussi un crime", lâche une autre jeune fille anonyme, en s'interrogeant: "Combien de temps ça va durer ?"
A Gao, auparavant une des villes les plus cosmopolites et animées de la région, les habitants n'expriment leur colère qu'en privé par crainte d'un bain de sang face à des occupants armés et prêts à tout. En juin, au moins une personne a été tuée par balle et une dizaine blessées lors d'une marche contre les islamistes. Les manifestants protestaient contre l'assassinat d'un élu municipal, qui avait été abattu par des individus armés dans des circonstances troubles. Les islamistes sont accusés par plusieurs organisations de défense des droits de l'homme d'exactions, dont des viols, esclavage sexuel de jeunes filles et enrôlement de mineurs comme enfants-soldats.
Je rajoute cet article un peu ancien. La dernière manifestation de révolte collective, organisée par le MNLA semble-t-il.
Les femmes touarègues se révoltent à Kidal
par Masin
Tamazgha - 07 jun 2012
http://www.tamazgha.fr/Les-femmes-touaregues-se-revoltent.html
Des centaines de femmes et de jeunes touaregs sont sortis dans les rues de Kidal mardi 5 juin pour dénoncer les islamistes qui veulent s’emparer de la ville et imposer leur loi islamique. Lorsque les barbus d’Ansar Dine ont osé lever leurs mains sur des femmes qu’ils ont frappé avec des bâtons, les manifestants, femmes et jeunes, se sont rués sur les énergumènes et les ont fait fuir. Des sources locales nous ont informés, sans plus de précisions, que des manifestations ont eu lieu également ce mercredi 6 juin à Kidal.
(...) Plusieurs centaines de jeunes et de femmes sont sortis dans les rues de Kidal pour crier leur rejet de l’islamisme. Le journal malien "Le Républicain" écrit, dans son édition du 6 juin: "Hier, mardi, vers 7 heures près de 500 jeunes venus de toute la Région se sont regroupés au Rond-Point central de la ville. Quelques instants plus tard, ils entament leur marche en direction de l’aéroport, avant de se diriger vers le quartier Ariyou [...]". Les jeunes qui ont fumé le long de la marche, manière de braver l’interdiction de cigarette imposée par les islamistes, ont arboré des banderoles hostiles à Aqmi et Ansar Dine et ont scandé des slogans favorables au MNLA.
Selon le même quotidien, la manifestation des jeunes a été suivie par une manifestation de femmes qui étaient environ 300 à emprunter le même itinéraire que les jeunes. La police islamique aurait d’abord empêché les femmes de rejoindre les jeunes avant d’user de la violence et osant frapper certaines femmes avec des bâtons. Quelques unes dont au moins une vieille ont été gravement blessées. Les femmes se sont alors mise à jeter des pierres sur les barbus qui ont fini par prendre la fuite devant la bravoure des femmes touarègues qui n’ont pas accepté l’humiliation que veulent leur faire subir des loques humaines venues au pays de la liberté imposer leurs lois moyenâgeuses. Le quotidien malien rapporte que "signe de leur victoire, les femmes ont tombé le voile et les jeunes fumaient dans la rue, violant la loi instituée par les jihadistes depuis deux mois".
Une femme ayant participé à la manifestation, et dont un court témoignage a été recueilli par RFI, raconte qu’à cette manifestation il y avait les femmes d’un côté, les hommes de l’autre et les hommes d’Al-Qaïda les ont empêchés de se rencontrer et ont essayé de les intimider. A RFI, la jeune femme dit: "On a crié, on a crié et dis que nous ne voulons pas d’Al-Qaïda chez nous. Et qu’on a assez souffert; on veut notre pays, à nous et nous seuls". Cette même femme affirme que ces gens là, en parant des islamites, "n’ont pas de cœur; ils empêchent de vivre. Ils nous demandent de se voiler, de porter leur truc là... On est pas d’accord, on ne va pas baisser la tête pour eux. Tout ce qu’on veut c’est qu’ils partent de chez nous. C’était la première manifestation contre Al-Qaïda, on va manifester demain et après-demain aussi." (...)