Le Monde d'Antigone

Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.

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Le spectre des années 2001-2002 de retour en Argentine

Publié le 10/06/2012 à 18:34 par monde-antigone


Le ralentissement mondial de l'économie incite les investisseurs à se tourner vers des valeurs refuge. La principale conséquence est que le dollar, première monnaie commerciale, est de plus en plus recherché. Il se renchérit par rapport à l'ensemble des devises. Les économies des pays émergents en pâtissent. C'est le cas en Argentine où la chute du peso provoque une ruée sur le dollar, fait grimper l'inflation à 25 %, déséquilibre le commerce extérieur (les produits importés valent plus chers), et pousse le gouvernement à prendre des mesures de plus en plus protectionnistes. La bourse de Buenos Aires a beaucoup perdu depuis le début de l'année. Tout cela devrait bientôt avoir des répercussions sur le terrain social. Déjà Cristina Kirchner est moins populaire qu'il y a 6 mois lorsqu'elle avait été réélue confortablement.


Argentine: « Touche pas à mes dollars ! »
par Paulo A. Paranagua
Le Monde, blog America latina - 05 jun 2012
http://america-latina.blog.lemonde.fr/2012/06/05/argentine-touche-pas-a-mes-dollars/


La polémique fait rage en Argentine sur la prétention du gouvernement de maîtriser le marché parallèle du dollar. Le 30 mai, le dollar avait atteint 6,15 pesos au marché noir, un record. Il s’est ensuite stabilisé à 5,90 pesos, soit plus de 30 % au-dessus de la cotation officielle (4,47 pesos). Une des éminences des gouvernements Kirchner, le sénateur Anibal Fernandez, ancien chef de cabinet, avait annoncé, samedi 2 juin, que le dollar serait vendu, lundi 4 juin dans les rues de Buenos Aires, à 5,10 pesos. Peine perdue: lundi, le dollar a évolué entre 5,85 et 6,20 pesos. Anibal Fernandez avait révélé que le puissant ministre du commerce, Guillermo Moreno, s’était mis d’accord, vendredi, avec les patrons des agences de change. Les réactions n’avaient pas tardé. Il y a eu ceux, outragés, qui ont accusé le gouvernement de complicité avec le marché noir, illégal. Il y a eu d’autres, pour rappeler l’évidence: "Le problème n’est pas le dollar, mais le peso, l’inflation", a lancé l’économiste Rogelio Frigerio. Et d’ajouter: "Les Argentins savent que seule l’épargne en dollars est sauvegardée."

Les gouvernements Kirchner ont manipulé l’indice des prix et le taux d’inflation (qui est en réalité de 25 % par an), quitte à mettre au pas l’Institut officiel de statistiques (Indec). Mais cela n’empêche pas les consommateurs de constater la hausse des prix chaque fois qu’ils font leurs courses. Le billet vert est un refuge contre l’inflation et contre les changements des règles économiques. Or, l’instabilité est devenue une seconde nature à laquelle les Argentins ont dû s’accommoder depuis cinquante ans. A Buenos Aires, tout un chacun connaît le cours du dollar, parce que c’est une information fondamentale. Tel n’est pas le cas à São Paulo, car les Brésiliens ont appris à vivre sans trop se soucier du taux de change (en revanche, le taux d’intérêt est une doléance typiquement brésilienne). Le député péroniste Facundo Moyano (fils du dirigeant de la CGT, Hugo Moyano) a admis que même son syndicat misait sur le billet vert: "C’est logique, nous épargnons en dollars, pour ne pas perdre d’argent."

L’Argentine a connu une explosion du dollar "parallèle" à cause des restrictions croissantes adoptées par le gouvernement depuis octobre 2011. A partir de ce mois de juin, même ceux qui veulent voyager à l’étranger devront passer sous les fourches caudines de la bureaucratie. Le gouvernement a également restreint les importations et les transferts de fonds à l’étranger. Comme si la fuite de capitaux pouvait entamer les réserves de la Banque centrale, destinées à régler les paiements venant à échéance, alors que l’Argentine n’a pas accès aux crédits internationaux, à la suite du défaut de la dette en 2002.

Selon l’agence Reuters, les banques argentines ont enregistré un retrait de 1,3 milliard de dollars pendant la seconde quinzaine de mai, soit 10 % de leurs dépôts en devises. Les autorités ont d’abord fait appel à la police pour chasser les changeurs des rues et intimider les agences. Maintenant, après avoir minimisé l’inflation, le gouvernement croit qu’il pourrait contenir la ruée vers le dollar et réduire l’écart entre les cours officiel et informel. Jusqu'à présent, il a échoué. A court terme, le gouvernement peut vendre des devises sur le marché local, pour en faire baisser le cours. A moyen terme, il pourrait instituer des taux de change différenciés: un pour l’industrie, un autre pour l’agriculture, les mines et l’énergie, et un troisième pour les transactions financières, reconnaissant de fait le marché parallèle.

La hantise des Argentins est un nouveau "corralito", un blocage des comptes bancaires et une dévaluation, comme pendant la crise de 2001-2002. Le contrôle des ventes de devises est d’ailleurs assimilé à un "corralito vert". Jamais à court d’imagination, l’argot des Porteños a déjà plusieurs noms pour désigner le dollar "parallèle": blue, oscuro (obscur), dos (deux), lechuga (laitue).

Jeudi 31 mai et vendredi 1er juin, il y a eu des concerts de casseroles à Buenos Aires, en guise de protestation. Les manifestants se sont fait entendre dans les beaux quartiers, comme Recoleta, Nuñez, Belgrano et Palermo, mais aussi à Caballito, plus petit-bourgeois. A défaut de mobiliser des foules, la classe moyenne a fait du mot "cacerolazo" une tendance sur Twitter, bientôt concurrencée par des partisans des Kirchner qui ont répliqué par le mot "caceroludos" (contraction de casseroles et "boludos", connards). Jeudi 7 juin, les cacerolazos se sont étendus au centre de Buenos Aires. Sur la place de Mai, les manifestatnts étaient nombreux.

L’ancien candidat socialiste à la présidence de la République, Hermes Binner, a critiqué des mesures gouvernementales qui suscitent la "méfiance": "Il y a d’autres indicateurs préoccupants, comme l’emploi. Les entreprises ne remplacent pas les postes qui se libèrent. C’est un signe fort de récession."


L'Argentine persiste sur la voie du protectionnisme
Le Monde - 06 jun 2012
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/06/06/l-argentine-persiste-sur-la-voie-du-protectionnisme_1713889_3234.html#xtor=AL-32280515


L'Argentine va imposer à partir du mois de juillet une taxe de 14 % sur les biens d'équipement importés de pays extérieurs au Mercosur qui viennent concurrencer des produits locaux, afin de protéger son industrie, a annoncé mercredi 6 juin la présidente Cristina Kirchner. "Nous augmentons le tarif d'importation pour les biens d'équipement (déjà) produits localement de 0 % à 14 % et fixons à 2 % le tarif des (autres) biens d'équipement qui ne sont pas produits dans notre pays. Il s'agit d'une mesure en faveur de l'industrie" locale, a déclaré Mme Kirchner dans une déclaration au palais présidentiel de Buenos Aires. Ces mesures s'appliqueront "aux industries de métallurgie, de machinerie agricole, de moteurs" notamment, pour les entreprises de pays extérieurs au marché commun du cône sud-américain (Brésil, Paraguay et Uruguay), a précisé la présidente.

L'Argentine est régulièrement pointée du doigt, notamment par les Etats-Unis et l'Union européenne, pour une série de mesures protectionnistes adoptées ces derniers mois sous prétexte de défendre "l'emploi et la production" en Argentine, selon les termes de Cristina Kirchner. L'UE a saisi fin mai l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour demander la levée des restrictions aux importations imposées par l'Argentine. Buenos Aires a accepté lundi de participer à des consultations avec l'UE, tout en qualifiant ces accusations d'"infondées".

La Commission européenne observe une forte recrudescence du protectionnisme dans les pays du G20 (quelque 80 % du commerce mondial), notamment dans les pays émergents comme l'Argentine, la Russie ou l'Indonésie, indique un rapport publié mercredi. Depuis le début de la crise en octobre 2008, c'est l'Argentine qui a pris le plus de mesures défensives face à la concurrence commerciale extérieure (119), suivie par la Russie (86 mesures) et l'Indonésie (59 mesures), selon ce rapport.

Les importations par l'Argentine de biens d'équipement, y compris en provenance du Mercosur, ont atteint 15 milliards de dollars (11,95 milliards d'euros) en 2011 sur un montant total d'importations de 74 milliards de dollars (58,95 milliards d'euros), a déclaré à l'AFP une source de la chambre d'importateurs. "La mesure concerne les machines-outils, les machines agricoles et d'autres biens pour lesquels une taxe était demandée depuis un certain temps", a expliqué cette source sous couvert d'anonymat.


Les concerts de casseroles sont de retour en Argentine
par Alice Pouyat
La Presse - 09 jun 2012
http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201206/09/01-4533332-les-concerts-de-casseroles-sont-de-retour-en-argentine.php
 

BUENOS AIRES -  Une rumeur métallique court dans les rues de Buenos Aires. Jeudi soir, pour la troisième fois en une semaine, des concerts de casseroles ont retenti dans les rues de la capitale argentine, principalement sur la place de Mai, devant le palais présidentiel.

Le mouvement est limité - selon la police, quelque 6 000 personnes ont défié le froid qui s'est abattu sur la ville - mais son poids symbolique est très fort, car il rappelle les manifestations de la grande crise économique de 2001. À l'époque, la classe moyenne, dont les comptes bancaires avaient été bloqués et dévalués, avait attiré l'attention du monde entier en se faisant « cacerolaza ».

Jeudi soir, les slogans et banderoles pointaient l'insécurité, la corruption et l'inflation, qui atteint 25 % par an. Mais ce qui semble avoir donné le coup d'envoi des défilés, ce sont les restrictions sévères imposées à l'achat de dollars, valeur refuge en Argentine. Dans ce pays à l'instabilité chronique et frappé par une inflation volontairement sous-estimée par le gouvernement, les économies ainsi que les transactions immobilières se font en billets verts. Et non en pesos. Or, depuis début juin, il est presque impossible d'obtenir des devises étrangères pour voyager. « C'est une atteinte aux libertés individuelles ! » s'insurge Luciana, 39 ans, qui se rendait jeudi vers la place de Mai. De plus, la nouvelle loi prévoit que pour voyager, il faut remplir une déclaration en ligne, en indiquant ses revenus, sa situation professionnelle, pourquoi, comment et quand l'on souhaite voyager. Les réponses sont très aléatoires.

Officiellement, ces contrôles visent à lutter contre le blanchiment et l'évasion fiscale, des maux bien ancrés dans le pays. « Nous devons vérifier que les fonds changés proviennent d'une situation légale », a expliqué aux médias le sénateur Anibal Fernandez. Mais cette soudaine fermeture des guichets s'explique aussi par le manque de liquidités de l'État, alors que le paiement d'obligations arrive à échéance et que le pays est toujours interdit de crédit sur les marchés internationaux après avoir suspendu le paiement de sa dette en 2002. Pour apaiser la grogne, la présidente Cristina Kirchner a elle-même annoncé la « pesification » de ses comptes.

Un léger vent de panique souffle à nouveau dans ce pays habitué aux crises. Par peur d'une soudaine pesification de l'économie, 10 % des dépôts en dollars ont été retirés en 15 jours, selon la banque centrale. Et les combines se multiplient pour trouver à tout prix des devises américaines. Durant le mois de mai, le cours du dollar parallèle a bondi de 20 %. Pour le bonheur des spéculateurs. Dans la rue Florida, zone piétonne du centre-ville et fief du marché noir, de plus en plus de changeurs ambulants proposent leurs services à la criée.

La situation est très loin d'être aussi critique qu'en 2001. Une large partie de la population se moque des récents « cacerolazos »: « Ce sont des manifestations minoritaires des classes aisées qui veulent conserver leurs privilèges », a réagi Hugo Yasky de la Centrale des travailleurs argentins (CTA). Sur Twitter, le sujet du moment « cacerolazo » est concurrencé par « caceroludos » (contraction de casseroles et « boludos », cons). Mais pour Mariel Fornori, de l'institut Management&Fit, ce retour sporadique des casseroles témoigne d'un malaise croissant. Selon, un sondage encore confidentiel de l'institut, la présidente, réélue en novembre dernier avec 54 % des voix, serait tombée en juin à moins de 40 % d'opinions positives.

À Buenos Aires, on parle désormais du « bleu » pour désigner le dollar parallèle, offert par des bureaux officieux et coté à 5,9 pesos contre 4,5 pour l'officiel. À ne pas confondre avec le « vert », à 6,15 pesos, offert par les changeurs ambulants, ou « le céleste », valeur intermédiaire utilisée dans les transactions immobilières.

 

Retour sur la politique économique des 25 dernières années: En 1989 Carlos Menem est élu à la présidence. Il entame de suite une politique néolibérale qui satisfait les milieux financiers. Il vend une grande partie des entreprises publiques à des investisseurs étrangers et il réussit à faire retomber l'inflation en instaurant une parité fixe entre le dollar et le peso. Résultat: les exportations chutent car la devise est survaloriée. Le FMI impose à partir de 1998 plusieurs programmes d'austérité (coupes de dépenses sociales, baisse des salaires) qui aggravent encore plus la situation. La production s'écroule. Le chômage explose. En 2001 la dette atteint plus de 130 milliards de dollars, soit 62 % d'un PIB qui avait chuté de 21 % depuis 1998. Le 1er décembre 2001 la ruée commence sur les guichets des banques. Le 5 décembre, le FMI refuse d’accorder un prêt au gouvernement. L'Etat fait défaut. 95 milliards de dollars ne peuvent être honorés. C'est la panique bancaire. L'économie s'effondre. Les chômeurs descendent dans les rues, coupent les routes aux cris de "Voleurs !" "Qu’ils s’en aillent tous ! ". Emeutes, pillages... Il y a des morts à BuenosAires. On peut revoir le reportage de Fernando Solanas "Mémoire d'un saccage". Commence une période d'instabilité politique. Les présidents ne durent que quelques jours, quelques semaines. En 2002 le PIB dégringole encore de 11 %.
En 2003 Nestor (président) et Cristina (PM) Kirchner accèdent au pouvoir sur la base d'un programme péroniste de défense des intérêts nationaux mais aussi d'aides sociales envers les plus pauvres (ce qui va les rendre très populaires). La parité fixe est abandonnée, le péso dévalué ce qui relance les exportations. Les investisseurs reviennent, la croissance décolle. Une partie des créanciers privés acceptent une décôte de 60 % sur leurs obligations. La dette envers le FMI est remboursée l'année d'après. En 2011 la dette publique était redescendue à 43 % du PIB.


EDIT (14 juillet 2012)


Face à la fuite des capitaux, l'Argentine limite encore la circulation du dollar
AFP, France24 - 14 jul 2012
http://www.france24.com/fr/20120714-face-a-fuite-capitaux-largentine-limite-encore-circulation-dollar


Malgré les critiques des milieux d'affaires, les autorités argentines poursuivent et intensifient leur politique de limitation drastique de la circulation de dollars dans l'économie nationale, afin de ralentir la fuite de capitaux et de préserver ses réserves en devises. Les réserves argentines ont fondu de presque 6 milliards de dollars en quelques mois, à 46,658 milliards, incitant le gouvernement de Cristina Kirchner à imposer de sévères contrôles sur le marché des changes, en limitant l'achat de billets verts.

Le combat contre la "dollarisation" de l'économie - toutes les transactions importantes ainsi que l'épargne sont effectuées en dollars - a conduit à la fermeture du robinet à devises pour les banques, les entreprises et les petits épargnants, qui tentent de se prémunir contre une inflation que des analystes indépendants estiment à 25 % par an (quand le gouvernement évoque 10 %). Ces mesures "ont freiné par exemple le secteur immobilier et de la construction (- 8,8 % en mai sur un an, chute de 43 % des permis de construire entre janvier et mai), deux secteurs clés de l'économie, et cela creuse un chemin récessif", estime Mariano Lamothe, du cabinet d'analyses privé acebeb.com. Dernières décisions en date, l'interdiction d'effectuer des transactions dans l'immobilier en dollars et d'acquérir des billets verts pour épargner. Auparavant, c'est l'achat de devise pour voyager à l'étranger qui avait déjà été soumis à de sévères contrôles.

En 2012, l'Argentine doit faire face à l'arrivée à échéance de 5 milliards de dollars de dette et à une facture énergétique en hausse, à environ 12 milliards. N'ayant plus accès aux lignes de crédit internationales suite à son défaut de paiement historique en 2001 sur 100 milliards de dette, le pays est contraint de retenir ses devises. C'est dans le même objectif que Cristina Kirchner a fait adopter ces derniers mois d'importantes mesures protectionnistes, au grand dam des Etats-Unis, de l'Europe et de ses voisins latino-américains. Conséquence de ces décisions, on assiste à un renouveau du marché noir, où le peso s'échange 45 % plus cher que sur le marché officiel, où il évolue autour de 4,57 $.

La présidente de la Banque centrale, Mercedes Marco del Pont, a assuré que l'Argentine "ne fait pas face à une pénurie de dollars" mais a averti que les billets verts sont destinés à "la production". "Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe qu'ils sortent du circuit productif", a-t-elle souligné. L'inquiétude des épargnants a conduit au retrait de 5,7 milliards au cours des huit derniers mois. "Tant que nous n'aurons pas l'impression que le gouvernement s'occupe du problème de l'inflation, la sortie de devises va se poursuivre", pronostique l'économiste et député d'opposition (droite) Rogelio Frigerio.

Le dirigeant de l'Union industrielle argentine (UIA), José Ignacio de Mendiguren, pourtant allié du gouvernement, estime également que "les restrictions sont exagérées". Il souligne également que l'économie, florissante ces dernières années, traverse "une forte période de décélération, avec une chute de la production industrielle de 4,5 %" sur un an en mai, la plus importante depuis janvier 2009. Ces restrictions sont "une mesure erronée (prises) à partir d'un diagnostic erroné: on retire les reins quand il faut seulement soigner une grippe", commente Mariano Lamothe, qui estime que le gouvernement devrait "accepter une sortie limitée de dollars, dévaluer un peu et trouver des crédits" sur le marché extérieur.