Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
24.02.2026
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Amazonie: le recul du Brésil face à la déforestation
Maxi Sciences - 28 mai 2011
http://www.maxisciences.com/d%e9forestation/amazonie-le-recul-du-bresil-face-a-la-deforestation_art14874.html
Le lobby agricole vient de remporter une importante victoire au Brésil, au détriment de la lutte contre la déforestation mise en place par le pays. Les députés ont approuvé une modification du code forestier qui assouplit les mesures de protection de l'Amazonie.
Le Brésil fait un pas en arrière dans la lutte contre la déforestation de l'Amazonie. Après deux ans de débats houleux, les députés ont approuvé la révision du code forestier de 1965, rapporte le site Sciences et Avenir. Une modification qui doit désormais être examinée par le Sénat. Jusqu'alors, le code forestier limitait l'usage agricole des terres, contraignant les propriétaires de forêts à en préserver une partie pouvant aller jusqu'à 80 % en Amazonie. Le texte vise également à protéger des zones considérées comme sensibles, telles que les rives des fleuves, les sommets ou les coteaux des collines.
La révision du code forestier légalise les zones illégalement déboisées jusqu'en juillet 2008, de même qu'elle autorise l'activité agricole dans certaines zones sensibles. Il s'agit d'un véritable "passeport pour la déforestation et l'expansion débridée de l'agriculture et de l'élevage", s'insurge l'association écologiste Greenpeace quand les agriculteurs et éleveurs "célèbrent les progrès obtenus", se réjouit la présidente de la Confédération nationale de l'Agriculture, Katia Abreu. "Ce qui est en jeu, c'est la production d'aliments au Brésil, qui soutient l'économie nationale", affirme-t-elle.
Alors que le Brésil abrite aujourd'hui 5,3 millions de kilomètres carrés de forêts, il est à la fois l'un des principaux producteurs et exportateurs du monde de soja, de céréales et de viande, et le cinquième plus grand émetteur de gaz à effet de serre. Alors que le vote des députés est considéré comme la première défaite de Dilma Rousseff au parlement, sa ministre de l'Environnement, Izabella Teixeira, a tenu à souligner que la présidente envisage de faire valoir son droit de veto sur certains points de la loi.
Le capitalisme poursuit la destruction de la forêt amazonienne
Atlas alternatif - 26 mai 2011
http://atlasalternatif.over-blog.com/article-le-capitalisme-poursuit-la-destruction-de-la-foret-amazonienne-74749369.html
Claudio Joao Ribeiro da Silva, saigneur d'hévéas et leader de la conservation des forêts, et son épouse, Maria do Espirito Santo, ont été pris en embuscade et tués dans l'Etat amazonien du Para, ont indiqué des responsables de la police fédérale et du gouvernement brésiliens. Les victimes étaient militantes de l'organisation fondée par le célèbre conservationniste, Chico Mendes, qui a été lui-même été assassiné par des éleveurs en 1988. En février 2005, la religieuse Dorothy Stang, qui défendait les pauvres et les éleveurs opposés à la destruction de l'Amazonie a été également tuée par balle.
Ce double assassinat intervient à l'heure où la chambre basse du Congrès brésilien examinait des amendements à la loi de l'utilisation des terres, auxquels certains reprochent de faire reculer les acquis récents pour protéger l'Amazonie."La Chambre des députés a transformé la loi de protection des forêts en un passeport pour la déforestation et l'expansion débridée de l'agriculture et de l'élevage", a déploré Greenpeace dans un communiqué.
La déforestation dans l'Etat voisin d'Amazonie a augmenté de 27 % en un an, d'après les données mêmes du ministère de l'Environnement a révélé récemment le journal A folha de Sao Paolo. Les observations du satellite Deter montrent qu'entre août 2010 et avril 2011, 1848 km² de forêt ont été anéantis, là où un an avant, durant la même période, 1455 km² d'arbres avaient disparu (soit à chaque fois l'équivalent d'une région française).
Contrairement à ce qui se passait dans les années 1970, quand la déforestation était souvent liée à des projets de développement financés par un gouvernement promouvant une colonisation de subsistance, la déforestation actuelle est liée à la compétition internationale introduite par la globalisation capitaliste des années 1990. Les progrès dans l'agriculture et l'élevage permettent désormais de transformer l'Amazonie en une zone rentable pour la culture du soja et l'exploitation extensive des bovins. La subvention des Etats-Unis à la culture du maïs pour la production d'éthanol est aussi responsable d'une grande partie de ce désastre écologique et social. Comme la demande de biocarburants continue d’augmenter, il se pourrait bien que l’huile de palme — la graine oléagineuse au meilleur rendement - devienne une culture dominante en Amazonie. Ce déboisement en retour modifie le climat local et favorise les feux de forêts. La moitié de la forêt amazonienne pourrait avoir disparu en 2030 (cf Mongabay.com).
Selon un rapport de la Banque mondiale, cette réduction aura pour effet l’extinction d’innombrables espèces, la perte de ressources en eau, la réduction des précipitations dans toute la région et l’affaiblissement du puits de carbone le plus important du monde. Le bilan humain n'est pas négligeable non plus: appauvrissement des petits paysans, expropriations par les grandes exploitations, inondations résultant des bouleversements climatiques locaux qui ont tué des dizaines de personnes au cours des dernières années et mis à la rue des milliers d'autres.
(.../...)
Brésil: Un couple d'écologistes assassiné
AFP, Canoë - 25 mai 2011
http://fr.canoe.ca/infos/environnement/archives/2011/05/20110525-145205.html
RIO DE JANEIRO - Un couple d'écologistes a été tué par balle mardi dans une embuscade au Para, État amazonien du nord du Brésil, où les conflits agraires sont particulièrement violents, ont annoncé mercredi les autorités. La présidente brésilienne Dilma Rousseff a ordonné une enquête rigoureuse de la police fédérale pour arrêter les responsables du double meurtre dans cette région où les grands propriétaires terriens, commanditaires présumés d'assassinats de petits paysans, bénéficient le plus souvent d'une impunité totale.
José Claudio Ribeiro da Silva et Maria do Espirito Santo da Silva ont été assassinés par des tueurs à gages mardi matin alors qu'ils avaient arrêté leur camionnette pour vérifier l'état d'un petit pont dans la commune de Maçaranduba, dans le sud-ouest de l'Etat. Les tueurs ont tiré plusieurs balles sur Maria et sur José Claudio dont ils ont coupé une oreille avant de prendre la fuite.
Le couple d'écologistes faisait partie d'une ONG fondée par le récolteur de latex et écologiste Chico Mendes, assassiné lui aussi par des tueurs à gages en 1988 en Amazonie. Ataginaldo Matos, responsable de cette ONG à Belem, la capitale du Para, a déclaré à la presse que le couple recevait des menaces de mort depuis 2008, après avoir commencé à dénoncer les déboisements clandestins de la forêt amazonienne pour la production de charbon et la création de pâturages. « Ils luttaient pour la préservation de la forêt et contre les bûcherons clandestins au moment où le nouveau code forestier était en discussion au parlement », a souligné M. Matos, précisant que les tueurs ont coupé une oreille de José Claudio « pour la remettre au commanditaire des meurtres ».
« Le Brésil s'est réveillé avec la nouvelle de l'assassinat d'un défenseur de la forêt amazonienne et est allé se coucher avec la nouvelle selon laquelle la majorité des députés approuvait l'assassinat de nos forêts », a déclaré à l'AFP un responsable de Greenpeace, Paulo Adario.
La Chambre des députés du Brésil a approuvé mardi soir une révision du code forestier datant de 1965, un projet de loi controversé assouplissant les mesures de protection de l'Amazonie.
EDIT (1er juin 2011)
Vague d'assassinats d'écologistes en Amazonie
par Claire de Oliveira
AFP, Cyberpresse - 31 mai 2011
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201105/31/01-4404622-vague-dassassinats-decologistes-en-amazonie.php
RIO DE JANEIRO - Six ans après l'assassinat de la missionnaire américaine Dorothy Stang, « désignée pour mourir » pour avoir pris la défense des paysans sans terre en Amazonie, la violence liée aux conflits agraires continue au Brésil, encouragée par l'inertie du gouvernement et l'impunité des tueurs. La semaine dernière, quatre agriculteurs-écologistes qui dénonçaient les déboisements clandestins ont été assassinés par balle dans les États amazoniens du Rondonia et du Para, parmi les plus violents du Brésil en matière de conflits agraires. Comme Dorothy Stang, trois d'entre eux, recevaient des menaces de mort constantes et les avaient dénoncées auprès des autorités locales.
« Les morts annoncées continuent dans la région où les grands propriétaires terriens, commanditaires présumés d'assassinats de petits paysans, bénéficient d'une impunité totale », a déclaré mardi à l'AFP le prêtre et professeur d'université, Ricardo Rezende, spécialiste des droits de l'homme. « Aucun gouvernement n'a rien fait depuis la fin de la dictature (1964-85). Seules quelques améliorations ont eu lieu en matière de lutte contre le travail forcé. La réforme agraire est paralysée et la concentration des terres continue », a-t-il ajouté. Au Brésil, un géant agro-alimentaire grand comme seize fois la France, 1 % des agriculteurs détient 45 % des terres cultivables. « L'État, au niveau fédéral et local, doit prendre des mesures à court terme: arrêter les « pistoleiros » (tueurs) et à long terme: limiter le vol des terres en Amazonie et faire la réforme agraire ».
La Commission pastorale de la terre (CPT), liée à l'Église catholique, a diffusé une liste de 125 agriculteurs-écologistes menacés de mort en raison de leur lutte contre la déforestation, ce qui a conduit le gouvernement à prendre des mesures d'urgence pour les protéger. « Le gouvernement, en collaboration avec les autorités de chaque État amazonien (...), va apporter une protection spéciale aux personnes les plus menacées », a déclaré lundi le secrétaire général du ministère de la Justice, Luis Paulo Barreto, à l'issue d'une réunion interministérielle.
« Le gouvernement prend des mesures ponctuelles pour « éteindre les incendies» (quand un meurtre survient) mais la situation ne change pas; la réforme agraire est gelée », a déploré à l'AFP Ana de Souza Pinto, porte-parole de la CPT de Xinguara (sud du Para). Selon elle, « il n'y a aucune volonté politique de faire avancer la réforme agraire ». L'adoption la semaine dernière du nouveau code forestier à la Chambre des députés, un projet de loi polémique assouplissant la protection de l'Amazonie est pour elle un « retour en arrière lamentable ». « Cela renforce le groupe parlementaire qui soutient l'agrobusiness au détriment de l'agriculture familiale et cela va contribuer à la concentration des terre s», a-t-elle estimé. « De plus, l'impunité des tueurs est une licence pour tuer », selon elle.
Elle a souligné que « le couple d'écologistes assassiné dans l'ouest du Para mardi dernier possédait 20 hectares dont ils préservaient 80% comme la loi l'exige. Ils vivaient de la cueillette et sont morts parce qu'ils empêchaient les bûcherons clandestins de déboiser pour faire du charbon de bois pour l'industrie sidérurgique ». « Dans le sud du Para où je suis, tout a déjà été déboisé et la déforestation avance maintenant à l'ouest », a déploré Ana de Souza Pinto.