Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
>> Toutes les rubriques <<
· 37 - Lointains échos dictatures africain (400)
· 00 - Archivage des brèves (785)
· .[Ec1] Le capitalisme en soins intensifs (550)
· 40 - Planète / Sciences (389)
· 10 - M-O. Monde arabe (385)
· . Histoires et théories du passé (223)
· 20 - Japon, Fukushima (237)
· .[Ec2] Métaux, énergies, commerce (253)
· 24 - USA (306)
· 19 - Chine [+ Hong Kong, Taïwan] (322)
Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
05.01.2026
8696 articles
Le courriel en entreprise menacé par des nouvelles applications de messagerie
par Rob Lever
AFP, France24 - 16 oct 2016
http://www.france24.com/fr/20161016-le-courriel-entreprise-menace-nouvelles-applications-messagerie
WASHINGTON - Le courriel se retrouve sous la menace de nouvelles applications de messagerie pour la communication interne des entreprises, à l'image de Slack qui offre aux "millennials" une plateforme plus adaptée à leurs besoins. Joe Kent, responsable logiciels auprès de l'ONG dosomething.org, explique que cette application offre des "canaux" aux différents groupes d'interlocuteurs qui rendent la coordination plus facile entre les 131 pays où elle est active et évitent de gérer des centaines de courriels. "Chaque équipe a son canal et n'importe qui peut s'y joindre et voir ce qui se passe", souligne-t-il, ajoutant que cela "permet de suivre une conversation beaucoup plus facilement".
Crée en 2013, Slack s'est imposée parmi de nombreuses applications qui veulent remplacer le courriel. Basée à San Francisco, la société a levé jusqu'ici 500 millions de dollars et se retrouve valorisée à 4 milliards de dollars. Elle compte aujourd'hui quelque 3 millions d'utilisateurs, dont 1 million sont payants. Les petites et moyennes entreprises l'adoptent en raison de sa facilité d'utilisation sur des appareils mobiles, souligne Mark Beccue, qui a étudié ce marché pour le compte du consultant Compass Intelligence. "Il n'y a pas de friction. Les entreprises n'ont pas besoin de se soumettre à des procédures d'autorisation complexes, il suffit de signer", rappelle-t-il. Le marché des messageries d'entreprise devrait atteindre 1,9 milliard de dollars d'ici 2019, selon l'analyste, alors qu'elles cherchent à améliorer et faciliter leurs circuits de communication interne. "Je pense qu'il s'agit d'un important facteur d'innovation et de productivité", estime Mark Beccue.
Mais Slack n'est pas seule sur ce marché et doit affronter la concurrence d'acteurs établis comme Microsoft. Facebook et ses 1,7 milliard d'utilisateurs vient d'y faire son entrée avec son application Workplace. Pour Craig Le Clair de Forrester Research, ces applications s'appuient sur le fait que les "millennials" ne travaillent pas de la même façon que leurs aînés. "Ils veulent travailler quand ils ont envie de le faire et utiliser des messageries qui s'intègrent mieux avec leur présence sur les réseaux sociaux". "Le but est d'échapper à l'enfer de l'email" affirme-t-il. En plus, Slack et des applications rivales comme HipChat et Yammer (Microsoft) s'intègrent avec la téléphonie, la vidéo et d'autres services d'échanges de documents.
Slack s'est récemment associée à Salesforce pour élargir sa gamme de produits, notamment dans la gestion de clientèle, et a ouvert des canaux de communications en dehors de l'entreprise par l'intermédiaire de "bots", des systèmes informatiques automatisés utilisant l'intelligence artificielle. "Slack s'éloigne du seul marché de la messagerie pour devenir une application d'ensemble pour les entreprises et c'est une tout autre affaire", juge Raul Castanon-Martinez, analyste pour 451 Research. "Le succès de Slack a pris beaucoup de gens par surprise" mais il pourrait lui être plus difficile de maintenir son avantage face à des rivaux aussi bien nantis que Facebook ou Microsoft.
Yammer va désormais être ainsi intégré à la plateforme Office 365 en offrant des connexions avec Skype et Outlook. "Microsoft n'a pas fait beaucoup de bruit mais ils sont assez agressifs pour maintenir leur position dominante dans les applications liées à la productivité du travail", juge M. Castanon-Martinez. Microsoft offre ainsi une gamme de services pour un prix allant de 2 à 4 $ par utilisateur et Facebook demande de 1 à 3 $, alors que Slack demande 6,67 $.
Facebook de son côté tente de profiter du fait que "les millennials ont grandi avec" le réseau social, rappelle Craig Le Clair, même si cela ne lui donnera pas nécessairement un avantage déterminant. "La plupart des employeurs et des managers n'ont pas grandi dans cet univers et ils associent Facebook avec ce que font leurs enfants et pas avec la productivité et le travail. Certaines entreprises limitent même l'utilisation de Facebook sur le lieu de travail", rappelle-t-il.
Selon d'autres analystes, ces applications pourraient même aboutir à accroître encore davantage la charge de travail des employés, les obligeant à gérer de nouveaux messages en plus du courriel et des autres modes de communication. Mais Craig Le Clair estime que l'intelligence artificielle pourrait être la solution en aidant à trier et gérer les messages. Selon lui, "Facebook a consenti de gros investissements dans l'intelligence artificielle et pourrait être bien placé pour cela".
Avec Workplace, Facebook pourrait devenir obligatoire dans votre entreprise
par Guillaume Champeau
Numérama - 11 oct 2016
http://www.numerama.com/business/200660-avec-workplace-facebook-pourrait-devenir-obligatoire-dans-votre-entreprise.html
Facebook a annoncé lundi que son service Workplace by Facebook (anciennement Facebook at Work) serait désormais ouvert à toutes les entreprises dans le monde, après l’avoir réservé à un panel de plus de 1.000 entreprises partenaires, qui l’ont testé depuis un an et demi. La plateforme concurrente de Slack vise à fournir dans les organisations un moyen de communication et de travail collaboratif efficace, très proche du Facebook que les employés ont l’habitude d’utiliser dans leur vie quotidienne, mais dans un environnement réservé à l’entreprise et à ses partenaires.
Avec un prix qui varie entre 1 et 3 $ par mois et par utilisateur actif selon la taille de la structure, Facebook At Work offre ainsi différents outils de collaboration mis au service de l’entreprise: création de groupes pour des équipes ou des projets, vidéos Live, vidéo-conférences, publications et réactions, traduction automatisée des messages (utile pour les multinationales ou les entreprises qui accueillent des expatriés), discussions audio, filtres de recherche… Les dirigeants des entreprises auront bien sûr accès à des outils d’analyltics pour étudier l’activité de leurs collaborateurs sur la plateforme, et voir par exemple les groupes qui entretiennent une bonne dynamique de discussion, et ceux qui s’essoufflent. « Workplace est une plateforme professionnelle distincte de Facebook. Si une personne est sur Facebook à titre personnel et sur Workplace à titre professionnel, ses 2 comptes sont entièrement séparés », prévient Facebook.
Pour gagner au plus vite des parts de marché sur Slack, Facebook a annoncé en parallèle son programme de partenariats commerciaux qui intègre notamment Deloitte, Edelman, ou TBWA. Parmi les quelques partenaires de départ figure aussi l’entreprise française Reverol, spécialiste de l’intégration de solutions cloud en entreprise. Tous seront encouragés financièrement à proposer l’installation et la formation aux outils de Facebook après de leurs entreprises clientes. En France, Facebook a déjà enrôlé de grands comptes comme Century21, Club Med, Danone, Renault, ou encore Iliad (Free), qui l’utilisent pour tout ou partie de leurs équipes. Par ailleurs, « Workplace est gratuit pour les ONG et pour les établissements scolaires ».