Le Monde d'Antigone

Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
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Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.

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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour : 05.01.2026
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Un Triby dans votre cuisine. La vie avec Amazon

Publié le 29/04/2016 à 19:51 par monde-antigone


Le jour où l'inventeur du smartphone part en compote, on parle d'un nouveau petit joujou qui permet de répondre à toutes les demandes. Le Triby est un haut-parleur connecté 24h/24, à reconnaissance vocale (qui vous écoutera en permanence). Amazon a mis la main dessus et ça devrait lui rapporter très gros.

Le Triby combine dans un même boitier les fonctions développées jusqu'à présent par Facebook, Apple, Google et Amazon. Si jamais en ouvrant le frigo à minuit, vous apercevez que vous avez oublié d'acheter du beurre, il suffira de dire en mains libres « Alexa (c'est le nom du service), il me faut du beurre » et Amazon (qui connaitra vos habitudes d'achat) vous l'apportera en quelques minutes... En attendant que la commande arrive, vous pourrez lui demander de la musique, écouter les infos à la radio, faire une recherche sur Wiki ou discuter avec quelqu'un de votre tribu (ou "tribe" en anglais).

Plus fort que le portable, l'i-commerce et le drive. Idéal pour les femmes voilées qui ne sortiront plus de leur cuisine... et toujours plus intruisif ! Le Triby enregistrera tout, comme une boite noire. Il servira de relais vers les serveurs d'Amazon (le cloud). Toutes les informations vous concernant y seront stockées. L'abonnement à Prime d'Amazon deviendra aussi banal qu'un abonnement EDF. Vive le XXIe siècle ! Nous vivons une époque formidable !


Triby devient compatible avec Alexa d’Amazon
ObjetConnecté - 28 avr 2016
http://www.objetconnecte.net/triby-alexa-amazon-2804/


La nouvelle vient de tomber, la belle intelligence artificielle du géant Amazon va changer de silhouette. Et c’est Triby, le petit assistant de maison, des français Inoxia qui est l’élu. (...) C’est une première dans le domaine des objets connecté, puisque Triby est le premier objet non Amazon à intégrer dans son dispositif l’assistante vocale Alexa. C’est une nouvelle qui va ravir tous les amateurs du petit assistant, puisque cette nouvelle association entre deux acteurs de l’high-tech, va décupler les possibilité du Triby. (...)

C’est dans un premier temps, en Amérique du Nord, que l’intelligence artificielle Alexa va être intégrée sur le Triby. Cette association entre le spécialiste de la capture sonore et la commande vocale, va permettre à l’utilisateur de commander de manière plus intuitive son assistant vocale. Quels changements concrètement ? Finalement, c’est la manière d’utiliser le Triby qui va complètement changer ! Avec l’ajout d’une intelligence artificielle, telle qu’Alexa, les demandes des utilisateurs vont être non seulement, anticipées, mais il aura une plus grande capacité d’action.

Par exemple, cela va permettre d’effectuer certaines demandes comme les prévisions météos, gérer sa liste de course vocalement sur Amazon ou encore de consulter le site Wikipédia. Des petites choses qui vont ravir les particuliers. Surtout que ses concepteurs ont également pensé à la sécurité des données. Celles-ci ne sont envoyées sur le Cloud, seulement si le « mot de passe » vocal Alexa est reconnu par le Triby. Triby est actuellement disponible à la vente au prix de 199 €.


Cette invention française a bluffé Amazon
BFM Business - 20 oct 2015
http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/cette-invention-d-une-societe-francaise-a-bluffe-amazon-923620.html


Le groupe américain a pris une participation dans la société Invoxia, séduit par son Triby, une enceinte connectée pour la cuisine qui permet de garder contact avec tous les membres du foyer. Mais ce qui a surtout intéressé Amazon ce sont les possibilités permises par la reconnaissance vocale de l'objet. De prime abord, il n'a l'air de rien, mais cet objet a tapé dans l'œil d'Amazon. Le Triby, l'enceinte connectée pour la cuisine inventée par la société française Invoxia, a séduit le géant américain au point que ce dernier a décidé de prendre une participation dans l'entreprise le 16 octobre dernier, via son fonds Amazon Alexa.

Mais à quoi sert cet objet qui ressemble à une radio des années 70 ? "Il fait beaucoup de choses, il rend énormément de services pour ce qu'on fait habituellement dans la cuisine c'est-à-dire écouter de la musique et communiquer. On a voulu concentrer ces deux fonctions pour en faire un produit qui soit vraiment intégré au quotidien", répond Sébastien de la Bastie, le directeur général d'Invoxia.

Concrètement, le Triby est aimanté et peut ainsi être fixé sur un réfrigérateur, un placard, une hotte ou tenir debout tout seul. Il permet d'écouter de la musique mais surtout d'afficher des messages ou des dessins. Il fonctionne de pair avec une application mobile qui va ainsi envoyer des messages ou des dessins pour que le Triby les relaie sur son écran. "C'est le premier objet qui permet d'envoyer un message à ses enfants qui peut être un dessin, et qui peut donc être compris par des enfants en bas âge qui ne savent pas encore lire", insiste sur ce point Sébastien de la Badie. Et impossible de rater un message: l'écran fonctionne en permanence, sans se mettre en veille.

Mais ce qui a sans doute tapé dans l'œil d'Amazon c'est la technologie de reconnaissance vocale développé par Invoxia et baptisée In Vivo Acoustic. Elle devrait bientôt aux possesseurs d'un Triby de passer des appels ou de contrôler sa maison connectée. "Amazon a lancé début 2015 un service aux Etats-Unis appelé Alexa qui fonctionne en reconnaissance vocale pour accéder à un certain nombre de ses services, comme écouter de la musique ou poser des questions ouvertes sur la cuisine", explique Sébastien de la Badie. Dans cette optique, le groupe a cherché d'autres produits fonctionnant avec la reconnaissance vocale. Si Sébastien de la Badie ne peut "pas tout dire à ce sujet", il explique néanmoins que "l'un des services phares d'Amazon ce sont les courses en cuisine".

"Ils ont compris que c'est dans la cuisine que l'on sait ce que l'on veut acheter et que l'on fait donc ses courses. Or le produit (le Triby, ndlr) permet de dire quand il n'y a plus d'œuf ou de lait « rachète des œufs ou du lait ». Automatiquement cela va remplir le panier des courses", poursuit le directeur général d'Invoxia. Il précise toutefois que pour éviter que les enfants s'amusent à commander des hectolitres de ketchup, il y aura évidemment une étape de validation. Ainsi la reconnaissance vocale permettra d'établir une liste de courses qui serait ensuite validé par un adulte. J.M.


Triby, le haut-parleur connecté qui fait ce qu'on lui dit !
IT Channel - 29 avr 2016
http://www.itchannel.info/index.php/articles/162604/triby-haut-parleur-connecte-fait-dit.html

(...) Commercialisé pour l'instant aux Etats-Unis, le Triby est un objet connecté multifonctions. Il fait à la fois office de radio, de haut-parleur connecté (WiFi et Bluetooth), d'interphone et permet d’accéder à des services vocaux, allant des prévisions météo à l’ajout de produits sur leur liste de courses Amazon ou l’accès aux informations sur Wikipédia, simplement à la voix. Dîtes « Alexa, joue Adele » et Triby se met à diffuser Adele depuis Prime Music. Il suffit de demander et Triby s’exécute.

Son système de reconnaissance vocal s'appuie sur 4 micros digitaux et sur une technologie de réduction du bruit et d’élimination de l’écho capable de supprimer les bruits de fond dans un rayon de 5 m. Et grâce à la technologie de capture sonore In Vivo Acoustic développée par Invoxia et au service vocal Alexa d’Amazon, Triby permet à l’utilisateur de chercher des informations sur internet, jouer de la musique, piloter ses accessoires domotiques (éclairage, chauffage, alarme, etc.), régler l’heure ou encore de programmer une course chez Uber. Et de nombreuses autres fonctionnalités sont attendues.

Triby dispose de deux haut-parleurs et d'un radiateur passif, et se fixe par aimant sur le réfrigérateur. Il permet également de passer des appels gratuits en mains-libres et de transformer le smartphone en haut-parleur. Les contacts peuvent être enregistrés et gérés avec Triby à travers une appli iOS dédiée, et seules les personnes enregistrées dans un groupe préétabli peuvent appeler Triby, ce qui permet d’éviter les appels non souhaités. Autre fonctionnalité: le mémo. Les membres de la famille peuvent ainsi rester en contact en passant des appels Internet gratuits ou en se laissant des messages écrits, émoticônes et dessins. (...)


Amazon voit son bénéfice s'envoler
par D.L. avec AFP; BFM Business - 29 avr 2016 
http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/amazon-voit-son-benefice-s-envoler-970568.html


Amazon continue de profiter de son pari sur le "cloud". Les services en ligne à destination des entreprises ont à nouveau dopé sa croissance et sa rentabilité au 1er trimestre. Ses résultats trimestriels sont bien meilleurs que prévu: le bénéfice net atteint 513 millions de dollars, contre une perte de 57 millions un an plus tôt, et le chiffre d'affaires a progressé pour sa part de 28 % à 29,1 milliards de dollars, soit plus d'un milliard de mieux qu'attendu.

Et le géant américain de la distribution en ligne semble parti pour continuer sur sa lancée sur le trimestre en cours: il vise un chiffre d'affaires de 28 à 30,5 milliards, un peu plus optimiste que la prévision des analystes (28,3 milliards). Comme déjà les trimestres précédents, la filiale de cloud AWS est le principal moteur de la croissance et de l'amélioration des marges: ses revenus ont décollé de 64 % à 2,6 milliards de dollars, et son bénéfice d'exploitation a même triplé à 604 millions.

Longtemps développée dans l'ombre par Amazon, AWS s'est imposée comme le leader sur le marché du "cloud public": elle propose à d'autres entreprises de louer de l'espace ou de faire tourner des applications dans ses centres de données. Contrairement aux autres paris souvent coûteux faits par le groupe - son patron-fondateur Jeff Bezos avait évoqué dans le passé "des milliards de dollars" perdus suite à des tentatives de diversification ratées -, le cloud s'est avéré plus rentable que le coeur de métier d'Amazon dans le commerce en ligne. AWS a ainsi largement contribué à faire revenir le groupe aux bénéfices ces derniers trimestres.

Dans un communiqué, Jeff Bezos se félicite aussi des performances d'une autre activité elle aussi périphérique, mais plus grand public: les appareils électroniques. Il ne donne aucun chiffre, mais assure avoir plus que doublé en un an les ventes de la tablette Fire et avoir vu un "démarrage incroyable" pour son "hub" pour la maison Echo, un haut-parleur doublé d'un assistant virtuel baptisé Alexa capable de répondre à des questions sur la météo ou les dernières nouvelles, mais aussi de contrôler des objets connectés ou des playlists musicales.

Ce n'est pas seulement AWS, mais toutes les branches du groupe qui enregistrent "une croissance très solide" ce trimestre, a assuré pour sa part le directeur financier Brian Olsavsky lors d'une téléconférence avec des analystes. Les activités de commerce en Amérique du Nord ont vu leur bénéfice d'exploitation plus que doubler à 588 millions de dollars, et leur chiffre d'affaires grimper de 27 % à près de 17 milliards. À l'international, Amazon reste déficitaire, mais enregistre selon Brian Olsavsky sa plus forte croissance en 3 ans et demi (+ 24 % à 9,6 milliards de dollars). Il y voit l'effet de la montée en puissance de Prime, le service par abonnement permettant d'avoir des livraisons gratuites des produits achetés dans les boutiques d'Amazon, ainsi qu'un accès à une quantité croissante, et variable selon les pays, de services et contenus numériques.

Prime reste plus développé aux États-Unis, mais monte en puissance en Europe et au Japon. "Cela se voit dans l'engagement des consommateurs et leurs achats", assure le directeur financier. Les abonnés à Prime ont tendance à dépenser davantage et plus souvent dans les boutiques d'Amazon. Et le groupe commence par les attirer avec des produits d'appel comme la vidéo, dans laquelle il dit d'ailleurs vouloir "augmenter significativement" ses dépenses.

Amazon vient aussi d'introduire aux États-Unis une nouvelle tarification, avec la possibilité de paiements mensuels et non plus seulement annuels, et une offre "low cost" donnant seulement accès à la vidéo. L'espoir est de convaincre ainsi davantage de consommateurs "d'essayer" le service, a indiqué Brian Olsavsky. Mais cela intensifie aussi la pression face au service de vidéo en ligne Netflix.


EDIT (7 décembre 2016)


Amazon dévoile la première épicerie d'où vous partez "sans payer"
par Frédéric Bianchi
BFM Business - 06 dec 2016
http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/amazon-devoile-la-premiere-epicerie-d-ou-vous-partez-sans-payer-1067153.html


Après avoir ouvert des librairies, Amazon s'attaque cette fois au commerce alimentaire avec Go, un concept d'épicerie bourrée de technologies qui remplacent les caisses par des puces et des capteurs. Le géant américain de la distribution en ligne Amazon a dévoilé lundi un concept de supermarché où le client n'a plus besoin de passer à la caisse, grâce à des technologies d'intelligence artificielle. Sur son site internet, Amazon dit tester un magasin physique d'environ 170 m² à Seattle, où il propose des produits alimentaires de base (pain, lait, fromages, chocolats) ainsi que des plats à emporter. Il est accessible pour l'instant seulement pour les employés du groupe, mais devrait s'ouvrir au grand public "début 2017".

"Amazon Go" promet aux consommateurs qu'ils n'auront "jamais à y faire la queue": après avoir utilisé l'application mobile du groupe pour rentrer dans le magasin, ils pourront remplir leur caddie comme dans n'importe quel supermarché, puis partir sans avoir à passer à la caisse. Ils seront automatiquement débités sur leur compte Amazon. C'est "rendu possible par le même type de technologies que celles utilisées dans les voitures autonomes", à savoir des capteurs combinés à de l'intelligence artificielle permettant aux ordinateurs de "voir" et d'apprendre, explique le groupe [Ils utilisent la technique de reconnaissance faciale; ndc]. Ces technologies "détectent automatiquement quand les produits sont pris ou remis dans les rayons, et en gardent la trace dans un panier virtuel. (...) Amazon ne précise pas quelles sont les technologies utilisées. Certaines start-up qui ont développé des solutions équivalentes utilisent des puces RFID pour repérer les produits dans les sacs des clients.

Ce n'est pas la première fois que le géant du commerce en ligne ouvre un magasin physique: il avait inauguré l'an dernier sa première librairie, également à Seattle où le groupe a son siège, et quelques ouvertures supplémentaires ont été annoncées depuis dans d'autres villes américaines. Néanmoins, si le test de Seattle s'avère concluant et qu'Amazon confirme également son positionnement sur les produits frais et d'épicerie, il est susceptible de mettre beaucoup plus la pression sur les commerçants traditionnels comme Wal-Mart, vers lesquels les consommateurs continuent encore à se tourner en grande majorité pour leurs courses alimentaires.


EDIT (29 décembre 2016)


L'assistant vocal d'Amazon est-il le témoin-clé d'un meurtre ?
LExpress - 29 dec 2016
https://fr.news.yahoo.com/etats-unis-lassistant-vocal-damazon-073738443.html


Ses données pourraient éclaircir le meurtre de Victor Collins. L'assistant à commande vocale d'Amazon, Alexa, a peut-être été le témoin d'un meurtre dans le sud des Etats-Unis. La justice américaine tente de vérifier cette hypothèse en essayant de récupérer l'enregistrement de cet appareil au moment du crime. L'Américain de 47 ans avait été retrouvé noyé dans la baignoire de la maison de James Bates, à Bentonville (Arkansas), en novembre 2015. Ce dernier a été inculpé du meurtre de Victor Collins dont le corps présentait des traces de coups.

Au cours de l'enquête, un officier a découvert dans la maison un cylindre Echo d'Amazon, qui abrite l'assistant à commande vocale Alexa, capable de répondre à des questions ou de commander d'autres objets connectés dans la maison. Ainsi, dès que le mot "Alexa" est prononcé, les conversations sont enregistrées avant d'être stockées sur des serveurs Amazon. Le parquet a obtenu un mandat de perquisition demandant à Amazon de lui livrer toutes les données pouvant être pertinentes par rapport à ce crime, selon un communiqué du procureur du comté de Benton, Nathan Smith. Ce dernier espère qu'Amazon va accéder à sa demande. Ce cas soulève des questions concernant la vie privée et la technologie à une époque où de plus en plus d'appareils enregistrent les données des utilisateurs, ainsi que leurs mouvements et leurs actions. (...)


EDIT (30 décembre 2016)


Amazon a déposé un brevet pour des entrepôts volants
Par Elisa Braun
Le Figaro - 30 dec 2016
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/12/30/32001-20161230ARTFIG00204-amazon-a-depose-un-brevet-pour-des-entrepots-volants.php


Le ciel n'est pas une limite pour Amazon. L'entreprise, qui a récemment effectué l'une de ses premières livraisons par drone au Royaume-Uni, a déposé un brevet pour un système d'entrepôts volants, a relevé le 28 décembre la journaliste de CB Insight Zoe Leavitt. Le document suggère d'employer des dirigeables afin de stocker des marchandises à une altitude de 13.000 m, et de les déplacer en fonction de l'offre et de la demande. Si un événement est prévu dans un stade, les dirigeables pourraient par exemple servir à des fins publicitaires et se rapprocher de la Terre, souligne le texte, afin de permettre aux drones une livraison plus rapide et moins énergivore. Des navettes volantes entre le zeppelin et les drones sont également envisagées pour couvrir un plus vaste territoire.

Amazon n'a pas souhaité répondre aux sollicitations des médias quant au développement avéré d'un tel projet. Une telle idée a vu le jour en décembre 2014 du côté d'ingénieurs d'Amazon, mais le dépôt de brevet n'a été validé qu'en avril 2016. Il était jusqu'alors passé inaperçu mais a discrètement sécurisé une idée d'Amazon, lancé dans le défi de la livraison aérienne avec le projet Prime Air. Pour le PDG d'Amazon, Jeff Bezos, il sera un jour « tout aussi normal de voir des appareils Prime Air que des camions postaux sur les routes ». L'entrepreneur avait révélé son projet de livraison par drones à la télévision en janvier 2013. En avance sur son temps, une telle ambition n'avait pas manqué de susciter quelques interrogations sur sa faisabilité technique. Les drones ne peuvent en effet transporter de lourds paquets sur de longues distances. Leur faible autonomie les contraint à être situés à moins de 30 mn en volant d'un entrepôt. (...)

Mais le principal obstacle d'un tel projet reste juridique. Amazon a pu tester ses drones à partir de mars 2015 seulement aux États-Unis. Actuellement, l'agence fédérale de l'aviation (FAA) autorise le vol d'un drone de moins de 25 kg dans certaines zones qui ne relèvent pas du contrôle aérien, à condition notamment que son opérateur garde son contact visuel. Une autorisation de vol doit être déposée pour les autres zones pour prévenir les risques de collision avec d'autres aéronefs, ce qui contrarie les projets d'Amazon de livraison à grande ampleur.

Amazon a des idées pour infléchir la régulation. Début décembre, l'entreprise a annoncé avoir réalisé sa première livraison par l'intermédiaire d'un drone dans la région de Cambridge, près d'un de ses entrepôts. Amazon avait annoncé quelques mois plus tôt son ambition de développer un programme de livraisons par drones en collaboration avec le gouvernement britannique, beaucoup moins regardant sur la régulation des drones livreurs. Ces initiatives restent pour l'instant à la phase de test ou se limitent à de petites zones géographiques. Les vidéos promotionnelles contribuent toutefois à sensibiliser l'opinion en faveur de ce mode de livraison alternatif. La livraison est l'un des postes de coût les plus importants pour les sociétés d'e-commerce, qui cherchent toutes des voies alternatives pour acheminer les colis. (...)


EDIT (10 septembre 2017) - Il va falloir se faire à ces nouvelles bestioles: les assistants vocaux. Voici la définition qu'en donne Ovum:
"Logiciel de traitement de langage qui utilise des algorithmes d'apprentissage de machine pour extraire des informations et effectuer des tâches spécifiques au nom de l'utilisateur, en fonction d'une voix de conversation ou d'une entrée de texte. Les assistants qui n'utilisent pas l'apprentissage par machine, y compris les systèmes IVR, sont exclus de cette définition. Les assistants numériques peuvent également être désignés comme des assistants "intelligents" ou "virtuels" par l'industrie. Les exemples incluent l'Assistant de Google, le Siri d'Apple, le Cortana de Microsoft, et l'Alexa d'Amazone."

D'après une étude publiée par le Bureau de recensement des États-Unis le 1er mai 2017 et rapportée par Ovum, le nombre des assistants actifs dépassera 7,5 milliards en 2021, soit plus que la population mondiale.


7,5 milliards d’assistants digitaux en 2021. Google en tête

Viuz, d'après Ovum ("Virtual digital assistants to overtake world population by 2021" du 17/05/2017) - 05 sep 2017
https://viuz.com/2017/09/05/etude-75-milliards-dassistants-digitaux-en-2021/


Selon la dernière étude Ovum, la planète comptera plus d’assistants digitaux vocaux que d’êtres humains en 2021. A cette date estime l’étude, Google Assistant, présent sur une majorité de terminaux mobiles (contrairement à Alexa d’Amazon) dominera le marché des Assistants digitaux vocaux doublés d'Intelligence artificielle avec 23,3 % de parts de marché devant Bixby de Samsung à 14,5 %, Siri d’Apple à 13,1 %, Amazon Alexa à 3,9 % et Microsoft Cortana à 2,3 %.

Ovum qui souligne l’importance de la généralisation de l’assistant Google pour le futur des recherches sponsorisées du géant de Mountain View anticipe - au delà des smartphones et tablettes - une généralisation massive des assistants virtuels sur toute une gamme de nouveaux terminaux: wearables, smart TV, set top boxes et media streamers. Malgré la vogue des smart speakers comme Alexa/Echo d'Amazon, Ovum précise que les terminaux TV Intelligents (Smart TV, Set top boxes et Media streamers) devraient constituer 57 % de la base installée des assistants digitaux en 2021.

L’étude révèle enfin que 47,6 % des terminaux équipés d’un assistant vocal +AI seront utilisés dans la zone Asie pacifique ce qui constitue un marché et une opportunité non négligeable pour les acteurs asiatiques comme Baidu et iFlytech. L’étude estime ainsi à 1,2 milliards les terminaux d’origine chinoise dans la région en 2021.


EDIT (26 octobre 2017)


Amazon a trouvé comment entrer chez vous en votre absence
Courrier international, d'après The Boston Globe et The NY Times - 26 oct 2017
https://www.courrierinternational.com/article/amazon-trouve-comment-entrer-chez-vous-en-votre-absence


Le géant américain de la vente en ligne propose un système de serrure intelligente permettant à ses clients de se faire livrer un colis quand ils ne sont pas chez eux. “Nous permettons à Google, Facebook, Amazon et autres entreprises Internet d’apprendre à peu près tout ce qu’il y a à savoir sur nous, en leur faisant confiance, écrit le Boston Globe. Nous leur donnons l’histoire de nos vies. Alors pourquoi ne pas leur donner aussi nos clés ?”

C’est précisément ce que veut Amazon. À compter du 8 novembre, le groupe dirigé par Jeff Bezos proposera dans 37 villes des États-Unis un service “permettant à ses livreurs de déposer des colis chez vous en votre absence”, explique le quotidien. Fini les paquets trempés par la pluie ou volés par ces “porch pirates”, qui, selon le Wall Street Journal, “vont de porte en porte pour dérober les colis déposés sur le paillasson avant les fêtes de fin d’année”. Pour bénéficier de ce service, baptisé Amazon Key (“la clé Amazon”), il faudra d’abord débourser 250 $ pour acheter un kit comprenant une caméra de sécurité, une serrure intelligente et une application pour smartphone.

Lorsque le livreur se présentera, il scannera l’étiquette du produit avec son téléphone et demandera à Amazon l’autorisation d’entrer. Une fois que l’entreprise aura vérifié l’adresse, la caméra filmera et la porte sera déverrouillée à distance. “Le livreur fera juste un pas à l’intérieur du logement et déposera le colis”, la vidéo permettant au client de vérifier, en direct ou en différé, “qu’il repart bien les mains vides”, précise le Boston Globe.

L’appli pourra également être utilisée “pour générer un code permettant à des invités d’entrer” chez vous, ajoute le Wall Street Journal. Amazon Key fonctionnera en outre avec la plateforme Amazon Home Services, qui met en relation des particuliers et des professionnels (promeneurs de chiens, électriciens et techniciens en tout genre). “En votre absence, un bricoleur Amazon pourra monter un meuble en kit qu’un livreur Amazon aura déposé chez vous”, résume le journal bostonien. L’entreprise conseille toutefois à ses clients de “s’assurer que leurs animaux domestiques ne sont pas à proximité de la porte lorsqu’une livraison est attendue”, signale le New York Times.


EDIT (11 avril 2019)


Quand Amazon écoute les conversations de ses clients
France-Soir - 11 avr 2019
http://www.francesoir.fr/tendances-eco-france/alexa-quand-amazon-ecoute-les-conversations-de-ses-clients


Les assistants électroniques sous forme d'enceintes connectées ont le vent en poupe, notamment outre-Atlantique. Parmi les modèles les plus connus se trouve Amazon Echo et son intelligence artificielle baptisée Alexa. Celle-ci est au cœur de la polémique, Bloomberg ayant révélé que des milliers de salariés du géant du e-commerce écoutent les conversations. La firme explique que cela est nécessaire à l'amélioration de ses services. Selon le média américain, ces salariés basés dans des centres situés au Costa Rica en Inde ou en Roumanie écoutent 9 heures par jour environ un millier de discussions chacun. Un travail qui serait nécessaire afin de compléter celui de la machine. Alexa peut en effet avoir des difficultés à comprendre certains mots et seul une oreille humaine peut trancher pour isoler les termes posant problème et les "expliquer" à l'algorithme.

L'affaire fait polémique car si le site d'Amazon précise utiliser "vos demandes à Alexa pour former nos systèmes de reconnaissance de la parole et de compréhension du langage naturel", il n'est pas fait mention d'une intervention humaine. D'autre part, les salariés d'Amazon auraient selon Bloomberg accès à des éléments comme le prénom, ou le numéro d'utilisateur. Si les concurrents d'Amazon Echo comme Google Assistant et Siri (Apple) écouteraient également des bribes de conversation, ceux-ci seraient totalement anonymisés.

Des salariés interrogés racontent par exemple avoir entendu une femme chanter faux sous la douche, un type d'enregistrement qui serait partagé en interne pour faire l'objet de moqueries. D'autres contenus posent question, comme ce qui a été interprété comme une agression sexuelle, signalée à la hiérarchie. Mais Amazon n'a pas souhaité donner suite, vraissemblablement pour ne pas perdre la confiance de ses clients. "Nous prenons la sécurité et la confidentialité de nos clients très au sérieux. Nous utilisons un très faible échantillon des enregistrements d’Alexa pour améliorer l’expérience utilisateur", a fait savoir le porte-parole de l'entreprise.