Le Monde d'Antigone

Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
Seule une révolution mettra fin à un système
dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.

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Dernière mise à jour : 05.01.2026
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Atlas et Spot, les derniers robots sortis de Google X

Publié le 26/02/2016 à 04:32 par monde-antigone

 
La vidéo du manutentionnaire Atlas. Elle devient intéressante à partir de 1 min:
https://www.youtube.com/watch?v=rVlhMGQgDkY
La vidéo du "chien" robot Spot. On en reparlera le jour où il tirera la langue:
https://www.youtube.com/watch?v=M8YjvHYbZ9w


Le nouveau robot humanoïde qui tombe, se relève, et ouvre les portes
par Morgane Tual
Le Monde - 24 fev 2016
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/02/24/un-nouveau-robot-humanoide-tres-performant-devoile-par-une-entreprise-d-alphabet_4870864_4408996.html


Boston Dynamics nous avait déjà fait frissonner avec son robot quadrupède au bourdonnement étrange. Mardi 23 février, l’entreprise, qui appartient à Alphabet, la maison mère de Google, a dévoilé, dans une vidéo impressionnante, la nouvelle version de son humanoïde, nommé Atlas. « Conçu pour opérer à l’extérieur et dans des bâtiments », explique Boston Dynamics sur YouTube, le robot ouvre des portes, soulève des paquets, marche dans la neige et réussit à éviter les chutes quand il perd son équilibre ou qu’on le pousse. Mais s’il arrive qu’il tombe, Atlas, dans cette vidéo, ne se casse pas et se relève. Il est aussi capable de s’adapter à une situation: quand il souhaite soulever un paquet, et que celui-ci est déplacé par un humain, le robot poursuit sa mission et finit par y parvenir.

Si cette série de tâches semble d’une grande banalité pour un humain, elles sont en réalité d’une grande difficulté pour les robots humanoïdes: marcher, garder l’équilibre, s’adapter à des situations nouvelles, et être capable de se relever représente d’importants défis pour la robotique, sur lesquels de nombreux chercheurs travaillent depuis des années. En témoigne cette compilation de chutes de robots lors du Darpa Robotics Challenge, l’une des plus prestigieuses compétitions de robotique. « C’est très impressionnant, estime Christine Chevallereau, directrice de recherche en robotique au CNRS, en découvrant la nouvelle vidéo d’Atlas. Il y a un vrai progrès sur la robustesse: il réussit à effectuer des tâches relativement complexes en se débrouillant. Même quand c’est difficile, ça se passe bien. Cela montre qu’il y a des avancées importantes dans la robotique humanoïde ».

Elle entrevoit toutefois quelques limites: « Il marche relativement vite, mais cette marche fait du bruit et n’est pas très douce, je n’en voudrais pas à la maison ! Surtout, je suis persuadée que la consommation en énergie de cette marche est assez élevée, il a sans doute une mauvaise autonomie ». « Sans doute », car Boston Dynamics ne donne quasiment aucun détail technique sur son robot. Tout juste sait-on qu’il mesure 1,75 m et pèse 82 kg, des dimensions un peu moindres que son prédécesseur (1,90 m et 156 kg). L’entreprise nous apprend aussi qu’Atlas fonctionne avec des moteurs hydrauliques.

On ne sait rien non plus des conditions dans lesquelles ont été filmées ces expériences. « On nous montre un film, ça ne marche peut-être pas tout le temps, souligne Christine Chevallereau. Mais, même si cela ne marche pas tout le temps, on voit qu’il est possible que cela fonctionne, et c’est déjà bien ». D’autant plus que, même si « l’endroit où il se balade est un petit peu vide », il évolue « dans un environnement à peu près normal, qui ne ressemble pas à des conditions de laboratoire », souligne la chercheuse.
 
Si cette vidéo est instructive sur les progrès de la robotique, elle l’est aussi, dans une certaine mesure… sur nous-mêmes. Atlas a beau ne pas avoir de visage, la façon dont il est traité par l’humain, qui le pousse brutalement à plusieurs reprises, semble générer une certaine empathie. « Pauvre robot ! », peut-on lire ici et là sur les réseaux sociaux. Eprouverait-on autant de pitié pour un grille-pain ou une machine à laver ?


Spot, le chien robot de Google, s'est entraîné avec les Marines américains
par Pierre Fontaine
BFMTV - 22 nov 2015
http://hightech.bfmtv.com/produit/spot-le-chien-robot-de-google-s-est-entraine-avec-les-marines-americains-932056.html


Spot, c’est généralement le nom des petits chiens, des petites boules de poils, qui deviendront peut-être par la suite de gros clébards baveux. Mais c’est aussi le nom choisi par Boston Dynamics, propriété d’Alphabet, ex-Google, via le Google X lab, pour son robot quadrupède de plus de 70 Kg et successeur de Big Dog. Un robot électrique, autonome grâce à des batteries, qui est capable de grimper des pentes assez raides et d’avancer sur des terrains assez instables, grâce à ses pattes hydrauliques et à une avalanche de capteurs. Présenté au monde en février dernier, Spot a franchi un cap en septembre dernier, révèle le site des Marines américains. Le "jouet" de Boston Dynamics s’est en effet offert une escapade avec les militaires américains lors de petites manœuvres.

Des ingénieurs de la Darpa, l’agence américaine en charge des projets de recherches avancées de l’armée, et de Boston Dynamics ont en effet formé des Marines du Warfighting Lab à utiliser et piloter Spot, rapportent nos confrères d'Engadget. Pendant une semaine, les soldats américains ont ainsi mis à l’épreuve ce chien robot dans différents environnements: sous-bois, collines et terrains urbains, explique le site du corps des Marines. "Je pense qu’un robot comme Spot peut servir à des tonnes de choses pour les Marines, il peut servir d’éclaireur ou à porter des charges", déclarait Ben Swilling, un ingénieur en robotique de Boston Dynamics.

Ainsi, lors d’une des simulations Spot a-t-il été envoyé pour ouvrir la voie à une escouade. Il s’est avancé dans les couloirs et a jeté un œil à leur tournant pour voir si un danger l’attendait. Il pourrait ainsi éviter aux humains de s’exposer davantage. L’opérateur de Spot se situait à 500 m de là, en sécurité, et le contrôlait grâce à une manette et un ordinateur portable équipé d’un émetteur radio. De faux airs de jeux vidéo, confirmés par une grande simplicité de prise en main, apparemment. Ben Swilling rappelait que "des enfants de 4 ans ont déjà dirigé ce robot". Le capitaine James Pineiro, en charge de l’opération, semble en tout cas très satisfait des états de services de Spot. Il "est super et a dépassé toutes les attentes que nous avions établies", a indiqué l’officier. "Nous lui voyons un grand potentiel dans le futur de l’infanterie débarquée", a-t-il conclu satisfait. Prochaine étape, le T800 ?


Spot retourne à la niche, les Marines ne veulent pas du robot de Google
par  Guillaume H.
Engadget, Le comptoir du hardware - 30 dec 2015 
http://www.comptoir-hardware.com/actus/divers-a-fonkeries/30519-spot-retourne-a-la-niche-les-marines-ne-veulent-pas-du-robot-de-google.html


On parlait de Spot le mois dernier, ce robot chien de chez Google Boston Dynamics était à l'essai chez les Marines. Son rôle ? Assister les troupes terrestres, pour aider à déplacer du matériel volumineux et leur permettre de repérer des cibles entre autres tactiques militaires. Malheureusement pour les deux versions de l'engin en leur possession, Spot n'a pas trouvé grâce à leurs yeux. Le modèle thermique est estimé trop bruyant, ce qui mettrait la vie des hommes en danger sur le terrain, et celui à moteur électrique plus silencieux n'offre pas une autonomie suffisante. Il ne peut donc pas être utilisé comme soutien de troupes et pourrait à la limite aider à faire du repérage. En l'état, ça n'est apparemment pas encore envisageable à cause de la nécessite d'avoir un opérateur à proximité et surtout vu la faible réparabilité de l'engin (tous les marines n'ont pas un doctorat en ingénierie robotique). Le toutou rentre donc à la niche pour le moment, mais d'autres "robots" sont toujours à l'essai pour un usage militaire. Ne vous inquiétez pas, la DARPA veut des terminators et elle finira par les avoir !


Les robots intelligents arrivent, menaçant des millions d'emplois
par Jean-Louis Santini
AFP, Yahoo! actualités – 14 fev 2016
https://fr.news.yahoo.com/robots-intelligents-arrivent-menaçant-millions-demplois-133635397.html


Les progrès réalisés ces cinq dernières années dans l'intelligence artificielle vont permettre de construire des robots, capables d'exécuter quasiment toutes les tâches humaines, menaçant des dizaines de millions d'emplois au cours de 30 prochaines années, s'accordent à prédire des scientifiques.

"Nous approchons du moment où les machines pourront surpasser les humains dans presque toutes les tâches", a prévenu Moshe Vardi, directeur de l'Institute for Information Technology à l'Université Rice au Texas. "La société doit se pencher sur cette question dès maintenant car si des robots font presque tout ce que nous faisons comme travail, qu'allons nous faire", s'est-il interrogé samedi aux côtés d'autres experts lors de la conférence annuelle de l'American Society for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Washington. Pour le scientifique qui n'exclue pas la fin du travail humain, "la question est de savoir si l'économie mondiale peut s'adapter à un taux de chômage de plus de 50 %". Aucune profession n'est à l'abri, pas même les travailleurs du sexe, a-t-il lancé.

L'automatisation et la robotisation ont déjà bouleversé le secteur industriel ces 40 dernières années, dopant la productivité au détriment de l'emploi. Le nombre de création de postes dans le secteur manufacturier a atteint son pic en 1980 aux Etats-Unis et n'a cessé depuis de diminuer, s'accompagnant d'une stagnation des revenus de la classe moyenne, a expliqué Moshe Vardi. Aujourd'hui on compte plus de 200.000 robots industriels dans le pays et leur nombre continue à augmenter. La recherche se concentre actuellement sur la capacité de raisonnement des machines et les progrès ces 20 dernières années sont spectaculaires, selon cet expert. "On a toutes les raisons de penser que les progrès des 25 prochaines années seront tout aussi impressionnants", a-t-il ajouté. Selon lui, 10 % des emplois qui nécessitent de conduire un véhicule aux Etats-Unis pourraient disparaitre en raison de l'automatisation de la conduite d'ici 25 ans.

Bart Selman, professeur de sciences informatiques à l'Université Cornell prévoit quant à lui que "dans les 2 ou 3 ans (à venir) des machines autonomes (...) feront leur entrée dans la société permettant entre autres la conduite automatisée de voitures et camions mais aussi de contrôler des drones de surveillance". Cet expert a expliqué que des progrès très importants ont été fait depuis 5 ans notamment dans la vision et l'ouïe artificielles permettant à des robots de voir et d'entendre comme les humains.

Le professeur Selman a indiqué que les investissements dans l'intelligence artificielle aux Etats-Unis ont été de loin les plus élevés en 2015 depuis la naissance de ce domaine de recherche il y a 50 ans, citant Google, Facebook, Microsoft et Tesla, du milliardaire Elon Musk, soulignant que le Pentagone a demandé 19 milliards de dollars pour développer des systèmes d'armement intelligents. Ce qui est inquiétant dans ces nouveaux logiciels, s'accordent à dire les experts, c'est leur capacité à synthétiser les données et à exécuter des tâches complexes. "On peut donc s'interroger sur le niveau d'intelligence que ces robots pourront atteindre et si les humains ne risquent pas un jour de perdre le contrôle", a pointé Bart Selman.

L'astrophysicien britannique Stephen Hawking avait notamment mis en garde contre ce danger expliquant que "les humains sont limités par une évolution biologique lente". "L'intelligence artificielle pourrait se développer d'elle-même à un rythme de plus en plus rapide", avait-il expliqué. Ces questions ont conduit les scientifiques à envisager l'établissement de règles éthiques pour encadrer le développement de l'intelligence artificielle ainsi que de programmes centrés sur la sécurité.

Elon Musk a lancé en 2014 une initiative de 10 millions de dollars à cette fin, estimant que l'intelligence artificielle était "potentiellement plus dangereuse que le nucléaire". En 2015, un groupe de personnalités de haut vol, dont Stephen Hawking, Elon Musk et Steve Wozniak, cofondateur d'Apple, avait publié une lettre ouverte plaidant pour "l'interdiction des armes autonomes". Ils expliquaient que "si une grande puissance développait des armes dotées d'une intelligence artificielle autonome, cela entraînerait une course dangereuse de ce type d'armement". Pour Wendel Wallach, un éthicien de l'Université Yale, ces dangers nécessitent une mobilisation de la communauté internationale. L'idée, a-t-il résumé samedi, "est de s'assurer que la technologie demeure un bon serviteur et ne devienne pas un maître dangereux".


Les projets de Google X intriguent
par Anouch Seidtaghia
Le Temps - 27 nov 2015
http://www.letemps.ch/economie/2015/11/27/projets-google-x-intriguent


D’ici quelques semaines, Alphabet, maison-mère de Google, pourrait faire voler ses ballons à 20 km au-dessus du sol américain. Cette semaine, le site Business Insider révélait que le groupe venait de déposer une demande auprès de la Commission fédérale des communications pour lancer ses ballons, capables de diffuser Internet vers le sol. Dans sa requête, Alphabet ne se contente pas de tests dans un Etat, sa demande couvrant tous les Etats du pays, avec l’île de Porto Rico. Outre-Atlantique, cette requête intrigue, car les premières ambitions de Google avec ses ballons, via le projet Loon, étaient de rendre Internet accessible dans des pays en voie de développement.

Dans les documents consultés par Business Insider, Alphabet ne fait pas mention du projet Loon, mais suffisamment d’indices sont présents pour que l’association soit faite avec celui-ci. Les tests qu’effectuera Alphabet, via sa division "Google X", se dérouleront dans une bande (de 30 à 300 GHz), dite d'"extrême haute fréquence". Cette bande est généralement utilisée pour transmettre des quantités importantes de données, à des débits ultra rapides. C’est dans cette gamme de fréquence, par exemple, que Samsung teste la future 5G en Corée du Sud. Les tests que fera Google doivent s’étaler sur une durée de 24 mois.

Diffuser Internet par des ballons volant à très haute altitude, Alphabet a déjà du savoir-faire dans ce domaine. Depuis 2013, le groupe mène des tests au-dessus de la Nouvelle-Zélande, en partenariat avec l’opérateur Vodafone. Alphabet se targue d’avoir pu transmettre des données entre deux appareils distants de 100 km. Chaque ballon, évoluant à 20 km au-dessus du globe (soit au-dessus des avions et des nuages), est capable de diffuser Internet dans un cercle de 80 km de diamètre. Le signal est reçu depuis une station de base terrestre et ensuite retransmis vers tous les téléphones, tablettes ou ordinateurs se trouvant sous le ballon. (...)

Si les projets d’Alphabet dans des pays en voie de développement sont clairs – augmenter le nombre d’internautes, et par ricochet le nombre d’utilisateurs des services de Google –, ceux aux Etats-Unis font l’objet de spéculations. Alphabet ne communique pas à ce sujet et deux hypothèses ont vu cette semaine le jour. La première est que le groupe veut simplement réaliser des tests de manière libre près de son siège de Mountain View, en Californie. En parallèle, la société teste par exemple des drones pour diffuser aussi Internet dans les Etats du Nouveau Mexique et de l’Oregon. Autre hypothèse: Google pourrait s’immiscer, aux Etats-Unis, dans le marché de l’accès sans fil à Internet. (...)