Ni rouge, ni noir, ni vert. L'autonomie rejette partis,
syndicats et toute forme de gestion et de pouvoir.
Rassembler des foules sous un même drapeau
trouve toujours son origine dans une imposture.
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dont l'obsession de l'argent entraine l'humanité
vers la catastrophe.
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Date de création : 10.03.2011
Dernière mise à jour :
05.01.2026
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Le département de la Justice des Etats-Unis a déposé la semaine dernière un recours afin d'obliger Apple à se conformer à une décision de justice qui lui ordonne d'aider le FBI à décrypter l'iPhone d'un des auteurs de la tuerie de San Bernardino. Apple a tous les arguments en sa possession pour résister et ne pas céder. Il en va de son image de marque, de son indépendance et de sa raison d'être. Une audience sur cette affaire aura lieu le 22 mars... mais il faut s'attendre à ce que l'affaire dure et s'éternise.
La NSA et le FBI contre Apple, c'est une bataille de souveraineté; c'est l'opposition de la raison d'Etat face à la raison commerciale du meilleur produit possible. Ce qui semble particulièrement étonnant dans cette affaire c'est que ce soit les familles éplorées des victimes de San Bernardino et leurs avocats qui foutent ce bordel. Que représentent-ils donc de si important ? La NSA a-t-elle vraiment besoin d'une "caution morale" pour attester du bien fondé de sa demande ? Que la "douleur des victimes" soient instrumentalisée par les autorités qui veulent s'assurer le contrôle absolu sur tout, cela paraît évident. Mais les autorités américaines ont-elles tant intérêt que ça à faire mettre un genou à terre à Apple ?
On sait pourtant que le cryptage est une grosse blague. Snowden a démontré que tous les systèmes informatiques peuvent êre hackés et que les smartphones ont tous une faille quelque part qui finit par être découverte, même ceux qui se prétendent invulnérables. L'iPhone peut être décrypté sinon la NSA n'aurait pas fait cette demande. Les agents de la NSA en ont peut-être assez de perdre leur temps à chercher l'entrée de la chambre secrète de la pyramide ? Mais cela seul ne saurait expliquer l'affontement qui se prépare. Son enjeu dépasse probablement San Bernardino. Ce conflit est aussi crypté que le cryptage dont il est l'objet.
USA/ Internet: Bras de fer entre Apple et le FBI
Secours rouge - 17 fev 2016
http://www.secoursrouge.org/USA-Internet-Bras-de-fer-entre-Apple-et-le-FBI
L’année dernière, Apple était cité dans une affaire de stupéfiants dans un tribunal new-yorkais pour avoir refusé de déchiffrer l’iphone de l’accusé. Hier soir [16/02], Tim Cook publiait une "Lettre à ses consommateurs" pour expliquer le "conflit" qui l’oppose au FBI dans un dossier terroriste cette fois. Le FBI a demandé à Apple de fournir un logiciel qui serait capable de déchiffrer le seul iphone du tueur de San Bernardino. Apple se défend en affirmant que le chiffrement ne peut être craqué et que si la firme fournissait un outil pour cracker "ce seul iphone", elle mettrait en péril la sécurité de tous ses clients.
Comme toujours, impossible de savoir ce qui est vrai de ce qui est faux (Snowden avait lui-même évoqué les pleurnicheries des espions américains alors qu’ils avaient accès à tout les systèmes qu’ils souhaitaient infiltrer). Que les iphones soient inviolables ou pas (comme nous vous le disions dans un précédent article, ils sont en tout cas vulnérables), c’est une opération de pub réussie pour Apple.
Cryptage: Washington fait monter la pression sur Apple d'un cran supplémentaire
par Rob Lever
AFP, Yahoo! actualités – 20 fev 2016
https://fr.news.yahoo.com/san-bernardino-etats-unis-demandent-à-justice-forcer-193924588.html
Le bras de fer judiciaire autour du cryptage se durcit aux Etats-Unis, avec un nouveau recours vendredi du Département de la Justice (DoJ) pour forcer Apple à aider les enquêteurs à débloquer l'iPhone d'un auteur de l'attentat de San Bernardino. Le recours vise à obtenir un ordre judiciaire forçant Apple à aider le FBI, toujours incapable d'accéder au contenu du téléphone de Sayed Farook deux mois après cette fusillade qui avait fait 14 morts en Californie, et s'efforce de démonter les risques en terme de sécurité invoqués par le groupe informatique pour s'y opposer.
"La décision ne requiert pas, contrairement à ce qu'affirme la déclaration publique d'Apple, qu'Apple crée ou fournisse une porte dérobée sur tous les iPhone", indique le recours, déposé auprès d'une cour fédérale en Californie. Cela "ne fournit pas à des "pirates et criminels" un accès aux iPhone; cela ne requiert pas qu'Apple "pirate (ses) propres utilisateurs" ou "décrypte" ses propres téléphones", poursuit le texte. Cette initiative vise à accélérer les efforts pour forcer Apple à collaborer. La juge californienne Sheri Pym a déjà décidé plus tôt cette semaine que le groupe devait fournir "une assistance technique raisonnable".
Apple a plusieurs jours pour transmettre officiellement ses arguments à la justice, mais il a déjà dénoncé publiquement une requête "sans précédent", aux "implications bien au-delà de l'affaire judiciaire concernée", et s'est plaint que cela reviendrait à créer une porte dérobée qui pourrait affaiblir la sécurité de l'appareil et de ses clients. Le nouveau recours du DoJ indique que sur la base de ses déclarations publiques, Apple semble fonder sa défense sur "des inquiétudes marketing" et que personne n'a demandé à l'entreprise de fournir un logiciel qui pourrait être utilisé par des pirates informatiques.
Une audience sur la question est prévue le 22 mars, selon le recours. "L'urgence de cette enquête requiert ce recours maintenant qu'Apple a montré clairement son intention de ne pas se conformer" à la première décision judiciaire, fait valoir le DoJ. "Il pourrait y avoir des communications et des données essentielles (...) auxquelles on n'a pas eu accès jusqu'ici". Le recours de vendredi affirme qu'Apple a les capacités techniques d'aider le FBI. Ce dernier réclame la désactivation d'une fonctionnalité qui efface les données contenues sur l'iPhone après un trop grand nombre de tentatives infructueuses pour casser le mot de passe.
Apple n'a pas réagi dans l'immédiat vendredi, mais son patron Tim Cook avait estimé plus tôt cette semaine qu'il était trop risqué de fournir un logiciel permettant de le faire, car cela pourrait permettre à des personnes mal intentionnées de débloquer n'importe quel iPhone et créerait d'importantes inquiétudes en matière de protection de la vie privée. "Le gouvernement nous réclame quelque chose que nous n'avons simplement pas, et quelque chose que nous considérons trop dangereux à créer. Ils nous ont demandé de construire une porte dérobée sur l'iPhone", a indiqué le directeur général dans une lettre ouverte aux clients d'Apple cette semaine. "Dans les mauvaises mains, ce logiciel - qui n'existe pas aujourd'hui - aurait le potentiel de débloquer n'importe quel iPhone que quelqu'un aurait physiquement en sa possession."
L'affaire suscite la colère des avocats des libertés civiles, qui y voient le risque de déclencher une surveillance débridée aux Etats-Unis ou ailleurs. Mais d'autres accusent à l'inverse Apple d'entraver une enquête vitale en termes de sécurité. Des hauts responsables américains ont refusé de spéculer sur la manière dont la décision rendue cette semaine par la juge Sheri Pym pourrait être mise en oeuvre. En théorie, Apple pourrait être convaincu d'outrage à magistrat s'il refuse d'appliquer le jugement, et encourrait ainsi diverses pénalités. La procédure judiciaire a de fortes chances de se prolonger et de réclamer l'examen d'une série de questions tant techniques que légales. Les deux parties vont probablement déclencher des procédures d'appel, et l'affaire pourrait même remonter jusqu'à la Cour suprême.
Les victimes de San Bernardino mettent la pression
ATS, 24heures - 22 fev 2016
http://www.24heures.ch/monde/victimes-san-bernardino-mettent-pression/story/29052213
Des victimes de la tuerie de San Bernardino vont déposer une requête en soutien au gouvernement américain dans le litige l'opposant à Apple, selon l'avocat des victimes. Les Etats-Unis demandent à la firme à la pomme de débloquer l'iPhone d'un des auteurs du massacre. Stephen Larson, ex-juge fédéral désormais avocat, a fait valoir dimanche que les victimes qu'il représente ont un intérêt à connaître l'information contenue dans le téléphone, qui dépasse la seule enquête du département de la Justice. « Ils ont été ciblés par des terroristes et ils ont besoin de savoir pourquoi, et comment ceci a pu arriver », a-t-il dit. Contacté il y a une semaine par les autorités judiciaires afin de représenter les victimes, il explique qu'il entend déposer une requête en soutien au gouvernement américain, d'ici début mai. Contacté dimanche, un porte-parole du département de la Justice s'est refusé à tout commentaire.
Le recours du gouvernement américain pour forcer Apple à aider les enquêteurs à débloquer l'iPhone d'un auteur de l'attentat de San Bernardino concerne « les victimes et la justice », a affirmé le directeur du FBI, James Comey. Dans sa première déclaration publique depuis que le directeur général d'Apple Tim Cook a affirmé qu'il s'opposerait à la requête judiciaire, James Comey a assuré que le recours déposé vendredi par le département de la Justice avait pour seul but d'accéder au contenu du téléphone de Syed Farook. « Nous ne voulons pas violer le cryptage de qui que ce soit ou créer un passe-partout », a déclaré le directeur de la police fédérale américaine, dans une déclaration postée dimanche soir sur le site internet lawfareblog.org. « Le litige autour de San Bernardino ne vise pas à créer un précédent ou envoyer quelque message que ce soit», a ajouté James Comey. « Cela concerne les victimes et la justice ». « Nous voulons seulement, avec un mandat de recherche, essayer de deviner le code secret du terroriste ». Le téléphone peut contenir ou pas des indices importants, « mais nous ne pourrons pas regarder les survivants dans les yeux, ni nous regarder dans un miroir, si nous ne suivons pas cette piste », a expliqué le patron du FBI.
James Comey voit dans cette affaire les effets d'une nouvelle technologie qui crée « une tension entre deux valeurs qui nous sont chères à tous: la vie privée et la sécurité ». « Cette tension ne doit pas être résolue par des entreprises qui font du commerce pour vivre », poursuit-il. « Elle ne devrait pas non plus être résolue par le FBI, dont le métier est d'enquêter, mais par le peuple américain à qui il appartient de décider de la manière de se gouverner dans un monde que nous n'avions jamais vu auparavant ». Trouver « la bonne place, le bon équilibre, bénéficiera pour très longtemps à chaque Américain », ajoute le directeur du FBI. Tim Cook et James Comey ont tous deux été convoqués à témoigner devant le Congrès dans le débat sur le cryptage.
L'attaque de San Bernardino a fait 14 morts et 22 blessés le 2 décembre dernier. Les deux tueurs ont été abattus lors d'une fusillade avec la police. L'entrée en scène des victimes représente un argument de poids pour le gouvernement américain dans son combat contre Apple. La firme à la pomme crypte ses téléphones pour protéger la vie privée des utilisateurs et refuse de fournir un programme permettant de contourner cette sécurité.
Sans le cryptage, les attentats de Paris n'auraient "pas eu lieu" estime la NSA
AFP, France24 - 18 fev 2016
http://www.france24.com/fr/20160218-le-cryptage-attentats-paris-nauraient-pas-eu-lieu-estime-nsa
WASHINGTON - Les attentats du 13 novembre en France n'auraient "pas eu lieu" sans l'utilisation d'outils de communications cryptées qui ont permis aux jihadistes d'échapper aux radars de la surveillance, a expliqué dans une interview publiée mercredi le patron de l'agence de renseignement américaine NSA. Le directeur de l'Agence de sécurité nationale Michael Rogers a confirmé auprès de Yahoo News l'utilisation de technologies de cryptage dans l'organisation des attaques coordonnées revendiquées par le groupe Etat islamique qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés à Paris et à Saint-Denis. Selon lui, "certaines des communications" des jihadistes "étaient cryptées", ce qui a empêché les renseignements de remonter leurs traces. "Clairement, si on avait su, Paris n'aurait pas eu lieu", a déploré Michael Rogers dans cette interview réalisée la semaine dernière.
La publication des propos du directeur de la NSA intervient mercredi en plein bras de fer aux Etats-Unis entre groupes technologiques, Apple en tête, et le gouvernement américain sur la protection des données stockées dans des téléphones réputés inviolables. Le groupe à la pomme a balayé la demande "sans précédent" d'une juge américaine de donner accès au FBI au contenu crypté de l'iPhone d'un des auteurs de la tuerie de San Bernardino, qui avait fait 14 morts début décembre en Californie. Michael Rogers a affirmé être en faveur du cryptage pour ce qui est de la sécurité sur internet, mais a fait part de ses réserves quant aux appareils qui ne peuvent pas être décryptés, même par des injonctions de justice ou des autorités. "Est-ce que le cryptage rend vraiment plus difficile pour nous d'accomplir notre mission ? Oui", a-t-il déploré.
Gates se dissocie de la Silicon Valley et soutient les autorités face à Apple
AWP/AFP, Romandie news - 23 fev 2016
http://www.romandie.com/news/Gates-se-dissocie-de-la-Silicon-Valley-et-soutient-les-autorites-face-a-Apple/679092.rom
Le co-fondateur de Microsoft Bill Gates s'est dissocié du soutien apporté par la Silicon Valley à Apple au sujet du différend l'opposant au gouvernement américain, en affirmant que les géants technologiques devraient être forcés à coopérer avec la police dans les enquêtes sur le terrorisme. "Ceci est un cas particulier où le gouvernement demande l'accès à des informations", et non de manière générale, a déclaré Bill Gates au Financial Times mardi. "Je souhaite que nous ayons ce débat afin que les garde-fous soient mis en places et que les gens ne choisissent pas - et ce sera pays par pays - (de dire), il est préférable que le gouvernement n'ait pas accès à toutes les informations," a-t-il expliqué. (...)
A l'encontre de la position de Bill Gates, le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré lundi à Barcelone "compatir" avec Apple et son patron Tim Cook, dans cette bataille menée contre la justice américaine sur la confidentialité des données. D'autres dirigeants du secteur comme ceux de Google, Yahoo, Mozilla et Twitter partagent également cette position de soutien à Apple. L'actuel dirigeant de Microsoft, Satya Nadella, n'a pour l'instant pas pris part au débat.
Apple contre la justice américaine, un match qui fera date
AFP, Scicens & Avenir - 22 fev 2016
http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/20160220.AFP7442/apple-contre-la-justice-americaine-un-match-qui-fera-date.html
WASHINGTON - L'âpre combat juridique qui s'est ouvert cette semaine, opposant Apple aux autorités américaines, soulève la question de ses vastes conséquences sur le cryptage des communications et la protection de la vie privée.
Pourquoi ce virage sur le terrain judiciaire ?
Cela fait des années que le FBI se plaint d'avoir ses enquêtes entravées par le cryptage des données stockées dans les smartphones. Après les révélations d'Edward Snowden sur l'ampleur de ses programmes de surveillance, le gouvernement américain a longtemps marché sur les oeufs, hésitant entre la voie législative, le recours aux tribunaux ou l'offensive de charme. Le mois dernier, les plus hauts responsables de la sécurité du pays ont ainsi mis le cap sur la Silicon Valley, pour une rencontre au sommet avec les géants mondiaux d'internet, parmi lesquels Apple, Facebook, Google et Twitter. Mais, face à l'échec de la stratégie de la persuasion, la justice américaine a opté pour la confrontation, avec l'affaire la plus susceptible de lui apporter le soutien du public: l'attaque jihadiste de San Bernardino, la pire depuis le 11 septembre 2001.
Que demande et qu'a obtenu le FBI ?
Les enquêteurs américains veulent accéder au contenu de l'iPhone 5c utilisé par Sayed Farook, l'un des deux auteurs décédés de l'attentat, pour déterminer ses liens éventuels avec le groupe Etat islamique. Ce smartphone est protégé par un code secret. 10 tentatives infructueuses pour taper ce code déclenchent l'effacement des données. Le FBI demande la neutralisation de cette fonction afin de tenter un nombre infini de codes jusqu'à trouver le bon. Mardi une juge de Californie a ordonné à Apple de fournir "une assistance technique raisonnable" au FBI pour lui donner accès au smartphone de Farook. Vendredi, le ministère américain de la Justice a enfoncé le clou en déposant un argumentaire en soutien de l'action engagée.
Apple peut-il techniquement répondre à la demande du juge ?
Le groupe de Cupertino affirme que le logiciel demandé par le FBI n'existe pas. Toutefois, les experts indépendants s'accordent à dire que les ingénieurs d'Apple ont la capacité de le créer. Mais attention, prévient alors Apple, une telle "porte dérobée" mettrait en péril la protection des données de centaines de millions d'utilisateurs. "Le gouvernement suggère que cet outil pourrait être utilisé une fois, sur un seul téléphone. Mais c'est tout simplement faux. Une fois créée, cette technique pourra être réutilisée encore et encore, sur n'importe quel téléphone", prévient Tim Cook, le patron de la firme à la pomme.
Quels sont les enjeux pour les groupes technologiques d'internet ?
Apple redoute que le jugement de Californie crée une jurisprudence qui le forcerait à débloquer ses smartphones à chaque fois que la justice le demanderait. Ces demandes pourraient même être préventives et, en cas de refus, Apple pourrait se retrouver par exemple dans la situation d'être coupable de ne pas avoir permis la prévention d'un attentat. Sundar Pichai, le PDG de Google, a apporté son soutien à Tim Cook, en soulignant qu'"imposer aux firmes la possibilité de pirater les données et les appareils de leurs clients serait un précédent inquiétant".
A quoi faut-il désormais s'attendre ?
De toute évidence Apple semble prêt à mener un long combat contre la décision du juge californien, en saisissant la cour d'appel et en mettant le débat sur la place publique. Tim Cook, qui a posté une longue lettre sur le site pour défendre ses positions, espère compter sur la mobilisation à la fois des clients d'Apple, de la communauté des internautes, et des autres géants de la Silicon Valley. "Le FBI et Apple se trouvent désormais plongés dans une guerre de communication", a commenté sur CNBC l'expert Michael Fertik. L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) et d'autres organisations de défense des libertés ont choisi le camp d'Apple. A l'opposé, des responsables démocrates et républicains ont donné tort au groupe.
EDIT (25 février 2016)
Apple contre le FBI: 12 autres iPhone visés par la justice
par Sylvain Rolland
La Tribune - 24 fev 2016
http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/apple-contre-le-fbi-12-autres-iphone-vises-par-la-justice-553330.html
Selon le Wall Street Journal, la justice américaine aurait lancé de nouvelles procédures pour obliger Apple à décrypter une douzaine d’autres iPhone, dans des dossiers non liés à la lutte contre le terrorisme. C’était précisément la crainte de Tim Cook, qui est en train de perdre la bataille de l’opinion malgré le soutien de l’ensemble de la Silicon Valley - à l'exception notable de Microsoft. (...) Mardi 23 février, le Wall Street Journal a confirmé l'une des craintes de Tim Cook, le Pdg d'Apple.
Dans son article, le quotidien explique que le ministère de la Justice américain a lancé la semaine dernière de nouvelles procédures pour obtenir les données d'une douzaine d'autres iPhones. Comme dans l'affaire de l'iPhone du terroriste de San Bernardino, les enquêteurs voudraient accéder à du contenu verrouillé et protégé par le chiffrement par défaut appliqué par Apple depuis 2014 sur ses nouveaux smartphones. Mais ces nouvelles injonctions tendent à démonter l'argument principal du FBI dans le dossier de San Bernardino. En effet, l'agence de sécurité a fait valoir la nature exceptionnelle de sa demande, motivée par des considérations de sécurité nationale. Apple devrait créer un logiciel pour que le FBI accède au seul iPhone 5C de Syed Rizwan Farook, l'un des deux auteurs de la fusillade.
Mais les informations du Wall Street Journal révèlent que les autorités sont tentées de l'utiliser pour d'autres finalités. Selon "plusieurs sources familières des procédures en cours", les nouvelles requêtes ne concernent même pas des dossiers liés au terrorisme. L'un d'entre eux relève par exemple d'un trafic de stupéfiants à New York. De quoi conforter la position de Tim Cook dans sa lettre ouverte aux clients d'Apple. A savoir qu'accepter de créer un logiciel spécialement pour aider le FBI dans une enquête précise reviendrait à établir un précédent, ouvrir une brèche sur laquelle les autorités pourraient s'appuyer pour réclamer -et obtenir- l'accès à du contenu chiffré pour d'autres raisons que la lutte antiterroriste. "Le gouvernement suggère que cet outil ne pourrait être utilisé qu'une seule fois, sur un seul téléphone. C'est tout simplement faux. Une fois créée, la technologie pourrait être utilisée encore et encore, sur tous les terminaux", dénonçait Tim Cook.
La réaction d'Apple a été la même que pour le dossier de San Bernardino. "Apple a refusé d'intervenir sur les appareils concernés par ces injonctions", explique Marc Zwillinger, l'un des avocats du groupe, dans une lettre datée du 17 février dernier. Les raisons n'ont pas changé: créer une porte dérobée pour accéder à du contenu chiffré est perçu comme une atteinte inacceptable à la liberté d'expression et au droit à la vie privée. Sans compter qu'une telle action fragiliserait l'ensemble du système en créant une vulnérabilité qui pourrait ensuite être exploitée par des cybercriminels. (...)
Le débat divise aussi les Américains. Pour l'instant, l'opinion tend majoritairement à soutenir le FBI. Selon un sondage du Pew Research Center, réalisé sur un échantillon de 1.000 Américains, 51 % des personnes interrogées estiment qu'Apple devrait se plier à l'injonction de justice. Seules 38 % encouragent la firme à résister. 11 % ne se prononcent pas. Mais ce sondage a été réalisé avant la révélation du Wall Street Journal. (...) La Pomme a jusqu'à vendredi, le 26 février, pour accéder à la requête du FBI dans le dossier de San Bernardino. Hier, Tim Cook a fait un petit pas vers un compromis en proposant la création d'un groupe d'experts pour débattre du cryptage de ses appareils mobiles. Mais il reste sur sa position de refus. Les avocats engagés par la firme invoquent le Premier amendement, qui garantit la liberté d'expression et de communication. Si le blocage persiste, l'affaire pourrait aller jusqu'à la Cour suprême.
EDIT (29 mars 2016)
Apple veut connaître la méthode du FBI pour débloquer l’iPhone
Courrier international - 29 mar 2016
http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-apple-veut-connaitre-la-methode-du-fbi-pour-debloquer-liphone
(...) "Le FBI retire son recours contre Apple après s’être frayé un chemin dans ce fameux iPhone”, titre Wired. Lundi 28 mars, le gouvernement américain a annoncé qu’il avait trouvé une méthode alternative pour accéder aux données contenues dans le téléphone, et qu’il renonçait à poursuivre la firme à la pomme sur ce sujet. Wired retranscrit les propos du communiqué publié par le gouvernement: “Notre décision de mettre un terme à ce contentieux s’appuie sur le fait qu’avec l’aide d’une tierce partie nous avons réussi à déverrouiller ce téléphone”, annonce la procureure des Etats-Unis Eileen M. Decker.
Début mars, le lanceur d’alerte Edward Snowden avait affirmé que le FBI n’avait nullement besoin de la contribution d’Apple pour accéder aux informations contenues dans l’iPhone. “Depuis cette annonce, les spécialistes de la sécurité spéculent pour tenter de savoir à quelle méthode les agents fédéraux ont eu recours”, rapporte Wired. Le site du magazine américain ajoute que, le 24 mars, le directeur du FBI avait affirmé à plusieurs journalistes que la technique baptisée “NAND Mirroring”, qui leur avait été recommandée, avait échoué.
La semaine dernière, Apple avait pour sa part annoncé que, si le FBI parvenait à hacker le téléphone, l’entreprise chercherait à découvrir la méthode utilisée pour “confirmer que les agents du FBI ont bien réussi à accéder aux données, et qu’ils ne font pas semblant pour éviter de perdre la face et retirer leur recours”. Mais “Apple n’aura peut-être jamais de réponse à cette question si le gouvernement classe cette information secret défense”, rappelle Wired.
EDIT (18 septembre 2016)
San Bernardino: Le FBI sommé de révéler comment il a débloqué un iPhone
AFP, 20minutes - 18 sep 2016
http://www.20minutes.fr/monde/1926167-20160917-san-bernardino-fbi-somme-reveler-comment-debloque-iphone
Plusieurs organes de presse américains ont assigné vendredi en justice le FBI, en exigeant qu’il révèle comment il est parvenu, au terme d’un intense bras de fer avec Apple, à débloquer l’iPhone de l’auteur d’un attentat. L’agence Associated Press, le propriétaire du journal USA Today et Vice Media espèrent ainsi en savoir davantage sur la mystérieuse transaction qui a permis aux enquêteurs fédéraux d’acheter le moyen extrêmement sophistiqué d’accéder au smartphone de Syed Farook, qui avec sa femme a tué 14 personnes en décembre dernier à San Bernardino. « Il est crucial pour le public de savoir combien le FBI a jugé bon de dépenser pour cet outil, ainsi que de connaître l’identité et la réputation du vendeur », souligne l’assignation déposée devant un tribunal de Washington et consultée par l’AFP. (...)